Delphine Horvilleur

/ RENCONTRE AVEC UN AUTEUR

Delphine Horvilleur – Réflexions sur la question antisémite

(Editions Grasset, 2019)

Ph. Delphine Horvilleur - Crédits : JF PAGA GRASSET

Ph. Delphine Horvilleur – Crédits : JF PAGA GRASSET

Rencontre le 5 mai à 19h30 dans l’auditorium de l’Institut français de Tel Aviv et le 6 mai à 19h00 à l’Institut français de Haïfa

Delphine Horvilleur choisit ici de retourner la focale en explorant l’antisémitisme tel qu’il est perçu par les textes sacrés, la tradition rabbinique et les légendes juives. Cette littérature rabbinique que l’auteur décortique ici est d’autant plus pertinente dans notre période de repli identitaire que les motifs récurrents de l’antisémitisme sont revitalisés dans les discours de l’extrême droite et de l’extrême gauche (notamment l’argument de l’« exception juive » et l’obsession du complot juif).
Mais elle offre aussi et surtout des outils de résilience pour échapper à la tentation victimaire : la tradition rabbinique ne se soucie pas tant de venir à bout de la haine des juifs (peine perdue…) que de donner des armes pour s’en prémunir.

Réflexions sur la question antisémiteNée en  1974 à Nancy, Delphine Horvilleur est une rabbin française du  Mouvement juif libéral de France. Elle dirige la rédaction de la Revue de pensée(s) juive(s) Tenou’a. Elle est l’auteur de En tenue d’Eve : féminin, pudeur et judaïsme (Grasset,2013), Comment les rabbins font les enfants (Grasset, 2015) et, en collaboration avec Rachid Benzine, Des mille et une façons d’être juif ou musulman (Seuil, 2017).

A Tel Aviv, la rencontre sera animée en français par Daniel Shek, diplomate israélien, ancien ambassadeur d’Israël en France. Il n’est plus possible de réserver pour cette rencontre. 

A Haïfa, la rencontre sera animée en français par Roselyne Déry, attachée pour le livre. Il reste des places disponibles.

Conférence organisée par l’Association Pax Medicalis en partenariat avec l’Institut dans le cadre d’un voyage d’études et de rencontres en Israël et dans les territoires palestiniens. 

Pax Medicalis_logo

 

 

 

Pour en savoir plus sur les événements programmés par Pax Medicalis en partenariat avec l’Institut français d’Israël, cliquez ici.

Eric Vuillard

/ RENCONTRE AVEC UN AUTEUR

Eric Vuillard – L’ordre du jour 

(Editions Actes Sud, Prix Goncourt 2017)

Rencontre le 15 mai à 19h30 dans l’auditorium de l’Institut français de Tel Aviv

L’Allemagne nazie a sa légende. On y voit une armée rapide, moderne, dont le triomphe parait inexorable. Mais si au fondement de ses premiers exploits se découvraient plutôt des marchandages, de vulgaires combinaisons d’intérêts ? Et si les glorieuses images de la Wehrmacht entrant triomphalement en Autriche dissimulaient un immense embouteillage de panzers ? Une simple panne ! Une démonstration magistrale et grinçante des coulisses de l’Anschluss par l’auteur de Tristesse de la terre et de 14 juillet.

Éric Vuillard, est écrivain et cinéaste. Il a réalisé deux films, L’homme qui marche et Mateo Falcone. Il est l’auteur de Conquistadors (Léo Scheer, 2009) récompensé par le Grand prix littéraire du Web – mention spéciale du jury 2009 et le prix Ignatius J. Reilly 2010. Il a reçu le prix Franz-Hessel 2012 et le prix Valery-Larbaud 2013 pour deux récits publiés chez Actes Sud, La bataille d’Occident et Congo ainsi que le prix Joseph-Kessel 2015 pour Tristesse de la terre, le prix Alexandre Viallate pour 14 juillet.

Rencontre en français.

En partenariat avec le Festival international du livre Mishkenot Sha’ananim, Jerusalem

Eric Vuillard sera l’invité du Festival international du livre Mishkenot Sha’ananim à Jérusalem pour deux rencontres en français (traduction en hébreu) :

  • Le 13 mai à 19h – rencontre animée par le journaliste Emmanuel HalperinEn savoir plus
  • Le 14 mai à 20h – rencontre animée par le journaliste Goël PintoEn savoir plus

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Ruby Namdar

/ RENCONTRE AVEC UN AUTEUR

Ruby Namdar, La maison de ruines (Editions Belfond, 2018)

Traduction de l’anglais : Sarah Tardi

Ruby Namdar_© Beowulf Sheehan

Ph. Ruby Namdar © Beowulf Sheehan

Rencontre le 20 mai à 19h30 dans l’auditorium de l’Institut français de Tel Aviv

Foisonnant, érudit, baroque, évoquant rien moins que Saul Bellow, Tom Wolfe ou Philip Roth, un roman tout en excès et en humour, qui s’attaque aux épineuses questions de l’identité et de la religion, avec en fond une critique grinçante de l’Amérique d’aujourd’hui. Couronnée par le prix Sapir, une œuvre puissante, jubilatoire, mystique, un véritable morceau de bravoure littéraire.

La Maison de ruinesRuby Namdar est né et a grandi à Jérusalem, dans une famille juive iranienne. Son premier livre, Haviv (2000), a remporté le Israeli Ministry of Culture’s Award for Best First Publication. La Maison de ruines, son premier roman traduit en français, est lauréat du Sapir Prize, le plus prestigieux prix littéraire israélien.
Ruby Namdar vit actuellement avec sa femme et leurs deux filles à New York, où il enseigne la littérature juive. C’est un spécialiste des textes bibliques et talmudiques.

Rencontre en hébreu et en français animée par Dorit Shilo, traductrice et spécialiste de la littérature hébraïque. 

Céline Nieszawer

/ RENCONTRE AVEC UN AUTEUR

Céline Nieszawer, Claude (Editons Tohu-Bohu, 2019)

Ph. Céline Nieszawer - crédits Louis Stéphane Ulysse

Ph. Céline Nieszawer – crédits Louis Stéphane Ulysse

Rencontre le 12 juin à 19h à La Closerie, médiathèque de l’Institut français de Tel Aviv

Claude, la quarantaine rondouillarde, est spectateur de sa vie. Une mère excentrique -70 ans, rouge à lèvres flamboyant et haut talons girafiens – qu’il a envie de tuer à mi-temps et une jolie amoureuse à temps partiel. Un jour en tombant dans la rue, sa vie bascule…Une chronique d’un petit monde décalé qui fume des cigarettes, boit des bières et des zombies dans les cafés en essayant de survivre à notre modernité agressive et conformiste.

CVT_Claude_6153Photographe reconnue, dessinatrice de talent, scénariste et maintenant romancière, Céline Nieszawer est une artiste.

Rencontre en français. 

13ème séminaire de philosophie continentale

/ PHILOSOPHIE

13e séminaire de philosophie continentale  “La politique de la vérité”

Série de conférences de février à juillet 2019 (en hébreu) 
De 10h30 à 12h
Institut français de Tel Aviv

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L’Institut français d’Israël et le séminaire de philosophie continentale sont heureux de vous annoncer l’ouverture du 13ème séminaire de philosophie continental à l’Institut français de Tel Aviv du 8 février au 12 juillet pour 17 conférences en hébreu autour du thème : “La politique de la vérité”

Ce séminaire s’inscrit dans les activités d’un groupe de chercheurs et chercheuses issus d’Universités israéliennes et de l’École des beaux-arts de Bezalel.  Ils  tentent de construire une communauté de dialogue ouverte à tous, autour des relations entre la philosophie continentale française et allemande et le contexte israélien.

Calendrier des conférences du 13ème séminaire de philosophie continentale :

8 février 2019
Dr Itzhak Benyamini : L’anxiété israélienne : avec Freud, Heidegger, Lacan, Netanyahou. (Ed. Riesling, Université de Bar Ilan, Bezalel)

15 février 2019
Pr. Eran Dorfman (Université de Tel Aviv), Tal Meir Giladi (Université hébraïque de Jérusalem) : Séance consacrée à la publication du livre « Pour Marx » de Louis Althusser.

1er mars 2019
Dr. Yoni Niv (Basis (Base) School of Arts and Culture) et Hagi Prechtman (Université de Tel Aviv : Freud et le phonographe : regards sur les écrits de Friedrich Kittler.

8 mars 2019
Pr. Nitzan Leibovitch (Université Lehigh, Pennsylvanie) L’heure de la vérité : sur les notions du temps et de la vérité chez Hannah Arendt.
Pr. Amal Jamal (Université de Tel Aviv) : La politique et l’éthique de la vérité d’après Arendt à l’ère de la post-vérité.

15 mars 2019
Lilah Levin (Université de Bar Ilan) et Dr. Dror Pimental : La politique de la poétique.

5 avril 2019
Dr. Lyat Friedman (Bezalel) : La politique de la vérité dans une multiple réalité : Foucault. Dr. Galit Wellner (Université de Tel Aviv) : Sur le concept de la vérité dans un environnement technologique renforcé.

12 avril 2019
Conversation entre Dr. Elie Sheinfeld (Shalem College) et Yishai Mevurah (Synagogue Hoel Shouel) Exprime ta colère – sur l’obligation de la vérité : entre la phénoménologie et la -psycho-théologie

3 mai 2019
Pr. Manuela Consonni (Université Hébraïque) : L’antisémitisme et le mythe politique moderne – Dr. Liat Lavi (Bezalel) : La modernité en crise : Foucault, Wittgenstein – sur Descartes et les limites de la raison.

10 mai 2019
Shva Salhoov, Pr. Yossef Schwartz, Dr. Aim Deuelle Luski  : Séance consacrée à la parution du livre “mythe – langage – révélation. Suite aux réflexions de Moshé Schwartz”.

17 mai 2019
Dr. Anat Matar (Université de Tel Aviv) : La vérité de la gauche. Dr Itamar Man (Université de Haîfa) : Ancrée dans le droit international : argumentation due aux changements de la population en Israël – et Palestine.

24 mai 2019
Dr. Raphael Zagury-Orly (Sciences Po, Paris), Dr. Joseph Cohen (Université College, Dublin) : Ratrapper par la vérité : le cas Heidegger. Conversation

7 juin 2019
Adam Aboulafia (Université de Tel Aviv) : Pas uniquement basé sur la vérité : sur le mérite de la vérité. Dr. Rotlevy (Université de Tel Aviv) :  Déviance : entraînement spirituel vers la vérité.

14 juin 2019
Dr. Rony Klein (Université de Tel Aviv et hébraïque de Jérusalem) : La critique de la démocratie dans la pensée philosophique française contemporaine. Ori Landsberg Travaux secondaires sur la vérité : Marcel Detienne, Hans Blumenberg.

21 juin 2019
Dr. Ronit Peleg (Université de Tel Aviv) : Sur les barricades : soulèvements autour de la politique de la vérité depuis mai 1968. Anat Ascher (Université de Tel Tel Aviv et Open University) : Sur les mensonges nobles et les vils menteurs : Peut-on en général établir une société sur des bases de vérité ?

28 juin 2019
Dr. Rachel Even : La vérité en tant que piège mortel. Dr. Shamai Zinger (Beit Hinouh Geon Hayarden) : Le chemin vers la vérité absolue selon Husserl.

5 juillet 2019
Dr. Ily Rouner (Auteur, Université de Tel Aviv) et Dr. Yonathan Dayan (Traducteur, rédacteur, chercheur en littérature, College of the Literary Arts)  : l’archéologie des faussaires dans la littérature – conversation.

12 juillet 2019
Adi Sorek  (auteure et chercheuse en littérature, Université de Tel Aviv) : Entre une ville abri et Jérusalem – Levinas et la politique de protection entre le Talmud et la Philosophie. Idan zivoni  (Rédacteur, Riesling) : La vérité de l’âme et de la littérature – Platon, Aristote, Ciceron (Cicero).
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Parlez français à La Closerie !

/ COURS DE FRANCAIS

Parlez français à La Closerie !

Cours de conversation proposés tous les dimanches de 10h à 12h ou de 16h45 à 18h45

FB_600x600_COURS DE CONVERSATION_LucaVous désirez améliorer ou simplement entretenir votre connaissance du français dans un environnement décontracté et divertissant ?

L’Institut français de Tel Aviv vous donne rendez-vous le dimanche à La Closerie, médiathèque de l’Institut français de Tel Aviv, le matin (de 10h à 12h) ou le soir (de 16h45 à 18h45) dans une atmosphère cosy, pour deux heures de conversation menées avec l’aide de l’un de nos professeurs expérimentés.

En petit groupe de 10 personnes au maximum, vous discuterez de votre week-end, de vos vacances, du passé et de l’avenir, de l’actualité, d’ici et d’ailleurs, et de tous les sujets qui pourraient vous intéresser.

Ce rendez-vous ne demande l’acquisition d’aucun livre, ne venez ni avec un cahier ou un crayon. Pas d’exercices de grammaire ni de listes de vocabulaire. Il vous suffit de venir avec l’envie irrésistible de bavarder en français !

Un niveau de français minimum est requis qui sera évalué par le service des cours de l’Institut.
Nombre de rencontres : 8 séances de 2h
Les dimanches de 10h à 12h ou de 16h45 à 18h45
Tarif : 690 NIS / Tarif réduit : 630 NIS
Nombre de participants : de 7 à 10 personnes maximum

Ce cours de couversation a été mis en place depuis le 20 janvier 2019.

Ile-de-France : la recherche scientifique et l’innovation au premier plan

Sciences, innovation, tourisme, éducation, Valérie Pécresse, Présidente de la région Paris Île-de-France, veut renforcer les liens de sa région avec Israël.

Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, et Valérie Pécresse, Présidente de la région Ile-de-France

Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, et Valérie Pécresse, Présidente de la région Ile-de-France

La Présidente du Conseil régional d’Ile-de-France, Valérie Pécresse, s’est rendue en Israël du 22 au 24 octobre 2017. Si son séjour avait pour but premier le développement de coopérations en matières économique et touristique, Valérie Pécresse a tenu à rappeler l’excellence de sa région dans les domaines de la recherche scientifique et de l’innovation et sa volonté de renforcer les liens avec Israël.

Riche de la présence sur son territoire d’entreprises innovantes, la région Ile-de-France promeut son attractivité à l’étranger grâce à l’agence Paris Région Entreprises et à sa campagne Choose Paris Region. Afin d’en parler, Valérie Pécresse a eu l’occasion de rencontrer Yariv Levin, Ministre du tourisme israélien, les principaux tours opérateurs israéliens, des investisseurs et les acteurs de la French Tech Israël. Elle a également rencontré Ron Huldai et Nir Barkat, respectivement maires de Tel Aviv et de Jérusalem.

A l’aube de la Saison croisée France-Israël dont l’un des grands projets est un Salon des études en France, cette visite a également permis de mettre en avant la présence des quelques 645.000 étudiants répartis au sein de 17 universités et 12 grands établissements et l’excellence des instituts de recherche (INSERM, CNRS, Institut Pasteur) de la région. Valérie Pécresse a souligné l’importance d’accompagner les partenariats universitaires déjà existants avec Israël, tel que celui signé récemment entre l’Université Paris-Saclay et le Technion-Israel Institute of Technology, et sa volonté de favoriser de nouveaux projets. Elle a rencontré dans cette optique le Ministre israélien de la science, de la technologie et de l’espace, Ofir Akunis.

Meyer Habib, Député de la 8ème circonscription des Français établis hors de France, Valérie Pécresse, Présidente de la région Ile-de-France accompagnée de sa délégation, Ofir Akunis, Ministre israélien de la Science, de la Technologie et de l'Espace, et Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël

Meyer Habib, Député de la 8ème circonscription des Français établis hors de France, Valérie Pécresse, Présidente de la région Ile-de-France accompagnée de sa délégation, Ofir Akunis, Ministre israélien de la Science, de la Technologie et de l’Espace, et Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël

La Région Paris Île-de-France a été par ailleurs le grand partenaire de la 6ème édition de SO FRENCH SO FOOD, la semaine de la gastronomie française en Israël : du 5 au 8 février, 18 chefs franciliens sont venus collaborer avec les meilleurs chefs israéliens du pays et une délégation de représentants et d’élus de la région, accompagnés par des entreprises franciliennes dans le secteur du tourisme, étaient présents pour promouvoir non seulement les spécialités gastronomiques de l’Île-de-France mais aussi ses atouts culturels, économiques et touristiques.

Rédaction : Juliette Chauveau

La France veut attirer plus d’étudiants israéliens en médecine

COOPÉRATION UNIVERSITAIRE

La France veut attirer plus d’étudiants israéliens en médecine

visite-des-doyensChaque année, de nombreux étudiants israéliens partent étudier la médecine à l’étranger, notamment en Roumanie, en Moldavie et en Italie. Dans le but d’attirer plus d’étudiants dans les filières de médecine françaises, l’Ambassade France en Israël mène une stratégie triple : promouvoir l’apprentissage de langue française, établir des partenariats permettant de faciliter l’accueil d’étudiants israéliens en première année d’études de médecine en France et enfin, plus généralement, développer les relations entre les facultés de médecine françaises et israéliennes.

Ainsi, depuis mars 2015, trois classes de français ont été ouvertes par l’Institut français de Nazareth pour des jeunes désireux de suivre des études supérieures en France. Ils sont accompagnés par l’équipe de Campus France en Israël dans la définition de leur projet académique et dans leurs démarches administratives avant leur départ en France.

En 2016, les universités d’Angers et de Reims ont établi un accord de partenariat avec l’Ambassade de France en Israël pour faciliter l’accueil d’étudiants israéliens. A la rentrée 2016, trois étudiantes israéliennes originaires de Nazareth ont commencé la première année du programme PluriPASS pour préparer les concours d’entrée aux études de médecine à l’Université d’Angers.

Du 23 au 26 septembre 2016, les doyens des facultés de médecine d’Angers et de Reims ont effectué une mission en Israël, au cours de laquelle ils ont pu rencontrer les étudiants des programmes de français désireux de partir étudier la médecine en France en 2017 et ont répondu à leurs questions.

Plusieurs visites leur ont également permis de découvrir différentes institutions hospitalières israéliennes et de présenter les activités de leurs établissements (Hôpital Français de Nazareth, service de traumatologie de l’hôpital Hadassah et son entreprise de transfert technologique Hadasit, Hôpital Ichilov, Université hébraïque de Jérusalem et rencontre avec des représentants du Ministère de la Santé israélien et de l’Université de Tel Aviv).

La variété des institutions visitées a permis d’offrir un panorama des institutions hospitalières et de la formation en médecine en Israël. Les interlocuteurs rencontrés ont fait part d’un enthousiasme et d’une réelle motivation dans la mise en place de premières actions de coopération qui seront certainement orientées vers des échanges d’étudiants et l’accueil de stagiaires.

Deux Français parmi les lauréats du Prix Dan David

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Dimanche 21 Mai à l’Université de Tel Aviv, les professeurs Arlette Farge et François Bourguignon ont été récipiendaires du prix Dan David, qui consacre des travaux porteurs d’innovation dans la sphère scientifique, technologique et culturelle.

Le Prix Dan David, initié par le philanthrope Dan David (1929-2011) est adossé à la Fondation Dan David et à l’Université de Tel Aviv et vise à encourager la recherche innovante et interdisciplinaire. Il est structuré en trois volets, « Passé », « Présent », « Futur », selon que le travail de recherche ait contribué à mieux faire connaître nos origines, à mieux façonner notre présent ou à préparer les conditions de l’avenir. Trois prix, dotés d’un million de dollars chacun, sont décernés. Les récipiendaires s’engagent à donner 10 % de leur prix à de jeunes chercheurs travaillant dans leur champ d’études respectifs, afin de tisser les liens d’une communauté de la connaissance et faire émerger de jeunes talents.

Cette année, le volet « Passé » est dédié aux nouveaux champs de l’Histoire sociale. Ce sont les professeures Inga Clendinnen (Australie) et Arlette Farge (France) qui ont été distinguées et se partagent donc la dotation. Arlette Farge est une historienne française, spécialisée dans l’étude du XVIIIe siècle, directrice de recherche au CNRS et rattachée à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Elle a particulièrement travaillé sur l’histoire urbaine, l’histoire sociale et a fait partie du « groupe d’histoire des femmes » qui visait à mettre en lumière le féminin dans l’étude historique. Ses travaux ont souvent porté sur la pauvreté, la criminalité, l’enfance, l’artisanat.

Le volet « Présent » était cette année consacré aux nouveaux enjeux de la lutte contre la pauvreté. Ce sont les professeurs Sir Anthony Atkinson (Grande-Bretagne), François Bourguignon (France) et James Heckman (Etats-Unis) qui ont été récompensés. François Bourguignon est directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il est l’ancien directeur de l’École d’économie de Paris après avoir été économiste en chef et premier vice-président de la Banque mondiale à Washington entre 2003 et 2007.  Ses travaux portent principalement sur la distribution, la redistribution des revenus et la pauvreté dans les pays développés, les pays en voie de développement et dans la population mondiale. Il a été durant plusieurs années le rédacteur en chef de l’European Economic Review, puis de la World Bank Economic Review. À la Banque mondiale, il a supervisé en 2006 le rapport sur développement mondial de la Banque centré sur l’équité.

Le volet « Futur », dédié cette année aux nanosciences, a quant à lui récompensé les professeurs Paul Alivisatos (Etats-Unis), Chad Mirkin (Etats-Unis) et Sir John Pendry (Grande-Bretagne).

 http://www.dandavidprize.org/about/about-the-prize

Boris Cyrulnik, la transmission du trauma ou le murmure des fantômes.

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Le 25 janvier, l’Université de Tel-Aviv a accueilli plus de 400 spectateurs venus assister à la conférence du célèbre psychiatre Boris Cyrulnik sur la transmission du traumatisme « Le murmure des fantômes », co-organisée par l’Institut français d’Israël et l’Association des Amis Francophones de l’Université de Tel-Aviv.

Après une brève introduction par le Pr. Ruth Amossy, marraine de l’association, et M. Sebastien Linden, attaché de coopération scientifique et universitaire de l’ambassade de France en Israël, M. Cyrulnik a développé sa thèse : « Ce n’est pas le trauma qui se transmet, mais la manière d’y réagir. » introduit-il. Observations, expériences, science et arguments historiques à l’appui, Boris Cyrulnik a passionné son auditoire avec conviction et esprit.

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Les enfants ressentent le traumatisme de leur(s) parent(s) dès le plus jeune âge, dès la grossesse même. Ils ont le « pif », pour repérer un bafouillement, ressentir un silence, se heurter à un déni. Ils y réagissent, et chercheront en grandissant un facteur de résilience. Le mécanisme s’observe pour tout traumatisme, les génocides comme la maladie, la perte d’un proche, ou la précarité. A l’appui l’exemple de Georges Perec, écrivain orphelin de la guerre et de la shoah, son déni et sa résilience par son œuvre littéraire. En faisant taire les traumatisés et leurs héritiers, le négationnisme est ainsi aussi coupable que le génocide, à l’image de l’assassin dissimulant son crime.

IMG_3649-1Photos : © Alex J. Summertown