UNE HISTOIRE DE VENT de Joris Ivens et Marceline Loridan-Ivens (1989)
Lundi 16 septembre à 18h – Cinémathèque de Jérusalem

Durée : 1h20

36398-une-histoire-de-vent-_-capi-films-1-672x372En Hollande, un enfant assis dans un modèle réduit d’avion s’imagine qu’il part en Chine. Lorsqu’il tourne Une histoire de vent, Joris Ivens a 90 ans, il a tourné aux quatre coins du monde et repart en Chine pour réaliser son dernier documentaire. Le vieux cinéaste se met en scène alors qu’il cherche à filmer le vent au milieu du désert. Joris Ivens, asthmatique, s’interroge sur le souffle qui lui manque, il croise un professeur d’arts martiaux, un médecin, une vieille femme.

Assis sur la Grande Muraille, il recueille plusieurs confessions: « Je suis le Föhn, le diable de l’Europe gothique. Je brûle les pommes de l’arbre de vie. Les Tunisiens m’appellent Chili… Je suis la tornade du Nebraska… Je suis l’odieux Simoun, un jour je franchirai le mur du son. L’enfant fantasque et cruel d’Argentine…»

Lorsque la tempête se lève et soulève le sable des dunes, le vieil homme s’éloigne et part dans le désert balayé par le vent.

L’EPOUSE DU VENT de Daniela Schulz (1998)

Lundi 16 septembre à 18h – Cinémathèque de Jérusalem

Durée : 30 mn

La cinéaste française Marceline Loridan-Ivens (née en 1928 à Epinal, Vosges) est moins connue comme réalisatrice, plus comme collaboratrice et surtout comme veuve de Joris Ivens. Malgré la guerre et les camps de concentration, les difficultés financières et la perte de son compagon, Marceline Loridan-Ivens est restée une cinéaste dynamique jusqu’à sa mort et, à 70 ans, elle se lance à nouveau dans une grande aventure : elle travaille sur un film sur sa propre vie avec lequel elle réévalue sa jeunesse à Auschwitz (Birkenau et Rosenfeld). Le portrait de Marceline Loridan par Daniela Schulz montre qu’elle était plus qu’une ombre au côté de Joris Ivens.

Avec la forme idiosyncrasique de son film, Daniela Schulz suit l’invitation de Joris Ivens, qu’il avait formulée dans une conversation avec Marceline Loridan en 1989 : “Explorez davantage ce no man’s land. Soyez plus prêt à prendre des risques. Artistiquement et idéologiquement”. (Cinéma Arsenal)