L’Université Paris-Saclay et le Technion-Israel Institute of Technology signent leur accord-cadre de partenariat

Accord Université Paris-Saclay et Technion-Israel Institute of Technology

Accord Université Paris-Saclay et Technion-Israel Institute of Technology

Lundi 11 décembre 2017, Gilles Bloch, Président de l’Université Paris-Saclay et Peretz Lavie, Président du Technion, ont officialisé leur accord-cadre de coopération qui façonne et renforce les activités communes des deux établissements. Cette signature s’est déroulée à l’occasion de #TechnionConnectedWorld – Vers la Révolution 4.0, l’événement annuel organisé par Muriel Touaty, Directrice Générale de Technion France, en présence de Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France.

Créé en 1924, le Technion – Israel Institute of Technology est la première université et école d’ingénieur en Israël. Elle compte plus de 14 000 étudiants, 60 centres de recherche et trois Prix Nobel de Chimie. Selon le classement de Shanghai 2017, le Technion se classe au 44ème rang mondial en Ingénierie, et au 69ème rang des meilleures universités du monde.

Cet accord UPSaclay -Technion s’inscrit dans une longue tradition de coopération scientifique entre la France et Israël. En termes de relations académiques, l’Université Paris-Saclay, parce qu’elle représente 15% de la recherche française, est l’un des principaux écosystèmes français impliqués dans ce partenariat, dont Technion est un acteur clé. Les conventions précédemment signées par Technion avec les membres de l’Université Paris-Saclay, en particulier l’Université Paris-Sud et CentraleSupélec, constituent le cadre actif de cette coopération.

Cet accord permettra à UPSaclay, comme au Technion, d’accélérer leurs activités conjointes en favorisant l’accroissement des mobilités et le renforcement des réseaux scientifiques, en premier lieu dans le domaine du numérique ainsi que celui de la santé et des sciences de la vie. Il sera bientôt suivi d’un accord de co-tutelle de thèse qui permettra de renforcer le travail mutuel des équipes et de lui donner un cadre durable.

La coopération en matière de recherche entre les deux institutions est bien établie. Par exemple, en mathématiques ou en sciences de la vie, pour lesquelles les chercheurs de nos deux institutions excellent ensemble : en témoigne ainsi le travail pionnier mené par Marc Humbert, professeur à l’Université Paris-Sud, qui a reçu un prix en 2016 de la Fondation de France pour son travail sur l’hypertension pulmonaire dans le cadre du Laboratoire International Associé au Technion, dirigé conjointement par le Professeur Sylvia Cohen-Kaminsky (CNRS/INSERM) avec le Professeur Hossan Haick (Technion). Ce prestigieux LIA a été officiellement reconduit lors de cet événement par Yves Lévy, président de l’Inserm et Sylvie Retailleau, présidente de l’Université Paris-Sud.

 

La dynamique exceptionnelle en Israël, et en particulier au Technion, est également remarquable en termes d’innovation et d’entrepreneuriat, deux dimensions qui sont tout autant au coeur du projet de l’Université Paris-Saclay. Cela se reflète dans ses nouveaux programmes académiques proposés par l’université ainsi que dans son approche novatrice pour soutenir l’entrepreneuriat étudiant et l’émergence de start-ups. Cet accord encouragera également les collaborations avec le Technion dans ce domaine.

Pour Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France, cet accord-cadre est « l’occasion de renforcer l’association entre nos deux pays, mais plus particulièrement entre deux territoires technologiques, entre deux grands Tech Hub, Israël et la Région Île-de-France. Cette association passe déjà par des partenariats que nous voudrions tous voir multipliés et renforcés. Notre Région présente actuellement des avantages inégalés et nous mettons toute notre énergie à valoriser encore son potentiel. »

Rédaction et crédits photo : Université Paris-Saclay

Gala : Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, reçoit les anciens de l’INSEAD

C’est l’école qui propose le meilleur MBA au monde selon le classement 2017 du Financial Times : l’INSEAD est certainement l’un des fleurons français de nos formations en management. La notoriété de cette école n’est plus à faire tant l’excellence de son enseignement est reconnu partout dans le monde, avec ses différents campus à Fontainebleau, Singapour et Abou Dabi. Pour leur gala annuel, les anciens élèves de l’INSEAD ont été accueillis par l’Ambassadrice de France en Israël, Hélène Le Gal, le 26 octobre 2017 à la Résidence de France.

Pour l’occasion, Martin Gerstel, ancien Directeur général de la société américaine ALZA, l’une des entreprises les plus importantes dans le domaine médical, a animé une conférence sur l’histoire de son entreprise depuis ses débuts en 1968 jusqu’à son rachat par Johnson et Johnson en 2001. Les Alumni ont ensuite pu profiter de l’événement pour se retrouver, échanger sur leurs parcours et rencontrer l’Ambassadrice dans un cadre convivial, accompagnés par quelques mélodies au piano.

Conférence de Martin Gerstel

Les Alumni à la conférence de Martin Gerstel

Avec 500 membres locaux, le réseau des Alumni de l’INSEAD en Israël illustre à la fois l’attractivité de la France auprès de brillants étudiants israéliens et la qualité des relations économiques entre la France et Israël.

Yair Melmed et Valérie Khalifa, membres du Comité exécutif des Alumni de l’INSEAD en Israël

Yair Melmed et Valérie Khalifa, membres du Comité exécutif des Alumni de l’INSEAD en Israël

Valérie Khalifa, un Alumni de l’INSEAD et l’Ambassadrice de France en Israël, Hélène Le Gal

Valérie Khalifa, un Alumni de l’INSEAD et l’Ambassadrice de France en Israël, Hélène Le Gal

Rédation : Juliette Chauveau

Le chercheur français Jean-Marie Tarascon récompensé pour ses recherches sur la transition énergétique

A l’occasion de la cinquième édition de la conférence Fuel Choices and Smart mobility, Jean-Marie Tarascon, Professeur au Collège de France et spécialiste de la chimie du solide, de l’électrochimie et du stockage de l’énergie, a reçu mardi 31 octobre le Prix Eric et Sheila Samson à Tel Aviv et un demi-million de dollars pour ses recherches.

Jean-Maris Tarascon

Jean-Marie Tarascon

Le Prix Eric et Sheila Samson, également appelé Prime Minister’s Prize for Innovation in Alternative Fuels for Transportation, est considéré comme le plus important prix israélien dédié à l’innovation. Il a été institué en 2013 par le gouvernement israélien et par Eric et Sheila Samson, entrepreneurs et philanthropes. Grâce à eux, le Prix est l’un des plus dotés au monde (un million de dollars). Celui-ci récompense chaque année deux chercheurs pour leur contribution scientifique innovante pouvant conduire au développement d’énergies alternatives aux carburants fossiles pour le transport. Les lauréats sont sélectionnés par des experts internationaux, sous l’autorité du Professeur Yitzhak Apeloig, ancien Président du Technion, parmi une liste de candidats proposés par des présidents d’universités et des dirigeants d’entreprises.

Docteur de l’Université de Bordeaux, le Professeur Jean-Marie Tarascon a effectué sa carrière aux Etats-Unis (Université de Cornell et laboratoires Bell et Bellcore) et en France (Université de Picardie et Collège de France). Il a créé en 2011 le Réseau sur le stockage électrochimique de l’énergie, une fédération de recherche du CNRS rapprochant les acteurs industriels et académiques dans le domaine des batteries et des super-condensateurs. Il est l’auteur de plus de 650 articles scientifiques et détient 85 brevets.

Il travaille sur des technologies avancées, utiles pour les batteries de demain. On lui doit notamment la mise au point d’une batterie Li-ion basée sur un nouveau système plastique, flexible et plus sécurisé.

Cette année, le Professeur Tarascon a partagé le Prix avec le Professeur Jens Nielsen, chercheur en biologie à l’Université de Chalmers (Suède), pour ses travaux sur les biocarburants. Lors de son discours de remerciement, Jean-Marie Tarascon a notamment déclaré : « Être reconnu par ses pairs pour l’impact de ses contributions est un honneur que je veux partager en équipe. Ce sont les rencontres scientifiques qui façonnent le chercheur que nous devenons. Avoir la chance de poursuivre des recherches dans un domaine aussi fascinant que celui de la transition énergétique est déjà un bonheur en soi ».

L’Ambassadrice de France en Israël, Hélène Le Gal, et le Professeur Jean-Marie Tarascon

L’Ambassadrice de France en Israël, Hélène Le Gal, et le Professeur Jean-Marie Tarascon

Rédaction : Juliette Chauveau

12ème séminaire de philosophie continentale

/ PHILOSOPHIE

12ème séminaire de philosophie continentale  “Penser, par-delà les conventions” –  Série de conférences de janvier à juin 2018 en hébreu
De 10h30 à 12h
Institut français de Tel Aviv

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L’Institut français d’Israël et le séminaire de philosophie continentale sont heureux de vous annoncer l’ouverture du 12ème séminaire de philosophie continental à l’Institut français de Tel Aviv du 12 janvier au 29 juin pour 16 conférences en hébreu autour du thème :  “Penser, par-delà les conventions”

Ce séminaire s’inscrit dans les activités d’un groupe de chercheurs et chercheuses issus d’Universités israéliennes et de l’École des beaux-arts de Bezalel.  Ils  tentent ensemble de construire une communauté de dialogue autour des relations entre la philosophie continentale française et allemande et le contexte israélien.

Calendrier des conférences du 12ème séminaire de philosophie continentale :

12 janvier 2018
Pr. Moshe Zuckerman (Université de Tel Aviv) : La dialectique des Lumières – réexamen

26 janvier 2018
Lectures du livre de la Genèse au seuil de l’herméneutique :
Dr. Itzhak Benyamini (Université de Haifa, Bezalel, Resling), “Confrontations théologiques” Yishai Mevorach (Yehuda), “la tour de Babel et l’inconscient”.

9 février 2018
Dr. Itzhak Benyamini et Yishai Mevorach : “le va-vers-toi-même et l’action humaine”.

23 février 2018
Postcolonialisme
Pr. Eran Dorfman (Université de Tel Aviv) : “Le (post-)colonialisme et son double”

2 mars 2018 (11h30 à 13h)
Dr. Yoel Regev (Université européenne de Saint Pétersbourg) : “De Hyper Chaos à time dj : la pensée spéculative de la dernière décennie et la dialectique matérialiste de la combinaison”

9 mars 2018
Postcolonialisme
Dr. Ronit Peleg (Université de Tel Aviv, Université Hébraïque de Jérusalem) : “Le piège du discours libéral des droits : réflexions inspirées de Franz Fanon et Achille Mbembe”
Dr. Aïm Deüelle Lüski (Université de Tel Aviv, Bezalel : “Autres réflexions sur l’âge des lumières : Achille Mbembe – Critique de la raison nègre

23 mars 2018
Lire Heidegger
Dr. Rachel Even : “L’origine de la philosophie” 

20 avril 2018
Lire Heidegger
Dr. Dror Pimental (Bezalel) et Lilach Levin (Bezalel) : “Habitat et étrangeté : le concept de maison entre Etre et temps et La lettre sur l’humanisme

27 avril 2018
Lire Heidegger
Dr. Ronny Klein (Université de Tel Aviv) : “Heidegger et la technologie : jadis et aujourd’hui »

11 mai 2018
Idan Zivoni (Resling) : “La perte de la langue comme traumatisme”

18 Mai 2018
Postcolonialisme
Dr. Itamar Mann (Université de Haïfa) : “L’État des réfugiés”

25 mai 2018
Postcolonialisme
Dr. Raphael Zagury-Orly (Sciences Po Paris) : “Le dernier des sépharades”, dialogue avec le Pr. Moshe Ron autour du Monolinguisme de l’autre de J. Derrida

8 Juin 2018
Post-Conscience
Pr. Miriam Reiner, (Technion), Docteur Daniel Landau, (IDC), Dr. Doron Freidman, (IDC) : “Conscience et post-conscience comme point de rencontre entre la neuroscience et l’art”

15 Juin 2018
Post-conscience
Dr. Yaron Senderowicz (Université de Tel Aviv), Dr. Dror Pimental (Bezalel) : “La possibilité de la conscience” chez Husserl et Heidegger

22 Juin 2018
Post-conscience
Dr. Lyat Fridman (Bezalel ), Dr. Galit Wellner (Wizo Haïfa et Université de Tel Aviv), Dr. Roy Brand (Bezalel) : “Post-conscience à l’ère de l’intelligence artificielle”

29 Juin 2018
Postcolonialisme
Pr. Yehuda Shenhav  : “L’arabe sous une plume juive “
الْعَرَبِيَّة بقلم يهودي

 

Le dynamisme israélien dans le domaine de la santé numérique inspire les professionnels de la santé en France

/ SANTE

Une délégation de neuf professionnels français du secteur de la santé (Ministère de la Santé, instituts de recherche, hôpitaux, etc.) a participé les 13 et 14 septembre 2017 à un voyage d’études en Israël sur les Big Data en matière de santé.

Les Big Data désignent un ensemble très volumineux de données qui ne peuvent pas être travaillées avec des outils classiques de gestion de base de données ou de l’information. En matière de santé, les Big Data pourraient constituer des ressources utiles en matière de prévention, de diagnostic, de pilotage, et d’identification des populations.

La délégation a rencontré des responsables d’hôpitaux (Ichilov, Tel HaShomer), d’instituts de recherche et de startups experts sur cette thématique, avec notamment pour objectif d’amorcer des actions de coopération entre les deux pays. La mission a pleinement atteint ses objectifs selon le Prof. Emmanuel Bacry (CRNS, Université Paris-Dauphine, Ecole Polytechnique), qui estime notamment que « les échanges ont permis d’appréhender le dynamisme du système de santé israélien ».

Présentation des projets Big data de l'hôpital Ichilov, Tel Aviv

Présentation des projets Big data de l’hôpital Ichilov, Tel Aviv

La délégation française a également participé à la Conférence mHealth, qui a pour but de mettre en relation les acteurs du numérique dans la santé. Le Docteur Xosé Fernandez de l’Institut Curie a apprécié les rencontres avec des établissements de santé et des entreprises innovantes.  Il estime que « Israël, dont la population est équivalente à l’Île-de-France, présente un dynamisme important dans le domaine de la santé numérique ».

Echange avec le Prof. Ran Balicer, Directeur du Clalit Research Institute, Jérusalem

Echange avec le Prof. Ran Balicer, Directeur du Clalit Research Institute, Jérusalem

Cette visite pourrait permettre de nourrir de nombreux projets en cours en France, par exemple à l’Institut Curie. « Nous tentons de déployer notre propre stratégie, qui consiste à allier de solides connaissances mathématiques, par le biais de partenariats avec l’Université Paris Sciences & Lettres (PSL) et la Fondation Sciences Mathématiques de Paris, avec des travaux sur les données, en alliant intelligence artificielle et médecine en particulier pour analyser les images cliniques » explique le Dr. Fernandez.

Cette mission a été initiée et coordonnée par Philippe Pucheu, ancien directeur d’un hôpital parisien, dans le cadre d’un projet de coopération associant hôpitaux français et israéliens. Le voyage s’inscrit dans la continuité de la visite en Israël de Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, en mars 2016 et de Martin Hirsch, Directeur général de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), en novembre 2016.

Rédaction : Etienne Charbit

Le Café des Sciences n°2 : « La révolution des accélérateurs laser-plasma »

/ CAFE DES SCIENCES #2

La deuxième édition du Café des Sciences, organisée par l’Institut français d’Israël, s’est tenue le 12 septembre dernier au Beit Kandinov sur la thématique : « La révolution des accélérateurs laser-plasma ». Pour rappel, le concept du Café des Sciences consiste à décortiquer un sujet scientifique dans un lieu convivial où les passionnés de science, simples curieux ou profanes, peuvent discuter de sujets scientifiques directement avec des chercheurs et universitaires experts dans leur domaine et selon une approche vulgarisée.

Café des sciencesMardi 12 septembre 2017, la deuxième édition du Café des Sciences, organisée par l’équipe scientifique de l’Institut français d’Israël au café Beit Kandinov à Jaffa, a abordé l’univers des accélérateurs laser-plasma, en compagnie du professeur Victor Malka (Département de physique de l’Institut Weizmann et Directeur de recherche CNRS au laboratoire d’Optique Appliquée de Palaiseau).

Les accélérateurs laser-plasma permettent de produire des faisceaux de particules accélérées et des rayonnements X à partir d’une distance d’accélération de quelques mètres seulement, alors que les accélérateurs traditionnels requièrent plusieurs kilomètres pour y parvenir : le plus puissant accélérateur de particules au monde, le « Grand collisionneur de hadrons » (LHC) du CERN, mesure 27 km de long.

Cette nouvelle technologie va permettre d’accélérer les particules encore plus rapidement et d’étudier des phénomènes nouveaux, sans avoir toutefois besoin d’accélérateurs toujours plus grands.

Le principe de la technologie des accélérateurs laser-plasma repose sur l’interaction entre une impulsion laser de très grande intensité et un gaz produisant un plasma (état de la matière chauffée à des températures très élevées). De cette interaction résulte l’accélération de particules de façon compacte et efficace.

Les applications des accélérateurs laser-plasma sont nombreuses, par exemple :

  • dans le secteur de la sécurité industrielle : détection de fissures dans des matériaux denses et épais, ainsi que dans des pièces difficilement accessibles, telles que les cuves des centrales nucléaires ou les carlingues d’avions ;
  • dans le secteur médical : développement d’imagerie médicale avec une résolution inégalée grâce aux rayons X produits, traitement de tumeurs par radiothérapie par protons.

La conférence a allié haut niveau scientifique et convivialité. Nous espérons que les prochaines rencontres seront aussi réussies et attireront un public varié et intéressé par des thématiques scientifiques toujours plus passionnantes !

 

Le Café des Sciences est un événement proposé et organisé par l’Institut français d’Israël grâce à l’implication de jeunes chercheurs français travaillant dans des laboratoires israéliens. Cet évènement est l’occasion pour un ou deux scientifiques de partager leurs travaux et de rendre accessible la recherche française et israélienne à tous les publics, valorisant la coopération de nos deux communautés scientifiques.

Rédaction : Etienne Charbit

Prix des jeunes cinéphiles francophones

/ CINEMA

Prix des jeunes cinéphiles francophones : participez au vote et au concours ouvert au public !

Jusqu’au 15 mai 2018

630-prix_cinephiles_francophones_0Entre le 1er novembre 2017 et le 15 mai 2018, la deuxième édition du Prix des Jeunes Cinéphiles francophones invite les 15-25 ans du monde entier à vivre la création cinématographique contemporaine en français. Huit longs-métrages francophones sont soumis aux votes du public dont le choix sera annoncé sur le Pavillon des Cinémas du monde au Festival de Cannes. Un concours de critiques vidéo accompagne l’opération, dont le gagnant sera invité en France dans un festival de cinéma.

L’Institut français d’Israël participera à cette seconde édition du Prix des Jeunes Cinéphiles Francophones, en proposant aux jeunes apprenants, francophones et francophiles, de venir voir les films sélectionnés entre janvier et avril 2018. La première de ces projections aura lieu le mardi 9 janvier 2018 à 19h30 dans l’auditorium de l’Institut français d’Israël, Boulevard Rothschild 7, Tel-Aviv.

good-luck-algeria1Le film présenté sera “Good Luck Algeria” de Farid Bentoumi, en version française sous-titrée en anglais. Pour sauver leur entreprise de fabrication de ski haut de gamme, Sam et Stéphane décident de se préparer pour les Jeux Olympiques et de se présenter sous les couleurs de l’Algérie… pour les épreuves  de ski de fond !

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Prochains films :

“Tamara” d’Alexandre Castagnetti
“Corniche Kennedy” de Dominique Cabrera
“Swagger” d’Olivier Babinet
“Aya de Yopougon” de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie
“Les Souvenirs” de Jean-Paul Rouve
“La Fille du patron” d’Olivier Lousteau
“Max et Lenny” de Fred Nicolas

« C’est inspirant d’avoir tant de chercheurs renommés et leurs étudiants dans un rayon de quelques minutes autour de son bureau. » Une interview à Jean Hausser, post-doctorant en biologie à l’Institut Weizmann

Après une licence d’informatique à l’Université de Karlsruhe (Allemagne), un diplôme d’ingénieur en bioinformatique à l’INSA de Lyon et deux séjours de recherche aux Etats-Unis (Université de California San Diego) et en Allemagne (Université de Munich), Jean Hausser a fait une thèse en bioinformatique à l’Université de Bâle (Suisse). Suite à cela, il est arrivé à l’Institut Weizmann en Israël pour son post-doctorat en 2013. Impressions.

Jean HausserQuel a été votre parcours ?

Ma recherche à l’Institut Weizmann vise à établir des lois quantitatives en biologie. Un défi majeur de cette matière est l’incroyable complexité de la vie au niveau moléculaire. La vie s’organise en cellules (telles que les bactéries ou les cent mille milliards de cellules humaines qui forment notre corps) et chaque cellule contient des milliards de molécules. La chorégraphie de ces molécules détermine la vie ou la mort des cellules et la santé de notre organisme : un virus va réorganiser la chorégraphie moléculaire des cellules qu’il infecte à son profit. C’est une chorégraphie sans directeur artistique et, qui plus est, sans manuel explicatif.

Pour tenter de comprendre cette chorégraphie, je me suis posé la question suivante : pourquoi le vivant est-il organisé tel qu’il l’est, et pas autrement ? Pour y répondre, j’analyse des données sur la composition détaillée des cellules et j’y cherche des tendances, des motifs récurrents, que je justifie ensuite par des modèles mathématiques. Le but de ce travail est d’aider à avancer dans notre compréhension du vivant pour que l’on puisse un jour peut-être étudier la biologie comme on étudie la physique, et développer des médicaments comme on conçoit des ordinateurs.

Pourquoi avez-vous choisi de venir en Israël, et plus particulièrement à l’Institut Weizmann ?

La principale raison est scientifique. J’ai été inspiré par la recherche du Laboratoire de biologie des systèmes du Professeur Uri Alon. Ce laboratoire est à la pointe de l’étude des principes expliquant la complexité et l’organisation du vivant au niveau moléculaire que j’évoquais ci-dessus. En venant ici, mon but principal était d’apprendre comment découvrir de tels principes. De plus, le Prof. Alon est un chercheur qui réfléchit beaucoup au côté humain de la recherche, tant pour se gérer soi-même que dans l’animation d’une équipe de recherche. J’ai pensé que ce serait bon d’avoir un modèle pour m’en inspirer.

Ma venue en Israël a par ailleurs été motivée par l’envie d’une nouvelle expérience à l’étranger. C’était une chance de venir passer quelques années au Moyen-Orient, pour découvrir la culture israélienne et la culture juive qui m’étaient toutes deux étrangères. J’étais attiré par l’idée de m’essayer à l’hébreu, tant pour son côté mystérieux que parce que c’est une langue complètement différente des langues européennes. L’accès immédiat à la culture arabe en Israël (1 israélien sur 5 est arabe), aux territoires palestiniens, à l’Egypte et à la Jordanie – accessible en quelques heures via deux bus interurbains –  était aussi un grand plus. Enfin, c’est bien plus près que les Etats-Unis !

Comment percevez-vous cette expérience ?

C’est une expérience forte. Les aspects positifs de la culture méditerranéenne tels que les relations interpersonnelles chaleureuses, la gastronomie et le soleil cohabitent avec des centres de recherche de renommée mondiale : en termes de citations par article, l’Institut Weizmann est dans le top 10 mondial, juste derrière les grandes universités américaines. C’est comme si on avait déplacé le MIT sur une île grecque.

C’est inspirant d’avoir tant de chercheurs renommés et leurs étudiants dans un rayon de quelques minutes autour de son bureau. Une question sur les protéines membranaires de bactéries ? Il suffit d’un email et voilà un rendez-vous avec un expert mondial sur la question. Curieux de comprendre mieux comment la cryptographie fonctionne ? L’inventeur du RSA et de la cryptographie différentielle donne justement un cours sur le sujet. Etc. Et plus besoin d’aller à des conférences : des chercheurs du monde entier viennent présenter leurs travaux ici, et ce dans un large panel de disciplines.

Il y a aussi des aspects plus difficiles, principalement liés au conflit. Au quotidien, le conflit paraît bien distant vu des pelouses manucurées de l’Institut ou des terrasses des cafés de Tel Aviv, mais il en reste pourtant proche, comme les 8 semaines de la dernière guerre de 2014 l’ont rappelé. Si aujourd’hui le risque physique est actuellement négligeable pour la majeure partie du territoire israélien, pendant les périodes de crise, c’était psychologiquement dur de savoir que les maisons s’écroulaient et que les gens mouraient à même pas 50 km au sud de l’Institut, un fait que les alertes aux missiles venaient rappeler, parfois plusieurs fois par jour. En dehors de ces crises, le conflit présente aussi des opportunités de lire, de discuter, d’écouter pour comprendre, et parfois de s’engager à son niveau.

En quoi ce post-doc à l’Institut Weizmann est-il bénéfique à votre carrière ?

Il m’a aidé à créer un profil de chercheur convaincant, qui, je l’espère, me permettra d’ouvrir mon laboratoire en Europe d’ici 1 ou 2 ans. J’ai pu publier mes travaux dans des journaux scientifiques réputés et acquérir de nouvelles compétences dans différents domaines, de la biologie aux mathématiques en passant par l’informatique et la physique. J’ai également appris à mieux écrire scientifiquement (ce qui m’aidera à mieux partager mes résultats de recherche et à trouver des fonds pour financer mes projets), ainsi qu’à encadrer des étudiants et à enseigner dans un environnement différent. Enfin, il m’a donné le temps d’explorer différentes directions de recherche pour mon futur laboratoire.

Quelles sont, selon vous, les spécificités de la recherche en Israël par rapport à la France et par rapport au reste du monde ?

C’est difficile pour moi de parler d’Israël en général car j’ai uniquement travaillé à l’Institut Weizmann. Il y a bien sûr d’autres institutions renommées comme le Technion, l’Université hébraïque de Jérusalem, et d’autres, qui ont leurs propres atouts. Sur les spécificités de la recherche à l’Institut Weizmann, je retiens trois éléments :

  • Peu de hiérarchie : les relations d’autorité sont quasiment absentes au sein du laboratoire, de l’étudiant en master au post-doctorant. Chacun a plus ou moins d’expérience, mais au final, c’est ce qui est dit qui importe scientifiquement, pas qui le dit. Le peu de formalité vestimentaire en vigueur dans les universités israéliennes (shorts, t-shirts, sandales) y est peut-être pour quelque chose ! De même, les chefs d’équipes titulaires sont facilement abordables et en général prêts à aider ou à prendre une demi-heure pour répondre aux questions d’un étudiant d’un autre laboratoire. Ils m’ont aussi souvent donné des idées pour ma recherche.
  • L’indépendance des jeunes chefs d’équipes après leur post-doc : le travail scientifique et éducatif des nouveaux chefs d’équipes est évalué par le directeur de Département tandis que les chefs d’équipes titulaires les évaluent après quelques années en vue d’une titularisation. Ces derniers n’interviennent cependant pas dans la gestion des laboratoires des jeunes chefs d’équipes qui sont complètement libres de fixer leur direction de recherche, de recruter des étudiants, de demander des fonds par exemple. C’est un système motivant pour un jeune chef d’équipe.
  • Une charge administrative très faible : l’Institut Weizmann est dirigé par des chercheurs pour des chercheurs. En conséquence, l’activité des chercheurs est bien moins régulée et contrôlée qu’en France, ce qui leur permet de se concentrer sur leurs recherches.

Au final, ce séjour à l’Institut Weizmann a été une expérience formatrice pour moi, et je recommanderais à tout futur post-doctorant qui songe à s’aventurer en dehors des sentiers battus nord-américains de considérer un post-doctorat en Israël.

 

Le Service de coopération scientifique et universitaire de l’Institut français en Israël remercie Monsieur Jean Hausser pour ses réponses et lui souhaite bonne chance pour ses futures recherches et aventures scientifiques !

Propos recueillis par Juliette Chauveau

Rencontre avec Robert Bober

/ RENCONTRE AVEC UN AUTEUR

Rencontre avec Robert Bober
Auteur de “Vienne avant la nuit” publié aux Editions POL 2017
Jeudi 21 décembre à 19h30
Institut français de Tel Aviv
600 x 300

Invité dans le cadre du “Festival du film juif de Jérusalem”, Robert Bober présentera le film “Vienne avant la nuit” à partir duquel il a conçu le livre éponyme. Robert Bober sera à l’Institut français de Tel Aviv pour présenter ce récit autobiographique : il répondra aux questions de Michèle Tauber, spécialiste de littérature hébraïque, interprète de chansons en yiddish et en hébreu.

Dans les premières années du siècle dernier, l’arrière-grand-père de Robert Bober, Wolf Leïb Fränkel, tenta d’émigrer aux Etats-Unis, en avant-garde de sa famille restée en Pologne. Refoulé à Ellis Island, il décida de s’installer en Autriche, à Vienne, où la vie était pour les Juifs plus facile qu’en Pologne, et il y fit venir sa femme et ses enfants. Wolf Leïb Fränkel est mort en 1929, avant que la nuit nazie ne tombe sur l’Europe. A l’époque, Vienne était une ville cosmopolite, ouverte, une capitale intellectuelle et artistique, effervescente.

Dans Vienne avant la nuit, Robert Bober part à la recherche de son arrière-grand-père. Il remonte aux sources du nazisme en Autriche et signe un chef d’œuvre de délicatesse pour évoquer un terrible passé.

Robert Bober est né à Berlin en 1931, sa famille a fui le nazisme et s’est réfugiée à Paris en 1933. Bober est par la suite devenu réalisateur : il est l’auteur de plus de cent films documentaires et a reçu en 1991 le Grand Prix de la Société Civile des Auteurs Multimédia pour l’ensemble de son œuvre.

 

 

Les formations FLE en France

/ ATELIERS UNIVERSITAIRES

Session d’information sur les formations de français langue étrangère (FLE) en France
Mardi 19 décembre, 18h-20h
Institut français de Tel Aviv

Parlez-vous_slideshow

Vous voulez partir en France pour apprendre le français ? Il existe de nombreuses formules qui vous permettent de mener à bien votre projet et donner un plus à votre CV professionnel grâce à la maîtrise d’une langue que plus de 274 millions de personnes partagent à travers le monde. L’Institut français d’Israël vous propose de participer à une session d’information qui vous donnera tous les renseignements dont vous avez besoin pour choisir la formation qui vous convient le mieux.

Pourquoi apprendre le français ?

Le français est parlé sur les cinq continents et plus de 174 millions de personnes apprennent cette langue dans le monde. C’est aussi la 3ème langue utilisée dans le monde des affaires. Quelle que  soit votre profession ou votre projet professionnel, quel que soit le secteur d’activité dans lequel vous travaillez ou souhaitez travailler, maîtriser le français sera un atout incontestable pour votre CV et quoi de mieux que d’apprendre le français en France, en ayant ainsi l’opportunité de découvrir la culture française, les expressions orales du quotidien, et de pouvoir s’immerger dans l’écoute et l’usage de la langue ? Grâce à l’Institut français d’Israël et son service Campus France qui accompagne les étudiants qui souhaitent se former en France, vous pouvez dénicher la formule qui vous convient pour concrétiser vos objectifs.

Vous voulez partir pour un long séjour soit la totalité de l’année académique ?

Les Centres de langue ou les universités françaises proposent des cours de français langue étrangère (FLE).  Ces établissements proposent différentes formules pour tous les niveaux, du niveau débutant A1 au niveau avancé C1 (ils se réfèrent au Cadre Européen Commun de Référence (CECR) – voir le tableau de référence des niveaux ici). Les cours dispensés proposent l’apprentissage du français général mais aussi l’apprentissage du français orienté vers des objectifs universitaires ou professionnels (français  juridique, médical, des affaires, etc.)

Des ateliers sont intégrés aux cours de FLE qui permettent aux étudiants de réutiliser  leurs acquis linguistiques.

Selon les établissements, il est possible de trouver des formules adaptées pour chacun selon ses besoins. Il est possible de passer des examens pour certifier les compétences en français :

  • TCF-DAP (test de connaissance du français pour une demande d’admission préalable en 1ère année d’université française) – valable deux ans
  • DELF (diplôme d’études en langue française) – à durée illimitée
  • DALF (diplôme approfondi en langue française) – à durée illimitée
  • DULF (diplôme universitaire de langue française) en université

La session du 19 décembre vous donnera tous les renseignements utiles concernant ces formations, les modalités d’obtention du visa, les possibilités d’hébergement ou d’obtention d’une bourse.

Vous voulez partir pour un court séjour en France pour consolider vos acquis et vivre une expérience professionnelle ou semi-professionnelle ?

L’Institut français d’Israël propose des bourses linguistiques de courte durée, des bourses spécialisées (LabCitoyen, Culture Lab) et des postes d’assistants d’hébreu.

Que vous soyez adultes ou étudiants, saisissez cette opportunité et participez  à notre session d’information sur les formations FLE en France, en présence de Philippe Guillien, Attaché de coopération pour le français, Evelyne Barbibay, Responsable pédagogique des cours de français à l’Institut français d’Israël, Esther Lévy, Responsable du bureau Campus France Israël et Evelyne Papirblat, en charge des bourses linguistiques. D’anciens élèves ayant suivi des formations FLE en France participeront à la session pour partager leurs expériences.

Inscrivez-vous ici.