L’Ambassadrice de France en Israël à l’Université Ben Gourion du Néguev

Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, s’est rendue sur le campus de l’Université Ben Gourion du Néguev lundi 20 février 2017, accompagnée des responsables de l’Ambassade pour l’innovation, la recherche et la coopération.

Reçue par le Professeur Zvi Hacohen, Recteur de l’université, le Professeur Steve Rosen, Vice-président pour les affaires extérieures, ainsi que par les représentants des relations internationales de l’université, Hélène Le Gal a insisté sur la volonté de l’Ambassade de France de contribuer au développement des coopérations universitaires franco-israéliennes et d’accroître la mobilité des étudiants entre les deux pays. L’Université Ben Gourion entretient des relations étroites avec Sciences Po Paris ou Sciences Po Bordeaux depuis plusieurs années et poursuit ses efforts pour renforcer son internationalisation. Des projets Erasmus+ ont été soumis cette année pour intégrer de nouveaux partenaires français tels que l’Université de Strasbourg.

L’ambassadrice a pu rencontrer des étudiants français en échange. Parmi eux, Camille, étudiante de Sciences Po Bordeaux en échange universitaire, qui a choisi de venir en Israël pour mieux comprendre, de l’intérieur, un pays très médiatisé et sujet à polémiques. Comment s’est passée son installation ? « Même si Israël est un pays occidentalisé, nous sommes quand même au Moyen-Orient et j’ai eu un choc culturel en arrivant !». Elle commence alors à voyager dans le pays, à découvrir son histoire et sa culture et débute l’hébreu en suivant des cours à l’université pour faciliter son intégration. L’échange académique se transforme alors en une très belle expérience humaine et culturelle.

L’étudiante revient aussi sur les différences observées par rapport aux études en France. « Ce qui m’a marqué en Israël, c’est l’âge auquel les israéliens commencent leurs études » explique Camille. « Ils finissent l’armée à 21 ans et ne commencent pas à étudier avant 22, 23 ou même 24 ans pour certains ». Ce début retardé des études explique aussi la faible mobilité des étudiants israéliens, soit parce qu’ils ont déjà constitué une famille en Israël, soit parce qu’ils souhaitent progresser de façon linéaire dans leurs études pour ne pas les allonger davantage. La maturité des étudiants israéliens et leur expérience dans l’armée modifient également leur rapport avec leurs professeurs. Geoffrey, diplômé de l’Ecole Centrale Nantes et actuellement en doctorat à l’Université Ben Gourion, explique que « la communication avec les membres de la faculté est beaucoup plus facile qu’en France, le formalisme est moins fort. Il y a une certaine horizontalité qui favorise la collaboration et l’apprentissage».

 

La journée s’est poursuivie avec une visite du parc technologique de l’université. En effet, l’université et la ville de Beer-Sheva ont inauguré en 2013 un parc technologique, Advanced Technologies Park, adjacent au campus. Il ambitionne de devenir l’un des principaux pôles israéliens pour les hautes technologies. Il a déjà attiré des entreprises comme Deutsche Telekom, Oracle ou Elbit Incubit. A terme, ce campus comprendra 16 bâtiments, dont une salle de conférences et un hôtel.

Deux colloques scientifiques franco-israéliens le 9 novembre à Jérusalem : « Médecine personnalisée » & « Agriculture sous stress »

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Les chercheurs lauréats et les experts français dans le jardin botanique du kibboutz Ein Gedi, à la mer Morte, avant d’assister à une série de présentations dans son centre de recherche et développement. © Alexandre Superville

Le 9 novembre 2016 à Jérusalem se sont déroulés simultanément deux colloques scientifiques franco-israéliens, co-organisés par l’Institut français d’Israël et le ministère israélien de la science, de la technologie et de l’espace (MOST). Ils couvraient chacun une des thématiques stratégiques désignées dans le cadre du Programme Hubert Curien (PHC) MAIMONIDE : « Agriculture sous Stress » et « Médecine personnalisée ».

En effet, chaque année, le PHC MAIMONIDE finance des programmes de recherche bilatéraux franco-israéliens de 2 ans à hauteur de 80 000 € par an et par projet, soit 960 000 € par an pour l’ensemble du programme, autour de deux thématiques préalablement choisies par le Haut Conseil franco-israélien pour la Science et la Technologie (HCST).

L’objectif des colloques du 9 novembre dernier était de présenter les résultats de ces projets bilatéraux. Cette année, l’ouverture au public scientifique israélien et la mise en place d’une session supplémentaire où des chercheurs des deux pays ont pu présenter d’autres travaux sur ces deux thématiques ont permis d’encourager davantage la collaboration franco-israélienne sur ces sujets.

Douze chercheurs français des six équipes de recherches lauréates ont ainsi fait le déplacement pour participer aux colloques :

Pour le colloque « Médecine Personnalisée » :

  • Le Professeur Daniel Aberdam, directeur d’un laboratoire INSERM de recherche sur les pathologies et les cellules souches de la peau à l’hôpital Saint Louis à Paris (SkinStemDev lab), a présenté avec son homologue israélien du Technion, le Ruby Shalom-Feuerstein, un projet testant un traitement pharmaceutique spécifique au patient d’une pathologie dermatologique : la dysplasie ectodermale.
  • Le Nathalie Cassoux, accompagnée de sa collaboratrice Fariba Némati, de l’Institut Curie à Paris, a présenté une étude envisageant les possibilités de traiter le mélanome (cancer de la peau) par une combinaison de plusieurs traitements adaptée au patient, avec son collègue israélien Shahar Frenkel de l’Université Hébraïque de Jérusalem.
  • Le Karine Clément, directrice du nouvel Institut de Cardio-métabolisme et Nutrition (ICAN) de la Pitié-Salpétrière à Paris, et Judith Aron Wisnewski, ainsi que le Prof. Assaf Rudich de l’Université Ben Gourion du Neguev, ont présenté la capacité d’une chirurgie personnalisée – adaptée au profil métabolique du patient – destinée à prévenir le développement de l’obésité et à réduire le diabète.

Pour le colloque « Agriculture sous Stress » :

Ils ont pu échanger sur leurs sujets de recherche avec de nombreux chercheurs israéliens venus des différentes universités du pays – une cinquantaine de participants en tout.

Les français ont également pu profiter d’une visite scientifique : ils ont découvert Arava, un centre de recherche appliquée implanté au cœur du désert, supportant directement les fermiers et jardiniers de la région, affilié à l’Université Ben Gourion du Néguev, et assisté à des présentations couvrant leurs deux sujets. La journée s’est terminée par une visite du moshav – une communauté coopérative agricole – Neot HaKikar, où les français ont pu voir à l’œuvre le système d’irrigation goutte à goutte qui a permis de faire « fleurir le désert » – et fait toujours la fierté des agronomes israéliens.

 

Les experts ont souligné l’excellence scientifique des projets présentés et le succès des collaborations – qui ont vocation à être poursuivies, notamment pour certaines par une demande de financement Européens Horizon 2020. Ces financements importants et pérennes permettent en effet de sceller les coopérations.

 

Quelques photos de l’évènement :

Un séminaire sur la gestion des attentats par les hôpitaux réunit experts français et israéliens

Praticiens hospitaliers et cadres de santé français et israéliens de haut niveau (président de la Société française de médecine d’urgence, président du SAMU-Urgences de France, directeur du Centre national de Magen David Adom, directeurs des principaux hôpitaux israéliens…) se sont réunis du 21 au 24 novembre 2016 dans le cadre d’un séminaire organisé en Israël sur les organisations hospitalières et la gestion de crise dans le contexte spécifique de la survenue d’attentats.

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Experts français et israéliens réunis en Israël autour de la question de l’organisation des hôpitaux face aux attentats. Crédits: Philippe Pucheu

Ouvert par le Professeur Arnon Afek, directeur général adjoint du ministère de la santé, et Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), ce séminaire s’est axé sur différentes thématiques dont notamment les principes d’organisation des systèmes de santé israélien et français en cas de crise, l’organisation des soins de premier recours, la préparation des établissements de santé aux situations de crises et la prise en charge médico-psychologique et des syndromes post traumatiques. Ensemble, les participants ont ainsi échangé, partagé et identifié les meilleures pratiques de chaque pays. Ils ont également visité de nombreuses structures en Israël (centre logistique Shmoel Harofé, hôpitaux Ichilov, Ziv et Rambam, Centre national intégré du Magen David Adom…) et observé un exercice d’entraînement en cas d’usage d’armes chimiques.

L’Ambassadrice désignée de France en Israël, SE Hélène Le Gal, a reçu l’ensemble des participants à la Maison de France le 21 novembre pour marquer son soutien à cette initiative et rappeler le fort engagement de l’Ambassade de France en Israël pour le développement de la coopération franco-israélienne dans le domaine médical. Ce séminaire fait notamment suite à la visite en Israël de la ministre française de la Santé Marisol Touraine durant laquelle elle avait annoncé sa volonté de renforcer la coopération entre la France et Israël sur la gestion des situations de crise.


VISITE DE MARTIN HIRSCH EN ISRAËL :

Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, s’est rendu en Israël du 19 au 21 Novembre 2016. Il a rencontré les directeurs des hôpitaux Hadassah à Jérusalem, Tel-Hashomer à Ramat Gan et Ichilov à Tel Aviv pour évaluer la possibilité de partenariats dans la recherche et des échanges d’expertise dans la politique hospitalière, par exemple dans la gestion des big data. Il a également visité la faculté de médecine de l’Université hébraïque de Jérusalem et, accompagné par Business France, a rencontré un groupe de 50 startups actives dans le domaine de la santé.
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Visite de l’hôpital Hadassah de Jérusalem en présence de (de gauche à droite) Yoramm Weiss, Directeur de l’hôpital Hadassah, Yonathan Avraham Demma, chirurgien à l’hôpital Hadassah, Martin Hirsch, Directeur général de l’AP-HP et Laurent Treluyer, Directeur du système d’information de l’AP-HP. Crédits: Philippe Pucheu

Martin Hirsch a enfin été reçu à la Maison de France par l’Ambassadrice désignée de France en Israël, SE Hélène Le Gal, pour un échange sur les perspectives ouvertes par ces projets de coopération.

Le premier congrès franco-israélien sur le sommeil organisé à Tel Aviv

L’Ambassadrice désignée de France en Israël, SE Hélène Le Gal, a ouvert le 27 novembre à Tel-Aviv, avec le Professeur Peretz Lavie, Président du Technion, le Professeur Frédéric Chabolle, Président de la société française d’ORL, et Daniel Cohen, Président de Dafka Medical Events le premier Congrès franco-israélien sur le sommeil, consacré à l’apnée du sommeil.

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De gauche à droite : Professeur Peretz Lavie, Président du Technion, SE Hélène Le Gal, Ambassadrice désignée de France en Israël, Sébastien Linden, Attaché de coopération scientifique et universitaire de l’Ambassade de France en Israël, Professeur Frédéric Chabolle, Président de la société française d’ORL. Crédits: Cedric Bettach

Cette première édition s’est axée sur le syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS), la forme la plus courante des troubles respiratoires du sommeil. Lié à un phénomène d’obstruction partielle ou totale des voies aériennes supérieures empêchant l’air de circuler normalement, le SAOS peut entraîner une détérioration de la qualité de vie des personnes concernées : somnolence excessive, risque plus élevé d’accident de la route, altération de l’humeur, dépression ou troubles sexuels sont quelques exemples de symptômes observés.

Neurologues, pneumologues, cardiologues, pédiatres, chirurgiens dentaires, oto-rhino-laryngologistes et ophtalmologues se sont ainsi réunis du 27 au 30 novembre 2016 pour parler des différents types d’apnée du sommeil existants, du diagnostic du SAOS et des problèmes pneumo-cardiologiques qu’il peut entraîner. Des représentants d’industries et de start-up ont également pris part à ce congrès pour mettre en avant le développement de nouvelles technologies dans la gestion du sommeil.

Une délégation de professeurs et étudiants de Paris Sciences et Lettres au Technion

30 étudiants de Paris Sciences et Lettres (PSL), accompagnés de dix professeurs, se sont rendus au Technion du 13 au 15 novembre pour participer au programme “Introduction to the Start-Up Nation“. Après une introduction générale sur l’écosystème israélien en matière d’innovation et d’entreprenariat, la délégation de PSL a pris part à une série de conférences traitant des différentes problématiques rencontrées lors du développement d’une startup: «Vous avez une idée : et ensuite ? », « Quels sont les problèmes pratiques rencontrés lors du développement de sa startup ? », etc. Des visites de laboratoires et du centre de transfert technologique du Technion (T3) ont également été organisées.

Gilles Pecassou, Premier Conseiller de l’Ambassade de France en Israël, et Dr. Barak Ben Avinoam, Directeur Académique du programme, ont remis aux étudiants un certificat pour les féliciter de leur participation à ce programme qu’ils ont validé avec succès.

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Remise de certificats aux étudiants de PSL – Institut français d’Israël

L’université de recherche PSL est une communauté d’universités et établissements (ComUE) regroupant 25 établissements d’enseignement supérieur et de recherche dans les domaines des sciences, des techniques, des arts et des lettres, ainsi que trois organismes nationaux de recherche (CNRS, INRIA, INSERM). La formation Institut de Technologie et d’Innovation de PSL a l’ambition de former les nouveaux profils d’ingénieurs, de chercheurs et d’entrepreneurs innovants à travers un programme doctoral de 4 ans fortement axé sur l’innovation.

Première université israélienne au classement de Shanghai 2016 (au 69ème rang mondial), le Technion est mondialement reconnu pour son expertise dans l’entrepreneuriat et l’innovation. 50 % des entreprises israéliennes cotées au NASDAQ ont été créées par des anciens diplômés du Technion

Ainsi, au vu de leurs intérêts communs, cette rencontre entre PSL et le Technion présage des collaborations scientifique et académique de haut niveau entre les deux institutions.

Coopération franco-israélienne autour de la pédopsychiatrie : 14ème Conférence COPELFI en Israël

COPELFI, association pour les Conférences de Psychiatrie de l’Enfant et de l’adolescent de Langue Française en Israël, a pour objectif de favoriser le partage d’expériences cliniques et thérapeutiques entre professionnels de la psychiatrie infanto-juvénile de France et d’Israël. Ces échanges s’organisent notamment à travers des Conférences organisées tous les deux ans en Israël depuis la création de l’association en 1989. Dépression chez l’enfant, séparation de l’enfant de sa famille, étude de la transmission sont des exemples de thèmes abordés.

Cette année, la 14ème Conférence Copelfi s’est tenue autour du thème des « Passeurs de temps », du 26 octobre au 2 novembre 2016.

L’Ambassadrice de France en Israël a reçu les participants de COPELFI à l’Institut français de Tel Aviv

L’Ambassadrice de France en Israël a reçu les participants de COPELFI à l’Institut français de Tel Aviv

Recevant les participants à l’Institut français de Tel Aviv le 31 octobre, l’Ambassadrice désignée de France en Israël, Hélène Le Gal, a souligné le haut niveau de la coopération clinique et scientifique développée par COPELFI grâce à des relations étroites entre chercheurs, médecins, professeurs et praticiens ayant tous un objectif commun : le partage de connaissances et d’expériences. Parmi les divers sujets d’intérêt de l’association, on peut citer la réflexion pour la prise en charge des enfants endeuillés par les attentats, qui vient nourrir la coopération entre la France et Israël sur l’organisation des systèmes hospitaliers en situation de crise.

Les bourses Chateaubriand

 

Les bourses Chateaubriand 2020 – 2021

Pour qui ?
Les bourses Chateaubriand s’adressent à des doctorants, chercheurs ou professeurs israéliens afin de faire des recherches en France.
Les recherches seront effectuées dans un établissement français – laboratoire, public ou privé, université ou école d’ingénieurs.

Conditions d’attribution
Etre de nationalité israélienne, les binationaux (franco-israéliens) ne sont pas éligibles à candidater
Toutes les disciplines sont éligibles : Sciences exactes, sciences de la vie, médecine, sciences humaines et sociales, arts.
– Etre admis dans une université française, à une école doctorale, OU avoir été invité dans une université, un laboratoire ou un centre de recherche français
Age :
Pour les doctorants, être né après le 1er octobre 1984.

- Pour les chercheurs et professeurs pas de limite d’âge.
Origine du diplôme : Pour les doctorants, avoir un Master israélien (si le doctorat s’effectue en France) OU être inscrit en doctorat en Israël

Montant

Le montant de la bourse est de :
1 066 € par mois en doctorat
2 055 € par mois pour les chercheurs ou professeurs.

Autres avantages

Les chercheurs sélectionnés bénéficient d’une assurance santé fournie par Campus France et des avantages accordés aux étudiants français (restaurants universitaires, etc.). 

Durée
Pour les doctorants :
1. Les bourses Chateaubriand sont attribuées pour une durée de 12 mois, pour une période continue et non fractionnable.
2. Départ en France 1er octobre.
3. Elles ne sont pas renouvelables.
Pour les chercheurs et professeurs  :
Les bourses sont attribuées pour une période de 1 à 6 mois, pour une période continue et non fractionnable.

Contact

Pour plus d’informations sur les bourses Chateaubriand, envoyez un e-mail

à contact@ambfr-il.org.

Critères de sélection :

  • Excellence du parcours du candidat

  • Qualité scientifique du projet

  • Qualité scientifique de l’équipe d’accueil

  • Interêt du projet pour la coopération scientifique franco-israélienne sur le long terme

Candidater 

Toutes les informations relatives à des bourses sont accessibles sur la plateforme en ligne: http://www.france-israel-fellows.com/

La date pour candidater aux bourses Chateaubriand 2020 – 2021 sera transmise ultérieurement. 

 

 

Une délégation française à l’Université Internationale de l’Espace au Technion

L’International Space University (ISU), créée en 1987 au Massachussetts et située à Strasbourg depuis 1994, propose une formation unique en Europe dans le domaine spatial. Chaque année, elle organise le Space Studies Program, un programme d’environ deux mois qui s’est déroulé cet été pour la première fois en Israël. Le Technion a ainsi accueilli 104 participants du 12 juillet au 1er septembre 2016. Parmi les participants, dix français ont été sélectionnés. Agés de 21 à 40 ans, ils sont étudiants, ingénieurs, juristes ou employés des agences spatiales française (CNES) et européenne (ESA).

Pour les plus jeunes, l’ISU est un véritable complément de formation, un moyen d’élargir ses horizons entre deux diplômes. C’est par exemple le cas de Jérémy Rabineau, 21 ans, élève-ingénieur de l’Institut Supérieur de l’Aéronautique et de l’Espace (ISAE-SUPAERO) à Toulouse, qui se prépare à un master recherche en Astrophysique, Planétologie et Sciences de l’Univers et espère effectuer un doctorat sur l’aspect habité des missions spatiales, thème largement abordé durant le programme de l’ISU. Nicolas Meirhaeghe, 24 ans, a également étudié à l’ISAE-SUPAERO. Pour lui, l’ISU intervient juste avant le début de son doctorat sur la plasticité neuronale responsable de l’adaptation à l’apesanteur au département de bioastronautique commun au MIT et à Harvard. Pour Maayane Soumagnac, post-doctorante en astrophysique à l’Institut Weizmann et rattachée à l’Ambassade de France en Israël par un contrat de VI chercheur depuis un an et demi, l’ISU est intervenu comme complément important de son travail de recherche en lui apportant des connaissances en matière de législation et d’ingénierie spatiale pour mieux appréhender son projet consistant à développer le satellite scientifique Ultrasat, cofinancé par la NASA et l’agence spatiale israélienne.

Pour les plus expérimentés de l’équipe, l’ISU est aussi une façon de booster leur réseau. Ainsi, Mathieu Grialou, 40 ans, chargé d’affaires dans l’équipe des relations internationales du CNES nous explique que « l’ISU donne une opportunité exceptionnelle de construire un réseau international et de rencontrer des contacts avec qui travailler à l’avenir – en particulier grâce à un réseau alumni très bien structuré et organisé – et ouvre les portes d’entrée de n’importe quelle organisation impliquée dans le spatial ».

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La délégation française présente à l’ISU

Ce programme constitue également une excellente opportunité de renforcer le partenariat scientifique déjà bien établi entre la France et le Technion et, de façon plus large, la coopération entre la France et Israël dans le domaine spatial. En particulier, le microsatellite franco-israélien VENµS, codirigé par le CNES et l’agence spatiale israélienne et dont le lancement est prévu pour le 2ème semestre 2017, a été présenté aux industries spatiales israéliennes. Ce satellite, dont le lancement qualifiera par ailleurs une nouvelle technologie de propulsion, observera à haute résolution l’évolution de la végétation au niveau planétaire afin d’étudier l’impact du changement climatique.

Les étudiants français découvrent Israël

Des étudiants français de formations diverses et issus des grandes écoles d’enseignement et universités en France ont effectué un voyage en Israël avec la participation du service de coopération universitaire de l’Ambassade de France afin de mieux connaître les atouts du pays. Retour sur la visite de ces délégations et sur ces rencontres prometteuses. 

Mardi 1er juin, une délégation de 39 étudiants de Sciences Po, université classée quatrième au monde par QS pour les études internationales et la science politique, a été accueillie à l’Institut français d’Israël pour une conférence sur les enjeux politiques, économiques et scientifiques de la coopération franco-israélienne. En 2016, ce sont près de 280 étudiants issus de huit établissements français, principalement des grandes écoles de commerce mais aussi d’ingénieur, qui ont été reçus à l’Institut français d’Israël à l’occasion d’un voyage pour découvrir le pays. Les étudiants ont pu constater la richesse historique et culturelle d’Israël et prendre conscience de la réalité économique et politique du pays.

Les étudiants ingénieurs agronomes d’AgroParisTech ont été invités à découvrir Israël à travers la thématique des technologies et de la gestion de l’eau. Le pays est en effet un des leaders mondiaux dans le domaine de l’eau. Israël excelle notamment dans le secteur du dessalement avec la plus grande usine au monde à Sorek. L’usine d’Hadera que les étudiants ont eu la chance de visiter, produit quant à elle de l’eau potable pour près d’un million de personnes. Ils ont également pu rencontrer des représentants de la compagnie nationale des eaux israélienne, Mekorot. Au premier rang mondial pour les cleantech, Israël traite et réutilise 85 % de ses eaux usées, contre 19% pour l’Espagne, pourtant numéro deux mondial.

Israël est également un modèle économique incontournable, d’un grand intérêt pour des étudiants issus des meilleures écoles de commerce françaises comme HEC, l’ESSEC, l’EDHEC, l’EM Lyon, l’ESCP, ou encore Kedge Business School. Des rencontres avec des acteurs clés du secteur et des visites de start-up leur ont permis de découvrir la start-up nation, deuxième écosystème d’innovation au monde, juste derrière la Silicon Valley et premier pays de l’OCDE pour les investissements en recherche et développement.

L’Ambassade de France en Israël, à travers le service de coopération scientifique et universitaire, Business France et le service économique, est heureuse de contribuer à ces voyages. Ils  permettent à des étudiants qui, pour la plupart, ne se sont jamais rendus en Israël, de découvrir le pays sous un angle nouveau, à travers ses atouts et ses problématiques dans leur diversité.

Aély Haccoun, directrice du bureau israélien de la Fondation France – Israël, donne aux voyages qu’elle organise un caractère professionnel. Elle tient à mettre l’accent sur l’échange et la variété des interlocuteurs : représentants de la diplomatie française en Israël et du ministère des affaires étrangères israélien, dirigeants de startups, militants pour la paix, professeurs d’université, journalistes et étudiants sont sollicités pour des rencontres prévoyant toujours un temps de discussion. Une journée séminaire permet aux étudiants d’approfondir le thème clé du voyage.

Permettre aux étudiants français de mieux connaître et comprendre Israël, c’est également en faire de nouveaux porte-paroles pour développer la coopération entre les deux pays. Ces voyages enthousiasment les participants qui se laissent ensuite séduire par les opportunités d’échanges universitaires ou de stage qui leur sont offertes. La présidente de l’association « AgroIsraël », initiatrice du voyage de son école en 2015, est par exemple aujourd’hui en stage au bureau de Business France à Tel Aviv.

Appel à candidatures : programme de thèse à LANEF

Le laboratoire des Nanoscience et des énergies du futur (LANEF) lance l’édition de Printemps 2016 de son programme de thèses, le LANEF PhD Program.

Le LANEF PhD Program est un programme en 3 ans qui finance des doctorats pour les meilleurs étudiants. La thèse doit être effectuée dans l’un des cinq laboratoires suivants (NEEL, INAC, G2ELab, LNCMI and LPMMC). Le programme est ouvert aux étudiants de toute nationalité ayant un niveau master et sachant parler anglais.

Vous trouverez plus d’informations sur le programme et les domaines de recherche ci-joint : http://www.grenoble-lanef.fr/spip.php?article66

Comment postuler :

Les candidats sont invités à visiter le site de LANEF dédié au programme pour connaître la procédure.
http://www.grenoble-lanef.fr/spip.php?article66

Les dossiers d’application sont à télécharger sur le site et à remettre en ligne avant le 28 mars 2016.