Un voyage d’études en Israël riche en découvertes pour les étudiants de la SKEMA Business School

/ VOYAGE D’ETUDES

Un voyage d’études en Israël riche en découvertes pour les étudiants de la SKEMA Business School

Du 23 février au 3 mars, pour la troisième édition du Global Young Leader Program (GYLP), 30 étudiants de SKEMA Business School (SKEMA BS) sont partis en Israël dans le but de vivre une “learning experience” sans précédent. Ce programme unique a été fondé il y a trois ans en partenariat avec l’Université Ben-Gourion du Néguev (BGU) située à Beer Sheva. Il a pour but de faire partager aux étudiants de SKEMA BS les bonnes pratiques israéliennes dans les domaines de l’innovation et de l’entreprenariat. Au programme, entre autres, des visites d’entreprises telles que le centre de R&D d’Intel à Jérusalem et la rencontre de startups israéliennes au sein de l’incubateur Incubit Ventures.

Ph. Juliette Chauveau

Ph. Juliette Chauveau

Le programme de cette édition 2019 fut riche en apprentissages et en découvertes. Dès leur arrivée les étudiants ont suivi une journée de séminaire sur le leadership social avec le Professeur Pierre Kletz de l’Université Ben-Gourion du Néguev et Momo Mahadav, PDG de Maala, entreprise spécialisée dans la Responsabilité sociale des entreprises. Ce séjour fut aussi marqué par la participation au hackathon international “Bridging Gaps in Local Development Processes”, organisé au sein de l’Institut Jack, Joseph et Morton Mandel pour le Leadership Social de BGU en présence de 140 participants, parmi lesquels des doctorants, des membres du MBA de BGU et de futurs fonctionnaires municipaux israéliens et avec l’intervention du Maire de Beer Sheva, Ruvik Danilovich. L’objectif de ce hackathon ? Identifier les problèmes dans le développement de la mobilité pour les municipalités.

A Tel-Aviv, les étudiants du GYLP ont pu rencontrer l’Ambassadrice de France en Israël, Hélène Le Gal, avec qui, ils ont eu un échange sur les relations franco-israéliennes en matière d’économie, d’entrepreneuriat, de culture. Cette rencontre s’est soldée par un cocktail et une photo de famille avec le staff de l’Institut français d’Israël et des alumni de SKEMA BS installés à Tel-Aviv, invités dans le cadre du réseau France Alumni Israël.

 

Rédaction : Evrard Beyela, étudiant de la SKEMA Business School


SKEMA BUSINESS SCHOOL

Née en 2009 de la fusion ESC Lille et CERAM Business School, SKEMA est une business school implantée sur trois campus français et trois campus à l’international. SKEMA compte à ce jour 8 000 étudiants, 160 professeurs chercheurs et 40 000 diplômés.

FRANCE ALUMNI ISRAEL

Le réseau France Alumni Israël est un réseau d’anciens étudiants de l’enseignement supérieur français. Il permet de garder contact avec ses camarades de cours et de multiplier les opportunités professionnelles. N’hésitez pas à nous rejoindre sur ce réseau en créant votre compte : vous pourrez alors participer à nos activités et profiter de réductions sur les évènements de l’Institut français d’Israël !

L’Institut français d’Israël reçoit de nombreuses délégations étudiantes et accompagne les établissements français et israéliens pour tous leurs projets de coopération. N’hésitez pas à faire appel à nous !

 

LORSQUE LA GASTRONOMIE FRANCAISE RENCONTRE LES SAVEURS ISRAELIENNES

/ ETUDES EN FRANCE

Lorsque la gastronomie française rencontre les saveurs israéliennes

Comme chaque année depuis 7 ans, la Semaine de la gastronomie française en Israël, SO FRENCH SO FOOD,  est l’occasion de valoriser les formations en France dans le domaine de l’hôtellerie et de la restauration auprès du public israélien. Une semaine ponctuée de rencontres, ateliers et master class entre professionnels israéliens et français et futurs apprentis a permis de constater au plus près, sur le terrain, l’engouement pour ces formations d’excellence.  

Photos : Danya Weiner et Gil Aviram

Ph. Danya Weiner et Gil Aviram

Dans le cadre de la semaine de la gastronomie SO FRENCH SO FOOD qui s’est tenue du 10 au 13 février 2019, la participation de l’Institut Le Cordon Bleu Paris était très attendue. Premier réseau mondial d’arts culinaires et de management hôtelier, cet établissement jouit d’une grande renommée en Israël. Ce fût l’occasion pour cet établissement d’excellence de rencontrer d’anciens étudiants, notamment le chef israélien Meir Danon qui a ouvert sa propre école de gastronomie, the Danon Culinary Center, il y a 4 ans, sur le port de Tel-Aviv. La collaboration entre l’Institut Le Cordon Bleu et l’école de Meir Danon a été un franc succès. Des démonstrations culinaires ont été réalisées par le Chef-enseignant Christian Moine (Institut Le Cordon Bleu) durant 3 jours où les spécialités du Sud de la France ont été mises en exergue.

Par ailleurs, un dîner à 4 mains a été organisé au sein du restaurant « Goni » à Ramat Hasharon. Ce restaurant est dirigé par le chef Goni Burstein, ancien élève de l’Institut Le Cordon Bleu dont il a reçu le Grand Diplôme (cuisine et pâtisserie).

Alexandre Marine, représentant international de l’Institut Le Cordon Bleu, présent lors de cette 7e édition de la Semaine de la gastronomie française en Israël, a également animé un atelier Campus France pour présenter les formations proposées aux étudiants israéliens au sein de son établissement. « Israël regorge de profils intéressants » a-t-il témoigné. Cet atelier des « arts culinaires et hôtellerie » qui s’est déroulé le 11 mars à l’Institut français de Tel Aviv, en présence du chef Meir Danon, a accueilli une douzaine d’étudiants intéressés par les formations proposées et la perspective d’un échange direct avec Christian Moine et Alexandre Marine.

SO FRENCH SO FOOD était aussi présent dans la ville de Tibériade, en haute Galilée. Cette année, le Chef Stephan Miso, fondateur et directeur de l’IEM (Institut d’Excellence Miso), situé sur la Côte d’Azur, à Fréjus, qui propose des formations d’excellence en hôtellerie, restauration, tourisme et commerce, avait fait le déplacement pour participer à des masters class organisés à l’école culinaire israélienne Rimonim. La découverte du pays, de la culture israélienne a apporté « un nouveau souffle à l’épanouissement de sa carrière de formateur » s’est enthousiasmé Stephan Miso. « Ce fût un moment de partage et de convivialité où les techniques culinaires françaises se sont adaptées à la culture culinaire israélienne ». De potentiels échanges d’étudiants entre les deux établissements pourraient se concrétiser à l’avenir.

La France bénéficie sans nulle doute d’une légitimité incontestable sur le plan des formations en management hôtelier et restauration en Israël. La qualité et la diversité des enseignements proposés dans ce secteur sont à la fois reconnues et recherchées par les israéliens souhaitant poursuivre une carrière dans ce domaine.

 

Inauguration de l’exposition franco-israélienne “La mer Arc-en-ciel” à l’Université de Tel-Aviv

/ SCIENCES

Inauguration de l’exposition franco-israélienne “La mer Arc-en-ciel” à l’Université de Tel-Aviv

Dans le cadre de la Saison croisée France Israël 2018, l’exposition “La mer-arc-en ciel : une plongée au cœur des récifs coralliens d’Israël et de France”, a été inaugurée jeudi 1er novembre au Musée Steinhardt d’Histoire naturelle de l’Université de Tel-Aviv, en présence d’Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, du Prof. Yossi Loya, curateur de l´exposition à l’UTA et de Pascale Joannot, commissaire française de l´exposition. Réalisée en coopération avec le Musée d’Histoire naturelle de Paris à l’occasion de l’année internationale des récifs coralliens, elle présente plusieurs dizaines de fascinantes photographies de récifs des côtes israéliennes et françaises et sera ouverte gratuitement au public jusque fin novembre.

Inauguration exposition "La mer arc-en-ciel"

“Nous sommes enthousiasmés d’inaugurer cette exposition réalisée en collaboration avec l’un des plus grands musées d’histoire naturelle du monde, sur l’un écosystèmes les plus beaux et les plus fragiles de la planète”, a déclaré le Prof. Tamar Dayan, directrice du Musée Steinhardt.

“Le principal but de cette exposition est d’éveiller la conscience du public sur l’importance de cet écosystème en danger”, ajoute Alon Sapan, administrateur du Musée, qui rappelle qu’elle vient d’être présentée à Paris de juillet à septembre.

Inauguration exposition "La mer arc-en-ciel"

Un trésor de l’humanité

“Une centaine de pays dans le monde possèdent des récifs coralliens sur plus d’un million de kilomètres carrés”, explique Pascale Joannot, directrice adjointe des collections du Musée national d’Histoire naturelle de Paris, et commissaire française de l’exposition.” Grâce à ses collectivités d’Outre-Mer, la France a 55 000 kilomètres carrés de récifs et de lagons, qui la placent au 4e rang au monde sur ce plan. Aussi est-elle très active pour la préservation de ce trésor naturel et a même lancé en 1999 l’Initiative française pour les récifs coralliens (IFRECOR). Soyez très attentifs à ces coraux car ils peuvent aider l’humanité sur le plan scientifique et médical, et nous devons les protéger”.

D’après le Prof. Yossi Loya de l’Ecole de Zoologie de l’Université de Tel-Aviv, commissaire israélien de l’exposition: “Les coraux connaissent ces dernières années un phénomène de destruction massive dans le monde en raison du changement climatique. Un tiers de la Grande barrière de corail au large de l’Australie est morte au cours de ces dix dernières années. Le récif corallien d’Eilat est minuscule par rapport à elle: 1,5 kilomètre de long, soit 10 kilomètres carrés au total. Mais il renferme plus de 140 espèces différentes dont certaines sont endémiques et présente la plus grande biodiversité de coraux au kilomètre carré dans le monde “.

Les photographies remarquables, prises pour la plupart dans la réserve naturelle de Coral Beach à Eilat et au large des côtes de Nouvelle-Calédonie, présentent les principales caractéristiques de ces animaux particuliers comme la fluorescence, ainsi que la faune qui se réfugie dans l’habitat que constituent les récifs. Vous pourrez y voir des poissons-nettoyeurs, ou d’autres qui se font toiletter la gueule par des crevettes, des prédateurs embusqués, des poissons fantômes camouflés, des dauphins d’Eilat, une vache marine de Nouvelle-Calédonie et bien d’autres.

Inauguration exposition "La mer arc-en-ciel"

L’exposition est située sur l’esplanade du Musée Steinhardt. Elle est gratuite et ouverte au public jusqu’à fin novembre.

 

Cet article est rédigé par l’Association des Amis français de l’Université de Tel Aviv et était initialement publié sur leur site.

L’enseignement supérieur français à l’honneur pour le Salon CHOOSE FRANCE

/ ETUDES EN FRANCE

L’enseignement supérieur français à l’honneur pour le Salon CHOOSE FRANCE

C’était l’un des moments phares de la Saison croisée et le premier évènement de ce genre en Israël : le Salon CHOOSE FRANCE, organisé par Campus France et par l’Institut français d’Israël, s’est déroulé à l’Université de Tel-Aviv le jeudi 1er novembre 2018 dans une ambiance studieuse ponctuée de moments festifs. Ce Salon d’attractivité globale destiné à valoriser la France dans son ensemble auprès des étudiants israéliens a rassemblé 23 établissements d’enseignement supérieur français et 3 entreprises françaises.

C’est sur les mots du Professeur Raanan Rein, Vice-Président de l’Université de Tel-Aviv, d’Hélène le Gal, Ambassadrice de France en Israël, et de Béatrice Khaiat, Directrice Générale de l’Agence Campus France, que le Salon a débuté. L’ensemble de l’offre de formation dans le domaine de l’enseignement supérieur y était à l’honneur : 6 universités, 1 école de langue, 3 écoles de commerce, 6 écoles d’ingénieurs, 3 écoles d’art et 4 écoles d’art culinaires avaient fait le déplacement en Israël.

En parallèle des stands des établissements, plusieurs évènements ont émaillé cette journée. On peut citer notamment une conférence de l’architecte Michel Rémon, concepteur du Centre de nanotechnologies de l’Université de Tel-Aviv, un atelier sur l’interculturalité, une conférence sur les études en France, une master class scientifique sur les algues, ainsi que l’inauguration de l’exposition franco-israélienne « La mer Arc-en-ciel » au Musée Steinhardt. Un défilé organisé par deux écoles de mode françaises a clôturé le Salon dans une excellente ambiance.

Au final, ce sont plus de 800 visiteurs qui se sont présentés sur le Salon au cours de la journée, dont une majorité de lycéens.

Par ailleurs, la présence en Israël des représentants de l’enseignement supérieur français a permis la signature de plusieurs accords Erasmus+[1] (signés par l’Université de Rennes 1, l’Université de Lyon 1 et Sciences Po) avec l’Université de Tel-Aviv, le Technion, l’Université de Ben Gourion, l’Interdisciplinary Center d’Herzliya et l’Université hébraïque de Jérusalem.

[1] Ceux-ci permettront de financer la mobilité d’étudiants, de professeurs et de personnel administratif entre les deux établissements signataires. Cette année, 221.592€ ont été attribués aux projets Erasmus+ entre Israël et la France.

Crédits : Amandine Desmousseaux – Ambassade de France en Israël

 

Rédaction : Juliette Chauveau

Une nouvelle impulsion pour le partenariat entre la faculté de droit Buchmann de l’Université de Tel-Aviv (UTA) et l’Ecole de droit de Sciences Po

/COOPERATION UNIVERSITAIRE

 Une nouvelle impulsion pour le partenariat entre la faculté de droit Buchmann de l’Université de Tel-Aviv (UTA) et l’Ecole de droit de Sciences Po 

 

François Heilbronn, Dominique Perben, Sharon Hannes, Jeremy Perelman, Yishai BlankCrédits image : Yael Zur

Lors d’une conférence sur « l’indépendance de la justice », les professeurs de l’Ecole de Droit de Sciences Po et de la faculté de droit Buchmann de l’Université de Tel-Aviv (UTA) ont formalisé leur coopération. Au programme de ce partenariat : pérenniser les échanges d’étudiants et de professeurs, étendre la coopération à l’organisation de colloques internationaux et aux cliniques juridiques.

Si la coopération entre l’Université de Tel Aviv et Sciences Po date d’une dizaine d’années, celle-ci a pris un nouvel élan récemment. Les prémices de la coopération remontent à la visite en Israël, en 2005, du directeur de Sciences Po. Ensuite, le partenariat s’est développé avec le séjour du Professeur Yishai Blank, de la faculté de droit Buchmann, à l’Ecole de droit de Sciences Po, ouvrant ainsi la voie aux mobilités de professeurs. Les échanges successifs de professeurs, confirmant les affinités d’approches entre les deux institutions, se sont traduits par le développement de mobilités étudiantes. En décembre 2017, symbole des liens forts qui unissent les deux institutions, Daphne Barak Erez, ancienne doyenne de la Faculté de droit de l’UTA, juge à la cour suprême d’Israël, a reçu le titre de Docteur honoris causa de Sciences Po.

Début mai, c’est à la Faculté de droit Buchmann de l’Université de Tel-Aviv que la coopération avec l’Ecole de droit de Sciences Po Paris s’est formalisée. A l’occasion d’une conférence sur  « l’indépendance de la justice » à laquelle participait Dominique Perben, avocat, ancien Ministre de la Justice français, l’ensemble des professeurs à l’initiative de cette coopération se sont retrouvés : le Professeur Sharon Hannes (doyen de la Faculté de droit de l’Université de Tel Aviv), le Professeur François Heilbronn (Président de l’Association française des amis de l’Université de Tel Aviv), le Professeur Yishai Blank (Université de Tel Aviv) et le Professeur Jérémy Perelman (Sciences Po) afin de travailler ensemble sur les contours d’un nouvel accord de partenariat.

« C’est une nouvelle impulsion pour le partenariat qui nous unit déjà » indique Dorit Koskas, Vice-Doyenne pour le développement et les relations avec les Alumni. « Ce nouvel accord formalise la coopération ; désormais chaque institution s’engage à envoyer et accueillir annuellement un professeur. Ensuite, il vise à pérenniser les mobilités étudiantes de niveau master et doctorat et à les développer pour les étudiants en premier cycle. Enfin et surtout, il étend la coopération à d’autres champs comme l’organisation de colloques internationaux et la mise en place de projets communs entre les cliniques juridiques ». Les cliniques juridiques dispensent une formation mêlant cours théoriques et stages pratiques. Elles sont articulées autour d’une mission d’intérêt public auprès des communautés locales ou nationales, et permettront aux étudiants des deux institutions de travailler sur des problématiques communes telles les mouvements migratoires, les droits de l’homme, l’environnement ou le droit des femmes.

 

 

 

Rédaction : Anaëlle Fer

« L’éducation est à l’origine de tous les changements. »

/ EDUCATION

« L’éducation est à l’origine de tous les changements.» 

Deuxième conférence sur l’enseignement supérieur, ses opportunités et son accessibilité pour les étudiants arabes en Israël et à l’étranger

3 mai 2018

Nazareth

Raphaël Mercier, Directeur de l'Institut français de Nazareth sur le stand Campus France

Raphaël Mercier, Directeur de l’Institut français de Nazareth sur le stand Campus France

Le jeudi 3 mai 2018 se déroulait la deuxième conférence intitulée « Opportunités et accessibilité de l’enseignement supérieur pour les étudiants arabes dans le pays ou à l’étranger » organisée à Nazareth par le Follow-Up Committee on Arab Education en Israël. L’équipe Campus France Israël y était : une excellente occasion pour promouvoir les études en France et rencontrer les lycéens et étudiants arabes israéliens.

« L’éducation est au cœur des préoccupations et des intérêts de la population arabe israélienne car elle prépare nos futurs citoyens à la vie en société, leur permet de trouver leur identité personnelle et les insère dans le monde professionnel et social. » C’est par ces mots qu’a débuté la conférence organisée par le Follow-Up Committee on Arab Education, fondé en 1984 et ayant pour but d’assurer l’égalité d’accès à l’éducation à tous les niveaux pour la population arabe israélienne. Aux côtés des membres de ce comité, les représentants des Ambassades de Russie, des Etats-Unis, d’Italie, du Japon, d’Argentine, d’Allemagne, d’Espagne et de France ont pu y présenter les possibilités d’études en Israël et à l’étranger.

Il faut dire que, malgré les efforts du Gouvernement israélien[1] pour assurer l’accès des arabes israéliens à l’enseignement supérieur en Israël, la part des étudiants arabes dans les Universités israéliennes reste insuffisante : en 2017, seuls 16,1% des étudiants de premier cycle à l’Université étaient d’origine arabe (alors que la population arabe israélienne représente 26% de la population israélienne pour cette tranche d’âge). Cette fréquentation faible des Universités israéliennes s’explique en partie par le fait que la très grande majorité des cours est dispensée en hébreu, langue que les étudiants arabes ne maîtrisent pas toujours parfaitement. Par ailleurs, les intervenants ont déploré durant la conférence le manque de personnel d’origine arabe au sein des administrations et des corps enseignants des établissements d’enseignement supérieur israélien. La majorité de leurs collègues n’ont en effet pas « conscience du nombre et des particularités des étudiants arabes au sein de leurs établissements ». Ils affirment se sentir parfois « comme des étrangers dans [leur] propre pays » alors qu’ils sont « des citoyens de l’Etat d’Israël ».

Toutefois, les difficultés s’accompagnent d’espoir et de progrès : de nombreux programmes d’aides en faveur de l’éducation de la population arabe israélienne ont été mis en place (dons d’ordinateurs et accès internet, création de bourses, etc.) et les chiffres de fréquentation des universités israéliennes ne cessent d’augmenter (entre 2010 et 2017, augmentation de 78,5% selon le Conseil israélien pour l’enseignement supérieur).

Présentation des études en France par Sébastien Linden, Attaché de coopération scientifique et universitaire à l’Ambassade de France en Israël

Présentation des études en France par Sébastien Linden, Attaché de coopération scientifique et universitaire à l’Ambassade de France en Israël

D’après le Follow-up Committee, cela n’empêche pas la moitié des étudiants arabes israéliens de continuer à aller faire leurs études à l’étranger, notamment en Jordanie ou dans les pays d’Europe de l’Est. Quant à la France, elle leur propose un enseignement supérieur d’excellente qualité et financé (presque) entièrement par l’Etat français : ainsi l’étudiant, d’où qu’il vienne, déboursera seulement 184€ pour ses années de licence et 256€ pour ses années de master ; à moins qu’il ne bénéficie d’une bourse de couverture sociale qui couvrira également ces derniers ! Et si l’étudiant préfère étudier en anglais, il pourra choisir parmi les 1300 programmes proposés par les universités françaises. Il aura également la possibilité de se faire conseiller sur les études en France par l’équipe Campus France Israël : Raphaël Mercier à l’Institut français de Nazareth, Nathalie Khalifa à l’Institut français de Haïfa et Esther Lévy et Juliette Chauveau à l’Institut français de Tel Aviv.

« L’important c’est d’avoir le choix de faire ses études en Israël ou à l’étranger » comme le rappelle la dernière intervenante. Et de conclure : « Ayez confiance en vous ! ».

 

Rédaction : Juliette Chauveau

 

[1] Le Gouvernement israélien a financé un Programme de 300 millions de shekels (environ 69 millions d’euros) entre 2012 et 2016 pour combler le manque d’étudiants arabes israéliens au sein des Universités israéliennes.

SO FRENCH SO FOOD, retour sur la semaine de la gastronomie française : quand chefs israéliens et français partagent leur passion commune avec des étudiants

18 chefs venus spécialement de France, dégustations, master class, conférences, rencontres,: la cuisine française a été à l’honneur en Israël lors de la 6ème édition de SO FRENCH SO FOOD, semaine de la gastronomie française en Israël, organisée du 5 au 8 février par l’Ambassade de France. Le public israélien a pu découvrir l’excellence de la gastronomie française dans les restaurants israéliens partenaires mais cet événement a également pour objectif de créer des opportunités de rencontres, notamment sur le plan de la formation, et d’apporter en Israël une meilleure compréhension des possibilités d’accès aux écoles culinaires et de management hôtelier françaises. Cet échange a été rendu possible grâce à l’implication de Bishulim, l’Institut israélien d’arts culinaires, et de deux Chefs français.

 Chef Trochon à Bishulim

Chef Trochon à Bishulim

En association avec l’ambassade de France et Cibus-Sodexo Israël, Bishulim a organisé une master class professionnelle à destination de chefs israéliens, co-animée par le Chef français Pierre Meneau et le Chef israélien de Bishulim, Ran Pollak. Au menu : la cuisine et la découpe de la viande bovine française dans sa version à la fois traditionnelle et moderne.

Bishulim a également accueilli le Chef Eric Trochon. Meilleur ouvrier de France 2011, Chef de restaurants à Paris mais aussi à l’étranger, notamment en Asie, auteur de plusieurs ouvrages, expert en design culinaire et consultant pour de grandes marques, Eric Trochon se consacre également à la transmission de son art en enseignant à l’Ecole française de gastronomie et de management hôtelier Ferrandi. Il a été enthousiasmé par son séjour en Israël : « j’ai passé un très bon moment au sein de Bishulim, l’organisation était parfaite et l’accueil très chaleureux », c’est une école  « très professionnelle et pleine de dynamisme, le niveau culinaire est assez élevé et nous nous sommes retrouvés sur de nombreux points, les élèves étaient très attentifs, ont posé de nombreuses questions ; une belle énergie s’est dégagée de l’atelier. »

Eric Trochon a aussi pu, grâce au Chef Ran Pollack, aller à la découverte des marchés et des produits locaux et prendre conscience du dynamisme du secteur de la restauration à Tel Aviv : « c’était vraiment très impressionnant, à mille lieux de l’image que nous avons en général d’Israel ».

En participant à un atelier organisé par Campus France sur les études culinaires en France au cours duquel il a présenté l’Ecole Ferrandi et partagé son expérience d’enseignant, Eric Trochon a pu constater l’attractivité de la France auprès des jeunes Israéliens souhaitant se former à la cuisine. Le Cordon Bleu et l’Institut Paul Bocuse étaient représentées par d’anciens élèves israéliens témoignant de la notoriété et de la reconnaissance de ces écoles qui attirent des étudiants du monde entier pour leur rigueur, leur créativité, leur innovation, leur ouverture internationale, leurs programmes en anglais et leurs opportunités de stages dans les plus grands restaurants français.

Rédaction : Esther Lévy

Recevoir une bourse de l’Ambassade de France : une opportunité ! Des lauréats témoignent

En 2017, l’Institut français d’Israël a mis en place trois bourses de couverture sociale à destination d’étudiants israéliens qui souhaitent poursuivre leur formation dans un programme de Licence ou Master en France. Grâce à cette bourse, les lauréats bénéficient d’une prise en charge complète des frais d’inscription et de scolarité à l’université, d’une couverture sociale et d’un visa gratuit. En plus, cette bourse leur permet d’avoir un accès prioritaire à un logement en cité universitaire. Les trois étudiants israéliens ayant bénéficié de la bourse de couverture sociale (BCS) en 2017, Gal, Jasmine et Mickael, racontent leurs expériences.

Photo Gal Vinikov

Photo Gal Vinikov

 

Gal a choisi d’intégrer Sciences Po Paris pour « son excellence dans le domaine des sciences politiques et la qualité des enseignants ». Elle a opté pour un master en management international public, en anglais. L’obtention de la bourse a renforcé son choix parmi les différentes destinations envisagées pour poursuivre ses études. Gal, qui habite à Paris, près de Sciences Po, aime particulièrement l’ouverture et le multiculturalisme qui y règne.

Mickaël, lui, a choisi l’Université Paris-Assas pour une licence d’économie-gestion. Ravi d’être à Paris, Mickaël a trouvé un studio en plein quartier latin à proximité de l’Université et profite largement du foisonnement culturel de la capitale française : musées, concerts, vie nocturne colorent sa vie étudiante.

Photo Jasmin Zanaiev

Photo Jasmin Zanaiev

Jasmine, quant à elle, s’est donné pour objectif d’enseigner la langue française en Israël. Pour atteindre son ambition professionnelle, elle a choisi un Master en Didactique du français langue étrangère à l’Université Paris III. Heureuse d’avoir pu poursuivre ses études de Master en France, à Paris, avec des coûts d’études faibles, Jasmine est convaincue que « c’est une expérience qui permet de découvrir un autre mode de vie, d’autres coutumes, d’enrichir ses connaissances grâce aux visites et de nouer des liens avec d’autres étudiants de l’université ». Une opportunité qui nourrit aussi ses compétences professionnelles et constitue sans hésiter un atout sur le CV, pour mieux ensuite intégrer le marché du travail, en Israël ou ailleurs.

Si vous désirez poursuivre vos études en France à la rentrée 2018 comme Gal, Mickaël ou Jasmine, vous pouvez candidater aux bourses de couverture sociale jusqu’au 31 mai 2018.

Pour candidater 

Coopération universitaire : l’Université hébraïque de Jérusalem souhaite accroître ses coopérations avec les établissements français en chimie, physique et littérature

Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, s’est rendue sur le campus Mont Scopus de l’Université hébraïque de Jérusalem le 19 décembre 2017, accompagnée de François Bon, Directeur du Centre de Recherche français à Jérusalem et de Barbara Wolffer, Directrice de l’Institut français d’Israël. Elle a été reçue par Asher Cohen, Président de l’Université, Yossi Gal, Vice-President aux Relations extérieures, le Professeur Yosef Garfinkel, Directeur de l’Institut d’archéologie et Dr. Yona Hanhart-Marmor, Responsable de la section de littérature française.

De nouveaux accords de coopération ont été signés récemment avec des établissements français. Celui de l’Ecole Polytechnique s’est notamment concrétisé par une école d’été en mathématiques pendant l’été 2017. Plus de 120 copublications avec la France sont parues en 2016. M. Asher Cohen et M. Yossi Gal ont souligné leur volonté d’accroître les coopérations universitaires et scientifiques avec des établissements d’enseignement supérieur, en particulier en chimie, physique ou littérature. Ce dessein est partagé par Hélène Le Gal qui ne doute pas que la célébration des 100 ans de l’Université hébraïque coïncidant en 2018 avec la saison croisée France-Israël permettra le renforcement de  ces relations.

L’Ambassadrice Hélène Le Gal et Professeur Asher Cohen, Président de l’Université hébraïque de Jérusalem

Au cours de sa visite, l’Ambassadrice a rencontré des professeurs, des étudiants français et  israéliens impliqués dans ces partenariats. Parmi eux, Juliette Marestré, étudiante à Sciences Po, en échange universitaire, qui a choisi de venir en Israël pour mieux comprendre, de l’intérieur, un pays très médiatisé et sujet à polémiques. Comment se passe sa mobilité ? «Israël est au carrefour de l’Orient et l’Occident. D’une part, nous retrouvons certains de nos repères, ce qui facilite l’arrivée, d’autre part l’influence orientale est dépaysante ce qui rend cette expérience d’autant plus enrichissante ». Tout comme ses camarades de Science Po Paris, elle souligne l’excellente méthode d’apprentissage de l’hébreu qui leur a été dispensée. Juliette apprécie beaucoup la relation avec les Professeurs qui sont moins  formels qu’en France et plus accessibles. La relation de confiance s’engage plus facilement. Cette année d’échange est riche d’enseignements et Juliette ne doute pas qu’elle sera un jalon déterminant pour sa future carrière.

Cette rencontre a aussi été l’occasion pour les étudiants de mieux comprendre le rôle de l’Ambassadrice en Israël et de prendre conscience de la relation franco-israélienne dans les domaines politiques, économiques, culturels, scientifiques…

La délégation française rencontre des étudiants de l’Université hébraïque de Jérusalem

 

La journée s’est  achevée avec une visite du département d’Archéologie et une rencontre avec le Professeur Yosef Garfinkel, Directeur de l’Institut d’archéologie, et la Professeure Valentine Roux, Archéologue, Directrice de recherche CNRS/CRFJ et qui enseigne à l’université hébraïque dans le département d’Archéologie. Ils ont présenté leurs travaux et coopérations en particulier le « Centre Expérimental » basé sur le ‘‘learn by doing ’’, permettant aux étudiants d’apprendre par eux-mêmes en s’essayant aux différentes techniques (variabilité technologique de la matière osseuse, céramique, etc.).

Prof. Daphne Barak-Erez reçoit le titre de Docteur honoris causa de Sciences Po Paris

Prof. Daphne Barak-Erez a reçu le 12 décembre dernier le titre de Docteur honoris causa de l’école Sciences Po Paris. Jusqu’à présent, Sciences Po Paris n’avait distingué que 21 personnes dans toute son histoire par ce titre qui récompense les personnalités dont la carrière est remarquable dans leur domaine d’expertise.

Discours de remerciement de La Professeur Daphne Barak-Erez

Discours de remerciement de la Professeur Daphne Barak-Erez

La Professeur Daphne Barak-Erez, juge de la cours suprême d’Israël, Professeur de Droit Administratif et Constitutionnel, et ancienne doyenne de la Faculté de Droit de l’université de Tel-Aviv, a été distinguée pour son éminent parcours et son engagement fort dans la vie de la cité. Le Professeur Christophe Jamin, Doyen de la Faculté de Droit de Sciences Po, a rappelé sa carrière exceptionnelle, de jeune Professeur à 27 ans à l’Université de Tel-Aviv à sa nomination à la Cour suprême d’Israël à l’âge de 47 ans : c’est la plus jeune juge nommée à ce poste en Israël !

Ce sont les idéaux de la Révolution Française et la devise « Liberté, Egalité Fraternité » qui ont marqué sa carrière d’enseignante et résonnent désormais dans son travail de juge. Universitaire, investie dans la vie sociale qu’elle observe et analyse, elle explique sa transition de Professeur à juge de la cour suprême d’Israël par la nécessité d’améliorer le cadre de vie de tous : « Je crois que la loi doit contribuer à améliorer la vie au quotidien et tendre vers le bien-être des êtres humains. Assurer cette mise en œuvre est notre rôle, la raison d’être de notre profession ».   

Félicitations à Daphne Barak-Erez pour ce parcours exceptionnel et cette distinction qui témoigne de l’ancrage des coopérations universitaires entre Sciences Po et Israël et en particulier avec l’Université de Tel-Aviv.

 

Discours de remerciement de la Professeur Daphne Barak-Erez devant l’assemblée en compagnie de son laudateur le Professeur Christophe Jamin (Doyen de la Faculté de Droit de Sciences Po)

Discours de remerciement de la Professeur Daphne Barak-Erez devant l’assemblée en compagnie de son laudateur le Professeur Christophe Jamin (Doyen de la Faculté de Droit de Sciences Po)

Rédaction : Anaëlle Fer