Un voyage d’études en Israël riche en découvertes pour les étudiants de la SKEMA Business School

/ VOYAGE D’ETUDES

Un voyage d’études en Israël riche en découvertes pour les étudiants de la SKEMA Business School

Du 23 février au 3 mars, pour la troisième édition du Global Young Leader Program (GYLP), 30 étudiants de SKEMA Business School (SKEMA BS) sont partis en Israël dans le but de vivre une “learning experience” sans précédent. Ce programme unique a été fondé il y a trois ans en partenariat avec l’Université Ben-Gourion du Néguev (BGU) située à Beer Sheva. Il a pour but de faire partager aux étudiants de SKEMA BS les bonnes pratiques israéliennes dans les domaines de l’innovation et de l’entreprenariat. Au programme, entre autres, des visites d’entreprises telles que le centre de R&D d’Intel à Jérusalem et la rencontre de startups israéliennes au sein de l’incubateur Incubit Ventures.

Ph. Juliette Chauveau

Ph. Juliette Chauveau

Le programme de cette édition 2019 fut riche en apprentissages et en découvertes. Dès leur arrivée les étudiants ont suivi une journée de séminaire sur le leadership social avec le Professeur Pierre Kletz de l’Université Ben-Gourion du Néguev et Momo Mahadav, PDG de Maala, entreprise spécialisée dans la Responsabilité sociale des entreprises. Ce séjour fut aussi marqué par la participation au hackathon international “Bridging Gaps in Local Development Processes”, organisé au sein de l’Institut Jack, Joseph et Morton Mandel pour le Leadership Social de BGU en présence de 140 participants, parmi lesquels des doctorants, des membres du MBA de BGU et de futurs fonctionnaires municipaux israéliens et avec l’intervention du Maire de Beer Sheva, Ruvik Danilovich. L’objectif de ce hackathon ? Identifier les problèmes dans le développement de la mobilité pour les municipalités.

A Tel-Aviv, les étudiants du GYLP ont pu rencontrer l’Ambassadrice de France en Israël, Hélène Le Gal, avec qui, ils ont eu un échange sur les relations franco-israéliennes en matière d’économie, d’entrepreneuriat, de culture. Cette rencontre s’est soldée par un cocktail et une photo de famille avec le staff de l’Institut français d’Israël et des alumni de SKEMA BS installés à Tel-Aviv, invités dans le cadre du réseau France Alumni Israël.

 

Rédaction : Evrard Beyela, étudiant de la SKEMA Business School


SKEMA BUSINESS SCHOOL

Née en 2009 de la fusion ESC Lille et CERAM Business School, SKEMA est une business school implantée sur trois campus français et trois campus à l’international. SKEMA compte à ce jour 8 000 étudiants, 160 professeurs chercheurs et 40 000 diplômés.

FRANCE ALUMNI ISRAEL

Le réseau France Alumni Israël est un réseau d’anciens étudiants de l’enseignement supérieur français. Il permet de garder contact avec ses camarades de cours et de multiplier les opportunités professionnelles. N’hésitez pas à nous rejoindre sur ce réseau en créant votre compte : vous pourrez alors participer à nos activités et profiter de réductions sur les évènements de l’Institut français d’Israël !

L’Institut français d’Israël reçoit de nombreuses délégations étudiantes et accompagne les établissements français et israéliens pour tous leurs projets de coopération. N’hésitez pas à faire appel à nous !

 

LORSQUE LA GASTRONOMIE FRANCAISE RENCONTRE LES SAVEURS ISRAELIENNES

/ ETUDES EN FRANCE

Lorsque la gastronomie française rencontre les saveurs israéliennes

Comme chaque année depuis 7 ans, la Semaine de la gastronomie française en Israël, SO FRENCH SO FOOD,  est l’occasion de valoriser les formations en France dans le domaine de l’hôtellerie et de la restauration auprès du public israélien. Une semaine ponctuée de rencontres, ateliers et master class entre professionnels israéliens et français et futurs apprentis a permis de constater au plus près, sur le terrain, l’engouement pour ces formations d’excellence.  

Photos : Danya Weiner et Gil Aviram

Ph. Danya Weiner et Gil Aviram

Dans le cadre de la semaine de la gastronomie SO FRENCH SO FOOD qui s’est tenue du 10 au 13 février 2019, la participation de l’Institut Le Cordon Bleu Paris était très attendue. Premier réseau mondial d’arts culinaires et de management hôtelier, cet établissement jouit d’une grande renommée en Israël. Ce fût l’occasion pour cet établissement d’excellence de rencontrer d’anciens étudiants, notamment le chef israélien Meir Danon qui a ouvert sa propre école de gastronomie, the Danon Culinary Center, il y a 4 ans, sur le port de Tel-Aviv. La collaboration entre l’Institut Le Cordon Bleu et l’école de Meir Danon a été un franc succès. Des démonstrations culinaires ont été réalisées par le Chef-enseignant Christian Moine (Institut Le Cordon Bleu) durant 3 jours où les spécialités du Sud de la France ont été mises en exergue.

Par ailleurs, un dîner à 4 mains a été organisé au sein du restaurant « Goni » à Ramat Hasharon. Ce restaurant est dirigé par le chef Goni Burstein, ancien élève de l’Institut Le Cordon Bleu dont il a reçu le Grand Diplôme (cuisine et pâtisserie).

Alexandre Marine, représentant international de l’Institut Le Cordon Bleu, présent lors de cette 7e édition de la Semaine de la gastronomie française en Israël, a également animé un atelier Campus France pour présenter les formations proposées aux étudiants israéliens au sein de son établissement. « Israël regorge de profils intéressants » a-t-il témoigné. Cet atelier des « arts culinaires et hôtellerie » qui s’est déroulé le 11 mars à l’Institut français de Tel Aviv, en présence du chef Meir Danon, a accueilli une douzaine d’étudiants intéressés par les formations proposées et la perspective d’un échange direct avec Christian Moine et Alexandre Marine.

SO FRENCH SO FOOD était aussi présent dans la ville de Tibériade, en haute Galilée. Cette année, le Chef Stephan Miso, fondateur et directeur de l’IEM (Institut d’Excellence Miso), situé sur la Côte d’Azur, à Fréjus, qui propose des formations d’excellence en hôtellerie, restauration, tourisme et commerce, avait fait le déplacement pour participer à des masters class organisés à l’école culinaire israélienne Rimonim. La découverte du pays, de la culture israélienne a apporté « un nouveau souffle à l’épanouissement de sa carrière de formateur » s’est enthousiasmé Stephan Miso. « Ce fût un moment de partage et de convivialité où les techniques culinaires françaises se sont adaptées à la culture culinaire israélienne ». De potentiels échanges d’étudiants entre les deux établissements pourraient se concrétiser à l’avenir.

La France bénéficie sans nulle doute d’une légitimité incontestable sur le plan des formations en management hôtelier et restauration en Israël. La qualité et la diversité des enseignements proposés dans ce secteur sont à la fois reconnues et recherchées par les israéliens souhaitant poursuivre une carrière dans ce domaine.

 

Inauguration de l’exposition franco-israélienne “La mer Arc-en-ciel” à l’Université de Tel-Aviv

/ SCIENCES

Inauguration de l’exposition franco-israélienne “La mer Arc-en-ciel” à l’Université de Tel-Aviv

Dans le cadre de la Saison croisée France Israël 2018, l’exposition “La mer-arc-en ciel : une plongée au cœur des récifs coralliens d’Israël et de France”, a été inaugurée jeudi 1er novembre au Musée Steinhardt d’Histoire naturelle de l’Université de Tel-Aviv, en présence d’Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, du Prof. Yossi Loya, curateur de l´exposition à l’UTA et de Pascale Joannot, commissaire française de l´exposition. Réalisée en coopération avec le Musée d’Histoire naturelle de Paris à l’occasion de l’année internationale des récifs coralliens, elle présente plusieurs dizaines de fascinantes photographies de récifs des côtes israéliennes et françaises et sera ouverte gratuitement au public jusque fin novembre.

Inauguration exposition "La mer arc-en-ciel"

“Nous sommes enthousiasmés d’inaugurer cette exposition réalisée en collaboration avec l’un des plus grands musées d’histoire naturelle du monde, sur l’un écosystèmes les plus beaux et les plus fragiles de la planète”, a déclaré le Prof. Tamar Dayan, directrice du Musée Steinhardt.

“Le principal but de cette exposition est d’éveiller la conscience du public sur l’importance de cet écosystème en danger”, ajoute Alon Sapan, administrateur du Musée, qui rappelle qu’elle vient d’être présentée à Paris de juillet à septembre.

Inauguration exposition "La mer arc-en-ciel"

Un trésor de l’humanité

“Une centaine de pays dans le monde possèdent des récifs coralliens sur plus d’un million de kilomètres carrés”, explique Pascale Joannot, directrice adjointe des collections du Musée national d’Histoire naturelle de Paris, et commissaire française de l’exposition.” Grâce à ses collectivités d’Outre-Mer, la France a 55 000 kilomètres carrés de récifs et de lagons, qui la placent au 4e rang au monde sur ce plan. Aussi est-elle très active pour la préservation de ce trésor naturel et a même lancé en 1999 l’Initiative française pour les récifs coralliens (IFRECOR). Soyez très attentifs à ces coraux car ils peuvent aider l’humanité sur le plan scientifique et médical, et nous devons les protéger”.

D’après le Prof. Yossi Loya de l’Ecole de Zoologie de l’Université de Tel-Aviv, commissaire israélien de l’exposition: “Les coraux connaissent ces dernières années un phénomène de destruction massive dans le monde en raison du changement climatique. Un tiers de la Grande barrière de corail au large de l’Australie est morte au cours de ces dix dernières années. Le récif corallien d’Eilat est minuscule par rapport à elle: 1,5 kilomètre de long, soit 10 kilomètres carrés au total. Mais il renferme plus de 140 espèces différentes dont certaines sont endémiques et présente la plus grande biodiversité de coraux au kilomètre carré dans le monde “.

Les photographies remarquables, prises pour la plupart dans la réserve naturelle de Coral Beach à Eilat et au large des côtes de Nouvelle-Calédonie, présentent les principales caractéristiques de ces animaux particuliers comme la fluorescence, ainsi que la faune qui se réfugie dans l’habitat que constituent les récifs. Vous pourrez y voir des poissons-nettoyeurs, ou d’autres qui se font toiletter la gueule par des crevettes, des prédateurs embusqués, des poissons fantômes camouflés, des dauphins d’Eilat, une vache marine de Nouvelle-Calédonie et bien d’autres.

Inauguration exposition "La mer arc-en-ciel"

L’exposition est située sur l’esplanade du Musée Steinhardt. Elle est gratuite et ouverte au public jusqu’à fin novembre.

 

Cet article est rédigé par l’Association des Amis français de l’Université de Tel Aviv et était initialement publié sur leur site.

L’enseignement supérieur français à l’honneur pour le Salon CHOOSE FRANCE

/ ETUDES EN FRANCE

L’enseignement supérieur français à l’honneur pour le Salon CHOOSE FRANCE

C’était l’un des moments phares de la Saison croisée et le premier évènement de ce genre en Israël : le Salon CHOOSE FRANCE, organisé par Campus France et par l’Institut français d’Israël, s’est déroulé à l’Université de Tel-Aviv le jeudi 1er novembre 2018 dans une ambiance studieuse ponctuée de moments festifs. Ce Salon d’attractivité globale destiné à valoriser la France dans son ensemble auprès des étudiants israéliens a rassemblé 23 établissements d’enseignement supérieur français et 3 entreprises françaises.

C’est sur les mots du Professeur Raanan Rein, Vice-Président de l’Université de Tel-Aviv, d’Hélène le Gal, Ambassadrice de France en Israël, et de Béatrice Khaiat, Directrice Générale de l’Agence Campus France, que le Salon a débuté. L’ensemble de l’offre de formation dans le domaine de l’enseignement supérieur y était à l’honneur : 6 universités, 1 école de langue, 3 écoles de commerce, 6 écoles d’ingénieurs, 3 écoles d’art et 4 écoles d’art culinaires avaient fait le déplacement en Israël.

En parallèle des stands des établissements, plusieurs évènements ont émaillé cette journée. On peut citer notamment une conférence de l’architecte Michel Rémon, concepteur du Centre de nanotechnologies de l’Université de Tel-Aviv, un atelier sur l’interculturalité, une conférence sur les études en France, une master class scientifique sur les algues, ainsi que l’inauguration de l’exposition franco-israélienne « La mer Arc-en-ciel » au Musée Steinhardt. Un défilé organisé par deux écoles de mode françaises a clôturé le Salon dans une excellente ambiance.

Au final, ce sont plus de 800 visiteurs qui se sont présentés sur le Salon au cours de la journée, dont une majorité de lycéens.

Par ailleurs, la présence en Israël des représentants de l’enseignement supérieur français a permis la signature de plusieurs accords Erasmus+[1] (signés par l’Université de Rennes 1, l’Université de Lyon 1 et Sciences Po) avec l’Université de Tel-Aviv, le Technion, l’Université de Ben Gourion, l’Interdisciplinary Center d’Herzliya et l’Université hébraïque de Jérusalem.

[1] Ceux-ci permettront de financer la mobilité d’étudiants, de professeurs et de personnel administratif entre les deux établissements signataires. Cette année, 221.592€ ont été attribués aux projets Erasmus+ entre Israël et la France.

Crédits : Amandine Desmousseaux – Ambassade de France en Israël

 

Rédaction : Juliette Chauveau

The French Gaming Challenge

/ EVENEMENT SAISON FRANCE ISRAEL 2018

The French Gaming Challenge  
Du jeudi 6 septembre à 8h au vendreddi 7 septembre à 11h, 27 heures non-stop !
Institut français de Tel Aviv
ad-eiffel

Créer un jeu vidéo facilitant l’apprentissage du français à travers une approche ludique, intuitive et innovante, c’est l’enjeu du Hackathon : The French Gaming Challenge qui aura lieu les 6 et 7 septembre 2018, pendant le Festival DLD (Digital Life Design), festival de l’innovation à Tel-Aviv.

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Dans le but de promouvoir une image dynamique et innovante du français, « The French Gaming Challenge » réunira des équipes venant d’horizons différents qui auront 27 heures pour développer un jeu vidéo sur Mobile/PC/Web ou sur toute autre plateforme digitale permettant d’améliorer l’apprentissage du français en encourageant notamment la communication orale. Aidées par des mentors spécialisés dans la gestion de projet, la conception et les domaines connexes, les équipes se livreront à un véritable « contre la montre » de l’innovation.

Un jury composé de spécialistes et experts choisis par l’Ambassade de France en Israël sélectionneront les idées les plus inédites, originales et innovantes et récompenseront leurs auteurs :

Premier prix : 6 billets d’avion Tel Aviv/Paris avec hébergements sur place pour présenter en région Ile-de-France le projet à des professionnels.
Deuxième prix : montres connectées Huawei Watch 2 pour chaque membre de l’équipe.
Troisième prix : des cours de français animés par les professeurs de l’Institut français de Tel Aviv, en classe et en ligne.

Profils recherchés :
 Développeurs Full Stack, Startups, Professeurs de français, UI/UX designers, ou toute personne ayant les compétences requise pour relever le défi !
Vous pouvez vous inscrire individuellement ou en équipe
Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 18 août
inscrivez-vous maintenant !

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13ème conférence spatiale internationale Ilan Ramon en Israël : la coopération franco-israélienne mise à l’honneur

/ COOPERATION SPATIALE

La 13ème conférence spatiale internationale Ilan Ramon, organisée du 28 au 30 janvier 2018 à Tel Aviv, a mis en lumière la coopération spatiale franco-israélienne, dans le contexte du lancement du satellite franco-israélien Venµs en 2017. La conférence a accueilli à cette occasion Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, Jean-Yves Le Gall, Président du Centre National d’Etudes Spatiales et le spationaute français Jean-Jacques Favier.

La coopération spatiale franco-israélienne figure parmi les coopérations scientifiques les plus intenses et les plus dynamiques entre les deux pays. La France coopère ainsi avec Israël dans ce domaine depuis 1994 et de nouvelles missions conjointes n’ont cessé d’être entreprises depuis.

Par exemple, les accords franco-israéliens « THERME-ORMADD » ont été signé le 13 octobre 2015. Il s’agit d’une coopération de recherche et technologie (R&T) visant à développer et valider une expérience commune dédiée à la connaissance de l’environnement spatial et ses effets combinés sur les matériaux thermiques.

L’année 2017 a été quant à elle marquée par le lancement du satellite franco-israélien Venµs le 1er août, dédié au suivi de la végétation et qui devrait permettre de corréler l’étude de la végétation et l’évolution du climat.

Les premiers résultats du satellite franco-israélien Venµs ont été présentés cette année lors de la 13ème conférence Ilan Ramon, à laquelle Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, a participé. La conférence a également été l’occasion pour Jean-Yves Le Gall et Avi Blasberger, Directeur général de l’ISA, d’annoncer un nouveau projet franco-israélien sur l’étude des nuages qui fournira des données inédites pour la lutte contre le changement climatique.

M. Le Gall a déclaré lors de la conférence : « Cette année, le succès de Venμs donne à cet événement un relief particulier et notre coopération avec Israël, déjà ancienne et fructueuse, s’apprête à connaître une intensification avec la perspective d’une nouvelle mission pour l’observation des nuages et la lutte contre le changement climatique, qui est définitivement l’un des enjeux majeurs du 21ème siècle ».

En outre, il a souligné que l’année croisée France-Israël, qui se déroulera de juin à novembre 2018, représente une excellente opportunité pour promouvoir la coopération spatiale franco-israélienne, et en particulier Venμs. Plusieurs événements d’importance se tiendront en effet sur cette thématique en France et en Israël, notamment durant le Toulouse Space Show, du 26 au 28 juin.

Encadré 1. La conférence spatiale internationale Ilan RamonUne fois par an, à l’approche de l’anniversaire de l’accident de la navette Columbia qui coûta la vie au premier astronaute israélien Ilan Ramon en 2003, l’Agence Spatiale Israélienne (ISA) et le Ministère Israélien de la Science, de la Technologie et de l’Espace (MOST) organisent une conférence rassemblant la communauté scientifique spatiale israélienne, des figures de l’industrie, des responsables gouvernementaux, des militaires, des dirigeants d’agences spatiales étrangères, des start-ups, etc.

Sixième français à être allé dans l’espace, le spationaute Jean-Jacques Favier était également présent à la conférence Ilan Ramon et à la semaine de l’Espace qui a suivi. Le 30 janvier 2018, il est intervenu à l’Institut français de Tel Aviv devant des classes de CE1 à la 6ème du Collège français Marc Chagall et du Collège des Frères de JaffaM. Favier a présenté son parcours et la mission spatiale STS-78 à laquelle il a participée en 1996 à bord de la navette Columbia. Il a également encouragé les enfants à poursuivre une carrière scientifique, particulièrement dans le domaine spatial, et plus généralement à « poursuivre leurs rêves » !

 

Rédaction : Etienne Charbit

Accords de coopération universitaire France-Israël : deux universités françaises s’intéressent à leurs homologues israéliens

/ COOPERATION UNIVERSITAIRE

L’Université de Rennes 1 et l’Université de Lorraine ont effectué une visite en Israël, respectivement du 22 au 23 octobre 2017 et du 22 au 26 octobre 2017, afin de nouer des partenariats et approfondir la coopération universitaire existante avec le pays. Les délégations ont pu rencontrer les représentants et les chercheurs des principales universités israéliennes : le Technion, l’Institut Weizmann, l’Université de Tel Aviv, l’Université Ben Gourion du Néguev et l’Université de Haïfa.

La délégation de l’Université de Rennes 1 était composée du Professeur David Alis, Président, et du Professeur Pierre van de Weghe, Vice-président en charge des Relations internationales.

L’Université de Lorraine, représentée notamment par son Président, Pierre Mutzenhardt, et par sa Directrice des Relations internationales et européennes, Nathalie Fick, accompagnait une mission économique et scientifique organisée par la Métropole du Grand Nancy.

 

Les délégations ont visité des pôles de recherche d’excellence dans les universités israéliennes.

Par exemple, le Technion-Israel Institute of Technology (14 000 étudiants, 18 facultés, 52 centres de recherche) dispose d’une plateforme de microscopie de tout premier rang mondial. Le microscope électronique en transmission (TEM) Themis permet en effet de caractériser la structure et la composition chimique des matériaux à une résolution sub-nanométrique, c’est-à-dire à l’échelle atomique. La plateforme peut être utilisée à la fois par les scientifiques du Technion et par ceux d’entités extérieures (institutions académiques, industriels, etc.).

L’Université Ben Gurion du Neguev (BGU) est quant à elle devenue un pôle de référence sur la cyber-sécurité. Cette université est en effet installée au cœur d’un écosystème local dédié à la cyber-sécurité, incluant un Centre de recherche propre à l’Université, des entreprises spécialisées (ex. : Deutsche Telekom, IBM, etc.) et une base de l’armée qui va être implantée prochainement.

En outre, l’Université de Tel Aviv (TAU), la plus importante en Israël (30 000 étudiants), est pionnière en matière de sciences de l’environnement, qui sont traitées de façon pluridisciplinaire. Sur le campus de l’université, le bâtiment abritant la Porter School of Environnemental Studies reflète bien cette excellence : il est par exemple à 50% autonome en énergie.

Le Prof. Pierre van de Weghe note que « la plateforme de microscopie du Technion pourrait intéresser les chercheurs de l’Institut des Sciences Chimiques de Rennes » et que « la Porter School of Environnemental Studies de TAU est très proche de l’Observatoire des Sciences de l’Univers de Rennes (OSUR) ». Il en va de même avec le pôle cyber-sécurité au sein de BGU, qui présente de nombreuses similitudes avec le Pôle d’excellence cyber, dont fait partie Rennes 1.

Sur cette dernière thématique, les compétences du Technion intéressent particulièrement l’Université de Lorraine, dont le Laboratoire lorrain de recherche en informatique et ses applications (Loria) est bien positionné sur cette thématique.

 

Suite à la visite, de premières avancées en termes de coopération avec les universités rencontrées sont déjà perceptibles.

Concernant l’Université de Rennes 1, un accord-cadre pourrait être mis en place avec BGU. En se basant sur les contacts interpersonnels déjà existants entre les chercheurs des deux universités, le Prof. Pierre van de Weghe « souhaiterait pouvoir construire un partenariat solide et basé sur plusieurs dimensions avec BGU ». De plus, l’Université de Rennes 1 a la volonté d’avancer sur le volet « environnement » avec TAU, par exemple en incluant cette université dans une proposition de projet Erasmus + Mobilité Internationale de Crédit pour Israël en thématisant autour des sciences de l’environnement.

S’agissant de l’Université de Lorraine, un Memorandum of Understanding (MoU) a été signé avec BGU. De plus, compte-tenu des coopérations déjà existantes entre les chercheurs des deux universités, un MoU est en cours de préparation pour officialiser la coopération avec l’Université de Haïfa. Enfin, un accord-cadre et un accord de coopération scientifique en vue de dépôts de dossiers H2020 et de projets Erasmus+ MIC pourraient être mis en place avec le Technion.

En conclusion, les deux universités françaises ont pu rencontrer des interlocuteurs de haut niveau dans de nombreuses universités de recherche israéliennes. Les visites devraient déboucher sur un renforcement des coopérations universitaires. Les délégations ont notamment éprouvé un intérêt particulier pour la thématique « cyber-sécurité », domaine d’excellence à la fois en France et en Israël.

Rédaction : Etienne Charbit

La richesse de la coopération franco-israélienne dans le domaine médical symbolisée par les nombreux congrès bilatéraux organisés en Israël

/COOPERATION MEDICALE

Quatre congrès médicaux franco-israéliens se sont tenus fin octobre / début novembre 2017 en Israël. Ce nombre important d’évènements organisés dans le même laps de temps illustre la richesse des échanges entre les deux pays dans le secteur médical.

La coopération franco-israélienne dans le domaine médical est particulièrement dynamique, les deux pays disposant d’infrastructures et de laboratoires de recherche d’excellence dans ce domaine. Les thématiques de coopération portent par exemple sur la santé numérique, la gestion des attentats par les hôpitaux, les études de médecine, les partenariats de recherche (ex : Pasteur-Weizmann), etc.

Les nombreuses visites récentes d’officiels français en Israël soulignent le soutien des pouvoirs publics à cette coopération. Ainsi, Marisol Touraine, alors Ministre des Affaires sociales et de la Santé, est venue en mars 2016, tout comme Martin Hirsch, Directeur général de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), en novembre 2016. De plus, l’Ambassadrice de France en Israël, Hélène le Gal, a visité le plus grand centre médical d’Israël, l’hôpital Sheba, en juillet 2017.

Les nombreux congrès médicaux franco-israéliens organisés en Israël sont un autre axe fort de la coopération franco-israélienne dans le domaine. Ainsi, fin octobre / début novembre 2017, quatre villes d’Israël ont chacune accueilli un congrès franco-israélien portant sur des thématiques variées du domaine médical.

Le 2ème congrès franco-israélien sur le sommeil et l’apnée du sommeil, qui s’est tenu du 29 octobre au 1er novembre 2017 à Tel Aviv, a ainsi regroupé près de 300 médecins de France et d’Israël, ainsi que de nombreuses entreprises, start-ups et associations françaises et israéliennes. Quatre tables rondes ont notamment permis « de confronter des expériences entre les deux pays et de croiser les approches issues des différentes spécialités de la médecine : pneumologie, cardiologie, pédiatrie, oto-rhino-laryngologie, neurologie, psychiatrie, médecine du sommeil, médecine générale… », selon les responsables de Dafka Medical Events, l’organisateur du congrès.

De plus, les participants à la 2ème Rencontre franco-israélienne de psychiatrie-psychothérapie et psychanalyse, qui s’est tenue du 1er au 3 novembre 2017 à Jérusalem, ont apprécié « les nombreuses interventions sur des thèmes à la fois cliniques mais également culturels et éducatifs sur la problématique du religieux et des croyances », selon Patrick Bantman (coorganisateur de la rencontre et psychiatre au sein des Hôpitaux de Saint-Maurice dans le Val-de-Marne), qui estime également que « la collaboration engagée déjà depuis de nombreuses années entre les 2 pays, avec des jumelages et de nombreux colloques et rencontres, devraient continuer à s’épanouir ».

Notons enfin le 59ème congrès franco-israélien en médecine interne et en chirurgie dentaire organisé du 29 octobre au 5 novembre 2017 à Eilat et le 3ème congrès franco-arabo-israélien de gynécologie et obstétrique qui s’est tenu le 2 novembre 2017 à l’Hôpital français de Nazareth, et qui a accueilli cinq intervenants français venus spécialement pour ce congrès.

 

Encadré 1. L’Hôpital français de Nazareth 

Fondée en 1898 par les Filles de la Charité en terre Sainte, l’Hôpital Saint-Vincent de Paul de Nazareth a développé de forts liens avec la France, grâce à des coopérations avec des Hôpitaux français, notamment Cochin – Saint-Vincent de Paul et le Ministère des affaires étrangères, ainsi que l’appui d’une Association des amis français de l’hôpital. Plus connu sous le nom « d’hôpital français de Nazareth », il œuvre au rapprochement de toutes les communautés à Nazareth et dans la région.

Essentiellement centré sur la mère et l’enfant, l’hôpital dispose aussi de services d’ORL, d’ophtalmologie, de gériatrie et de chirurgie. Il a une capacité d’accueil de 160 lits.

Rédaction : Etienne Charbit

Un prix en hommage à Séphora Berrebi pour soutenir la participation des jeunes femmes dans la recherche scientifique

/PRIX

La bourse franco-israélienne Séphora Berrebi a été remise à quatre jeunes chercheuses lors d’une cérémonie à Paris en duplex à Tel Aviv le 20 décembre 2017, en présence de l’ambassadrice de France en Israël, Hélène le Gal.

Félicitations à Daphna Rothshild, Talya Eden, Flaviana Iurlano et Li Liu lauréates de la bourse Séphora Berrebi ! Créée en mémoire d’une jeune femme passionnée par les sujets scientifiques, décédée l’année dernière d’un cancer à l’âge de 23 ans, la bourse franco-israélienne Séphora Berrebi a pour objectif de promouvoir les carrières scientifiques des jeunes femmes en France et en Israël, en particulier dans les domaines des mathématiques avancées et de l’informatique.

La cérémonie de remise de la « Bourse Séphora Berrebi pour les femmes en mathématiques avancées et en informatique », organisée par l’association Séphora Berrebi, s’est déroulée à l’Institut Henri Poincaré à Paris le 20 décembre 2017 et en duplex à l’Université de Tel Aviv en présence de l’Ambassadrice de France en Israël, Hélène Le Gal. L’Ambassadrice a rappelé le soutien actif de la France à toutes les initiatives permettant de renforcer la participation des femmes dans tous les domaines de la société, et notamment la recherche scientifique.

Tous les participants – lauréates, professeurs de mathématiques français et israéliens, et notamment le Prof. Alain Connes, médaillé Fields présent lors de la cérémonie – ont encouragé les femmes à se lancer dans une carrière scientifique.

Image 1. L’Ambassadrice de France en Israël, Hélène le Gal, est intervenue à Tel Aviv lors de la cérémonie de remise de la bourse franco-israélienne Séphora Berrebi

Image 1. L’Ambassadrice de France en Israël, Hélène le Gal, est intervenue à Tel Aviv lors de la cérémonie de remise de la bourse franco-israélienne Séphora Berrebi

Rédaction : Etienne Charbit

« Mécanotransduction » et « Robotique médicale » au menu d’un séminaire scientifique franco-israélien organisé en novembre à Jérusalem

/COOPERATION SCIENTIFIQUE

Un séminaire scientifique franco-israélien de restitution des projets lauréats du Programme Hubert Curien-Maimonide s’est tenu à Jérusalem les 21 et 22 novembre 2017 sur les thématiques « Mécanotransduction » et « Robotique médicale ».

Le PHC-Maimonide finance chaque année six projets de recherche bilatéraux franco-israéliens de 2 ans à hauteur de 80 000 € par an et par projet. Deux thématiques sont sélectionnées au préalable par le Haut Conseil franco-israélien pour la Science et la Technologie (HCST) : en 2016, celles-ci portaient sur la « Mécanotransduction » et la « Robotique médicale ».

Un séminaire de restitution est co-organisé en Israël par l’Institut français d’Israël (IFI) et le Ministère israélien de la Science, de la Technologie et de l’Espace (MOST) en fin de deuxième année des projets, afin d’en présenter les résultats. Les chercheurs français des équipes lauréates ont ainsi fait le déplacement pour participer au séminaire en Israël.

Ce dernier s’est déroulé sur deux jours, avec une première journée consacrée à la restitution des projets et une deuxième journée à une visite de l’Université hébraïque de Jérusalem.

1er jour : restitution des projets

Une vingtaine de participants ont assisté à la journée de restitution des projets : les chercheurs français et israéliens lauréats (dont 3 jeunes chercheurs), des représentants du MOST, de l’IFI et du Ministère français de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) ainsi que des entreprises israéliennes.

Les chercheurs lauréats font partie de laboratoires du Technion, de l’Université de Ben Gourion du Néguev, de l’Institut Weizmann et de l’Université hébraïque de Jérusalem côté israélien et, côté français,  de l’Institut Curie, de l’INSERM, de l’Institut de Biologie Paris-Seine, de l’Université de Strasbourg et de l’Ecole Polytechnique.

Les discussions ont notamment porté sur l’imagerie médicale dans le traitement du cancer, la régulation du cycle cellulaire, la transduction d’un signal dans le tissu cardiaque, etc.

In fine, les résultats des projets et des coopérations ont été jugés très positifs. A noter que les différents projets ont engendré de nombreuses mobilités des chercheurs, en général de courte durée, entre les deux pays. L’accroissement des mobilités scientifiques représentent en effet l’un des objectifs importants du PHC-Maimonide

2ème jour : journée de visite

Les chercheurs français ont pris part à une visite de l’Université hébraïque de Jérusalem. Ils ont notamment assisté à une présentation sur la modélisation informatique de liaisons entre les protéines, avec des applications possibles dans le domaine pharmaceutique.

En conclusion, le séminaire de restitution a allié excellence scientifique et valorisation de la coopération scientifique bilatérale sur deux thématiques scientifiques porteuses. Ce type d’événement scientifique à vocation à renforcer et à pérenniser les coopérations scientifiques déjà existantes.

 

Rédaction : Etienne Charbit