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Le 25 janvier, l’Université de Tel-Aviv a accueilli plus de 400 spectateurs venus assister à la conférence du célèbre psychiatre Boris Cyrulnik sur la transmission du traumatisme « Le murmure des fantômes », co-organisée par l’Institut français d’Israël et l’Association des Amis Francophones de l’Université de Tel-Aviv.

Après une brève introduction par le Pr. Ruth Amossy, marraine de l’association, et M. Sebastien Linden, attaché de coopération scientifique et universitaire de l’ambassade de France en Israël, M. Cyrulnik a développé sa thèse : « Ce n’est pas le trauma qui se transmet, mais la manière d’y réagir. » introduit-il. Observations, expériences, science et arguments historiques à l’appui, Boris Cyrulnik a passionné son auditoire avec conviction et esprit.

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Les enfants ressentent le traumatisme de leur(s) parent(s) dès le plus jeune âge, dès la grossesse même. Ils ont le « pif », pour repérer un bafouillement, ressentir un silence, se heurter à un déni. Ils y réagissent, et chercheront en grandissant un facteur de résilience. Le mécanisme s’observe pour tout traumatisme, les génocides comme la maladie, la perte d’un proche, ou la précarité. A l’appui l’exemple de Georges Perec, écrivain orphelin de la guerre et de la shoah, son déni et sa résilience par son œuvre littéraire. En faisant taire les traumatisés et leurs héritiers, le négationnisme est ainsi aussi coupable que le génocide, à l’image de l’assassin dissimulant son crime.

IMG_3649-1Photos : © Alex J. Summertown