Les Francofolies à Ashdod

/ EVENEMENT SAISON FRANCE ISRAEL 2018

Les Francofolies à Ashdod
Jane Birkin, Magic System, Amir et Raphael
Du 25 au 27 septembre
Mishkan Leomanouyot Habama- municipalité d’Ashdod
600 x 300 4 artistes

Pour la première fois en Israël, et dans le cadre de la Saison croisée France-Israël, la 4e édition du Festival de musique Ushpizin, qui se tient à Ashdod pendant les fêtes de Souccoth, reçoit l’un des plus prestigieux festivals de musique en France : Les Francofolies ! Jane Birkin rendra hommage à Serge Gainsbourg, accompagnée de l’Orchestre Symphonique d’Ashdod. Raphael chantera avec ses invités israéliens, Amir et Magic System nous ferons passer une soirée rythmée et endiablée.

Pour cette première édition, toutes les générations, toutes les couleurs et les styles, les ambiances et les rythmes éclectiques de la musique française contemporaine seront sur scène à Ashdod.

Les Francofolies, premier Festival de chanson Francophone est né en 1985. Chaque édition réunit plus de 150 000 personnes sur le port de la Rochelle. De Serge Gainsbourg à Léo Ferré, de Barbara à Jean Jacques Goldmann, de Claude Nougaro à Charles Aznavour, tous les grands noms de la chanson française s’y sont produits plusieurs fois. On y a aussi découvert la nouvelle génération, celle des Zaz, Matthieu Chedid, Jain, Maitre Gims, Camille, Charlotte Gainsbourg ou encore Soprano… Le partage, la convivialité, l’émotion, le sens de la fête sont les principales valeurs des Francofolies.

Consacré par son troisième album, Caravane, (1.8 millions d’exemplaires vendus, 3 Victoires de la Musique en 2006), Raphaël, en pleine tournée pour présenter son nouvel album, Anticyclone, fera escale à Ashdod pour un concert exceptionnel et totalement inédit le 25 septembre. L’occasion de découvrir sur scène, avec ses invités israéliens, un chanteur bouleversant qui envoute son public par la justesse de ses mélodies et de ses textes. Raphaël sera notamment accompagné du grand pianiste Steve Nieve, qui a collaboré avec Elvis Costello, David Bowie, Morissey et Robert Wyatt, dans une création spéciale pour ce concert.

Jane Birkin reprendra les chansons de Serge Gainsbourg, accompagnée par l’orchestre symphonique d’Ashdod, dirigé par le célèbre chef d’orchestre israélien Gil Shohat. Jane Birkin incarne désormais seule le duo mythique qu’elle formait avec Serge Gainsbourg. Elle connaît mieux que personne le sens des mots choisis par Serge Gainsbourg dans ses textes qu’il accompagnait souvent de musique classique. Cette interprétation symphonique apportera sans conteste une force unique à son répertoire

Amir et le groupe Magic System seront sur la scène des Francofolies d’Ashdod. Finaliste de l’émission Nouvelle star en Israël (« Kokhav Nolad »), révélé par The Voice en France puis par sa participation à l’Eurovision 2016 avec son tube « J’ai cherché », Amir présentera son dernier album, Addictions, aux confluences de ses expériences artistiques et humaines : un mélange de pop anglo-saxonne, hip hop, électro et musiques orientales. Le même soir se produira Magic System : ce groupe venu de Côte d’Ivoire enchaîne depuis deux décennies les albums et les succès. Leur musique, pont entre leur pays natal et la France, est un mix de zouglou, la musique populaire ivoirienne, de rap, raï, RnB, électro et pop, portée par une énergie et une positivité incroyable qui dépassent les frontières et rassemblent les cultures.

Les Francofolies d’Ashdod sont organisées dans le cadre du Festival Ushpizin, à l’occasion de la Saison croisée France Israël, en partenariat avec la municipalité d’Ashdod, le ministère israélien des Affaires Etrangères, le ministère israélien du tourisme, l’Ambassade de France en Israël et l’Institut français, et avec le soutien du Comité des mécènes de la Saison croisée France-Israël.

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Saison croisée France-Israël : prenez le risque de visiter l’exposition « Risque, Osez l’expo! » au Musée Bloomfield des Sciences de Jérusalem

/INAUGURATION

Saison croisée France-Israël : prenez le risque de visiter l’exposition « Risque, Osez l’expo! » au Musée Bloomfield des Sciences de Jérusalem

L’exposition « Risque, Osez l’expo! », produite par Universcience, a été inaugurée le 22 juin 2018 au Musée Bloomfield des Sciences de Jérusalem. Inscrite au programme de la Saison croisée France-Israël, elle sera proposée jusqu’au 10 décembre 2018.

Photo 1. Coupé de ruban de l’inauguration de l’exposition « Risque, Osez l’expo ! » (crédits photo : Avi Hayun)

Photo 1. Coupé de ruban de l’inauguration de l’exposition « Risque, Osez l’expo ! » (crédits photo : Avi Hayun)

Quelle est la dernière fois que vous avez pris un risque ? L’exposition « Risques ! Osez l’expo », actuellement au Musée des Sciences Bloomfield de Jérusalem jusqu’en décembre 2018, dans le cadre de la Saison Croisée France-Israël, vous invite à réfléchir à la thématique du risque, en suivant un parcours ludique et interactif pour enfants et adultes.

L’exposition répond à des questions qui touchent à notre quotidien, telles que la manière de concilier la nécessité du risque, la liberté de chacun et la sécurité de tous, dans une société devenue très sécurisée.

Vous vous demandez qui a les nerfs les plus solides parmi vos amis ou dans votre famille ? Venez tester votre flegme en vous asseyant avec trois autres intrépides autour d’une table envoyant de légères décharges électriques au hasard à l’un des protagonistes. Pas d’inquiétude toutefois, ça ne fait pas mal, c’est certifié par votre serviteur !

L’exposition aborde également l’aspect des risques pris au quotidien, en témoigne ce parcours en apparence simple à traverser, mais qui le devient beaucoup moins lorsqu’on enfile des lunettes qui imitent la vision d’une personne en état d’ébriété. Déséquilibre garanti !

Venez également dresser un bilan complet de votre appétence pour le risque, en vous testant parmi de nombreuses situations, telles que servir de cobaye lors d’expériences médicales, plonger avec des requins, tricher à un examen, jouer à des jeux de hasard…

Photo 2. La « table électrique », l’une des installations de l’exposition (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

Photo 2. La « table électrique », l’une des installations de l’exposition (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

L’inauguration de l’exposition a eu lieu le 22 juin, en présence d’Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, et de Bruno Maquart, Président d’Universcience, l’établissement regroupant le Palais de la découverte et la Cité des sciences et de l’industrie à Paris, qui a produit l’exposition.

M. Maquart explique qu’il s’agit « d’une exposition sur l’audace et la nécessité pour les humains et les sociétés de prendre des risques. Il faut toutefois prendre des risques en pensant à ce que l’on fait. L’objectif de cette exposition est ainsi de promouvoir une démarche raisonnée de la prise de risque au niveau individuel comme collectif ». Concernant le contenu de l’exposition, M. Maquart ajoute : « Nous avons la conviction que, pour mieux comprendre, il faut se mettre en situation. Il s’agit donc d’une exposition joyeuse, qui va solliciter le visiteur de mille manières possibles. Le risque est un sujet très sérieux que nous abordons de la manière la plus facile et ludique possible, tout en étant restant fidèle à la réalité, à une certaine exactitude. » Il conclut en précisant « qu’il s’agit de la première sortie de cette exposition hors d’Europe et nous sommes très fiers que cela soit en Israël ».

 

A noter que, dans le cadre de la Saison croisée France-Israël, Universcience accueillera l’exposition « Illusions » à partir de novembre 2018 au Palais de la Découverte à Paris, une exposition sur le cerveau qui a été présentée au Musée Bloomfield en 2014.

Photo 3. L’inauguration de l’exposition a eu lieu le 22 juin à Jérusalem De gauche à droite : Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, Maya Halevy, Directrice du Musée Bloomfield des Sciences de Jérusalem, Bruno Maquart, Président d’Universcience, Michele Seguev, Coordinatrice israélienne de la Saison croisée France-Israël (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

Photo 3. L’inauguration de l’exposition a eu lieu le 22 juin à Jérusalem
De gauche à droite : Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, Maya Halevy, Directrice du Musée Bloomfield des Sciences de Jérusalem, Bruno Maquart, Président d’Universcience, Michele Seguev, Coordinatrice israélienne de la Saison croisée France-Israël (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

Le Français Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, reçoit le grade de doctor honoris causa du Technion

/SPATIAL

Le Français Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, reçoit le grade de doctor honoris causa du Technion

Jean-Yves Le Gall, Président du Centre national d’études spatiales (CNES), était en visite en Israël du 10 au 12 juin 2018, afin de recevoir le grade de doctor honoris causa du Technion et de prendre part à une rencontre organisée dans le cadre de la Saison croisée France-Israël avec des lycéens, autour de l’Espace et du microsatellite franco-israélien Venµs.

Photo 1. De gauche à droite : Muriel Touaty (Directrice générale du Technion France), Jean-Yves Le Gall (Président du CNES), Hélène Le Gal (Ambassadrice de France en Israël) et Peretz Lavie (Président du Technion) (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

Photo 1. De gauche à droite : Muriel Touaty (Directrice générale du Technion France), Jean-Yves Le Gall (Président du CNES), Hélène Le Gal (Ambassadrice de France en Israël) et Peretz Lavie (Président du Technion) (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

Si l’on devait mettre en exergue un domaine de la coopération scientifique entre la France et Israël particulièrement intense et dynamique, la coopération spatiale ferait sans conteste partie des premiers cités.

Le lancement du satellite franco-israélien Venµs le 1er août 2017, dédié à l’étude de la végétation dans le contexte du changement climatique, est à ce titre emblématique. Les événements organisés autour de Venµs ont d’ailleurs été identifiés comme des temps forts de la Saison croisée France-Israël. Parmi ceux-ci, un colloque scientifique de présentation des résultats de Venμs aura lieu en Israël au mois de novembre à Beer-Sheva. Par ailleurs, une nouvelle mission conjointe, nommée C3IEL, vient d’être lancée en 2018 entre le CNES et l’Agence spatiale israélienne (ISA), consacrée à l’étude des nuages et à leur évolution liée au changement climatique.

Le Président la République française, Emmanuel Macron, et le Premier ministre d’Israël, Benyamin Netanyahou, ont d’ailleurs salué l’engagement du CNES et de l’ISA dans la lutte contre le changement climatique lors de l’inauguration de la Saison croisée début juin à Paris.

Jean-Yves Le Gall, Président du CNES depuis 2013, a largement contribué aux renforcements des liens entre les deux pays dans le domaine spatial. Il se rend ainsi régulièrement en Israël, à l’occasion de la Conférence spatiale internationale annuelle Ilan Ramon et de visites liées au projet Venµs, notamment dans le cadre de la Saison croisée France-Israël. Il est par ailleurs Président de la Fédération internationale d’Astronautique (IAF) depuis 2015 et, depuis mars 2017, Président du conseil de l’Agence Spatiale Européenne (ESA).

Afin de récompenser l’engagement de M. Le Gall dans la relation bilatérale, le Technion lui a décerné le grade de doctor honoris causa lors d’une cérémonie à Haïfa le 11 juin 2018.

Encadré. Présentation du Technion

Fondé en 1912 et ouvert en 1924 à Haïfa, le Technion est la plus ancienne université du pays. Le Technion propose des formations à tous les niveaux, de la licence aux recherches post-doctorales, en ingénierie, sciences naturelles, médecine et architecture. Au total, le Technion regroupe 18 départements et 52 centres de recherche dans lesquels se répartissent 14 000 étudiants dont 1 000 étudiants étrangers. En 2017, le classement de Shanghai place le Technion à la 93ème place des meilleures universités mondiales (1ère université israélienne).

M. Le Gall a déclaré à l’issue de la cérémonie : « L’honneur que vient de me faire le Technion rend hommage à la coopération spatiale exemplaire entre la France et Israël et à l’engagement extraordinaire des femmes et des hommes qui la mettent en œuvre. A titre plus personnel, 30 ans après ma première visite en Israël et trois ans après mon élection à Jérusalem comme Président de l’IAF, cette distinction, qui m’a été remise à Haïfa, suscite en moi reconnaissance et émotion. »

M. Le Gall a également rencontré 200 lycéens de Rishon LeZion le 11 juin, dont des élèves du collège-lycée franco-israélien Mikvé Israël, en présence de Peretz Vazan, Directeur général du ministère israélien de la Science, de la Technologie et de l’Espace, Avi Blasberger, Directeur de l’ISA, et Haim Rousso, Président de l’association Taasiyeda. M. Le Gall a donné une conférence sur l’Espace et Venµs et a participé à une remise de diplômes à des lycéens impliqués dans un projet de recherche axé sur l’identification de divers matériaux et phénomènes visant à optimiser l’utilisation des ressources naturelles.

Enfin, M. Le Gall a visité, en compagnie de M. Blasberger et Barbara Wolffer, Directrice de l’Institut français d’Israël, la galerie d’art Charlot à Jaffa, présentant les œuvres de Eduardo Kac, un artiste contemporain américano-brésilien ayant notamment travaillé avec le spationaute Thomas Pesquet (une performance poétique dans l’Espace intitulée « Télescope intérieur »).

Rédaction : Etienne Charbit

Physique des lasers et nanosciences appliquées à l’optique : de nouvelles coopérations franco-israéliennes engagées

/COOPERATION SCIENTIFIQUE

Physique des lasers et nanosciences appliquées à l’optique : de nouvelles coopérations franco-israéliennes engagées

Deux accords de recherche franco-israéliens, dans les domaines de la physique des lasers et des nanosciences appliquées à l’optique, ont été signés en juin 2018 en Israël entre plusieurs institutions de recherche françaises et israéliennes, à l’occasion d’une conférence sur la physique des lasers organisée dans le cadre de la Saison croisée France-Israël à l’Institut Weizmann des Sciences.

Photo 1. La Résidence de France en Israël a accueilli deux cérémonies de signature d’accords scientifiques (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 1. La Résidence de France en Israël a accueilli deux cérémonies de signature d’accords scientifiques (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Deux accords bilatéraux de coopération scientifique ont été signés entre des institutions de recherche françaises et israéliennes le 27 juin 2018 à la Résidence de France en Israël.

Le premier accord a été signé entre le Laboratoire d’Optique Appliquée (LOA), qui est sous triple tutelle du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), de l’ENSTA ParisTech et de l’Ecole polytechnique, et l’Institut Weizmann des Sciences.

Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS, précise que « l’accord va permettre de développer une nouvelle coopération dans le domaine de la physique de l’interaction laser-matière et des plasmas et des sources de rayonnement. Le projet pourrait déboucher sur des applications importantes en matière de santé, telles que de nouvelles thérapies contre le cancer ou des techniques d’imagerie permettant la détection précoce des tumeurs ». Patrick Massin, Directeur de la Formation et de la Recherche de l’ENSTA ParisTech, estime que « l’addition des expertises des équipes de recherche des différents partenaires permet de couvrir tous les aspects du projet ».

Photo 2. Signature de l’accord dans les domaines de la physique des lasers De gauche à droite : Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS ; Patrick Massin, Directeur de la Formation et de la Recherche de l’ENSTA ParisTech ; Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël ; Michal Neeman, Vice-présidente de l’Institut Weizmann ; Jacques Biot, Président de l’Ecole polytechnique (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 2. Signature de l’accord dans les domaines de la physique des lasers
De gauche à droite : Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS ; Patrick Massin, Directeur de la Formation et de la Recherche de l’ENSTA ParisTech ; Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël ; Michal Neeman, Vice-présidente de l’Institut Weizmann ; Jacques Biot, Président de l’Ecole polytechnique (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Le deuxième accord porte sur la création du Laboratoire International Associé* (LIA) ImagiNano, entre le CNRS, Aix-Marseille Université, Centrale Marseille, l’Institut Weizmann des Sciences, l’Université de Tel Aviv et l’Université hébraïque de Jérusalem.

M. Schuhl indique qu’il s’agit « d’un projet interdisciplinaire couvrant les domaines des nanosciences appliquées à l’optique, l’imagerie, l’endoscopie et la microscopie, pour des applications biomédicales ». « J’espère que ce projet ambitieux, impliquant nos trois principaux partenaires scientifiques en Israël, débouchera sur de belles réussites », a-t-il déclaré.

Ce laboratoire est une extension du LIA NaBi (Nano-Bio Science), qui était effectif depuis 2008 entre six laboratoires du CNRS et l’Institut Weizmann des Sciences, ayant conduit à 30 co-publications et au dépôt d’un brevet.

Photo 3. Signature de l'accord pour le LIA ImagiNano De gauche à droite : Re’em Sari, Vice-président Recherche et Développement de l'Université hébraïque de Jérusalem ; Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS ; Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël ; Michal Neeman, Vice-présidente de l’Institut Weizmann ; Ranaan Rein, Vice-président de l’Université de Tel Aviv (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 3. Signature de l’accord pour le LIA ImagiNano
De gauche à droite : Re’em Sari, Vice-président Recherche et Développement de l’Université hébraïque de Jérusalem ; Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS ; Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël ; Michal Neeman, Vice-présidente de l’Institut Weizmann ; Ranaan Rein, Vice-président de l’Université de Tel Aviv (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Des chercheurs français et israéliens ont assisté aux deux cérémonies de signature. Ils étaient rassemblés à l’occasion d’une conférence sur la physique des lasers, organisée dans le cadre de la Saison croisée France-Israël à l’Institut Weizmann des Sciences, en partenariat avec l’Ecole polytechnique, le CNRS et l’ENSTA ParisTech. La conférence se tenait à l’initiative de Victor Malka, également instigateur de l’accord entre le LOA et l’Institut Weizmann des Sciences.

Photo 4. Des chercheurs français et israéliens lors des cérémonies de signature, dont Victor Malka (au premier plan, deuxième en partant de la gauche) (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 4. Des chercheurs français et israéliens lors des cérémonies de signature, dont Victor Malka (au premier plan, deuxième en partant de la gauche) (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

En outre, une importante délégation de six représentants du CNRS était pour l’occasion en visite en Israël et a mis ce déplacement à profit pour rencontrer les responsables des principales universités partenaires du CNRS et du Centre de recherche français à Jérusalem (CRFJ). Le CNRS dispose en effet de forts liens scientifiques avec Israël, dans tous les domaines scientifiques. M. Schuhl indique que « 600 chercheurs du CNRS ont effectué une visite en Israël en 2017, en particulier dans les domaines des humanités, de la physique et de la biologie ». En outre, le CNRS, dispose de 3 LIA en Israël, dont FILOFOCS dans le domaine de l’informatique fondamentale, qui sera transformé cette année en Unité Mixte Internationale* (UMI), première structure de ce type entre la France et Israël.

Encadré. Présentation du CNRS

Le CNRS, créé en 1939, est un organisme public de recherche pluridisciplinaire, placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI). Cette institution de recherche fait partie des plus importantes au monde. Elle est dotée annuellement de 3,3 milliards d’euros de budget, emploie 33 000 personnes et dispose de 1 144 laboratoires de recherche en France et à l’étranger.

Photo 5. Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS, et Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 5. Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS, et Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

*Lexique :

  • Laboratoire International Associé (LIA) : « laboratoire sans murs » qui associe pour 4 ans un (ou plusieurs) laboratoire(s) français et d’un autre pays autour d’un projet défini conjointement. Ces laboratoires mettent en commun des ressources humaines et matérielles pour réaliser le projet ;
  • Unité Mixte Internationale (UMI) : laboratoire regroupant des chercheurs, des étudiants, des post-docs, des techniciens affectés par une institution française au sein d’une (ou plusieurs) institution(s) partenaire(s) étrangère(s).

Rédaction : Etienne Charbit

Une nouvelle impulsion pour le partenariat entre la faculté de droit Buchmann de l’Université de Tel-Aviv (UTA) et l’Ecole de droit de Sciences Po

/COOPERATION UNIVERSITAIRE

 Une nouvelle impulsion pour le partenariat entre la faculté de droit Buchmann de l’Université de Tel-Aviv (UTA) et l’Ecole de droit de Sciences Po 

 

François Heilbronn, Dominique Perben, Sharon Hannes, Jeremy Perelman, Yishai BlankCrédits image : Yael Zur

Lors d’une conférence sur « l’indépendance de la justice », les professeurs de l’Ecole de Droit de Sciences Po et de la faculté de droit Buchmann de l’Université de Tel-Aviv (UTA) ont formalisé leur coopération. Au programme de ce partenariat : pérenniser les échanges d’étudiants et de professeurs, étendre la coopération à l’organisation de colloques internationaux et aux cliniques juridiques.

Si la coopération entre l’Université de Tel Aviv et Sciences Po date d’une dizaine d’années, celle-ci a pris un nouvel élan récemment. Les prémices de la coopération remontent à la visite en Israël, en 2005, du directeur de Sciences Po. Ensuite, le partenariat s’est développé avec le séjour du Professeur Yishai Blank, de la faculté de droit Buchmann, à l’Ecole de droit de Sciences Po, ouvrant ainsi la voie aux mobilités de professeurs. Les échanges successifs de professeurs, confirmant les affinités d’approches entre les deux institutions, se sont traduits par le développement de mobilités étudiantes. En décembre 2017, symbole des liens forts qui unissent les deux institutions, Daphne Barak Erez, ancienne doyenne de la Faculté de droit de l’UTA, juge à la cour suprême d’Israël, a reçu le titre de Docteur honoris causa de Sciences Po.

Début mai, c’est à la Faculté de droit Buchmann de l’Université de Tel-Aviv que la coopération avec l’Ecole de droit de Sciences Po Paris s’est formalisée. A l’occasion d’une conférence sur  « l’indépendance de la justice » à laquelle participait Dominique Perben, avocat, ancien Ministre de la Justice français, l’ensemble des professeurs à l’initiative de cette coopération se sont retrouvés : le Professeur Sharon Hannes (doyen de la Faculté de droit de l’Université de Tel Aviv), le Professeur François Heilbronn (Président de l’Association française des amis de l’Université de Tel Aviv), le Professeur Yishai Blank (Université de Tel Aviv) et le Professeur Jérémy Perelman (Sciences Po) afin de travailler ensemble sur les contours d’un nouvel accord de partenariat.

« C’est une nouvelle impulsion pour le partenariat qui nous unit déjà » indique Dorit Koskas, Vice-Doyenne pour le développement et les relations avec les Alumni. « Ce nouvel accord formalise la coopération ; désormais chaque institution s’engage à envoyer et accueillir annuellement un professeur. Ensuite, il vise à pérenniser les mobilités étudiantes de niveau master et doctorat et à les développer pour les étudiants en premier cycle. Enfin et surtout, il étend la coopération à d’autres champs comme l’organisation de colloques internationaux et la mise en place de projets communs entre les cliniques juridiques ». Les cliniques juridiques dispensent une formation mêlant cours théoriques et stages pratiques. Elles sont articulées autour d’une mission d’intérêt public auprès des communautés locales ou nationales, et permettront aux étudiants des deux institutions de travailler sur des problématiques communes telles les mouvements migratoires, les droits de l’homme, l’environnement ou le droit des femmes.

 

 

 

Rédaction : Anaëlle Fer

Family Album & Papers

EXPOSITION / SAISON FRANCE ISRAEL 2018

Family Album & Papers

Une double exposition de l’artiste franco-israélien Joseph Dadoune

Lobby Art Space, Arlozorov, 6 Tel Aviv –  Du 5 juillet au 16 août 2018 – Les vendre dis et samedis de 11h à 14h

Consulat général de France, Ben Yehuda, 1 Tel Aviv – Du 6 juillet au 5 septembre – du lundi au vendredi de 11h à 13h

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Joseph Dadoune s’est plongé dans les archives maternelles pour en faire le matériau de nouvelles expressions artistiques. Documents d’immigration et photographies familiales constituent ainsi le point de départ d’une série d’œuvres qui revisitent une enfance, en France et en Israël. 

Né à Nice, dans le Sud de la France, l’artiste s’est installé en Israël, à Ofakim, à l’âge de six ans, dans le cadre d’une alya effectuée avec sa mère. Joseph Dadoune n’a cessé, depuis, d’effectuer des allers et retours entre Israël et la France, où il s’est établi tout récemment. Déplacements physiques de part et d’autre de la Méditerranée, mais aussi va-et-vient mental entre les langues, les appartenances, les cultures.
Ces déplacements sont au cœur des deux nouvelles expositions d’un artiste dont l’œuvre, mêlant photographies, vidéos, dessins et installations, questionne, depuis ses débuts, l’identité, la différence, mais aussi les frontières et leur dépassement. Frontières qui séparent l’Orient de l’Occident, le pouvoir central de la périphérie, ou encore l’imaginaire du réel.

L’exposition proposée au Consulat général, Papiers, s’articule autour des documents d’immigration, en écho à la fonction du lieu. Joseph Dadoune effectue un travail plastique à même ces documents, pour en souligner la poésie mais aussi l’âpreté. Les papiers deviennent papiers à dessins, tandis que l’autorisation d’immigrer et de circuler ouvre la voie d’un voyage artistique. Le Consulat accueille ces séries de dessins, mais aussi une vidéo, dans ses espaces publics.

Family Album, présenté au Lobby Art Center, s’organise autour de photographies familiales, archives d’enfance qui témoignent des transformations induites par cette alya, sur les corps notamment. Montrés là-bas, cachés ici, voire effacés totalement, à l’instar du corps du père, annulé de l’image par la mère, mais dont l’absence est rendue visible par le vide laissé par la photographie déchirée. L’immigration se révèle ici dans sa dimension de nouveau départ, de volonté radicale de changement de vie, qui serait susceptible d’abolir une vie passée. Radicalité d’un geste, que l’artiste apaise par ses interventions.

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Saison France-Israël 2018

/ EVENEMENT

Saison France Israël 2018 
120 évènements français en Israël !

A partir du 31 mai jusqu’à  fin novembre 2018

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Décidée au plus haut niveau des deux Etats, la Saison France-Israël 2018 se déroulera de manière simultanée dans les deux pays entre les mois de juin et de novembre 2018. Elle sera centrée sur l’innovation, la création et la jeunesse qui sont les axes majeurs d’un dialogue tourné vers l’avenir.

La Saison France-Israël 2018 a ainsi pour ambition de montrer la vitalité de la relation bilatérale dans les domaines culturels et scientifiques, de marquer une nouvelle étape dans les relations économiques et de renouveler le regard que portent les Français sur Israël et les Israéliens sur la France.

Mobilisée autour d’institutions, de savants, d’intellectuels et d’artistes engagés dans le dialogue franco-israélien depuis plusieurs années, la Saison France-Israël 2018 encourage aussi de nouvelles coopérations et promeut la rencontre entre la « Start-up nation » et la « French-Tech ».

A travers plus de 400 événements dans les deux pays, la Saison France-Israël 2018 résonnera dans une cinquantaine de villes en France et une vingtaine de villes en Israël autour de thèmes variés tels que l’innovation , les sciences, l’économie, le théâtre, la danse, l’art contemporain, la musique, l’éducation, le cinéma, le design, le livre et le débat d’idées.

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Biologie cellulaire et du développement : un domaine d’excellence partagé par l’Institut Weizman et l’Université Aix-Marseille

/COOPERATION SCIENTIFIQUE

Biologie cellulaire et du développement : un domaine d’excellence partagé par l’Institut Weizmann et l’Université Aix-Marseille

Des chercheurs d’Aix-Marseille Université (AMU) ont fait le déplacement en Israël en mars 2018 pour rencontrer leurs homologues de l’Institut Weizmann des Sciences (WIS) à l’occasion d’un symposium franco-israélien intitulé « Biologie Cellulaire et du Développement ». Au programme : échanges sur des projets de recherche et pistes de coopération éventuelles.

Image 1. Un symposium franco-israélien sur la « Biologie Cellulaire et du Développement » a été organisé au WIS, Crédits image : Institut Weizmann des Sciences

Image 1. Un symposium franco-israélien sur la « Biologie Cellulaire et du Développement » a été organisé au WIS (crédits image : Institut Weizmann des Sciences)

La Biologie Cellulaire et du Développement est un domaine d’excellence partagé par WIS et AMU. Par exemple, AMU a été la seule institution à être lauréate, à l’échelle nationale, de l’appel à projet « Instituts Convergences »* sur la thématique Biologie (projet CenTuri).

Un axe potentiel de coopération a ainsi été identifié entre WIS et AMU sur ce domaine en particulier, ce qui a débouché sur l’organisation d’une 1e rencontre scientifique bilatérale entre les deux institutions les 20 et 21 Mars 2018 à Rehovot (Israël).

A cette occasion, la délégation française d’AMU était constituée de 17 chercheurs affiliés à l’Institut de Biologie du Développement de Marseille Luminy (IBDM), à l’Institut de neurobiologie de la méditerranée (Inmed) et au Centre d’Immunologie de Marseille-Luminy (CIML).

Le symposium a notamment permis aux chercheurs d’échanger sur leurs projets de recherche et d’évoquer des pistes de coopération éventuelles. M. Jacques Baudier, Responsable Echanges Internationaux à l’IBDM, estime que « des interactions entre les équipes de recherche ne peuvent être que fructueuses en matière de participation commune aux grands appels à projets nationaux, européens et internationaux et génératrices de nouvelles connaissances et, donc, d’innovation ». De plus, il souligne que « cette initiative s’inscrit pleinement dans l’axe euro-méditerranéen de la stratégie internationale conduite par AMU qui ne peut que renforcer le lien entre les communautés scientifiques de part et d’autre de la Méditerranée ».

Image 2. Daniel Zajfman (Président du WIS) et Pierre Chiappetta (Vice-Président Recherche d’AMU) lors du symposium (crédits photo : Institut Weizmann des Sciences)

Image 2. Daniel Zajfman (Président du WIS) et Pierre Chiappetta (Vice-Président Recherche d’AMU) lors du symposium (crédits photo : Institut Weizmann des Sciences)

Enfin, Mme Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, a reçu les participants au colloque le 20 mars à la Résidence de France et s’est réjouie que cette initiative puisse renforcer les liens entre deux institutions scientifiques majeures en France et en Israël.

  Image 3. Avi Levy (Doyen de la Faculté de Biochimie du WIS), Hélène le Gal (Ambassadrice de France en Israël) et Pierre Chiappetta (Vice-Président Recherche d’AMU) lors de la réception à la Résidence de France (crédits photo : Elodie Sauvage / Ambassade de France en Israël)


Image 3. Avi Levy (Doyen de la Faculté de Biochimie du WIS), Hélène le Gal (Ambassadrice de France en Israël) et Pierre Chiappetta (Vice-Président Recherche d’AMU) lors de la réception à la Résidence de France (crédits photo : Elodie Sauvage / Ambassade de France en Israël)

* L’appel à projet « Instituts Convergences » a été lancé en 2016 par l’Agence nationale de la recherche (ANR) dans le cadre du Programme « Investissements d’avenir », afin de structurer des centres rassemblant des forces scientifiques pluridisciplinaires de grande ampleur et de forte visibilité.

Rédaction : Etienne Charbit

Face aux subjectivités de notre temps, quelle formation pour le psychanalyste aujourd’hui ? Enjeux cliniques et politiques

/ CONFERENCE

Hervé Castanet : Face aux subjectivités de notre temps, quelle   formation pour le psychanalyste aujourd’hui ?

Enjeux cliniques et politiques
Jeudi 26 avril 2018, 19h30
Institut français de Tel Aviv

Soirée organisée par le GIEP (Société Israélienne de Psychanalyse de la Nouvelle ‘Ecole Lacanienne) en partenariat avec l’Institut Français d’Israël.

Capture d’écran 2018-04-10 à 14.48.17 copieHervé Castanet est auteur d’une vingtaine d’ouvrages de psychanalyse sur la clinique de l’homosexualité, de la psychose, de la perversion et des nouages de l’art, la littérature et la psychanalyse.

Il dirige également de nombreux ouvrages collectifs pour penser la clinique autrement, notamment à partir du dernier enseignement de Lacan.

Par ailleurs, Il est fondateur et directeur de la revue Il Particolare, qui publie de la poésie, des textes sur l’art et des articles de théorie critique. Il est coordinateur de la Section clinique d’Aix-Marseille (dispositif d’enseignement clinique sous les auspices du Département de psychanalyse, Université Paris VIII), et directeur du Centre psychanalytique de consultation et traitement Marseille-Aubagne.

Hervé Castanet nous entretiendra de la formation du psychanalyste de nos jours, et de sa place dans la Cité.

Hervé Castanet animera également une conférence en français sur le thème “Recrudescence des attentats en France au nom de la religion comme expression d’un malaise contemporain. Qu’en dit la psychanalyse ?” le mardi 24 avril de 18h à 19h30 dans le cadre du Forum de culture française de l’Université de Tel Aviv. En savoir plus

PHC-Maimonide 2019-2020 : l’Ambassade de France et le MOST ont choisi de financer 6 projets scientifiques dans les domaines de l’agriculture numérique et la sûreté de l’information

/COOPERATION SCIENTIFIQUE

PHC-Maimonide 2019-2020 : l’Ambassade de France et le MOST ont choisi de financer 6 projets scientifiques dans les domaines de l’agriculture numérique et la sûreté de l’information

Deux colloques scientifiques franco-israéliens portant sur les thématiques « Agriculture numérique » et « Sûreté de l’information : théorie, pratique et applications » ont été organisés le 7 mars 2018 à Tel Aviv, afin de lancer l’appel à projets PHC-Maimonide qui sera publié prochainement.

Ph. Les colloques portaient sur l’agriculture digitale et la sûreté de l’information

Ph. Les colloques portaient sur l’agriculture digitale et la sûreté de l’information

Chaque année, l’Ambassade de France en Israël cofinance, avec le Ministère israélien de la Science, de la Technologie et de l’Espace (MOST), six projets de recherche franco-israéliens d’une durée de deux ans à hauteur de 80 000 € par projet et par an. Ce financement s’inscrit dans le cadre du Programme Hubert Curien (PHC)-Maimonide, dont les orientations sont fixées par le Haut Conseil franco-israélien pour la Science et la Technologie (HCST). Ce dernier définit notamment les deux thématiques sur lesquelles porte l’appel à projets PHC-Maimonide chaque année.

Outre l’excellence scientifique des projets de recherche, l’un des objectifs importants du PHC-Maimonide réside dans l’accroissement des mobilités scientifiques entre les deux pays.

Les deux thèmes sélectionnés pour les projets qui démarreront en janvier 2019 sont « Agriculture numérique » et « Sûreté de l’information : théorie, pratique et applications ». Dans ce cadre, deux colloques scientifiques franco-israéliens de lancement de l’appel à projets ont été organisés simultanément en mars 2018 à Tel Aviv, en présence de chercheurs français et israéliens.

Les colloques ont notamment permis de présenter les dernières avancées en matière de recherche sur chacune des thématiques et en particulier de mettre en relation les chercheurs des deux pays et d’esquisser des pistes de coopération en vue de l’appel à projets PHC-Maimonide et au-delà.

Concernant le colloque sur l’agriculture, les chercheurs font partie, côté français, de laboratoires de l’INRA, de l’IRSTEA et d’Arvalis Institut du végétal et, côté israélien, de l’Université de Tel Aviv, du Centre Volcani (organisation de recherche sur l’agriculture qui dépend du Ministère israélien de l’Agriculture), du Technion et de l’Université de Ben Gourion du Néguev. Les thématiques abordées ont notamment porté sur l’élevage de précision, la robotique et l’utilisation de systèmes d’imagerie appliqués aux cultures. M. Christian Huyghe, Directeur Agriculture à l’INRA, relève que « la transition vers l’agriculture et les systèmes agro-alimentaires numériques va exiger une évolution profonde de l’accompagnement et du conseil auprès des acteurs économiques et une évolution de la formation initiale ».

Pour le colloque sur la sécurité de l’information, étaient représentés l’ENS Paris, de Sorbonne Université et Telecom Paris Tech côté français et, côté israélien, l’Université de Ben Gourion du Néguev, l’Institut Weizmann, l’Université de Tel Aviv et l’Université de Haïfa. M. Sylvain Guilley, professeur à Telecom Paris Tech, a « apprécié de trouver des synergies sur le plan scientifique avec Israël, et également des complémentarités d’un point de vue industriel ».

Outre les intervenants, une trentaine de participants ont assisté aux deux colloques organisés simultanément, tant des chercheurs, des représentants des gouvernements israéliens et français, des entreprises israéliennes que des étudiants.

Le lendemain des colloques, les chercheurs français ont formé deux groupes, qui ont visité d’une part l’entreprise de cyber-sécurité Verint (basée à Herzliya) et, d’autre part, le Centre Volcani (Rishon LeZion), et l’entreprise d’agro-technologie Netafim (Magal). M. Huyghe souligne que « les visites au Centre Volcani et sa rencontre avec le Directeur scientifique du Ministère de l’Agriculture ont permis de voir des réalisations originales et d’identifier des pistes de partenariats, dans le thème du numérique, mais également dans d’autres domaines ».

Enfin, M. Frédérik Rogge, Chargé d’affaires à l’Ambassade de France en Israël, a reçu les participants aux colloques le 7 mars à la Résidence de France, ainsi que des représentants des ministères israéliens concernés, des universités et des entreprises de ces secteurs. Lors de la réception, M. Ludovic Brossard, chercheur à l’INRA, a pu « établir concrètement le contact avec un chercheur israélien et échanger sur leurs travaux respectifs. Cet échange a conduit à l’idée d’une possible collaboration dans le cadre du PHC-Maimonide autour de l’application de méthodes de suivi des animaux ».

En conclusion, les deux journées ont permis de mettre en avant l’excellence scientifiques des deux pays en matière d’agriculture digitale et de sécurité de l’information et de lancer de manière idéale l’appel à projet PHC-Maimonide 2019-2020 qui portera sur ces deux thématiques.

Rédaction : Etienne Charbit