Michel Sarran à l’Hotel Montefiore

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Michel Sarran, chef à Toulouse, deux étoiles au guide Michelin, sera en résidence à l’hôtel Montefiore les 8,9 et 10 février et sera accueilli par le chef Moran Yanai.  Ensemble, ils composeront un menu spécial pour la Semaine de la gastronomie française en Israël.

 

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© Jean-Jacques GELBART

Michel Sarran

2 étoiles au Guide Michelin et 4 toques au GaultMillau

Jury de l’émission Top Chef sur M6 depuis l’édition 2014

Alors qu’il se destinait à la médecine, Michel Sarran a été rattrapé par son destin familial et a rejoint les fourneaux de l’auberge de ses parents, dans le Gers. Après un passage chez les plus grands, dont Alain Ducasse, et une première étoile Michelin décrochée à Porquerolles, il s’établit finalement à Toulouse, ville chère à son cœur et proche de ses racines. C’est dans la ville rose qu’il obtient sa deuxième étoile Michelin, qui consacre une cuisine aussi personnelle que conviviale.

Ancrée dans son Sud-Ouest natal, la cuisine de Michel Sarran, inventive et gourmande, est également nourrie par ses nombreux voyages à l’étranger. Truffe du Périgord servie à la manière d’un petit-déjeuner, agneau allaiton présenté sur la fameuse brique toulousaine et parfumée au curry ou encore crème de chou aux épices de Gaspésie : sa cuisine rigoureuse et subtile ravit désormais bien au-delà de Toulouse. Michel Sarran est en effet  l’une des stars du jury de l’émission Top Chef. Lui qui aime à se définir comme un « marchand de plaisir » y puise probablement de nouvelles sources d’inspiration gourmande !

Le restaurant de Michel Sarran : Michel Sarran

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Restaurant Hotel Montefiore

L’hôtel Montefiore propose une cuisine franco-vietnamienne raffinée qui utilise des produits de saison et s’inspire de la gastronomie française, le tout dans un cadre intimiste au design élégant en plein cœur de Tel Aviv. L’hôtel Montefiore, situé dans un bâtiment historique rénové, est devenu un lieu incontournable de « la ville qui ne dort jamais ».

Montefiore, 36

Tel : 03-5646100

Le restaurant Hotel Montefior

©אנטולי מיכאלוIMGS4866

 

« Histoire et fonctions de la caricature et du rire »

Après Charlie

Conférence « Histoire et fonctions de la caricature et du rire » 

Jeudi 28 janvier à 19h 

A l’Institut français de Tel Aviv

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Un an après l’attaque de Charlie Hebdo, suivie depuis par d’autres attentats tragiques, l’Institut français d’Israël propose d’aborder la caricature à travers une exposition et des conférences, à la fois hommage aux caricaturistes de Charlie Hebdo, mais aussi réflexion sur l’histoire et les fonctions de la caricature.

Prochain événement 

Jeudi 28 janvier de 19h à 21h30 – en français et en hébreu

L’Institut français d’Israël vous propose une soirée consacrée à l’histoire, l’évolution et les fonctions de cet art intranquille qu’est la caricature,

Programme  :
19.00 – 19.45 Histoire de la caricature
Kate Grandjouan : Naissance d’un art « public »
Jean Claude Gardes : Evolution de la caricature en Europe, du siècle dernier à nos jours

19.45 – 20.30 Fonctions de la caricature et du rire
Arie Sover : Humour, critique et liberté d’expression
Guillaume Doizy : Amuser, contester, informer, opprimer : les usages pluriels de la caricature

20.30 – 21.15 Table ronde : La caricature sans frontières : pour le meilleur ou pour le pire ?
Séance modérée par Assaf Gamzou, Musée israélien de la caricature de Holon

Cette soirée est organisée en coopération avec la « Israeli society for humor studies » et le Musée israélien de la caricature de Holon, et avec le soutien de l’Institut français.

 

Présentation des intervenants :

Assaf Gamzou a commencé à publier dans “Saharoori” (Moonstruck), un magazine mensuel de bande dessinée satirique, à l’âge de 20 ans. Diplômé en Philosophie juive et en littérature comparée. En 2014, il est nommé conservateur du Musée israélien de la caricature de Holon. Il travaille actuellement sur un ouvrage traitant du rapport entre textes religieux et bandes dessinées avec le Prof. Kennetth Koltun-Fromm, Haverford). Il travaille également à la création d’un site dédié à la mémoire et la représentation de l’Holocauste dans les récits graphiques.

Kate Grandjouan est historienne d’art et professeur invitée à l’Institut Courtauld de Londres. Mariée à un diplomate français, elle réside actuellement à Tel-Aviv où elle écrit un livre sur la satire nationale au dix-huitième siècle. Kgranjouan.wordpresse.com

Jean Claude Gardes est Professeur des Universités, Université de Bretagne Occidentale. Responsable de l’EIRIS (Equipe Interdisciplinaire de Recherche sur l’Image Satirique) depuis 1992, responsable éditorial du site www.eiris.eu (en collaboration avec Alban Poirier) et directeur de la revue Ridiculosa.

Arie Sover est dramaturge, scénariste et réalisateur de bandes dessinée. Boursier français, il a étudié à l’Ecole Nationale du Cirque à Paris et a présenté sa thèse à Paris « Le gag entre rire et comique ». Professeur des Universités, il enseigne au Collège universitaire d’Ashkelon et à l’Université Ouverte. Fondateur du premier journal de recherche sur l’humour, « Humor Mekuvan » Il est aujourd’hui Président de la « Société israélienne de recherche sur l’humour » et dirige la publication internationale académique, « The Israeli journal of humor research »

Guillaume Doizy consacre une partie de son temps à réfléchir à l’histoire de la caricature, du dessin de presse et de l’image. Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages et de nombreux articles sur le sujet, co-organisateur avec Jean-Claude Gardes du Colloque international « Caricature et religion(s) », 2008. Fondateur du site Caricaturesetcaricature.com en 2007, il prépare une exposition sur la caricature antisémite de 1880 et 1945 pour le Mémorial de Caen (France, octobre 2016).

 

L’exposition “Après charlie” se poursuit jusqu’au 31 janvier 2016 dans l’espace du café  “Da Da & Da” et La Closerie – 7 boulevard Rotschild – Tel Aviv

L’Institut français d’Israël et l’Association des caricaturistes israéliens présentent une exposition de caricatures inédites, réalisées par une trentaine d’artistes français et israéliens, en hommage aux dessinateurs assassinés et en réaction aux attentats terroristes. L’exposition, dont le commissariat est assuré par le dessinateur Nimrod Reshef, est accompagnée de la publication d’un journal.

Avec la contribution de : Rachel Achunov, Pierre Ballouhey, Yuval Caspi, Shay Charka, Shlomo Cohen, Boris Erenburg, Alain DuBouillon, Uri Fink, Roy Friedler, Yair Garbuz, Nissim Hezkiyau, Avi Katz, Michel Kichka, Eric Laplace, Moshik Lin, Batti Manfruelli, Laurent Mélikian, Richard Nagy, Didier Pasamonik, Nimrod Reshef, Robert Rousso, Vladik Sandler, Benjamin Wingz, Phil Umbdenstock, Ofer Zanzuri.  

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Un jour tu verras

L’Institut français de Haïfa en collaboration avec le Théâtre Hastudio
de Haïfa vous convient à un
SPECTACLE MUSICAL :

“ UN JOUR TU VERRAS”

pierre emmanuel hanoun

 PIERRE-EMMANUEL HANOUN
ACTEUR, CHANTEUR, MUSICIEN

Une soirée  aux parfums de France Une sélection unique de chansons de lectures et jeux de scène Une performance émouvante dédiée à l’amour à la française à travers les œuvres d’Yves Montand, Jacques Brel, Edith Piaf, Nougaro, Reggiani, Moustaki, Pagnol…

“De la Grammatologie” de Jacques Derrida

La pharmacie de Platon, 25.2.03

 “De la Grammatologie” de Jacques Derrida 

L’Institut français en collaboration avec les Editions Resling et le « Séminaire de philosophie continentale », organisent une journée d’étude autour de la publication en traduction hébraïque de “De la Grammatologie” de Jacques Derrida

Traduction hébraïque : Pr. Moshe Ron – Edition scientifique : Dr. Raphael Zagury-Orly

 

14h – 15h30
Président de Séance (en hébreu) : Itzhak Benyamini
Ouverture : Raphael Zagury-Orly
Moshe Ron et Cédric Cohen Skalli : Discussion autour du travail de traduction de De Grammatologie

16h – 17h
Président de Séance (en hébreu) : Ronit Peleg
Aïm Deüelle Lüski : La grammatologie et la philosophie aujourd’hui

17h30 – 19h
Président de Séance (en anglais) : Cédric Cohen Skalli
Raphael Zagury-Orly et Joseph Cohen: L’avenir de la « Déconstruction »

Participants :
Itzhak Benyamini, Directeur des éditions Resling, Ecole Bezalel, Université de Haïfa
Joseph Cohen, School of Philosophy, University College Dublin
Cédric Cohen Skalli, Département d’Histoire juive, Université de Haïfa
Eran Dorfman, Université de Tel Aviv
Aïm Deüelle Lüski, Ecole Bezalel, Université de Tel Aviv
Ronit Peleg, Université Hébraïque de Jérusalem, Université de Tel Aviv
Moshe Ron, Université Hébraïque de Jérusalem, Directeur de collection, éditions Am Oved
Raphael Zagury-Orly, Professeur de Philosophie, Ecole Bezalel et Professeur Invité à l’Université de Heidelberg

 

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Institut français de Tel Aviv PROCHAINE SESSION le 3 juillet (cours intensifs)

Institut français de Haïfa PROCHAINE SESSION le 3 juillet (cours intensifs et extensifs)

Institut français de Nazareth

Institut français de Beer Sheva

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Atelier de philosophie animé par Rony Klein

Dans le sillage du succès de la première Nuit de la Philosophie et des Arts qui s’est tenue à Tel-Aviv le 28 mai dernier et dans l’attente de la seconde édition, l’Institut français d’Israël propose :

Un atelier de philosophie en français animé par le philosophe Rony Klein !

Deuxième session – hiver 2016 : du 17 janvier au 10 avril 2016

La démocratie : quel modèle pour le politique d’aujourd’hui?

La Closerie_credit Marine Crouzet (2)Il s’agira de se poser la question de la nature de la démocratie, notion que l’on invoque sans cesse sans réellement connaître son histoire ni les soubassements théoriques qui la constituent. Il s’agira d’abord de distinguer des termes souvent confondus: démocratie, Etat libéral, droits de l’homme, république.

La session d’hiver sera plus particulièrement consacrée aux 19e et 20e siècles, et aux questions soulevées au cours d’une Histoire mouvementée qui a vu la naissance des grands mouvements politiques de ce temps: libéralisme, socialisme, communisme, anarchisme, nationalisme, fascisme, nazisme. Nous poserons également la question du destin de la démocratie à l’ère de la globalisation. Cette réflexion sur le politique démocratique et libéral se fera à travers quelques grands auteurs: Constant, Tocqueville, Marx, Sartre, Aron, Arendt, ainsi que des philosophes et historiens français contemporains comme Claude Lefort, François Furet ou Jacques Rancière. Nous aurons ainsi l’occasion d’aborder les débats les plus actuels sur la démocratie.
Enfin, on se demandera quel type de démocratie conviendrait plutôt à l’Etat d’Israël, et comment intégrer la pratique démocratique dans un Etat qui est défini d’abord comme un “Etat juif”. Y a-t-il contradiction entre “Etat juif” et “Etat démocratique”? Et faudrait-il plutôt parler d’un “Etat des Juifs” plutôt que d’un “Etat juif”? Enfin, on posera la question de la possible conversion à la démocratie des pays arabes. L’atelier combinerait donc la théorie et l’histoire intellectuelle afin de poser à neuf l’une des questions les plus brûlantes de notre actualité, à la fois en Israël, en France, et dans le monde entier.

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Rony Klein

Rony Klein, titulaire d’un DEA de la Sorbonne et docteur de l’Université Hébraïque, est enseignant en philosophie et en littérature aux universités de Jérusalem et de Tel Aviv. Spécialiste de philosophie française contemporaine et de pensée juive, ses recherches portent sur Sartre, Lévinas, Derrida, Lyotard, Deleuze et la réception de Kafka en France.

 

 

Déroulé de l’atelier : une première séquence exposera le sujet choisi, suivi d’un débat. Une deuxième séquence proposera une lecture dirigée de textes, afin de susciter le débat. Un texte de  synthèse personnalisé pourra être soumis à la fin de la séance.

 

« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes »

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« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes »

(Racine, Andromaque – Acte V. scène 5)

Yosef-Joseph-Yaakov Dadoune

EXPOSITION

Du 17/2 au 2/4 2016

Beit Uri And Rami Nehostan Museum

 

 

C’est une référence à la tragédie grecque et une affirmation de son lien de plus en plus étroit à la littérature française que Joseph Dadoune revendique en choisissant pour titre de son exposition ce vers remarquable de Racine dans la dernière scène d’Andromaque.
Cette exposition au musée Beit Uri et Rami Nehostan à Ashdot Ya’akov Meuhad s’articule autour de 4 séries de photographies et encres dessins au feutre ainsi que d’un slide-show. Joseph Dadoune présente ces travaux pour la première fois. Il les réalisa lors de sa résidence à la Cité des Arts à Paris au printemps 2015.

Exposer ses dessins est pour Joseph Dadoune une décision libératrice. Après n’avoir travaillé longtemps qu’au pastel a l’huile fusain noir, il aborde aujourd’hui sans complexe les couleurs acides acidulées a l’eaux au feutre.
Loin des mediums plus sophistiqués, tel le cinéma ou la vidéo qui l’ont fait connaître, Joseph Dadoune trouve une source d’énergies dans cet art pauvre.
Actuellement, ce qui le questionne dans son œuvre, c’est sa pratique compulsionnelle du dessin et sa représentation photographique. Son exposition le démontre.

Les peaux de serpent enguirlandées en faux cuir imprimé introduisent l’exposition. Les mots serpents et messie y sont écrits tour à tour en hébreu et en arabe et témoignent des convictions et des engagements de l’artiste.

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Joseph Dadoune est né à Nice où il ne vit plus mais où il revient désormais régulièrement. Parti à l’âge de cinq ans en Israël, il a habité aux portes du désert du Néguev, à Ofakim une ville surgie de nulle part, cernée d’installations militaires et assourdie par le bruit des avions à l’entrainement. Là-bas, dans ce paysage à la lumière blanche et aux lignes mouvantes, l’horizon se confond avec celui de Gaza, la voisine. Joseph Dadoune observe la boucle infernale des constructions et destructions, des friches continuelles. Son œuvre personnelle puise dans cette réalité locale.

 

 

L’actualité de La Closerie

L’Actualité de La Closerie
La médiathèque de l’Institut français de Tel Aviv

J’ai accompli de délicieux voyages, embarqué sur un mot…Honoré de Balzac

Venez découvrir à La Closerie les prix littéraires 2015, les coups de cœur de La Closerie ainsi que les grands dossiers de la plateforme Culturethèque

MATHIAS ENARDPrix Goncourt : Boussole de Mathias Enard Ed. Actes Sud,
(existe aussi en version numérique)
“Dans la vie il y a des blessures qui, comme une lèpre, rongent l’âme dans la solitude”, écrit l’Iranien Sadegh Hedayat : ce petit homme à lunettes rondes le savait mieux que quiconque. C’est une de ces blessures qui l’amena à ouvrir le gaz en grand dans son appartement à Paris, un soir justement de grande solitude, un soir d’avril, très loin de l’Iran, avec pour seule compagnie quelques poèmes de Khayyam et une sombre bouteille de cognac, peut-être, ou peut-être rien, rien du tout, à part les textes qu’il gardait encore par-devers lui et qu’il a emportés dans le grand vide du gaz.

Boussole fait partie de ces livres qui nous portent et nous emportent. Roman nocturne, enveloppant et musical, c’est un voyage, une quête de l’autre, une main tendue, comme un pont jeté entre l’Occident et l’Orient.
Mathias Enard, auteur de “Boussole”, l’entretien vidéo 

 

 

LA CACHEPrix Femina La cache de Christophe Boltanski Ed. Stock
« Nous avions peur. De tout, de rien, des autres, de nous-mêmes. De la petite comme de la grande histoire. Des honnêtes gens qui, selon les circonstances, peuvent se muer en criminels. De la réversibilité des hommes et de la vie. Du pire, car il est toujours sûr. Cette appréhension, ma famille me l’a transmise très tôt, presque à la naissance. »

Ce roman qui s’apparente à un grand reportage raconte le roman-vrai d’une illustre famille juive qui après la Libération se replie sur elle-même.

 

HEDI KADOURGrand prix du roman de l’Académie française :Hédi Kaddour Les prépondérants Ed. Gallimard
(existe aussi en version numérique)
« À la fin du printemps 1922, à Nahbès, avenue Jules-Ferry, Rania avait assisté à l’arrivée soudaine d’une troupe d’étrangers bruyants, ils venaient tourner un film, Le Guerrier des sables. Elle était fascinée, et hostile, regardait en silence, se disait ce sont les gens des temps qui viennent… mais ils ne viennent pas comme viennent des voyageurs à qui l’on peut dire « sois le bienvenu »… mais pas non plus comme sont venus les Français, mitl ennâr ‘ala lkabid, comme des flammes sur le foie… pourquoi est-ce que je les regarde ? parce que les temps qui viennent n’ont rien d’autre à m’offrir. »

Au printemps 1922, des Américains d’Hollywood viennent tourner un film à Nahbès, une petite ville du Maghreb. Ce choc de modernité avive les conflits entre notables traditionnels, colons français et jeunes nationalistes épris d’indépendance.
Raouf, Rania, Kathryn, Neil, Gabrielle, David, Gan-thier et d’autres se trouvent alors pris dans les tourbillons d’un univers à plusieurs langues, plusieurs cultures, plusieurs pouvoirs.
Entretien vidéo Hédi Kaddour : “Les Prépondérants” sur France info 

 

SANSALGrand prix du roman de l’Académie française : Boualem Sansal, 2084 Ed. Gallimard 

(existe aussi en version numérique)
« Pour les générations de la Nouvelle Ère, les dates, le calendrier, l’Histoire n’avaient pas d’importance, pas plus que l’empreinte du vent dans le ciel, le présent est éternel, aujourd’hui est toujours là, le temps en entier tient dans la main de Yölah, il sait les choses, il décide de leur signification et instruit qui il veut.
Quoi qu’il en soit, 2084 était une date fondatrice pour le pays même si nul ne savait à quoi elle correspondait. »
“Comment les convaincre quand ils sont convaincus que leur place au paradis est retenue et les attend comme une suite dans un palace ?”s’interroge Ati, le personnage central de cette parabole sardonique et désespérée.
Boualem Sansal s’en prend aux ravages des religions lorsqu’elles se radicalisent. Contre la surveillance généralisée, et surtout, contre la bêtise, une grande voix s’élève près d’Alger.
Boualem Sansal s’est imposé comme une des voix majeures de la littérature contemporaine.
Boualem Sansal, l’interview intégrale, sur Europe 1 

 

VIGANPrix Renaudot, Prix Goncourt des Lycéens : Delphine de Vigan D’après une histoire vraie Ed. Lattes
« J’ai pris le métro à la Porte de Versailles, la rame était bondée, j’ai trouvé malgré tout où m’asseoir. Le nez collé à la vitre, j’ai commencé à rejouer cette scène, cette scène m’est revenue, une première fois, puis une autre encore. J’avais refusé à cette femme de signer son livre alors que j’étais là, en train de discuter, je n’en revenais pas. Je me sentais coupable, ridicule, j’avais honte.
J’écris cette scène aujourd’hui, avec ce qu’elle contient de fatigue et trop-plein, car je suis à peu près sûre que si elle n’avait pas eu lieu, je n’aurais pas rencontré L. »

Pour son nouveau roman, Delphine de Vigan ose une écriture dramatique et jusqu’au-boutiste qui va dérouter le lecteur. Parle-t-elle d’elle-même ? A-t-elle vécu cette angoisse de la page blanche ? Et, surtout, L. a-t-elle vraiment existé ? Entre enquête sur la littérature et ambiance à la Stephen King, l’auteur s’amuse à déjouer les pièges que lui tendait son propre projet. Et arrive à signer un texte fort, posant de nombreuses questions sur la place de l’écriture dans la vie

 

Les coups de cœur de La Closerie

 

TOBIE NATHANTobie Nathan : Ce pays qui te ressemble Ed. Stock 

(existe aussi en version numérique)
« On dit que l’Égypte est la mère des mondes, oum el donia… C’est aussi la mienne ! Je veux dire : l’Égypte est ma mère ; c’est la matrice de toutes mes pensées. Je suis de là. Nous autres, Juifs d’Égypte, sommes de là, de toujours. Nous étions là avec les pharaons. Dans un lointain passé, l’Égypte a été envahie par les Perses et nous étions là ; par les Babyloniens, par les Grecs, par les Romains, par les Arabes et nous étions encore là… Nous autres, Juifs, nous sommes comme les bufflons, pétris dans la boue du Nil, de cette même couleur sombre ; des autochtones. »
Tobie Nathan, nous prend par la main et nous offre son Égypte, magnifique, poétique, soumise à l’oppression anglaise, rebelle. Il nous présente cette terre plurielle soudain devenue hostile à ceux qui étaient tout aussi égyptiens que les autres, à ces Juifs dont la langue natale est l’arabe. Ceux-là mêmes qui disent « Allah » pour parler de Dieu. Comment l’antisémitisme s’est-il confondu dans ce désir d’indépendance profond et irrépressible ?
Interview de Tobie Nathan à propos de “Ce pays qui te ressemble” – Rentrée littéraire 2015

 

 

MABANCKOUAlain Mabanckou : Petit Piment Ed.Seuil
« Tout avait débuté à cette époque où, adolescent, je m’interrogeais sur le nom que m’avait attribué Papa Moupelo, le prêtre de l’orphelinat de Loango : Tokumisa Nzambe po Mose yamoyindo abotami namboka ya Bakoko. Ce long patronyme signifie en lingala « Rendons grâce à Dieu, le Moïse noir est né sur la terre des ancêtres », et il est encore gravé sur mon acte de naissance… »
Dans ce roman envoûté et envoûtant, parfois grave parfois dôle, l’auteur renoue avec le territoire de son enfance. Qui est Petit Piment ? Un marginal qui sombre dans la folie ? Ou un esprit blessé et lucide qui va reprendre son destin en main contre les fatalités de l’Histoire et l’arbitraire des décideurs ?

 

LA VIE DES ELFESMuriel Barbery : La vie des elfes Ed. Gallimard
« La petite, elle, est arrivée à la clairière. Il neige. Elle n’a pas froid. Celui qui l’a menée ici lui parle. C’est un grand et beau cheval blanc dont la robe fume dans le soir et répand une brume claire dans toutes les directions du monde — vers l’ouest où bleuit le Morvan, vers l’est où on a moissonné sans une pluie, vers le nord où se déploie la plaine, et vers le sud où les hommes sont à la peine dans la montée avec de la neige jusqu’à mi-cuisses… »
Pour son retour en librairie, Muriel Barbery n’a choisi ni la facilité ni la précipitation. Neuf années de discrétion et de travail ont nourri La Vie des elfes. L’ambition littéraire et romanesque qui en a porté l’écriture est perceptible à chaque ligne, l’intrigue mêle la nature, l’art et la magie.
Muriel Barbery revient à tire d’elfe, Paris Match 

MAJDALANICharif Majdalani : Villa des femmes Ed.Seuil
« Je me revois assis là durant toutes ces années, je revois danser les ombres et la lumière sur les arabesques du perron où j’attendais le patron. Je savais ses heures et son programme, j’aimais la propriété, l’usine, les jardins et même cette insupportable Jamilé qui jamais ne voulut de moi autrement que comme collègue mais dont le corps de louve, les cheveux de jais et les seins durs et fermes me faisaient rêver. »
La grandeur et le déclin d’une riche famille libanaise, racontés avec une plume délicate, subtile et originale par le biais du chauffeur, témoin privilégié de l’histoire ; avec un charme indéniable qui agit d’un bout à l’autre du roman.
Charif Majdalani sur France Culture 

HUBERT BENGARELLIHubert Mingarelli : La route de Beit Zera Ed. Seuil
(existe aussi en version numérique)
Chacun pour soi se rappelait ce jour-là, devant Jaffa, pendant leur service militaire. Ils fouillaient les Arabes à midi. La chaleur montait de la route comme de l’eau chaude d’un bassin. Le soleil les tuait tous. (…) Ils étaient une centaine à attendre leur tour pour entrer dans Jaffa. Soudain un vieillard sortit de la file, s’avança, passa à côté de Stépan et Samuelson sans un regard, sans l’ombre d’une crainte, et s’éloigna. L’officier leva une main et posa l’autre sur son étui à révolver. Stépan et Samuelson, abandonnant les deux qu’ils fouillaient à ce moment-là, se redressèrent, fixèrent un moment le dos du vieillard qui s’en allait sans les craindre, puis éclatèrent de rire, et tous les Arabes qui attendaient leur tour éclatèrent eux aussi d’un rire si extraordinaire qu’il couvrit celui de Stépan et Samulson. L’officier devint rouge de colère, mais demeura muet. Il faisait trop chaud.
Livre de la paternité et de la transmission, il est question de la séparation, celle d’un père et d’un fils mais aussi celle des peuples qui vivent avec les fautes commises par leurs aînés. Et dit, à hauteur d’homme, la vie quotidienne éprouvée par le conflit israélo-palestinien.

Les grands dossiers du portail numérique Culturethèque

Centenaire Roland Barthes
Pour le centenaire de la naissance de Roland Barthes la plateforme culturethèque vous propose un choix de livres pour découvrir ou redécouvrir le philosophe et sémiologue décédé à Paris le 26 mars 1980.
Article  

Focus sur COP 21 (21ème conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques).
Quelques livres pour nous alerter :

Petit manuel climatique pour ceux qui ne veulent pas finir grillés comme des sardines
Dubois, Philippe Jacques | Livre numérique | Points | 2015
Allons-nous tous finir grillés comme de sardines, au barbecue géant d’une terre brûlée par le soleil ?

Sortons de l’âge des fossiles !
Combes, Maxime | Livre numérique | Seuil | 2015
Les entrailles de la Terre contiennent suffisamment de pétrole, de gaz et de charbon pour déclencher le chaos climatique

Quelles solutions face au changement climatique
Laville, Bettina | Livre numérique | CNRS Editions | 2015
Proposer des solutions pour faire face au changement climatique est devenu un enjeu majeur pour l’avenir

L’Humanité disparaîtra, bon débarras !
Yves, Paccalet | Livre numérique | Arthaud | 2013
Cet essai philosophique et d’humour noir, drôle et pessimiste, provocant et désespéré ne nous parle pas de fin du monde mais de l’extinction d’une espèce bête et méchante – la nôtre…

Centenaire de la 1ère Guerre Mondiale :
Depuis janvier 2014 l’Institut français de Paris s’attache à commémorer la guerre 1914-1918 au travers de documents, de témoignages, d’expositions sur la plateforme Culturethèque.
Les gueules cassées : victimes sans visage d’une guerre mécanisée
Découvrez ce document qui décrit et analyse l’une des épreuves les plus terribles vécues par les soldats de cette guerre qu’on appelait « sale »

Bernard-Henri Lévy au Musée d’art de Tel-Aviv

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Bernard-Henri Lévy au Musée d’art de Tel-Aviv
Le Musée d’art de Tel Aviv reçoit Bernard-Henri Lévy pour une lecture exceptionnelle de passage de son livre à paraître « Le Génie du Judaïsme ». Le livre paraîtra, d’abord en France, puis aux Etats-Unis, au premier semestre 2016. Mais l’auteur en lira des extraits, en avant première, ce 2 décembre 2015, au Musée de Tel-Aviv.

L’écrivain et philosophe rendra également hommage aux victimes des attentats du 13 novembre dans une allocution qui sera autant une marque de respect en leur mémoire qu’un appel au sursaut.

 

L’AUTEUR
Bernard-Henri Lévy est né en 1948.
Normalien, puis agrégé de philosophie, il est philosophe, essayiste, romancier, cinéaste et dramaturge.
Il est directeur de la revue « La Règle du Jeu », mais est également éditorialiste pour Le Point, le Corriere della Sera, El Pais, le Huffington Post, le Wall Street Journal, La Frankfurter Allgemeine Zeitung, etc. Il est éditeur chez Grasset depuis 1973.
Au Bangladesh à vingt ans, puis en Bosnie, en Libye ou, aujourd’hui, en Ukraine et au Kurdistan, il a le goût du monde réel et de ce qu’il appelle « la grande colère des choses ».
Il a publié, depuis la « Barbarie à visage humain » jusqu’au « Génie du Judaïsme », une trentaine de livres.

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Trente-sept ans après Le Testament de Dieu, Bernard-Henri Lévy publie Le Génie du judaïsme.
Quelle est la forme du nouvel antisémitisme ? Que représente Israël dans l’imaginaire et la vie d’un Juif de la diaspora ? En quel sens peut-on et doit-on dire des Juifs qu’ils sont “forts” ? Peut-on connaître deux Techouva dans une seule vie ? Proust a-t-il lu le Zohar ? Le judaïsme prescrit-il de croire ou d’étudier ? Est-il encore possible de combler le fossé grandissant qui sépare les Juifs laïcs des Juifs de l’étude ? Que dit, vraiment, le Livre de Jonas et qui sont les Ninivites d’aujourd’hui ? Tels sont quelques-uns des thèmes qui courent à travers les fragments choisis par l’auteur. Tels seront les grands axes de sa « performance ».