13ème conférence spatiale internationale Ilan Ramon en Israël : la coopération franco-israélienne mise à l’honneur

/ COOPERATION SPATIALE

La 13ème conférence spatiale internationale Ilan Ramon, organisée du 28 au 30 janvier 2018 à Tel Aviv, a mis en lumière la coopération spatiale franco-israélienne, dans le contexte du lancement du satellite franco-israélien Venµs en 2017. La conférence a accueilli à cette occasion Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, Jean-Yves Le Gall, Président du Centre National d’Etudes Spatiales et le spationaute français Jean-Jacques Favier.

La coopération spatiale franco-israélienne figure parmi les coopérations scientifiques les plus intenses et les plus dynamiques entre les deux pays. La France coopère ainsi avec Israël dans ce domaine depuis 1994 et de nouvelles missions conjointes n’ont cessé d’être entreprises depuis.

Par exemple, les accords franco-israéliens « THERME-ORMADD » ont été signé le 13 octobre 2015. Il s’agit d’une coopération de recherche et technologie (R&T) visant à développer et valider une expérience commune dédiée à la connaissance de l’environnement spatial et ses effets combinés sur les matériaux thermiques.

L’année 2017 a été quant à elle marquée par le lancement du satellite franco-israélien Venµs le 1er août, dédié au suivi de la végétation et qui devrait permettre de corréler l’étude de la végétation et l’évolution du climat.

Les premiers résultats du satellite franco-israélien Venµs ont été présentés cette année lors de la 13ème conférence Ilan Ramon, à laquelle Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, a participé. La conférence a également été l’occasion pour Jean-Yves Le Gall et Avi Blasberger, Directeur général de l’ISA, d’annoncer un nouveau projet franco-israélien sur l’étude des nuages qui fournira des données inédites pour la lutte contre le changement climatique.

M. Le Gall a déclaré lors de la conférence : « Cette année, le succès de Venμs donne à cet événement un relief particulier et notre coopération avec Israël, déjà ancienne et fructueuse, s’apprête à connaître une intensification avec la perspective d’une nouvelle mission pour l’observation des nuages et la lutte contre le changement climatique, qui est définitivement l’un des enjeux majeurs du 21ème siècle ».

En outre, il a souligné que l’année croisée France-Israël, qui se déroulera de juin à novembre 2018, représente une excellente opportunité pour promouvoir la coopération spatiale franco-israélienne, et en particulier Venμs. Plusieurs événements d’importance se tiendront en effet sur cette thématique en France et en Israël, notamment durant le Toulouse Space Show, du 26 au 28 juin.

Encadré 1. La conférence spatiale internationale Ilan RamonUne fois par an, à l’approche de l’anniversaire de l’accident de la navette Columbia qui coûta la vie au premier astronaute israélien Ilan Ramon en 2003, l’Agence Spatiale Israélienne (ISA) et le Ministère Israélien de la Science, de la Technologie et de l’Espace (MOST) organisent une conférence rassemblant la communauté scientifique spatiale israélienne, des figures de l’industrie, des responsables gouvernementaux, des militaires, des dirigeants d’agences spatiales étrangères, des start-ups, etc.

Sixième français à être allé dans l’espace, le spationaute Jean-Jacques Favier était également présent à la conférence Ilan Ramon et à la semaine de l’Espace qui a suivi. Le 30 janvier 2018, il est intervenu à l’Institut français de Tel Aviv devant des classes de CE1 à la 6ème du Collège français Marc Chagall et du Collège des Frères de JaffaM. Favier a présenté son parcours et la mission spatiale STS-78 à laquelle il a participée en 1996 à bord de la navette Columbia. Il a également encouragé les enfants à poursuivre une carrière scientifique, particulièrement dans le domaine spatial, et plus généralement à « poursuivre leurs rêves » !

 

Rédaction : Etienne Charbit

Accords de coopération universitaire France-Israël : deux universités françaises s’intéressent à leurs homologues israéliens

/ COOPERATION UNIVERSITAIRE

L’Université de Rennes 1 et l’Université de Lorraine ont effectué une visite en Israël, respectivement du 22 au 23 octobre 2017 et du 22 au 26 octobre 2017, afin de nouer des partenariats et approfondir la coopération universitaire existante avec le pays. Les délégations ont pu rencontrer les représentants et les chercheurs des principales universités israéliennes : le Technion, l’Institut Weizmann, l’Université de Tel Aviv, l’Université Ben Gourion du Néguev et l’Université de Haïfa.

La délégation de l’Université de Rennes 1 était composée du Professeur David Alis, Président, et du Professeur Pierre van de Weghe, Vice-président en charge des Relations internationales.

L’Université de Lorraine, représentée notamment par son Président, Pierre Mutzenhardt, et par sa Directrice des Relations internationales et européennes, Nathalie Fick, accompagnait une mission économique et scientifique organisée par la Métropole du Grand Nancy.

 

Les délégations ont visité des pôles de recherche d’excellence dans les universités israéliennes.

Par exemple, le Technion-Israel Institute of Technology (14 000 étudiants, 18 facultés, 52 centres de recherche) dispose d’une plateforme de microscopie de tout premier rang mondial. Le microscope électronique en transmission (TEM) Themis permet en effet de caractériser la structure et la composition chimique des matériaux à une résolution sub-nanométrique, c’est-à-dire à l’échelle atomique. La plateforme peut être utilisée à la fois par les scientifiques du Technion et par ceux d’entités extérieures (institutions académiques, industriels, etc.).

L’Université Ben Gurion du Neguev (BGU) est quant à elle devenue un pôle de référence sur la cyber-sécurité. Cette université est en effet installée au cœur d’un écosystème local dédié à la cyber-sécurité, incluant un Centre de recherche propre à l’Université, des entreprises spécialisées (ex. : Deutsche Telekom, IBM, etc.) et une base de l’armée qui va être implantée prochainement.

En outre, l’Université de Tel Aviv (TAU), la plus importante en Israël (30 000 étudiants), est pionnière en matière de sciences de l’environnement, qui sont traitées de façon pluridisciplinaire. Sur le campus de l’université, le bâtiment abritant la Porter School of Environnemental Studies reflète bien cette excellence : il est par exemple à 50% autonome en énergie.

Le Prof. Pierre van de Weghe note que « la plateforme de microscopie du Technion pourrait intéresser les chercheurs de l’Institut des Sciences Chimiques de Rennes » et que « la Porter School of Environnemental Studies de TAU est très proche de l’Observatoire des Sciences de l’Univers de Rennes (OSUR) ». Il en va de même avec le pôle cyber-sécurité au sein de BGU, qui présente de nombreuses similitudes avec le Pôle d’excellence cyber, dont fait partie Rennes 1.

Sur cette dernière thématique, les compétences du Technion intéressent particulièrement l’Université de Lorraine, dont le Laboratoire lorrain de recherche en informatique et ses applications (Loria) est bien positionné sur cette thématique.

 

Suite à la visite, de premières avancées en termes de coopération avec les universités rencontrées sont déjà perceptibles.

Concernant l’Université de Rennes 1, un accord-cadre pourrait être mis en place avec BGU. En se basant sur les contacts interpersonnels déjà existants entre les chercheurs des deux universités, le Prof. Pierre van de Weghe « souhaiterait pouvoir construire un partenariat solide et basé sur plusieurs dimensions avec BGU ». De plus, l’Université de Rennes 1 a la volonté d’avancer sur le volet « environnement » avec TAU, par exemple en incluant cette université dans une proposition de projet Erasmus + Mobilité Internationale de Crédit pour Israël en thématisant autour des sciences de l’environnement.

S’agissant de l’Université de Lorraine, un Memorandum of Understanding (MoU) a été signé avec BGU. De plus, compte-tenu des coopérations déjà existantes entre les chercheurs des deux universités, un MoU est en cours de préparation pour officialiser la coopération avec l’Université de Haïfa. Enfin, un accord-cadre et un accord de coopération scientifique en vue de dépôts de dossiers H2020 et de projets Erasmus+ MIC pourraient être mis en place avec le Technion.

En conclusion, les deux universités françaises ont pu rencontrer des interlocuteurs de haut niveau dans de nombreuses universités de recherche israéliennes. Les visites devraient déboucher sur un renforcement des coopérations universitaires. Les délégations ont notamment éprouvé un intérêt particulier pour la thématique « cyber-sécurité », domaine d’excellence à la fois en France et en Israël.

Rédaction : Etienne Charbit

La richesse de la coopération franco-israélienne dans le domaine médical symbolisée par les nombreux congrès bilatéraux organisés en Israël

/COOPERATION MEDICALE

Quatre congrès médicaux franco-israéliens se sont tenus fin octobre / début novembre 2017 en Israël. Ce nombre important d’évènements organisés dans le même laps de temps illustre la richesse des échanges entre les deux pays dans le secteur médical.

La coopération franco-israélienne dans le domaine médical est particulièrement dynamique, les deux pays disposant d’infrastructures et de laboratoires de recherche d’excellence dans ce domaine. Les thématiques de coopération portent par exemple sur la santé numérique, la gestion des attentats par les hôpitaux, les études de médecine, les partenariats de recherche (ex : Pasteur-Weizmann), etc.

Les nombreuses visites récentes d’officiels français en Israël soulignent le soutien des pouvoirs publics à cette coopération. Ainsi, Marisol Touraine, alors Ministre des Affaires sociales et de la Santé, est venue en mars 2016, tout comme Martin Hirsch, Directeur général de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), en novembre 2016. De plus, l’Ambassadrice de France en Israël, Hélène le Gal, a visité le plus grand centre médical d’Israël, l’hôpital Sheba, en juillet 2017.

Les nombreux congrès médicaux franco-israéliens organisés en Israël sont un autre axe fort de la coopération franco-israélienne dans le domaine. Ainsi, fin octobre / début novembre 2017, quatre villes d’Israël ont chacune accueilli un congrès franco-israélien portant sur des thématiques variées du domaine médical.

Le 2ème congrès franco-israélien sur le sommeil et l’apnée du sommeil, qui s’est tenu du 29 octobre au 1er novembre 2017 à Tel Aviv, a ainsi regroupé près de 300 médecins de France et d’Israël, ainsi que de nombreuses entreprises, start-ups et associations françaises et israéliennes. Quatre tables rondes ont notamment permis « de confronter des expériences entre les deux pays et de croiser les approches issues des différentes spécialités de la médecine : pneumologie, cardiologie, pédiatrie, oto-rhino-laryngologie, neurologie, psychiatrie, médecine du sommeil, médecine générale… », selon les responsables de Dafka Medical Events, l’organisateur du congrès.

De plus, les participants à la 2ème Rencontre franco-israélienne de psychiatrie-psychothérapie et psychanalyse, qui s’est tenue du 1er au 3 novembre 2017 à Jérusalem, ont apprécié « les nombreuses interventions sur des thèmes à la fois cliniques mais également culturels et éducatifs sur la problématique du religieux et des croyances », selon Patrick Bantman (coorganisateur de la rencontre et psychiatre au sein des Hôpitaux de Saint-Maurice dans le Val-de-Marne), qui estime également que « la collaboration engagée déjà depuis de nombreuses années entre les 2 pays, avec des jumelages et de nombreux colloques et rencontres, devraient continuer à s’épanouir ».

Notons enfin le 59ème congrès franco-israélien en médecine interne et en chirurgie dentaire organisé du 29 octobre au 5 novembre 2017 à Eilat et le 3ème congrès franco-arabo-israélien de gynécologie et obstétrique qui s’est tenu le 2 novembre 2017 à l’Hôpital français de Nazareth, et qui a accueilli cinq intervenants français venus spécialement pour ce congrès.

 

Encadré 1. L’Hôpital français de Nazareth 

Fondée en 1898 par les Filles de la Charité en terre Sainte, l’Hôpital Saint-Vincent de Paul de Nazareth a développé de forts liens avec la France, grâce à des coopérations avec des Hôpitaux français, notamment Cochin – Saint-Vincent de Paul et le Ministère des affaires étrangères, ainsi que l’appui d’une Association des amis français de l’hôpital. Plus connu sous le nom « d’hôpital français de Nazareth », il œuvre au rapprochement de toutes les communautés à Nazareth et dans la région.

Essentiellement centré sur la mère et l’enfant, l’hôpital dispose aussi de services d’ORL, d’ophtalmologie, de gériatrie et de chirurgie. Il a une capacité d’accueil de 160 lits.

Rédaction : Etienne Charbit

Un prix en hommage à Séphora Berrebi pour soutenir la participation des jeunes femmes dans la recherche scientifique

/PRIX

La bourse franco-israélienne Séphora Berrebi a été remise à quatre jeunes chercheuses lors d’une cérémonie à Paris en duplex à Tel Aviv le 20 décembre 2017, en présence de l’ambassadrice de France en Israël, Hélène le Gal.

Félicitations à Daphna Rothshild, Talya Eden, Flaviana Iurlano et Li Liu lauréates de la bourse Séphora Berrebi ! Créée en mémoire d’une jeune femme passionnée par les sujets scientifiques, décédée l’année dernière d’un cancer à l’âge de 23 ans, la bourse franco-israélienne Séphora Berrebi a pour objectif de promouvoir les carrières scientifiques des jeunes femmes en France et en Israël, en particulier dans les domaines des mathématiques avancées et de l’informatique.

La cérémonie de remise de la « Bourse Séphora Berrebi pour les femmes en mathématiques avancées et en informatique », organisée par l’association Séphora Berrebi, s’est déroulée à l’Institut Henri Poincaré à Paris le 20 décembre 2017 et en duplex à l’Université de Tel Aviv en présence de l’Ambassadrice de France en Israël, Hélène Le Gal. L’Ambassadrice a rappelé le soutien actif de la France à toutes les initiatives permettant de renforcer la participation des femmes dans tous les domaines de la société, et notamment la recherche scientifique.

Tous les participants – lauréates, professeurs de mathématiques français et israéliens, et notamment le Prof. Alain Connes, médaillé Fields présent lors de la cérémonie – ont encouragé les femmes à se lancer dans une carrière scientifique.

Image 1. L’Ambassadrice de France en Israël, Hélène le Gal, est intervenue à Tel Aviv lors de la cérémonie de remise de la bourse franco-israélienne Séphora Berrebi

Image 1. L’Ambassadrice de France en Israël, Hélène le Gal, est intervenue à Tel Aviv lors de la cérémonie de remise de la bourse franco-israélienne Séphora Berrebi

Rédaction : Etienne Charbit

« Mécanotransduction » et « Robotique médicale » au menu d’un séminaire scientifique franco-israélien organisé en novembre à Jérusalem

/COOPERATION SCIENTIFIQUE

Un séminaire scientifique franco-israélien de restitution des projets lauréats du Programme Hubert Curien-Maimonide s’est tenu à Jérusalem les 21 et 22 novembre 2017 sur les thématiques « Mécanotransduction » et « Robotique médicale ».

Le PHC-Maimonide finance chaque année six projets de recherche bilatéraux franco-israéliens de 2 ans à hauteur de 80 000 € par an et par projet. Deux thématiques sont sélectionnées au préalable par le Haut Conseil franco-israélien pour la Science et la Technologie (HCST) : en 2016, celles-ci portaient sur la « Mécanotransduction » et la « Robotique médicale ».

Un séminaire de restitution est co-organisé en Israël par l’Institut français d’Israël (IFI) et le Ministère israélien de la Science, de la Technologie et de l’Espace (MOST) en fin de deuxième année des projets, afin d’en présenter les résultats. Les chercheurs français des équipes lauréates ont ainsi fait le déplacement pour participer au séminaire en Israël.

Ce dernier s’est déroulé sur deux jours, avec une première journée consacrée à la restitution des projets et une deuxième journée à une visite de l’Université hébraïque de Jérusalem.

1er jour : restitution des projets

Une vingtaine de participants ont assisté à la journée de restitution des projets : les chercheurs français et israéliens lauréats (dont 3 jeunes chercheurs), des représentants du MOST, de l’IFI et du Ministère français de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) ainsi que des entreprises israéliennes.

Les chercheurs lauréats font partie de laboratoires du Technion, de l’Université de Ben Gourion du Néguev, de l’Institut Weizmann et de l’Université hébraïque de Jérusalem côté israélien et, côté français,  de l’Institut Curie, de l’INSERM, de l’Institut de Biologie Paris-Seine, de l’Université de Strasbourg et de l’Ecole Polytechnique.

Les discussions ont notamment porté sur l’imagerie médicale dans le traitement du cancer, la régulation du cycle cellulaire, la transduction d’un signal dans le tissu cardiaque, etc.

In fine, les résultats des projets et des coopérations ont été jugés très positifs. A noter que les différents projets ont engendré de nombreuses mobilités des chercheurs, en général de courte durée, entre les deux pays. L’accroissement des mobilités scientifiques représentent en effet l’un des objectifs importants du PHC-Maimonide

2ème jour : journée de visite

Les chercheurs français ont pris part à une visite de l’Université hébraïque de Jérusalem. Ils ont notamment assisté à une présentation sur la modélisation informatique de liaisons entre les protéines, avec des applications possibles dans le domaine pharmaceutique.

En conclusion, le séminaire de restitution a allié excellence scientifique et valorisation de la coopération scientifique bilatérale sur deux thématiques scientifiques porteuses. Ce type d’événement scientifique à vocation à renforcer et à pérenniser les coopérations scientifiques déjà existantes.

 

Rédaction : Etienne Charbit

Le Café des Sciences n°3 : « L’interaction entre les humains et les drones »

/ EVENEMENT

La troisième édition du Café des Sciences, organisée par l’Institut français d’Israël, s’est tenue le 27 novembre dernier au café Beit Kandinov sur la thématique : « L’interaction entre les humains et les drones ».

Lundi 27 novembre 2017, une trentaine de personnes ont assisté à la troisième édition du Café des Sciences de l’Institut français d’Israël au café Beit Kandinov à Jaffa. Un état des lieux des recherches en matière d’interactions entre les humains et les drones a été dressé par le docteur Jessica Cauchard, professeur à IDC Herzliya.

Les interactions avec des appareils électroniques (ordinateur, montres, smartphones, etc.) sont omniprésentes dans la vie de tous les jours et sont devenues naturelles pour la plupart d’entre nous.

Cependant, comment créer des interactions avec de nouveaux appareils, par exemple les drones, dont l’interface avec l’homme ne se limite plus à des écrans ou des télécommandes ? A l’heure où l’usage des drones se popularise, la question est primordiale pour pouvoir accompagner le développement de cette technologie, dont les applications sont nombreuses : photographie, livraison de biens, opérations de secours, etc.

Dans ce cadre, les recherches actuelles portent sur des interactions basées sur les mouvements humains pour communiquer avec les drones. La définition de ce type d’interactions doit prendre en compte de nombreux paramètres, par exemple :

  • la culture des individus. Le comportement et les gestes utilisés pour interagir avec les drones peuvent notamment varier suivant les cultures et les personnes ;
  • la sécurité. Toucher un drone en vol pouvant s’avérer dangereux (en raison des hélices notamment), il convient par exemple de définir une distance de sécurité optimale à l’utilisateur ;
  • la réponse du drone. Afin de donner l’impression d’une réelle « communication » entre les drones et les utilisateurs, les réponses du drone doivent être adaptées lors de l’interaction (ex : lumières, sons, etc.). Ainsi, certaines pistes de réflexion portent sur l’anthropomorphisation des drones (ex : présence d’« yeux »).

Si les recherches en sont encore à leur prémices, avec seulement quelques groupes de recherche travaillant sur le sujet à travers le monde, nul doute qu’il s’agit d’une thématique d’avenir au regard du développement attendu de l’usage des drones.

 

Le Café des Sciences est un événement proposé et organisé par l’Institut français d’Israël grâce à l’implication de jeunes chercheurs français travaillant dans des laboratoires israéliens. Le concept consiste à décortiquer un sujet scientifique dans un lieu convivial où les passionnés de science, simples curieux ou profanes, peuvent discuter de sujets scientifiques directement avec des chercheurs et universitaires experts dans leur domaine et selon une approche vulgarisée.

Le prochain Café des Sciences aura lieu le mardi 27 février 2018 au bar « The Prince » à Tel Aviv. La thématique sera la suivante : « Rythme circadien et horloge biologique: il est temps de remettre votre pendule à l’heure ! ».

Rédaction : Etienne Charbit

Le dynamisme israélien dans le domaine de la santé numérique inspire les professionnels de la santé en France

/ SANTE

Une délégation de neuf professionnels français du secteur de la santé (Ministère de la Santé, instituts de recherche, hôpitaux, etc.) a participé les 13 et 14 septembre 2017 à un voyage d’études en Israël sur les Big Data en matière de santé.

Les Big Data désignent un ensemble très volumineux de données qui ne peuvent pas être travaillées avec des outils classiques de gestion de base de données ou de l’information. En matière de santé, les Big Data pourraient constituer des ressources utiles en matière de prévention, de diagnostic, de pilotage, et d’identification des populations.

La délégation a rencontré des responsables d’hôpitaux (Ichilov, Tel HaShomer), d’instituts de recherche et de startups experts sur cette thématique, avec notamment pour objectif d’amorcer des actions de coopération entre les deux pays. La mission a pleinement atteint ses objectifs selon le Prof. Emmanuel Bacry (CRNS, Université Paris-Dauphine, Ecole Polytechnique), qui estime notamment que « les échanges ont permis d’appréhender le dynamisme du système de santé israélien ».

Présentation des projets Big data de l'hôpital Ichilov, Tel Aviv

Présentation des projets Big data de l’hôpital Ichilov, Tel Aviv

La délégation française a également participé à la Conférence mHealth, qui a pour but de mettre en relation les acteurs du numérique dans la santé. Le Docteur Xosé Fernandez de l’Institut Curie a apprécié les rencontres avec des établissements de santé et des entreprises innovantes.  Il estime que « Israël, dont la population est équivalente à l’Île-de-France, présente un dynamisme important dans le domaine de la santé numérique ».

Echange avec le Prof. Ran Balicer, Directeur du Clalit Research Institute, Jérusalem

Echange avec le Prof. Ran Balicer, Directeur du Clalit Research Institute, Jérusalem

Cette visite pourrait permettre de nourrir de nombreux projets en cours en France, par exemple à l’Institut Curie. « Nous tentons de déployer notre propre stratégie, qui consiste à allier de solides connaissances mathématiques, par le biais de partenariats avec l’Université Paris Sciences & Lettres (PSL) et la Fondation Sciences Mathématiques de Paris, avec des travaux sur les données, en alliant intelligence artificielle et médecine en particulier pour analyser les images cliniques » explique le Dr. Fernandez.

Cette mission a été initiée et coordonnée par Philippe Pucheu, ancien directeur d’un hôpital parisien, dans le cadre d’un projet de coopération associant hôpitaux français et israéliens. Le voyage s’inscrit dans la continuité de la visite en Israël de Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, en mars 2016 et de Martin Hirsch, Directeur général de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), en novembre 2016.

Rédaction : Etienne Charbit

Le Café des Sciences n°2 : « La révolution des accélérateurs laser-plasma »

/ CAFE DES SCIENCES #2

La deuxième édition du Café des Sciences, organisée par l’Institut français d’Israël, s’est tenue le 12 septembre dernier au Beit Kandinov sur la thématique : « La révolution des accélérateurs laser-plasma ». Pour rappel, le concept du Café des Sciences consiste à décortiquer un sujet scientifique dans un lieu convivial où les passionnés de science, simples curieux ou profanes, peuvent discuter de sujets scientifiques directement avec des chercheurs et universitaires experts dans leur domaine et selon une approche vulgarisée.

Café des sciencesMardi 12 septembre 2017, la deuxième édition du Café des Sciences, organisée par l’équipe scientifique de l’Institut français d’Israël au café Beit Kandinov à Jaffa, a abordé l’univers des accélérateurs laser-plasma, en compagnie du professeur Victor Malka (Département de physique de l’Institut Weizmann et Directeur de recherche CNRS au laboratoire d’Optique Appliquée de Palaiseau).

Les accélérateurs laser-plasma permettent de produire des faisceaux de particules accélérées et des rayonnements X à partir d’une distance d’accélération de quelques mètres seulement, alors que les accélérateurs traditionnels requièrent plusieurs kilomètres pour y parvenir : le plus puissant accélérateur de particules au monde, le « Grand collisionneur de hadrons » (LHC) du CERN, mesure 27 km de long.

Cette nouvelle technologie va permettre d’accélérer les particules encore plus rapidement et d’étudier des phénomènes nouveaux, sans avoir toutefois besoin d’accélérateurs toujours plus grands.

Le principe de la technologie des accélérateurs laser-plasma repose sur l’interaction entre une impulsion laser de très grande intensité et un gaz produisant un plasma (état de la matière chauffée à des températures très élevées). De cette interaction résulte l’accélération de particules de façon compacte et efficace.

Les applications des accélérateurs laser-plasma sont nombreuses, par exemple :

  • dans le secteur de la sécurité industrielle : détection de fissures dans des matériaux denses et épais, ainsi que dans des pièces difficilement accessibles, telles que les cuves des centrales nucléaires ou les carlingues d’avions ;
  • dans le secteur médical : développement d’imagerie médicale avec une résolution inégalée grâce aux rayons X produits, traitement de tumeurs par radiothérapie par protons.

La conférence a allié haut niveau scientifique et convivialité. Nous espérons que les prochaines rencontres seront aussi réussies et attireront un public varié et intéressé par des thématiques scientifiques toujours plus passionnantes !

 

Le Café des Sciences est un événement proposé et organisé par l’Institut français d’Israël grâce à l’implication de jeunes chercheurs français travaillant dans des laboratoires israéliens. Cet évènement est l’occasion pour un ou deux scientifiques de partager leurs travaux et de rendre accessible la recherche française et israélienne à tous les publics, valorisant la coopération de nos deux communautés scientifiques.

Rédaction : Etienne Charbit

CAFE DES SCIENCES #2 « La révolution des accélérateurs laser-plasma »

/ CAFE DES SCIENCES #2

« La révolution des accélérateurs laser-plasma » 

Café des sciences_1_2 CARREAprès avoir inauguré son premier Café des Sciences le 6 juillet dernier, l’Institut français d’Israël vous invite à la 2ème édition qui se tiendra le mardi 12 septembre. Rendez-vous à 19h30 au café Beit Kandinov à Jaffa pour tout comprendre des « accélérateurs laser-plasma » avec le professeur Victor Malka.

Le concept du “Café des sciences” est simple : décortiquer un sujet scientifique dans un lieu convivial où passionnés de science, curieux ou profanes peuvent discuter de sujets scientifiques vulgarisés avec des chercheurs et universitaires experts du domaine. Cette deuxième édition se concentrera sur les accélérateurs laser-plasma. Victor Malka, professeur au Département de physique de l’Institut Weizmann et Directeur de recherche CNRS au laboratoire d’Optique Appliquée de l’Ecole Polytechnique, nous fera ainsi entrer dans le monde de la physique et des particules, un monde parfois mystique aux yeux des non-spécialistes mais ayant d’innombrables enjeux et applications.

Grâce à de récentes recherches, les accélérateurs lasers-plasma ont permis de produire des faisceaux de particules et des rayonnements X en quelques mètres seulement, alors qu’un accélérateur traditionnel aurait dû mesurer plusieurs kilomètres pour y parvenir. D’où l’intérêt de mieux comprendre cet univers : comment est-il possible de produire ces électrons et ces rayonnements X ? Comment une telle intensité énergétique a-t-elle pu être atteinte sur des distances si courtes ? Ce sont les questions auxquelles Victor Malka répondra. Au-delà de la technologie, il nous expliquera également les nombreuses perspectives et applications pour l’avenir que ce soit pour détecter des fissures dans les cuves des centrales nucléaires, obtenir des clichés médicaux avec une résolution sans précédent ou traiter des tumeurs par radiothérapie.

Le Café des Sciences est un événement proposé et organisé par l’Institut français d’Israël à l’initiative de cinq jeunes chercheurs français, intégrés dans des laboratoires israéliens. De nouveaux rendez-vous du Café des Sciences seront proposés tous les deux mois environ, occasion pour un ou deux scientifiques de partager leurs travaux et rendre accessible la recherche française et israélienne à tous les publics, valorisant la coopération de nos deux communautés scientifiques.

VOLONTARIAT EN FRANCE

/ VOLONTARIAT

Une expérience humaine, pour soi et pour les autres : le volontariat

Vous souhaitez découvrir la société et culture française ? Vous souhaitez bénéficier d’une expérience humaine en France et mettre vos compétences au service des autres ?L’IVA (The Israeli Volunteer Association), en partenariat avec l’Agence du Service Civique en France et les organismes partenaires français, recherche de jeunes israéliens entre 18 et 25 ans souhaitant effectuer une mission de volontariat en France pendant 6 à 9 mois.

Volontariat 1

Les volontaires de la saison 2016/2017 ©DR

Parmi les missions proposées :

  • Accompagnement éducatif dans un lycée
  • Aide dans un foyer pour femmes
  • Aide dans un centre d’accueil de migrants
  • Soutien et accompagnement d’adultes et enfants handicapés
  • Soutien et accompagnement aux personnes âgées
  • Aide au sein d’une communauté agricole

Conditions requises :

  • Connaissance basique du français
  • Avoir entre 18 et 25 ans

Prise en charge de l’assurance santé et indemnité (environ 470 euros par mois). Certaines missions comprennent également le logement.

Renseignements et inscriptions : Marie Pasquier - marie@sherut-leumi.co.il