Festival du film français 16e édition

/ CINEMA

Festival du film français 16e édition

Invités d’honneur du festival : Gilles Lellouche, ainsi que les producteurs Alain Attal (Trésor Films) et Hugo Selignac (Chi-Fou-Mi Productions)

Du 14 au 30 mars 2019

Cinémathèques de Tel Aviv, Jérusalem, Haïfa, Holon, Herzliya, Sderot, Centre culturel de Savyon, au Globus Max Ashdod et à l’Heichal Hatarbut Arik Einstein, Netanya

lite_כריכהLe Festival du Film Français en Israël ouvrira sa 16e édition avec le film « Le Grand bain » 10 fois nominé aux César 2019. Le festival se déroulera du 14 au 30 mars 2019, un peu partout en Israël.

Le Festival du Film Français en Israël, conjointement produit par l’Institut français d’Israël et la société Eden Cinéma, se tiendra du 14 au 30 mars 2019 dans l’ensemble des Cinémathèques du pays (Tel Aviv, Jérusalem, Haïfa, Holon, Herzliya et Sderot) ainsi qu’au Globus Max d’Ashdod (Espace Francophone Ashdod), à l’Heichal Hatarbut Arik Einstein de Netanya et au Centre culturel de Savyon. Le Festival est soutenu par UniFrance Films, en charge de la promotion du cinéma français à l’étranger, par la Municipalité de Tel Aviv-Yafo et par l’Institut français. Les objectifs de ce festival sont de permettre aux publics israélien et francophone en Israël de découvrir ou (re) découvrir le cinéma français contemporain en proposant une programmation éclectique de films récents ayant été salués par la critique ou plébiscités par le public. La plupart des films sélectionnés concourent pour de nombreux prix dans divers compétitions et festivals. Comme à son habitude, le festival est l’occasion de revoir quelques grandes œuvres du patrimoine cinématographique français, avec, cette année, un hommage tout particulier à l’auteur et compositeur de musiques de film Michel Legrand, disparu récemment.

Avec près de 4 millions d’entrées en France, le film d’ouverture est l’un des plus grands succès de l’année en France : « Le grand bain », réalisé par Gilles Lellouche, a reçu 10 nominations aux César 2019, notamment pour le César du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario, et a remporté le César du meilleur second rôle pour Philippe Katerine. Le film raconte l’histoire improbable d’un groupe d’hommes en pleine crise de la quarantaine qui décide de former une équipe de natation synchronisée. Entre fous rire, remise en question et motivation opiniâtre, ces hommes ensemble vont trouver, autour de cette idée un peu bizarre, un sens à leur vie. Un film très réussi qui réunit à l’écran certains des plus grands acteurs français actuels : Mathieu Amalric, Jean-Hugues Anglade, Benoît Poelvoorde et Guillaume Canet.

בידיים טובות Chi Fou Mi Productions (6) לבLe film « Pupille » de Jeanne Herry, 7 fois nominés aux César 2019, dont celui du meilleur acteur pour Gilles Lellouche a convaincu, touché et ému le public. L’acteur incarne un travailleur social en charge d’un bébé qui vient d’être abandonné par sa mère.

De même que le film « Sauver ou Périr » avec Pierre Niney, un film d’une réalité poignante, inspiré d’une histoire vraie, sur le courage et le sacrifice des sapeurs-pompiers.

קלייר דרלינג GF _ FDP 1 Claire Darling לבLes films mettant en scène la famille sont nombreux dans la programmation du festival cette année : dans « La dernière folie de Claire Darling », de Julie Bertuccelli, Catherine Deneuve campe une femme persuadée de vivre sa dernière journée et qui décide de brader tous les objets qui ont jalonné sa vie flamboyante, un coup de folie qui fait rapidement revenir à ses côtés sa fille, jouée par la propre fille de Catherine Deneuve, Chiara Mastroianni. Plus sombre, le film de Mikhaël Hers, « Amanda », met en scène Vincent Lacoste (« Lolo », « Hippocrate ») dans le rôle de David, un jeune homme de 24 ans, qui se retrouve avec la responsabilité de sa nièce de 7 ans, Amanda. Dans « Lola et ses frères », ce sont les relations frères-sœur qui sont scrutées à la loupe par Jean-Paul Rouve, réalisateur et aussi protagoniste du film aux côtés de José Garcia et Ludivigne Sagnier. Même fil conducteur dans le film de Cécilia Rouaud, « Photo de famille », avec Camille Cottin et Vanessa Paradis, avec une autre fratrie, celle de Gabrielle, Elsa et Mao : ils ne se parlent plus, et leurs parents ne font rien pour resserrer leurs liens. A la mort du grand-père, comment vont-ils répondre à cette terrible question : « que faire de Mamie ? »

L_Amour Flou 2Enfin, dans « L’amour flou », Romane Bohringer et Philippe Rebbot, raconte, en jouant leur propre rôle, l’histoire en temps réel de leur installation dans deux appartements distincts qui communiquent par une seule pièce commune, celle des enfants. Un « sépartement » en somme, pour se séparer ensemble.

Outre la famille, ce sont les contextes sociaux difficiles qui sont les toiles de fond des films « En guerre », réalisé par Stéphanie Brizé, avec Vincent Lindon, dans lequel des salariés se battent pour sauver leur emploi et « Les gardiennes » de Xavier Beauvois, avec Nathalie Baye et sa fille, Laura Smet, dans lequel les femmes en 1915 ont remplacé les hommes partis au front et exécutent à leur place leur rude labeur.

Les Parapluies 2Comme chaque année, le Festival sera l’occasion de redécouvrir des classiques du cinéma français avec la projection de 3 films : « Paris nous appartient » de Jacques Rivette (1960), « Pépé le Moko » de Julien Duvivier (1937), avec Jean Gabin, et « Milou en mai » de Louis Malle (1990). En hommage à Michel Legrand, auteur et compositeur de certaines des plus belles et célèbres musiques de film, décédé le 26 janvier dernier, une projection exceptionnelle des « Parapluies de Cherbourg » de Jacques Demy dont il avait réalisé la musique sera programmé dans le cadre du festival. Michel Legrand avait, au cours de sa carrière, remporté trois Oscar pour son travail.

/ LES LONGS METRAGES

/ LES CLASSIQUES

 

Les films sont projetés en langue française, sous-titrés en hébreu.

Le Festival du film français en Israël est proposé avec le soutien d’Air France, d’Israël Discount Bank, de l’Occitane en Provence, du CLUB MED, de Boutique Centrale, des fromages de Nanny Seyman et de Digitittle.

L’enseignement supérieur français à l’honneur pour le Salon CHOOSE FRANCE

/ ETUDES EN FRANCE

L’enseignement supérieur français à l’honneur pour le Salon CHOOSE FRANCE

C’était l’un des moments phares de la Saison croisée et le premier évènement de ce genre en Israël : le Salon CHOOSE FRANCE, organisé par Campus France et par l’Institut français d’Israël, s’est déroulé à l’Université de Tel-Aviv le jeudi 1er novembre 2018 dans une ambiance studieuse ponctuée de moments festifs. Ce Salon d’attractivité globale destiné à valoriser la France dans son ensemble auprès des étudiants israéliens a rassemblé 23 établissements d’enseignement supérieur français et 3 entreprises françaises.

C’est sur les mots du Professeur Raanan Rein, Vice-Président de l’Université de Tel-Aviv, d’Hélène le Gal, Ambassadrice de France en Israël, et de Béatrice Khaiat, Directrice Générale de l’Agence Campus France, que le Salon a débuté. L’ensemble de l’offre de formation dans le domaine de l’enseignement supérieur y était à l’honneur : 6 universités, 1 école de langue, 3 écoles de commerce, 6 écoles d’ingénieurs, 3 écoles d’art et 4 écoles d’art culinaires avaient fait le déplacement en Israël.

En parallèle des stands des établissements, plusieurs évènements ont émaillé cette journée. On peut citer notamment une conférence de l’architecte Michel Rémon, concepteur du Centre de nanotechnologies de l’Université de Tel-Aviv, un atelier sur l’interculturalité, une conférence sur les études en France, une master class scientifique sur les algues, ainsi que l’inauguration de l’exposition franco-israélienne « La mer Arc-en-ciel » au Musée Steinhardt. Un défilé organisé par deux écoles de mode françaises a clôturé le Salon dans une excellente ambiance.

Au final, ce sont plus de 800 visiteurs qui se sont présentés sur le Salon au cours de la journée, dont une majorité de lycéens.

Par ailleurs, la présence en Israël des représentants de l’enseignement supérieur français a permis la signature de plusieurs accords Erasmus+[1] (signés par l’Université de Rennes 1, l’Université de Lyon 1 et Sciences Po) avec l’Université de Tel-Aviv, le Technion, l’Université de Ben Gourion, l’Interdisciplinary Center d’Herzliya et l’Université hébraïque de Jérusalem.

[1] Ceux-ci permettront de financer la mobilité d’étudiants, de professeurs et de personnel administratif entre les deux établissements signataires. Cette année, 221.592€ ont été attribués aux projets Erasmus+ entre Israël et la France.

Crédits : Amandine Desmousseaux – Ambassade de France en Israël

 

Rédaction : Juliette Chauveau

Avraham B. Yehoshua

/ RENCONTRE AVEC UN AUTEUR

Avraham B. Yehoshua – Le tunnel 

(Editions Grasset, 2019)

Ph. A. B Yehoshua - Crédits : Yannick Coupannec/Leemage/Editions Grasset

Ph. A. B Yehoshua – Crédits : Yannick Coupannec/Leemage/Editions Grasset

Rencontre le jeudi 28 mars à 19h30 dans l’auditorum de l’Institut français de Tel Aviv

Traduit de l’hébreu par Jean Luc Allouche

Le nouveau roman du grand conteur israélien mêle habilement la question de la perte de mémoire à celle des identités israélienne et palestinienne. A.B. Yehoshua parvient à évoquer avec une justesse infinie la tendresse d’un couple vieillissant face à l’épreuve de la maladie tout en dépeignant une fois de plus la société israélienne dans toutes ses contradictions.

Le tunnel_couvertureAvraham B. Yehoshua, est l’un des chefs de file de la littérature israélienne contemporaine. Ses livres, traduits en 28 langues, lui ont valu de nombreuses récompenses littéraires, notamment le prestigieux Grand Prix de littérature d’Israël pour l’ensemble de son œuvre en 1995. Son roman Rétrospective (2012) a obtenu le prix Médicis étranger et le Prix du meilleur livre étranger.

Rencontre en français.

Marc Weitzmann

/ RENCONTRE AVEC UN AUTEUR

A l’initiative du FSJU Israël, tournée de conférences littéraires, avec :

Marc Weitzmann – Un temps pour haïr

(Editions Grasset, 2018)

Ph. Marc Weitzmann - Crédits : Olivier Roller

Ph. Marc Weitzmann – Crédits : Olivier Roller

Rencontre le 3 avril à 19h30 dans l’auditorium de l’Institut français de Tel Aviv, et le 4 avril à 19h00 à l’Institut français à Haïfa

Fruit d’un travail de quatre années, Un Temps pour haïr  est fondé sur des écoutes des services secrets; sur les comptes rendus de procès terroristes ; sur des rencontres avec les familles de djihadistes, des psychiatres, des enseignants ; sur l’analyse sémiotique des dialogues entre les équipes de tueurs ; mais aussi sur la reconstitution de chapitres méconnus de la colonisation et sur celle des réseaux d’extrême droite dans les années 1990.

Aucune porte ne se tient devant nous – porte de la guerre ou de la paix qu’il suffirait de franchir ou de refermer – mais au moins serons-nous mieux armés pour comprendre…

Un temps pour haïrMarc Weitzmann est romancier et collaborateur régulier de plusieurs grands supports, dont Le Monde et Tablet (NYC).  Il est notamment l’auteur d’Une matière inflammableMariage mixteFraternité et Une place dans le monde.

Le 3 avril, 19h30, Institut français de Tel Aviv  – Rencontre en français animée par le critique littéraire du quotidien Haaretz, Benny Ziffer. 

Le 4 avril, 19h00, Institut français de Haïfa – Entrée libre, rencontre en français et animée par Tilla Rudel, Attachée culturelle. 

En partenariat avec :

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Marc Weitzmann sera également le 1er avril  à 10h30 à l’espace Wizo de Netanya, 13 rue Mac Donald.

13ème séminaire de philosophie continentale

/ PHILOSOPHIE

13e séminaire de philosophie continentale  “La politique de la vérité”

Série de conférences de février à juillet 2019 (en hébreu) 
De 10h30 à 12h
Institut français de Tel Aviv

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L’Institut français d’Israël et le séminaire de philosophie continentale sont heureux de vous annoncer l’ouverture du 13ème séminaire de philosophie continental à l’Institut français de Tel Aviv du 8 février au 12 juillet pour 17 conférences en hébreu autour du thème : “La politique de la vérité”

Ce séminaire s’inscrit dans les activités d’un groupe de chercheurs et chercheuses issus d’Universités israéliennes et de l’École des beaux-arts de Bezalel.  Ils  tentent de construire une communauté de dialogue ouverte à tous, autour des relations entre la philosophie continentale française et allemande et le contexte israélien.

Calendrier des conférences du 13ème séminaire de philosophie continentale :

8 février 2019
Dr Itzhak Benyamini : L’anxiété israélienne : avec Freud, Heidegger, Lacan, Netanyahou. (Ed. Riesling, Université de Bar Ilan, Bezalel)

15 février 2019
Pr. Eran Dorfman (Université de Tel Aviv), Tal Meir Giladi (Université hébraïque de Jérusalem) : Séance consacrée à la publication du livre « Pour Marx » de Louis Althusser.

1er mars 2019
Dr. Yoni Niv (Basis (Base) School of Arts and Culture) et Hagi Prechtman (Université de Tel Aviv : Freud et le phonographe : regards sur les écrits de Friedrich Kittler.

8 mars 2019
Pr. Nitzan Leibovitch (Université Lehigh, Pennsylvanie) L’heure de la vérité : sur les notions du temps et de la vérité chez Hannah Arendt.
Pr. Amal Jamal (Université de Tel Aviv) : La politique et l’éthique de la vérité d’après Arendt à l’ère de la post-vérité.

15 mars 2019
Lilah Levin (Université de Bar Ilan) et Dr. Dror Pimental : La politique de la poétique.

5 avril 2019
Dr. Lyat Friedman (Bezalel) : La politique de la vérité dans une multiple réalité : Foucault. Dr. Galit Wellner (Université de Tel Aviv) : Sur le concept de la vérité dans un environnement technologique renforcé.

12 avril 2019
Conversation entre Dr. Elie Sheinfeld (Shalem College) et Yishai Mevurah (Synagogue Hoel Shouel) Exprime ta colère – sur l’obligation de la vérité : entre la phénoménologie et la -psycho-théologie

3 mai 2019
Pr. Manuela Consonni (Université Hébraïque) : L’antisémitisme et le mythe politique moderne – Dr. Liat Lavi (Bezalel) : La modernité en crise : Foucault, Wittgenstein – sur Descartes et les limites de la raison.

10 mai 2019
Shva Salhoov, Pr. Yossef Schwartz, Dr. Aim Deuelle Luski  : Séance consacrée à la parution du livre “mythe – langage – révélation. Suite aux réflexions de Moshé Schwartz”.

17 mai 2019
Dr. Anat Matar (Université de Tel Aviv) : La vérité de la gauche. Dr Itamar Man (Université de Haîfa) : Ancrée dans le droit international : argumentation due aux changements de la population en Israël – et Palestine.

24 mai 2019
Dr. Raphael Zagury-Orly (Sciences Po, Paris), Dr. Joseph Cohen (Université College, Dublin) : A la recherche de la vérité : la position d’Heidegger.

7 juin 2019
Adam Aboulafia (Université de Tel Aviv) : Pas uniquement basé sur la vérité : sur le mérite de la vérité. Dr. Rotlevy (Université de Tel Aviv) :  Déviance : entraînement spirituel vers la vérité.

14 juin 2019
Dr. Rony Klein (Université de Tel Aviv et hébraïque de Jérusalem) : La critique de la démocratie dans la pensée philosophique française contemporaine. Ori Landsberg Travaux secondaires sur la vérité : Marcel Detienne, Hans Blumenberg.

21 juin 2019
Dr. Ronit Peleg (Université de Tel Aviv) : Sur les barricades : soulèvements autour de la politique de la vérité depuis mai 1968. Anat Ascher (Université de Tel Tel Aviv et Open University) : Sur les mensonges nobles et les vils menteurs : Peut-on en général établir une société sur des bases de vérité ?

28 juin 2019
Dr. Rachel Even : La vérité en tant que piège mortel. Dr. Shamai Zinger (Beit Hinouh Geon Hayarden) : Le chemin vers la vérité absolue selon Husserl.

5 juillet 2019
Dr. Ily Rouner (Auteur, Université de Tel Aviv) et Dr. Yonathan Dayan (Traducteur, rédacteur, chercheur en littérature, College of the Literary Arts)  : l’archéologie des faussaires dans la littérature – conversation.

12 juillet 2019
Adi Sorek  (auteure et chercheuse en littérature, Université de Tel Aviv) : Entre une ville abri et Jérusalem – Levinas et la politique de protection entre le Talmud et la Philosophie. Idan zivoni  (Rédacteur, Riesling) : La vérité de l’âme et de la littérature – Platon, Aristote, Ciceron (Cicero).
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Parlez français à La Closerie !

/ COURS DE FRANCAIS

Parlez français à La Closerie !

Cours de conversation proposé tous les dimanches de 10h-12h

FB_600x600_COURS DE CONVERSATION_LucaVous désirez améliorer ou simplement entretenir votre connaissance du français dans un environnement décontracté et divertissant ?

L’Institut français de Tel Aviv vous donne rendez-vous le dimanche matin à La Closerie, médiathèque de l’Institut français de Tel Aviv, dans une atmosphère cosy, pour deux heures de conversation menées avec l’aide de l’un de nos professeurs expérimentés.

En petit groupe de 10 personnes au maximum, vous discuterez de votre week-end, de vos vacances, du passé et de l’avenir, de l’actualité, d’ici et d’ailleurs, et de tous les sujets qui pourraient vous intéresser.

Ce rendez-vous ne demande l’acquisition d’aucun livre, ne venez ni avec un cahier ou un crayon. Pas d’exercices de grammaire ni de listes de vocabulaire. Il vous suffit de venir avec l’envie irrésistible de bavarder en français !

Un niveau de français minimum est requis qui sera évalué par le service des cours de l’Institut.

Début du cours : 20 janvier

Nombre de rencontres : 8 séances de 2h

Les dimanches de 10h à 12h

Tarif : 690 NIS / Tarif réduit : 630 NIS

Nombre de participants : de 7 à 10 personnes maximum

Ile-de-France : la recherche scientifique et l’innovation au premier plan

Sciences, innovation, tourisme, éducation, Valérie Pécresse, Présidente de la région Paris Île-de-France, veut renforcer les liens de sa région avec Israël.

Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, et Valérie Pécresse, Présidente de la région Ile-de-France

Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, et Valérie Pécresse, Présidente de la région Ile-de-France

La Présidente du Conseil régional d’Ile-de-France, Valérie Pécresse, s’est rendue en Israël du 22 au 24 octobre 2017. Si son séjour avait pour but premier le développement de coopérations en matières économique et touristique, Valérie Pécresse a tenu à rappeler l’excellence de sa région dans les domaines de la recherche scientifique et de l’innovation et sa volonté de renforcer les liens avec Israël.

Riche de la présence sur son territoire d’entreprises innovantes, la région Ile-de-France promeut son attractivité à l’étranger grâce à l’agence Paris Région Entreprises et à sa campagne Choose Paris Region. Afin d’en parler, Valérie Pécresse a eu l’occasion de rencontrer Yariv Levin, Ministre du tourisme israélien, les principaux tours opérateurs israéliens, des investisseurs et les acteurs de la French Tech Israël. Elle a également rencontré Ron Huldai et Nir Barkat, respectivement maires de Tel Aviv et de Jérusalem.

A l’aube de la Saison croisée France-Israël dont l’un des grands projets est un Salon des études en France, cette visite a également permis de mettre en avant la présence des quelques 645.000 étudiants répartis au sein de 17 universités et 12 grands établissements et l’excellence des instituts de recherche (INSERM, CNRS, Institut Pasteur) de la région. Valérie Pécresse a souligné l’importance d’accompagner les partenariats universitaires déjà existants avec Israël, tel que celui signé récemment entre l’Université Paris-Saclay et le Technion-Israel Institute of Technology, et sa volonté de favoriser de nouveaux projets. Elle a rencontré dans cette optique le Ministre israélien de la science, de la technologie et de l’espace, Ofir Akunis.

Meyer Habib, Député de la 8ème circonscription des Français établis hors de France, Valérie Pécresse, Présidente de la région Ile-de-France accompagnée de sa délégation, Ofir Akunis, Ministre israélien de la Science, de la Technologie et de l'Espace, et Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël

Meyer Habib, Député de la 8ème circonscription des Français établis hors de France, Valérie Pécresse, Présidente de la région Ile-de-France accompagnée de sa délégation, Ofir Akunis, Ministre israélien de la Science, de la Technologie et de l’Espace, et Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël

La Région Paris Île-de-France a été par ailleurs le grand partenaire de la 6ème édition de SO FRENCH SO FOOD, la semaine de la gastronomie française en Israël : du 5 au 8 février, 18 chefs franciliens sont venus collaborer avec les meilleurs chefs israéliens du pays et une délégation de représentants et d’élus de la région, accompagnés par des entreprises franciliennes dans le secteur du tourisme, étaient présents pour promouvoir non seulement les spécialités gastronomiques de l’Île-de-France mais aussi ses atouts culturels, économiques et touristiques.

Rédaction : Juliette Chauveau

La France veut attirer plus d’étudiants israéliens en médecine

COOPÉRATION UNIVERSITAIRE

La France veut attirer plus d’étudiants israéliens en médecine

visite-des-doyensChaque année, de nombreux étudiants israéliens partent étudier la médecine à l’étranger, notamment en Roumanie, en Moldavie et en Italie. Dans le but d’attirer plus d’étudiants dans les filières de médecine françaises, l’Ambassade France en Israël mène une stratégie triple : promouvoir l’apprentissage de langue française, établir des partenariats permettant de faciliter l’accueil d’étudiants israéliens en première année d’études de médecine en France et enfin, plus généralement, développer les relations entre les facultés de médecine françaises et israéliennes.

Ainsi, depuis mars 2015, trois classes de français ont été ouvertes par l’Institut français de Nazareth pour des jeunes désireux de suivre des études supérieures en France. Ils sont accompagnés par l’équipe de Campus France en Israël dans la définition de leur projet académique et dans leurs démarches administratives avant leur départ en France.

En 2016, les universités d’Angers et de Reims ont établi un accord de partenariat avec l’Ambassade de France en Israël pour faciliter l’accueil d’étudiants israéliens. A la rentrée 2016, trois étudiantes israéliennes originaires de Nazareth ont commencé la première année du programme PluriPASS pour préparer les concours d’entrée aux études de médecine à l’Université d’Angers.

Du 23 au 26 septembre 2016, les doyens des facultés de médecine d’Angers et de Reims ont effectué une mission en Israël, au cours de laquelle ils ont pu rencontrer les étudiants des programmes de français désireux de partir étudier la médecine en France en 2017 et ont répondu à leurs questions.

Plusieurs visites leur ont également permis de découvrir différentes institutions hospitalières israéliennes et de présenter les activités de leurs établissements (Hôpital Français de Nazareth, service de traumatologie de l’hôpital Hadassah et son entreprise de transfert technologique Hadasit, Hôpital Ichilov, Université hébraïque de Jérusalem et rencontre avec des représentants du Ministère de la Santé israélien et de l’Université de Tel Aviv).

La variété des institutions visitées a permis d’offrir un panorama des institutions hospitalières et de la formation en médecine en Israël. Les interlocuteurs rencontrés ont fait part d’un enthousiasme et d’une réelle motivation dans la mise en place de premières actions de coopération qui seront certainement orientées vers des échanges d’étudiants et l’accueil de stagiaires.

Deux Français parmi les lauréats du Prix Dan David

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Dimanche 21 Mai à l’Université de Tel Aviv, les professeurs Arlette Farge et François Bourguignon ont été récipiendaires du prix Dan David, qui consacre des travaux porteurs d’innovation dans la sphère scientifique, technologique et culturelle.

Le Prix Dan David, initié par le philanthrope Dan David (1929-2011) est adossé à la Fondation Dan David et à l’Université de Tel Aviv et vise à encourager la recherche innovante et interdisciplinaire. Il est structuré en trois volets, « Passé », « Présent », « Futur », selon que le travail de recherche ait contribué à mieux faire connaître nos origines, à mieux façonner notre présent ou à préparer les conditions de l’avenir. Trois prix, dotés d’un million de dollars chacun, sont décernés. Les récipiendaires s’engagent à donner 10 % de leur prix à de jeunes chercheurs travaillant dans leur champ d’études respectifs, afin de tisser les liens d’une communauté de la connaissance et faire émerger de jeunes talents.

Cette année, le volet « Passé » est dédié aux nouveaux champs de l’Histoire sociale. Ce sont les professeures Inga Clendinnen (Australie) et Arlette Farge (France) qui ont été distinguées et se partagent donc la dotation. Arlette Farge est une historienne française, spécialisée dans l’étude du XVIIIe siècle, directrice de recherche au CNRS et rattachée à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Elle a particulièrement travaillé sur l’histoire urbaine, l’histoire sociale et a fait partie du « groupe d’histoire des femmes » qui visait à mettre en lumière le féminin dans l’étude historique. Ses travaux ont souvent porté sur la pauvreté, la criminalité, l’enfance, l’artisanat.

Le volet « Présent » était cette année consacré aux nouveaux enjeux de la lutte contre la pauvreté. Ce sont les professeurs Sir Anthony Atkinson (Grande-Bretagne), François Bourguignon (France) et James Heckman (Etats-Unis) qui ont été récompensés. François Bourguignon est directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il est l’ancien directeur de l’École d’économie de Paris après avoir été économiste en chef et premier vice-président de la Banque mondiale à Washington entre 2003 et 2007.  Ses travaux portent principalement sur la distribution, la redistribution des revenus et la pauvreté dans les pays développés, les pays en voie de développement et dans la population mondiale. Il a été durant plusieurs années le rédacteur en chef de l’European Economic Review, puis de la World Bank Economic Review. À la Banque mondiale, il a supervisé en 2006 le rapport sur développement mondial de la Banque centré sur l’équité.

Le volet « Futur », dédié cette année aux nanosciences, a quant à lui récompensé les professeurs Paul Alivisatos (Etats-Unis), Chad Mirkin (Etats-Unis) et Sir John Pendry (Grande-Bretagne).

 http://www.dandavidprize.org/about/about-the-prize

Boris Cyrulnik, la transmission du trauma ou le murmure des fantômes.

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Le 25 janvier, l’Université de Tel-Aviv a accueilli plus de 400 spectateurs venus assister à la conférence du célèbre psychiatre Boris Cyrulnik sur la transmission du traumatisme « Le murmure des fantômes », co-organisée par l’Institut français d’Israël et l’Association des Amis Francophones de l’Université de Tel-Aviv.

Après une brève introduction par le Pr. Ruth Amossy, marraine de l’association, et M. Sebastien Linden, attaché de coopération scientifique et universitaire de l’ambassade de France en Israël, M. Cyrulnik a développé sa thèse : « Ce n’est pas le trauma qui se transmet, mais la manière d’y réagir. » introduit-il. Observations, expériences, science et arguments historiques à l’appui, Boris Cyrulnik a passionné son auditoire avec conviction et esprit.

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Les enfants ressentent le traumatisme de leur(s) parent(s) dès le plus jeune âge, dès la grossesse même. Ils ont le « pif », pour repérer un bafouillement, ressentir un silence, se heurter à un déni. Ils y réagissent, et chercheront en grandissant un facteur de résilience. Le mécanisme s’observe pour tout traumatisme, les génocides comme la maladie, la perte d’un proche, ou la précarité. A l’appui l’exemple de Georges Perec, écrivain orphelin de la guerre et de la shoah, son déni et sa résilience par son œuvre littéraire. En faisant taire les traumatisés et leurs héritiers, le négationnisme est ainsi aussi coupable que le génocide, à l’image de l’assassin dissimulant son crime.

IMG_3649-1Photos : © Alex J. Summertown