Interview de Patrick Nédellec

/ ENTRETIEN

« Israël, par la qualité de sa recherche, est un partenaire important pour le CNRS ». Interview de Patrick Nédellec, Directeur Europe de la recherche et coopération internationale du CNRS

Patrick Nédellec est Directeur Europe de la recherche et coopération internationale du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Il identifie Israël comme un partenaire cible pour le CNRS, qui souhaite renforcer les coopérations scientifiques avec ce pays. Interview.

photo P Nedellec

  • Quel intérêt le CNRS porte-t-il à Israël ?

Israël est un pays très dynamique qui investit fortement dans la recherche scientifique avec plusieurs institutions d’excellence reconnues au niveau européen et mondial. C’est aussi un pays qui est particulièrement riche dans les domaines de l’archéologie et de l’histoire et qui a développé une recherche très active dans les différents champs des sciences sociales.

Israël est aussi associé aux programmes cadres de l’Union Européenne pour la recherche et l’innovation et, à ce titre, ses principales universités sont des partenaires réguliers du CNRS dans le cadre des projets européens.

Enfin le modèle de la recherche israélienne avec un lien étroit entre les universités publiques, la recherche et l’innovation développée dans les entreprises est un modèle intéressant pour le CNRS.

En résumé, Israël, par la qualité de sa recherche, est un partenaire important pour le CNRS, mais nous pouvons et devons faire plus pour renforcer la recherche collaborative d’excellence entre la France et Israël.

 

  • Quelle est la stratégie du CNRS vis-à-vis d’Israël ?

Nous souhaitons accompagner nos chercheurs et les inciter à travailler davantage encore avec des collègues israéliens. De nombreuses collaborations existent de gré à gré, et nos chercheurs se connaissent bien : nous avons publié plus de 2 000 articles scientifiques avec des collègues israéliens depuis 2015. Il faut encourager ces coopérations en donnant les moyens à nos chercheurs de développer des projets de recherche ambitieux, mais aussi faire naître de nouvelles coopérations car il y a un fort potentiel. C’est pourquoi nous avons lancé cette année un appel à projet conjoint avec l’Institut Weizmann qui nous a permis de sélectionner 8 projets collaboratifs de recherche ambitieux : le CNRS et l’Institut Weizmann attribuent à leurs chercheurs lauréats deux bourses doctorales par projet et un financement de la mobilité entre nos deux pays, pour 3 ans. Cela permet aussi de créer les conditions de liens durables entre nos institutions quand ces doctorants continueront leur carrière de chercheurs.

Nous nouons aussi des relations institutionnelles avec les autres grandes universités de recherche israéliennes. Nous organisons par exemple conjointement avec l’Université de Tel Aviv un séminaire sur les études de genre cet automne, qui permettra à des chercheuses et chercheurs français et israéliens de mieux se connaître et peut-être d’initier des coopérations plus pérennes dans ce domaine.

 

  • Quelles sont les actions en cours du CNRS en Israël ?

Il existe de très nombreuses initiatives avec des niveaux de structuration différents. Le CNRS est par exemple partenaire d’institutions israéliennes dans 48 projets de recherche européens au total, ce qui donne l’ampleur de notre coopération institutionnalisée dans le cadre des programmes européens. Cinq de ces projets, qui impliquent souvent un grand nombre de partenaires européens dont Israël, sont directement coordonnés par le CNRS. Ces coopérations impliquent avant tout les grandes universités de recherche israéliennes qui sont nos partenaires naturels, mais aussi quelques entreprises israéliennes ou d’autres types d’institutions publiques comme l’autorité des antiquités israéliennes.

Si l’on se limite aux initiatives impulsées et directement soutenues par le CNRS, on peut mentionner quatre principaux projets structurés de coopération avec Israël dans différents domaines scientifiques. Notre investissement le plus fort concerne le Centre de recherche français de Jérusalem (CRFJ), qui est une unité de recherche conjointe avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, qui accueille une dizaine de chercheurs et doctorants français et couvre tous les domaines des sciences humaines et sociales, de l’archéologie à la sociologie. Nous soutenons aussi trois projets structurés dans le domaine de l’informatique fondamentale, des neurosciences et des nanosciences, en partenariat avec l’Institut Weizmann, l’Université de Tel Aviv et l’Université hébraïque de Jérusalem.

Mais nos chercheurs travaillent aussi dans bien d’autres domaines, puisqu’ils sont en moyenne plus de 400 à se rendre en Israël chaque année pour effectuer leurs recherches, dans toutes les disciplines. Cette vitalité des échanges est peut-être le meilleur signe de l’intérêt de nos communautés de recherche à travailler ensemble, et ce sont autant de nouvelles actions possibles dans les années à venir.

 

La coopération scientifique franco-israélienne mise à l’honneur au plus haut niveau lors d’une conférence organisée par les Académies des sciences des deux pays

/ COOPERATION SCIENTIFIQUE

La coopération scientifique franco-israélienne mise à l’honneur au plus haut niveau lors d’une conférence organisée par les Académies des sciences des deux pays

Une délégation de l’Académie des sciences de France était en visite en Israël du 24 au 28 novembre 2018, à l’occasion de la conférence « Science sans frontières » organisée par les Académies des sciences des deux pays le 26 novembre 2018 à Jérusalem, dans le cadre de la Saison croisée France Israël.

Photo 1. Les intervenants et participants français et israéliens à la conférence organisée à l’Académie israélienne des sciences et humanités (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 1. Les intervenants et participants français et israéliens à la conférence organisée à l’Académie israélienne des sciences et humanités (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

La conférence « Science sans frontières » s’est tenue le 26 novembre à l’Académie israélienne des sciences et humanités en partenariat avec l’Académie française des sciences, dans le cadre de la Saison croisée France Israël. L’objectif de cette conférence était de renforcer les liens scientifiques entre les deux pays et de promouvoir l’enseignement scientifique afin de faire naître et encourager chez les plus jeunes des vocations scientifiques.

La conférence a constitué le pendant à la journée des Prix Nobel, Médaillés Fields et Prix Abel qui s’est déroulée à l’Académie des sciences de France le 19 juin en partenariat avec l’Académie israélienne.

Reuven Rivlin, Président de l’Etat d’Israël a ouvert la conférence « Science sans frontières », accompagné de l’Ambassadrice de France en Israël Hélène Le Gal, de Nili Cohen, Présidente de l’Académie israélienne des sciences et humanités et de Catherine Bréchignac, Ambassadrice déléguée à la science, la technologie et l’innovation et Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences de France, qui a conduit une délégation française venue en Israël à cette occasion.

Encadré. Les personnalités scientifiques françaises et israéliennes participant à la conférenceMichael Sela, de l’Institut Weizmann, et Joshua Jortner, de l’Université de Tel Aviv ont dirigé les débats, avec Nili Cohen et Catherine Bréchignac. Ont participé aux conférences Avram Hershko du Technion, Prix Nobel de Chimie en 2004, Claude Cohen-Tannoudji du Collège de France et de l’Ecole Normale Supérieure, Prix Nobel de Physique en 1997, Ada Yonath de l’Institut Weizmann des Sciences, Prix Nobel de Chimie en 2009, Pascale Cossart, Secrétaire perpétuel à l’Académie des sciences en France et Professeur à l’Institut Pasteur, Ruth Arnon de l’Institut Weizmann, Robert J. Aumann, de l’Université Hébraïque de Jérusalem, Prix Nobel d’Economie en 2005, Thibault Damour, de l’Institut des Hautes Etudes Scientifiques en France, Odile Eisenstein du Centre national de la recherche scientifique, et Israel Finkelstein de l’Université de Tel Aviv.

La délégation française a également visité l’Institut Weizmann des Sciences et le Technion, avec lesquels l’Académie des sciences entretient des liens solides. Elle a rencontré les dirigeants de ces institutions, des professeurs et de jeunes chercheurs français.

Cette conférence a fait preuve d’un haut niveau scientifique, grâce notamment à la participation d’intervenants prestigieux parmi lesquels 4 lauréats du Prix Nobel.

A plusieurs titres, cet événement reflète parfaitement l’esprit de la Saison croisée France-Israël qui se résume en quelques mots :

  • Transmettre – ce fut le cas grâce à la présence de plusieurs classes de lycées et la volonté délibéré des organisateurs de s’adresser à un public jeune afin de susciter des vocations
  • Echanger – la conférence « Sciences sans frontière » en Israël s’est organisée dans le prolongement de l’évènement organisé à Paris en début de Saison,
  • Approfondir – ces deux événements croisés ont pour objectif également de renforcer les liens entre les deux Académies israélienne et française avec notamment des projets dans le cadre du programme inter-académies « Sciences et technologies au service du patrimoine » porté par l’Académie des sciences de France.

En assurant l’ouverture de cette exceptionnelle conférence, Reuven Rivlin a assuré un très beau rayonnement à cet événement de tout premier plan.

Photo 2. De gauche à droite : Reuven Rivlin (Président de l’Etat d’Israël), Catherine Bréchignac (Ambassadrice déléguée à la science, la technologie et l’innovation), Hélène Le Gal (Ambassadrice de France en Israël) (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 2. De gauche à droite : Reuven Rivlin (Président de l’Etat d’Israël), Catherine Bréchignac (Ambassadrice déléguée à la science, la technologie et l’innovation), Hélène Le Gal (Ambassadrice de France en Israël) (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Rédaction : Etienne Charbit

Plancton, la nouvelle frontière

/ CAFÉ DES SCIENCES #7

« Plancton, la nouvelle frontière »

Une discussion animée par Dr. Flora Vincent, post-doctorante à l’Institut Weizmann des Sciences

Lundi 21 janvier 2019, 19h30

Bar « Polly »

60 boulevard Rothschild, Tel Aviv

Entrée libre

Café des sciences_évT FB_#7A l’occasion de la 7ème édition du Café des Sciences, l’Institut français d’Israël vous invite à en apprendre plus sur le plancton, cette majorité invisible à l’origine de la vie sur Terre, lors d’une soirée en compagnie d’une spécialiste du sujet, Dr. Flora Vincent, le lundi 21 janvier à 19h30 au bar « Polly » (60 boulevard Rothschild, Tel Aviv).

Pour ceux qui auraient manqué les précédentes éditions du Café des Sciences, le concept est simple : décortiquer un sujet scientifique dans un lieu convivial où passionnés de science, curieux ou profanes peuvent discuter de sujets scientifiques vulgarisés avec des chercheurs et universitaires experts du domaine. Ainsi, après s’être intéressés entre autres au « microbiote » et aux Myxoxoa (les plus petits animaux sur Terre), cette septième édition se concentrera sur les micro-organismes marins. C’est le sujet de prédilection du Dr. Flora Vincent, post-doctorante à l’Institut Weizmann des Sciences dans le département de sciences environnementales, qui animera cette discussion et présentera l’état actuel des recherches sur le sujet.

Flora Vincent est ingénieure agronome diplômée d’AgroParisTech et a achevé son doctorat à l’Institut de biologie de l’École normale supérieure (CNRS/ENS/Inserm). Ses travaux portent sur l’analyse des données récoltées lors de l’expédition Tara Océans, une aventure scientifique tournée vers la compréhension du monde marin invisible à l’œil nu. Les micro-organismes marins jouent un rôle capital dans le fonctionnement de notre planète mais sont longtemps restés sous-étudiés. L’expédition Tara Océans a révélé la grande diversité des espèces qui constituent cette majorité invisible ainsi que la multitude de leurs fonctions. L’impact de l’environnement sur cet écosystème, notamment celui de la température, a également été étudié et Flora nous fera part de ses découvertes. Le succès de cette expédition, devenue une référence mondiale, repose sur des dimensions internationales, collaboratives, interdisciplinaires et audacieuses incarnées par les scientifiques de cette initiative sans frontières.

Flora a en particulier travaillé sur l’importance des diatomées, micro-organismes unicellulaires responsables de la moitié de la production d’oxygène chaque année. En couplant des approches théoriques et expérimentales, elle tente de comprendre comment les interactions entre ces organismes structurent la communauté du plancton. Un programme riche qui nous en apprendra beaucoup sur la façon dont la faune marine s’organise.

Le Café des Sciences est un événement proposé et organisé par l’Institut français d’Israël grâce à l’implication de cinq jeunes chercheurs français, intégrés dans des laboratoires israéliens. De nouveaux rendez-vous du Café des Sciences seront proposés tous les deux mois environ, occasion pour un ou deux scientifiques de partager leurs travaux et rendre accessible la recherche française et israélienne à tous les publics, valorisant la coopération de nos deux communautés scientifiques.

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Qu’est ce qu’un animal ? L’évolution des Myxozoa : les plus petits animaux sur Terre

/ CAFÉ DES SCIENCES #6

« Qu’est ce qu’un animal ? L’évolution des Myxozoa : les plus petits animaux sur Terre »

Une discussion animée par Prof. Dorothée Huchon, Professeure de zoologie à l’Université de Tel Aviv

Jeudi 1er novembre, 18h

Bar Hahoog Hatzfoni

Rehov Chaim Levanon 54 (Antin Square), Tel Aviv

Entrée libre

Café des sciences_bandeauA l’occasion de la 6ème édition du Café des Sciences, l’Institut français d’Israël vous invite à mieux comprendre l’évolution des plus petits animaux sur Terre, les Myxozoa, lors d’une soirée en compagnie d’une spécialiste du sujet, Prof. Dorothée Huchon, du département de zoologie de l’Université de Tel Aviv. L’évènement se tiendra à l’occasion du salon des études en France CHOOSE FRANCE, organisé de 12h à 20h sur le campus de l’Université de Tel Aviv.

Le concept de l’évènement est simple : décortiquer un sujet scientifique dans un lieu convivial où passionnés de science, curieux ou profanes peuvent discuter de sujets scientifiques vulgarisés avec des chercheurs et universitaires experts du domaine. Pour sa 6ème édition, le Café des Sciences vous donnera un aperçu de l’évolution des Myxozoa : les plus petits animaux sur Terre !

MyxozoaAvec plus de 2,180 espèces décrites, les Myxozoa forment le plus grand groupe de parasites. Ils affectent les poissons et, dans une moindre mesure, les amphibiens, les reptiles, les mammifères, les oiseaux… Les infections de poissons peuvent dans certains cas se révéler très graves, causant des déformations par exemple.

La biologie des Myxozoa reste relativement peu connue. Ces espèces présentent un cycle de vie complexe, qui implique deux hôtes, généralement un poisson et un annélide (un ver). En décryptant leur information génétique, l’équipe du Prof. Huchon a montré que ces organismes étranges avaient des liens de parenté avec les méduses. Ce sont des espèces remarquables qui bouleversent notre compréhension du concept d’animal même car contrairement aux animaux, généralement considérés comme des organismes multicellulaires caractérisés par la présence de cellules nerveuses et musculaires, les Myxozoa en semblent dépourvues et ne respirent pas. L’équipe du Prof. Huchon a pu montrer que les Myxozoa sont passés par des simplifications remarquables lors de leur adaptation vers le parasitisme.

Comprendre la biologie des Myxozoa représente un enjeu économique puisque ces infections provoquent fréquemment d’importants décès et maladies chez les poissons dans les piscicultures, pouvant aller jusqu’à l’anéantissement de stocks entiers de poissons. Ce 6e Café des Sciences permettra de faire le point sur l’état actuel de notre connaissance de ces plus petits parasites au monde.

Le Café des Sciences est un événement proposé en anglais par l’Institut français d’Israël grâce à l’implication de cinq jeunes chercheurs français, intégrés dans des laboratoires israéliens. Les rencontres organisées dans le cadre du « Café des Sciences » sont proposées tous les deux mois environ, occasion pour un ou deux scientifiques de partager leurs travaux et rendre accessible la recherche française et israélienne à tous les publics, valorisant la coopération de nos deux communautés scientifiques.

Saison croisée France-Israël : prenez le risque de visiter l’exposition « Risque, Osez l’expo! » au Musée Bloomfield des Sciences de Jérusalem

/INAUGURATION

Saison croisée France-Israël : prenez le risque de visiter l’exposition « Risque, Osez l’expo! » au Musée Bloomfield des Sciences de Jérusalem

L’exposition « Risque, Osez l’expo! », produite par Universcience, a été inaugurée le 22 juin 2018 au Musée Bloomfield des Sciences de Jérusalem. Inscrite au programme de la Saison croisée France-Israël, elle sera proposée jusqu’au 10 décembre 2018.

Photo 1. Coupé de ruban de l’inauguration de l’exposition « Risque, Osez l’expo ! » (crédits photo : Avi Hayun)

Photo 1. Coupé de ruban de l’inauguration de l’exposition « Risque, Osez l’expo ! » (crédits photo : Avi Hayun)

Quelle est la dernière fois que vous avez pris un risque ? L’exposition « Risques ! Osez l’expo », actuellement au Musée des Sciences Bloomfield de Jérusalem jusqu’en décembre 2018, dans le cadre de la Saison Croisée France-Israël, vous invite à réfléchir à la thématique du risque, en suivant un parcours ludique et interactif pour enfants et adultes.

L’exposition répond à des questions qui touchent à notre quotidien, telles que la manière de concilier la nécessité du risque, la liberté de chacun et la sécurité de tous, dans une société devenue très sécurisée.

Vous vous demandez qui a les nerfs les plus solides parmi vos amis ou dans votre famille ? Venez tester votre flegme en vous asseyant avec trois autres intrépides autour d’une table envoyant de légères décharges électriques au hasard à l’un des protagonistes. Pas d’inquiétude toutefois, ça ne fait pas mal, c’est certifié par votre serviteur !

L’exposition aborde également l’aspect des risques pris au quotidien, en témoigne ce parcours en apparence simple à traverser, mais qui le devient beaucoup moins lorsqu’on enfile des lunettes qui imitent la vision d’une personne en état d’ébriété. Déséquilibre garanti !

Venez également dresser un bilan complet de votre appétence pour le risque, en vous testant parmi de nombreuses situations, telles que servir de cobaye lors d’expériences médicales, plonger avec des requins, tricher à un examen, jouer à des jeux de hasard…

Photo 2. La « table électrique », l’une des installations de l’exposition (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

Photo 2. La « table électrique », l’une des installations de l’exposition (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

L’inauguration de l’exposition a eu lieu le 22 juin, en présence d’Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, et de Bruno Maquart, Président d’Universcience, l’établissement regroupant le Palais de la découverte et la Cité des sciences et de l’industrie à Paris, qui a produit l’exposition.

M. Maquart explique qu’il s’agit « d’une exposition sur l’audace et la nécessité pour les humains et les sociétés de prendre des risques. Il faut toutefois prendre des risques en pensant à ce que l’on fait. L’objectif de cette exposition est ainsi de promouvoir une démarche raisonnée de la prise de risque au niveau individuel comme collectif ». Concernant le contenu de l’exposition, M. Maquart ajoute : « Nous avons la conviction que, pour mieux comprendre, il faut se mettre en situation. Il s’agit donc d’une exposition joyeuse, qui va solliciter le visiteur de mille manières possibles. Le risque est un sujet très sérieux que nous abordons de la manière la plus facile et ludique possible, tout en étant restant fidèle à la réalité, à une certaine exactitude. » Il conclut en précisant « qu’il s’agit de la première sortie de cette exposition hors d’Europe et nous sommes très fiers que cela soit en Israël ».

 

A noter que, dans le cadre de la Saison croisée France-Israël, Universcience accueillera l’exposition « Illusions » à partir de novembre 2018 au Palais de la Découverte à Paris, une exposition sur le cerveau qui a été présentée au Musée Bloomfield en 2014.

Photo 3. L’inauguration de l’exposition a eu lieu le 22 juin à Jérusalem De gauche à droite : Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, Maya Halevy, Directrice du Musée Bloomfield des Sciences de Jérusalem, Bruno Maquart, Président d’Universcience, Michele Seguev, Coordinatrice israélienne de la Saison croisée France-Israël (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

Photo 3. L’inauguration de l’exposition a eu lieu le 22 juin à Jérusalem
De gauche à droite : Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, Maya Halevy, Directrice du Musée Bloomfield des Sciences de Jérusalem, Bruno Maquart, Président d’Universcience, Michele Seguev, Coordinatrice israélienne de la Saison croisée France-Israël (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

Le Français Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, reçoit le grade de doctor honoris causa du Technion

/SPATIAL

Le Français Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, reçoit le grade de doctor honoris causa du Technion

Jean-Yves Le Gall, Président du Centre national d’études spatiales (CNES), était en visite en Israël du 10 au 12 juin 2018, afin de recevoir le grade de doctor honoris causa du Technion et de prendre part à une rencontre organisée dans le cadre de la Saison croisée France-Israël avec des lycéens, autour de l’Espace et du microsatellite franco-israélien Venµs.

Photo 1. De gauche à droite : Muriel Touaty (Directrice générale du Technion France), Jean-Yves Le Gall (Président du CNES), Hélène Le Gal (Ambassadrice de France en Israël) et Peretz Lavie (Président du Technion) (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

Photo 1. De gauche à droite : Muriel Touaty (Directrice générale du Technion France), Jean-Yves Le Gall (Président du CNES), Hélène Le Gal (Ambassadrice de France en Israël) et Peretz Lavie (Président du Technion) (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

Si l’on devait mettre en exergue un domaine de la coopération scientifique entre la France et Israël particulièrement intense et dynamique, la coopération spatiale ferait sans conteste partie des premiers cités.

Le lancement du satellite franco-israélien Venµs le 1er août 2017, dédié à l’étude de la végétation dans le contexte du changement climatique, est à ce titre emblématique. Les événements organisés autour de Venµs ont d’ailleurs été identifiés comme des temps forts de la Saison croisée France-Israël. Parmi ceux-ci, un colloque scientifique de présentation des résultats de Venμs aura lieu en Israël au mois de novembre à Beer-Sheva. Par ailleurs, une nouvelle mission conjointe, nommée C3IEL, vient d’être lancée en 2018 entre le CNES et l’Agence spatiale israélienne (ISA), consacrée à l’étude des nuages et à leur évolution liée au changement climatique.

Le Président la République française, Emmanuel Macron, et le Premier ministre d’Israël, Benyamin Netanyahou, ont d’ailleurs salué l’engagement du CNES et de l’ISA dans la lutte contre le changement climatique lors de l’inauguration de la Saison croisée début juin à Paris.

Jean-Yves Le Gall, Président du CNES depuis 2013, a largement contribué aux renforcements des liens entre les deux pays dans le domaine spatial. Il se rend ainsi régulièrement en Israël, à l’occasion de la Conférence spatiale internationale annuelle Ilan Ramon et de visites liées au projet Venµs, notamment dans le cadre de la Saison croisée France-Israël. Il est par ailleurs Président de la Fédération internationale d’Astronautique (IAF) depuis 2015 et, depuis mars 2017, Président du conseil de l’Agence Spatiale Européenne (ESA).

Afin de récompenser l’engagement de M. Le Gall dans la relation bilatérale, le Technion lui a décerné le grade de doctor honoris causa lors d’une cérémonie à Haïfa le 11 juin 2018.

Encadré. Présentation du Technion

Fondé en 1912 et ouvert en 1924 à Haïfa, le Technion est la plus ancienne université du pays. Le Technion propose des formations à tous les niveaux, de la licence aux recherches post-doctorales, en ingénierie, sciences naturelles, médecine et architecture. Au total, le Technion regroupe 18 départements et 52 centres de recherche dans lesquels se répartissent 14 000 étudiants dont 1 000 étudiants étrangers. En 2017, le classement de Shanghai place le Technion à la 93ème place des meilleures universités mondiales (1ère université israélienne).

M. Le Gall a déclaré à l’issue de la cérémonie : « L’honneur que vient de me faire le Technion rend hommage à la coopération spatiale exemplaire entre la France et Israël et à l’engagement extraordinaire des femmes et des hommes qui la mettent en œuvre. A titre plus personnel, 30 ans après ma première visite en Israël et trois ans après mon élection à Jérusalem comme Président de l’IAF, cette distinction, qui m’a été remise à Haïfa, suscite en moi reconnaissance et émotion. »

M. Le Gall a également rencontré 200 lycéens de Rishon LeZion le 11 juin, dont des élèves du collège-lycée franco-israélien Mikvé Israël, en présence de Peretz Vazan, Directeur général du ministère israélien de la Science, de la Technologie et de l’Espace, Avi Blasberger, Directeur de l’ISA, et Haim Rousso, Président de l’association Taasiyeda. M. Le Gall a donné une conférence sur l’Espace et Venµs et a participé à une remise de diplômes à des lycéens impliqués dans un projet de recherche axé sur l’identification de divers matériaux et phénomènes visant à optimiser l’utilisation des ressources naturelles.

Enfin, M. Le Gall a visité, en compagnie de M. Blasberger et Barbara Wolffer, Directrice de l’Institut français d’Israël, la galerie d’art Charlot à Jaffa, présentant les œuvres de Eduardo Kac, un artiste contemporain américano-brésilien ayant notamment travaillé avec le spationaute Thomas Pesquet (une performance poétique dans l’Espace intitulée « Télescope intérieur »).

Rédaction : Etienne Charbit

Physique des lasers et nanosciences appliquées à l’optique : de nouvelles coopérations franco-israéliennes engagées

/COOPERATION SCIENTIFIQUE

Physique des lasers et nanosciences appliquées à l’optique : de nouvelles coopérations franco-israéliennes engagées

Deux accords de recherche franco-israéliens, dans les domaines de la physique des lasers et des nanosciences appliquées à l’optique, ont été signés en juin 2018 en Israël entre plusieurs institutions de recherche françaises et israéliennes, à l’occasion d’une conférence sur la physique des lasers organisée dans le cadre de la Saison croisée France-Israël à l’Institut Weizmann des Sciences.

Photo 1. La Résidence de France en Israël a accueilli deux cérémonies de signature d’accords scientifiques (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 1. La Résidence de France en Israël a accueilli deux cérémonies de signature d’accords scientifiques (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Deux accords bilatéraux de coopération scientifique ont été signés entre des institutions de recherche françaises et israéliennes le 27 juin 2018 à la Résidence de France en Israël.

Le premier accord a été signé entre le Laboratoire d’Optique Appliquée (LOA), qui est sous triple tutelle du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), de l’ENSTA ParisTech et de l’Ecole polytechnique, et l’Institut Weizmann des Sciences.

Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS, précise que « l’accord va permettre de développer une nouvelle coopération dans le domaine de la physique de l’interaction laser-matière et des plasmas et des sources de rayonnement. Le projet pourrait déboucher sur des applications importantes en matière de santé, telles que de nouvelles thérapies contre le cancer ou des techniques d’imagerie permettant la détection précoce des tumeurs ». Patrick Massin, Directeur de la Formation et de la Recherche de l’ENSTA ParisTech, estime que « l’addition des expertises des équipes de recherche des différents partenaires permet de couvrir tous les aspects du projet ».

Photo 2. Signature de l’accord dans les domaines de la physique des lasers De gauche à droite : Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS ; Patrick Massin, Directeur de la Formation et de la Recherche de l’ENSTA ParisTech ; Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël ; Michal Neeman, Vice-présidente de l’Institut Weizmann ; Jacques Biot, Président de l’Ecole polytechnique (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 2. Signature de l’accord dans les domaines de la physique des lasers
De gauche à droite : Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS ; Patrick Massin, Directeur de la Formation et de la Recherche de l’ENSTA ParisTech ; Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël ; Michal Neeman, Vice-présidente de l’Institut Weizmann ; Jacques Biot, Président de l’Ecole polytechnique (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Le deuxième accord porte sur la création du Laboratoire International Associé* (LIA) ImagiNano, entre le CNRS, Aix-Marseille Université, Centrale Marseille, l’Institut Weizmann des Sciences, l’Université de Tel Aviv et l’Université hébraïque de Jérusalem.

M. Schuhl indique qu’il s’agit « d’un projet interdisciplinaire couvrant les domaines des nanosciences appliquées à l’optique, l’imagerie, l’endoscopie et la microscopie, pour des applications biomédicales ». « J’espère que ce projet ambitieux, impliquant nos trois principaux partenaires scientifiques en Israël, débouchera sur de belles réussites », a-t-il déclaré.

Ce laboratoire est une extension du LIA NaBi (Nano-Bio Science), qui était effectif depuis 2008 entre six laboratoires du CNRS et l’Institut Weizmann des Sciences, ayant conduit à 30 co-publications et au dépôt d’un brevet.

Photo 3. Signature de l'accord pour le LIA ImagiNano De gauche à droite : Re’em Sari, Vice-président Recherche et Développement de l'Université hébraïque de Jérusalem ; Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS ; Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël ; Michal Neeman, Vice-présidente de l’Institut Weizmann ; Ranaan Rein, Vice-président de l’Université de Tel Aviv (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 3. Signature de l’accord pour le LIA ImagiNano
De gauche à droite : Re’em Sari, Vice-président Recherche et Développement de l’Université hébraïque de Jérusalem ; Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS ; Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël ; Michal Neeman, Vice-présidente de l’Institut Weizmann ; Ranaan Rein, Vice-président de l’Université de Tel Aviv (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Des chercheurs français et israéliens ont assisté aux deux cérémonies de signature. Ils étaient rassemblés à l’occasion d’une conférence sur la physique des lasers, organisée dans le cadre de la Saison croisée France-Israël à l’Institut Weizmann des Sciences, en partenariat avec l’Ecole polytechnique, le CNRS et l’ENSTA ParisTech. La conférence se tenait à l’initiative de Victor Malka, également instigateur de l’accord entre le LOA et l’Institut Weizmann des Sciences.

Photo 4. Des chercheurs français et israéliens lors des cérémonies de signature, dont Victor Malka (au premier plan, deuxième en partant de la gauche) (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 4. Des chercheurs français et israéliens lors des cérémonies de signature, dont Victor Malka (au premier plan, deuxième en partant de la gauche) (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

En outre, une importante délégation de six représentants du CNRS était pour l’occasion en visite en Israël et a mis ce déplacement à profit pour rencontrer les responsables des principales universités partenaires du CNRS et du Centre de recherche français à Jérusalem (CRFJ). Le CNRS dispose en effet de forts liens scientifiques avec Israël, dans tous les domaines scientifiques. M. Schuhl indique que « 600 chercheurs du CNRS ont effectué une visite en Israël en 2017, en particulier dans les domaines des humanités, de la physique et de la biologie ». En outre, le CNRS, dispose de 3 LIA en Israël, dont FILOFOCS dans le domaine de l’informatique fondamentale, qui sera transformé cette année en Unité Mixte Internationale* (UMI), première structure de ce type entre la France et Israël.

Encadré. Présentation du CNRS

Le CNRS, créé en 1939, est un organisme public de recherche pluridisciplinaire, placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI). Cette institution de recherche fait partie des plus importantes au monde. Elle est dotée annuellement de 3,3 milliards d’euros de budget, emploie 33 000 personnes et dispose de 1 144 laboratoires de recherche en France et à l’étranger.

Photo 5. Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS, et Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 5. Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS, et Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

*Lexique :

  • Laboratoire International Associé (LIA) : « laboratoire sans murs » qui associe pour 4 ans un (ou plusieurs) laboratoire(s) français et d’un autre pays autour d’un projet défini conjointement. Ces laboratoires mettent en commun des ressources humaines et matérielles pour réaliser le projet ;
  • Unité Mixte Internationale (UMI) : laboratoire regroupant des chercheurs, des étudiants, des post-docs, des techniciens affectés par une institution française au sein d’une (ou plusieurs) institution(s) partenaire(s) étrangère(s).

Rédaction : Etienne Charbit

Un Israélien élu à l’Académie française des Sciences

/COOPERATION SCIENTIFIQUE

Un Israélien élu à l’Académie française des Sciences

C’était le 5 décembre dernier, le professeur Ilan Marek, chercheur à la Faculté de chimie du Technion, a été élu membre de l’Académie française des sciences avec dix-sept autres nouveaux membres, lors de l’assemblée plénière de l’Académie.

Prof. Ilan Marek

Photo 1. Prof. Ilan Marek

Cette élection salue et récompense l’ensemble des travaux de recherche d’Ilan Marek qui porte sur la synthèse organique. Professeur invité dans de nombreuses universités dans le monde (l’Université de Montréal, l’Université de Strasbourg, l’Université Paris-Descartes ou encore CalTech), Ilan Marek connaît particulièrement bien la France puisqu’il a été chargé de recherche au Centre National de Recherche Scientifique (CNRS)  et à Université Pierre et Marie Curie de 1990 à 1997. C’est en 1997 qu’il revient en Israël pour enseigner au Technion.

Auteur de plus de 200 publications scientifiques, il est le lauréat de nombreux prix internationaux et de divers prix d’excellence en enseignement. Il est membre du bureau éditorial de plus de dix revues scientifiques.

Encadré 1. L’Académie des sciences française

L’Académie des sciences est une institution française créée en 1666. Elle se consacre au développement des sciences et conseille les autorités gouvernementales ou des fondations dans ce domaine.

Les missions de l’Académie sont d’encourager la vie scientifique, de promouvoir l’enseignement des sciences, de transmettre les connaissances, de favoriser les collaborations internationales et d’assurer un rôle d’expertise et de conseil.

Sources :

Rédacteurs : Guillaume Duret, post-doctorant au Technion, et Etienne Charbit

Mission Annuelle du Technion France : un intérêt français renouvelé

/INNOVATION

Mission Annuelle du Technion France : un intérêt français renouvelé

La 13ème Mission Annuelle du Technion France s’est déroulée du 12 au 14 mai 2018 en Israël. L’occasion pour 80 participants français, que ce soient des entreprises, des collectivités territoriales ou des établissements de recherche, de visiter ce fer de lance de l’innovation israélienne qu’est le Technion.

Photo 1. La délégation française de la Mission Annuelle du Technion France

Photo 1. La délégation française de la Mission Annuelle du Technion France (Crédits : Technion)

Le Technion contribue de manière importante au dynamisme de l’écosystème israélien de l’innovation, en formant des diplômés qualifiés et en contribuant à l’émergence de nombreuses startups, notamment par le biais de T3, la société de transfert de technologie du Technion.

Les relations du Technion avec la France sont intenses. Ainsi, le Technion a établi des liens avec de nombreux établissements d’enseignement supérieur français, avec 11 accords bilatéraux actifs actuellement. De plus, en matière de recherche, les relations bilatérales sont remarquables, à l’image des travaux du Laboratoire International Associé NA-NOSE, créé en 2013 en partenariat avec l’Inserm et qui vient d’être renouvelé en décembre dernier. Enfin, de nombreuses délégations françaises viennent visiter le Technion chaque année.

Encadré. Le Technion et son antenne Technion France

Fondé en 1912 et ouvert en 1924 à Haïfa, le Technion est la plus ancienne université du pays. Le Technion propose des formations à tous les niveaux du cycle d’enseignement supérieur (de la licence aux recherches post-doctorales) en ingénierie, sciences naturelles, médecine et architecture. Au total, le Technion regroupe 18 départements et 52 centres de recherche dans lesquels se répartissent 14 000 étudiants dont 1 000 étudiants étrangers. En 2017, le classement de Shanghai place le Technion à la 93ème place des meilleures universités mondiales (1ère université israélienne).

Le Technion France est la représentation du Technion dans l’hexagone et en Europe Francophone. Il a pour but de promouvoir le Technion en France dans les différents domaines scientifiques, technologiques, d’entrepreneuriat ou encore d’éducation et de développer des coopérations. Il organise des colloques, évènements et conférences et s’emploie à lever des fonds pour le Technion.

 S’intégrant pleinement dans les relations entre le Technion et la France, la Mission Annuelle du Technion France en Israël s’est tenue en mai 2018 sur le campus du Technion. Organisé chaque année par Muriel Touaty, Directrice générale du Technion France, ce rendez-vous scientifique et technologique a réuni 80 participants français en 2018, dont des représentants :

Au programme de la Mission : présentation générale du Technion, visites de laboratoires et d’entreprises, rencontres avec des chercheurs, présentations de projets de startup et soirée de gala, lors de laquelle l’Ambassadrice de France en Israël, Hélène Le Gal, a souligné la place très importante du Technion dans la relation économique et scientifique bilatérale.

Photo 2. Karien Hervé (Hervé Group), Muriel Touaty (Directrice générale du Technion France), Edith Cresson (ancienne Premier Ministre française), Hélène Le Gal (Ambassadrice de France en Israël)

Photo 2. Karien Hervé (Hervé Group), Muriel Touaty (Directrice générale du Technion France), Edith Cresson (ancienne Premier Ministre française), Hélène Le Gal (Ambassadrice de France en Israël) (Crédits : Technion)

Les attentes des participants français, qui pour la plupart prenaient part pour la première fois à cette Mission, étaient multiples.

De manière générale, la délégation, en particulier les primo-participants, a fait état d’une curiosité pour le modèle et l’écosystème du Technion, notamment dans l’objectif de s’en inspirer et de l’adapter à leur propre organisme. De même, la connexion particulière que parvient à maintenir le Technion entre sciences fondamentales / appliquées et développement d’entreprises a suscité une forte curiosité. On peut également noter la volonté de nombreux participants de développer leur réseau lors de cette Mission, que ce soit avec des contacts en Israël ou au sein même de la délégation française, ainsi que d’initier des projets concrets (ex : accélérateur franco-israélien) avec le Technion.

De manière plus spécifique, les attentes variaient selon les organismes d’appartenance des participants. Ainsi, les représentants des collectivités territoriales ont porté attention au rapport à l’investissement et au capital risque du Technion avec les startups, ainsi qu’aux questions d’organisation pratique de l’université (durée des études, financements, etc.) et à son investissement dans la société. Les entreprises étaient plus intéressées par les transferts de technologie, la durée de vie des startups et le maintien du contact avec les alumni. Les organismes de recherche ont montré un intérêt pour la valorisation de la recherche fondamentale et pour la création de startups à partir de celle-ci au sein du Technion.

La Mission a ainsi permis de dresser un large panorama des activités du Technion pour une délégation française nombreuse. A l’an prochain pour la 14ème édition !

Photo 3. La délégation française lors d'une visite au Technion

Photo 3. La délégation française lors d’une visite au Technion (Crédits : Technion)

Rédaction : Etienne Charbit

Biologie cellulaire et du développement : un domaine d’excellence partagé par l’Institut Weizman et l’Université Aix-Marseille

/COOPERATION SCIENTIFIQUE

Biologie cellulaire et du développement : un domaine d’excellence partagé par l’Institut Weizmann et l’Université Aix-Marseille

Des chercheurs d’Aix-Marseille Université (AMU) ont fait le déplacement en Israël en mars 2018 pour rencontrer leurs homologues de l’Institut Weizmann des Sciences (WIS) à l’occasion d’un symposium franco-israélien intitulé « Biologie Cellulaire et du Développement ». Au programme : échanges sur des projets de recherche et pistes de coopération éventuelles.

Image 1. Un symposium franco-israélien sur la « Biologie Cellulaire et du Développement » a été organisé au WIS, Crédits image : Institut Weizmann des Sciences

Image 1. Un symposium franco-israélien sur la « Biologie Cellulaire et du Développement » a été organisé au WIS (crédits image : Institut Weizmann des Sciences)

La Biologie Cellulaire et du Développement est un domaine d’excellence partagé par WIS et AMU. Par exemple, AMU a été la seule institution à être lauréate, à l’échelle nationale, de l’appel à projet « Instituts Convergences »* sur la thématique Biologie (projet CenTuri).

Un axe potentiel de coopération a ainsi été identifié entre WIS et AMU sur ce domaine en particulier, ce qui a débouché sur l’organisation d’une 1e rencontre scientifique bilatérale entre les deux institutions les 20 et 21 Mars 2018 à Rehovot (Israël).

A cette occasion, la délégation française d’AMU était constituée de 17 chercheurs affiliés à l’Institut de Biologie du Développement de Marseille Luminy (IBDM), à l’Institut de neurobiologie de la méditerranée (Inmed) et au Centre d’Immunologie de Marseille-Luminy (CIML).

Le symposium a notamment permis aux chercheurs d’échanger sur leurs projets de recherche et d’évoquer des pistes de coopération éventuelles. M. Jacques Baudier, Responsable Echanges Internationaux à l’IBDM, estime que « des interactions entre les équipes de recherche ne peuvent être que fructueuses en matière de participation commune aux grands appels à projets nationaux, européens et internationaux et génératrices de nouvelles connaissances et, donc, d’innovation ». De plus, il souligne que « cette initiative s’inscrit pleinement dans l’axe euro-méditerranéen de la stratégie internationale conduite par AMU qui ne peut que renforcer le lien entre les communautés scientifiques de part et d’autre de la Méditerranée ».

Image 2. Daniel Zajfman (Président du WIS) et Pierre Chiappetta (Vice-Président Recherche d’AMU) lors du symposium (crédits photo : Institut Weizmann des Sciences)

Image 2. Daniel Zajfman (Président du WIS) et Pierre Chiappetta (Vice-Président Recherche d’AMU) lors du symposium (crédits photo : Institut Weizmann des Sciences)

Enfin, Mme Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, a reçu les participants au colloque le 20 mars à la Résidence de France et s’est réjouie que cette initiative puisse renforcer les liens entre deux institutions scientifiques majeures en France et en Israël.

  Image 3. Avi Levy (Doyen de la Faculté de Biochimie du WIS), Hélène le Gal (Ambassadrice de France en Israël) et Pierre Chiappetta (Vice-Président Recherche d’AMU) lors de la réception à la Résidence de France (crédits photo : Elodie Sauvage / Ambassade de France en Israël)


Image 3. Avi Levy (Doyen de la Faculté de Biochimie du WIS), Hélène le Gal (Ambassadrice de France en Israël) et Pierre Chiappetta (Vice-Président Recherche d’AMU) lors de la réception à la Résidence de France (crédits photo : Elodie Sauvage / Ambassade de France en Israël)

* L’appel à projet « Instituts Convergences » a été lancé en 2016 par l’Agence nationale de la recherche (ANR) dans le cadre du Programme « Investissements d’avenir », afin de structurer des centres rassemblant des forces scientifiques pluridisciplinaires de grande ampleur et de forte visibilité.

Rédaction : Etienne Charbit