Inauguration de l’exposition franco-israélienne “La mer Arc-en-ciel” à l’Université de Tel-Aviv

/ SCIENCES

Inauguration de l’exposition franco-israélienne “La mer Arc-en-ciel” à l’Université de Tel-Aviv

Dans le cadre de la Saison croisée France Israël 2018, l’exposition “La mer-arc-en ciel : une plongée au cœur des récifs coralliens d’Israël et de France”, a été inaugurée jeudi 1er novembre au Musée Steinhardt d’Histoire naturelle de l’Université de Tel-Aviv, en présence d’Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, du Prof. Yossi Loya, curateur de l´exposition à l’UTA et de Pascale Joannot, commissaire française de l´exposition. Réalisée en coopération avec le Musée d’Histoire naturelle de Paris à l’occasion de l’année internationale des récifs coralliens, elle présente plusieurs dizaines de fascinantes photographies de récifs des côtes israéliennes et françaises et sera ouverte gratuitement au public jusque fin novembre.

Inauguration exposition "La mer arc-en-ciel"

“Nous sommes enthousiasmés d’inaugurer cette exposition réalisée en collaboration avec l’un des plus grands musées d’histoire naturelle du monde, sur l’un écosystèmes les plus beaux et les plus fragiles de la planète”, a déclaré le Prof. Tamar Dayan, directrice du Musée Steinhardt.

“Le principal but de cette exposition est d’éveiller la conscience du public sur l’importance de cet écosystème en danger”, ajoute Alon Sapan, administrateur du Musée, qui rappelle qu’elle vient d’être présentée à Paris de juillet à septembre.

Inauguration exposition "La mer arc-en-ciel"

Un trésor de l’humanité

“Une centaine de pays dans le monde possèdent des récifs coralliens sur plus d’un million de kilomètres carrés”, explique Pascale Joannot, directrice adjointe des collections du Musée national d’Histoire naturelle de Paris, et commissaire française de l’exposition.” Grâce à ses collectivités d’Outre-Mer, la France a 55 000 kilomètres carrés de récifs et de lagons, qui la placent au 4e rang au monde sur ce plan. Aussi est-elle très active pour la préservation de ce trésor naturel et a même lancé en 1999 l’Initiative française pour les récifs coralliens (IFRECOR). Soyez très attentifs à ces coraux car ils peuvent aider l’humanité sur le plan scientifique et médical, et nous devons les protéger”.

D’après le Prof. Yossi Loya de l’Ecole de Zoologie de l’Université de Tel-Aviv, commissaire israélien de l’exposition: “Les coraux connaissent ces dernières années un phénomène de destruction massive dans le monde en raison du changement climatique. Un tiers de la Grande barrière de corail au large de l’Australie est morte au cours de ces dix dernières années. Le récif corallien d’Eilat est minuscule par rapport à elle: 1,5 kilomètre de long, soit 10 kilomètres carrés au total. Mais il renferme plus de 140 espèces différentes dont certaines sont endémiques et présente la plus grande biodiversité de coraux au kilomètre carré dans le monde “.

Les photographies remarquables, prises pour la plupart dans la réserve naturelle de Coral Beach à Eilat et au large des côtes de Nouvelle-Calédonie, présentent les principales caractéristiques de ces animaux particuliers comme la fluorescence, ainsi que la faune qui se réfugie dans l’habitat que constituent les récifs. Vous pourrez y voir des poissons-nettoyeurs, ou d’autres qui se font toiletter la gueule par des crevettes, des prédateurs embusqués, des poissons fantômes camouflés, des dauphins d’Eilat, une vache marine de Nouvelle-Calédonie et bien d’autres.

Inauguration exposition "La mer arc-en-ciel"

L’exposition est située sur l’esplanade du Musée Steinhardt. Elle est gratuite et ouverte au public jusqu’à fin novembre.

 

Cet article est rédigé par l’Association des Amis français de l’Université de Tel Aviv et était initialement publié sur leur site.

L’enseignement supérieur français à l’honneur pour le Salon CHOOSE FRANCE

/ ETUDES EN FRANCE

L’enseignement supérieur français à l’honneur pour le Salon CHOOSE FRANCE

C’était l’un des moments phares de la Saison croisée et le premier évènement de ce genre en Israël : le Salon CHOOSE FRANCE, organisé par Campus France et par l’Institut français d’Israël, s’est déroulé à l’Université de Tel-Aviv le jeudi 1er novembre 2018 dans une ambiance studieuse ponctuée de moments festifs. Ce Salon d’attractivité globale destiné à valoriser la France dans son ensemble auprès des étudiants israéliens a rassemblé 23 établissements d’enseignement supérieur français et 3 entreprises françaises.

C’est sur les mots du Professeur Raanan Rein, Vice-Président de l’Université de Tel-Aviv, d’Hélène le Gal, Ambassadrice de France en Israël, et de Béatrice Khaiat, Directrice Générale de l’Agence Campus France, que le Salon a débuté. L’ensemble de l’offre de formation dans le domaine de l’enseignement supérieur y était à l’honneur : 6 universités, 1 école de langue, 3 écoles de commerce, 6 écoles d’ingénieurs, 3 écoles d’art et 4 écoles d’art culinaires avaient fait le déplacement en Israël.

En parallèle des stands des établissements, plusieurs évènements ont émaillé cette journée. On peut citer notamment une conférence de l’architecte Michel Rémon, concepteur du Centre de nanotechnologies de l’Université de Tel-Aviv, un atelier sur l’interculturalité, une conférence sur les études en France, une master class scientifique sur les algues, ainsi que l’inauguration de l’exposition franco-israélienne « La mer Arc-en-ciel » au Musée Steinhardt. Un défilé organisé par deux écoles de mode françaises a clôturé le Salon dans une excellente ambiance.

Au final, ce sont plus de 800 visiteurs qui se sont présentés sur le Salon au cours de la journée, dont une majorité de lycéens.

Par ailleurs, la présence en Israël des représentants de l’enseignement supérieur français a permis la signature de plusieurs accords Erasmus+[1] (signés par l’Université de Rennes 1, l’Université de Lyon 1 et Sciences Po) avec l’Université de Tel-Aviv, le Technion, l’Université de Ben Gourion, l’Interdisciplinary Center d’Herzliya et l’Université hébraïque de Jérusalem.

[1] Ceux-ci permettront de financer la mobilité d’étudiants, de professeurs et de personnel administratif entre les deux établissements signataires. Cette année, 221.592€ ont été attribués aux projets Erasmus+ entre Israël et la France.

Crédits : Amandine Desmousseaux – Ambassade de France en Israël

 

Rédaction : Juliette Chauveau

The French Gaming Challenge

/ EVENEMENT SAISON FRANCE ISRAEL 2018

The French Gaming Challenge  
Du jeudi 6 septembre à 8h au vendreddi 7 septembre à 11h, 27 heures non-stop !
Institut français de Tel Aviv
ad-eiffel

Créer un jeu vidéo facilitant l’apprentissage du français à travers une approche ludique, intuitive et innovante, c’est l’enjeu du Hackathon : The French Gaming Challenge qui aura lieu les 6 et 7 septembre 2018, pendant le Festival DLD (Digital Life Design), festival de l’innovation à Tel-Aviv.

DLD_bannière

Dans le but de promouvoir une image dynamique et innovante du français, « The French Gaming Challenge » réunira des équipes venant d’horizons différents qui auront 27 heures pour développer un jeu vidéo sur Mobile/PC/Web ou sur toute autre plateforme digitale permettant d’améliorer l’apprentissage du français en encourageant notamment la communication orale. Aidées par des mentors spécialisés dans la gestion de projet, la conception et les domaines connexes, les équipes se livreront à un véritable « contre la montre » de l’innovation.

Un jury composé de spécialistes et experts choisis par l’Ambassade de France en Israël sélectionneront les idées les plus inédites, originales et innovantes et récompenseront leurs auteurs :

Premier prix : 6 billets d’avion Tel Aviv/Paris avec hébergements sur place pour présenter en région Ile-de-France le projet à des professionnels.
Deuxième prix : montres connectées Huawei Watch 2 pour chaque membre de l’équipe.
Troisième prix : des cours de français animés par les professeurs de l’Institut français de Tel Aviv, en classe et en ligne.

Profils recherchés :
 Développeurs Full Stack, Startups, Professeurs de français, UI/UX designers, ou toute personne ayant les compétences requise pour relever le défi !
Vous pouvez vous inscrire individuellement ou en équipe
Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 18 août
inscrivez-vous maintenant !

Frise de logo_Hackathon def

 

13ème conférence spatiale internationale Ilan Ramon en Israël : la coopération franco-israélienne mise à l’honneur

/ COOPERATION SPATIALE

La 13ème conférence spatiale internationale Ilan Ramon, organisée du 28 au 30 janvier 2018 à Tel Aviv, a mis en lumière la coopération spatiale franco-israélienne, dans le contexte du lancement du satellite franco-israélien Venµs en 2017. La conférence a accueilli à cette occasion Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, Jean-Yves Le Gall, Président du Centre National d’Etudes Spatiales et le spationaute français Jean-Jacques Favier.

La coopération spatiale franco-israélienne figure parmi les coopérations scientifiques les plus intenses et les plus dynamiques entre les deux pays. La France coopère ainsi avec Israël dans ce domaine depuis 1994 et de nouvelles missions conjointes n’ont cessé d’être entreprises depuis.

Par exemple, les accords franco-israéliens « THERME-ORMADD » ont été signé le 13 octobre 2015. Il s’agit d’une coopération de recherche et technologie (R&T) visant à développer et valider une expérience commune dédiée à la connaissance de l’environnement spatial et ses effets combinés sur les matériaux thermiques.

L’année 2017 a été quant à elle marquée par le lancement du satellite franco-israélien Venµs le 1er août, dédié au suivi de la végétation et qui devrait permettre de corréler l’étude de la végétation et l’évolution du climat.

Les premiers résultats du satellite franco-israélien Venµs ont été présentés cette année lors de la 13ème conférence Ilan Ramon, à laquelle Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, a participé. La conférence a également été l’occasion pour Jean-Yves Le Gall et Avi Blasberger, Directeur général de l’ISA, d’annoncer un nouveau projet franco-israélien sur l’étude des nuages qui fournira des données inédites pour la lutte contre le changement climatique.

M. Le Gall a déclaré lors de la conférence : « Cette année, le succès de Venμs donne à cet événement un relief particulier et notre coopération avec Israël, déjà ancienne et fructueuse, s’apprête à connaître une intensification avec la perspective d’une nouvelle mission pour l’observation des nuages et la lutte contre le changement climatique, qui est définitivement l’un des enjeux majeurs du 21ème siècle ».

En outre, il a souligné que l’année croisée France-Israël, qui se déroulera de juin à novembre 2018, représente une excellente opportunité pour promouvoir la coopération spatiale franco-israélienne, et en particulier Venμs. Plusieurs événements d’importance se tiendront en effet sur cette thématique en France et en Israël, notamment durant le Toulouse Space Show, du 26 au 28 juin.

Encadré 1. La conférence spatiale internationale Ilan RamonUne fois par an, à l’approche de l’anniversaire de l’accident de la navette Columbia qui coûta la vie au premier astronaute israélien Ilan Ramon en 2003, l’Agence Spatiale Israélienne (ISA) et le Ministère Israélien de la Science, de la Technologie et de l’Espace (MOST) organisent une conférence rassemblant la communauté scientifique spatiale israélienne, des figures de l’industrie, des responsables gouvernementaux, des militaires, des dirigeants d’agences spatiales étrangères, des start-ups, etc.

Sixième français à être allé dans l’espace, le spationaute Jean-Jacques Favier était également présent à la conférence Ilan Ramon et à la semaine de l’Espace qui a suivi. Le 30 janvier 2018, il est intervenu à l’Institut français de Tel Aviv devant des classes de CE1 à la 6ème du Collège français Marc Chagall et du Collège des Frères de JaffaM. Favier a présenté son parcours et la mission spatiale STS-78 à laquelle il a participée en 1996 à bord de la navette Columbia. Il a également encouragé les enfants à poursuivre une carrière scientifique, particulièrement dans le domaine spatial, et plus généralement à « poursuivre leurs rêves » !

 

Rédaction : Etienne Charbit

Accords de coopération universitaire France-Israël : deux universités françaises s’intéressent à leurs homologues israéliens

/ COOPERATION UNIVERSITAIRE

L’Université de Rennes 1 et l’Université de Lorraine ont effectué une visite en Israël, respectivement du 22 au 23 octobre 2017 et du 22 au 26 octobre 2017, afin de nouer des partenariats et approfondir la coopération universitaire existante avec le pays. Les délégations ont pu rencontrer les représentants et les chercheurs des principales universités israéliennes : le Technion, l’Institut Weizmann, l’Université de Tel Aviv, l’Université Ben Gourion du Néguev et l’Université de Haïfa.

La délégation de l’Université de Rennes 1 était composée du Professeur David Alis, Président, et du Professeur Pierre van de Weghe, Vice-président en charge des Relations internationales.

L’Université de Lorraine, représentée notamment par son Président, Pierre Mutzenhardt, et par sa Directrice des Relations internationales et européennes, Nathalie Fick, accompagnait une mission économique et scientifique organisée par la Métropole du Grand Nancy.

 

Les délégations ont visité des pôles de recherche d’excellence dans les universités israéliennes.

Par exemple, le Technion-Israel Institute of Technology (14 000 étudiants, 18 facultés, 52 centres de recherche) dispose d’une plateforme de microscopie de tout premier rang mondial. Le microscope électronique en transmission (TEM) Themis permet en effet de caractériser la structure et la composition chimique des matériaux à une résolution sub-nanométrique, c’est-à-dire à l’échelle atomique. La plateforme peut être utilisée à la fois par les scientifiques du Technion et par ceux d’entités extérieures (institutions académiques, industriels, etc.).

L’Université Ben Gurion du Neguev (BGU) est quant à elle devenue un pôle de référence sur la cyber-sécurité. Cette université est en effet installée au cœur d’un écosystème local dédié à la cyber-sécurité, incluant un Centre de recherche propre à l’Université, des entreprises spécialisées (ex. : Deutsche Telekom, IBM, etc.) et une base de l’armée qui va être implantée prochainement.

En outre, l’Université de Tel Aviv (TAU), la plus importante en Israël (30 000 étudiants), est pionnière en matière de sciences de l’environnement, qui sont traitées de façon pluridisciplinaire. Sur le campus de l’université, le bâtiment abritant la Porter School of Environnemental Studies reflète bien cette excellence : il est par exemple à 50% autonome en énergie.

Le Prof. Pierre van de Weghe note que « la plateforme de microscopie du Technion pourrait intéresser les chercheurs de l’Institut des Sciences Chimiques de Rennes » et que « la Porter School of Environnemental Studies de TAU est très proche de l’Observatoire des Sciences de l’Univers de Rennes (OSUR) ». Il en va de même avec le pôle cyber-sécurité au sein de BGU, qui présente de nombreuses similitudes avec le Pôle d’excellence cyber, dont fait partie Rennes 1.

Sur cette dernière thématique, les compétences du Technion intéressent particulièrement l’Université de Lorraine, dont le Laboratoire lorrain de recherche en informatique et ses applications (Loria) est bien positionné sur cette thématique.

 

Suite à la visite, de premières avancées en termes de coopération avec les universités rencontrées sont déjà perceptibles.

Concernant l’Université de Rennes 1, un accord-cadre pourrait être mis en place avec BGU. En se basant sur les contacts interpersonnels déjà existants entre les chercheurs des deux universités, le Prof. Pierre van de Weghe « souhaiterait pouvoir construire un partenariat solide et basé sur plusieurs dimensions avec BGU ». De plus, l’Université de Rennes 1 a la volonté d’avancer sur le volet « environnement » avec TAU, par exemple en incluant cette université dans une proposition de projet Erasmus + Mobilité Internationale de Crédit pour Israël en thématisant autour des sciences de l’environnement.

S’agissant de l’Université de Lorraine, un Memorandum of Understanding (MoU) a été signé avec BGU. De plus, compte-tenu des coopérations déjà existantes entre les chercheurs des deux universités, un MoU est en cours de préparation pour officialiser la coopération avec l’Université de Haïfa. Enfin, un accord-cadre et un accord de coopération scientifique en vue de dépôts de dossiers H2020 et de projets Erasmus+ MIC pourraient être mis en place avec le Technion.

En conclusion, les deux universités françaises ont pu rencontrer des interlocuteurs de haut niveau dans de nombreuses universités de recherche israéliennes. Les visites devraient déboucher sur un renforcement des coopérations universitaires. Les délégations ont notamment éprouvé un intérêt particulier pour la thématique « cyber-sécurité », domaine d’excellence à la fois en France et en Israël.

Rédaction : Etienne Charbit

La richesse de la coopération franco-israélienne dans le domaine médical symbolisée par les nombreux congrès bilatéraux organisés en Israël

/COOPERATION MEDICALE

Quatre congrès médicaux franco-israéliens se sont tenus fin octobre / début novembre 2017 en Israël. Ce nombre important d’évènements organisés dans le même laps de temps illustre la richesse des échanges entre les deux pays dans le secteur médical.

La coopération franco-israélienne dans le domaine médical est particulièrement dynamique, les deux pays disposant d’infrastructures et de laboratoires de recherche d’excellence dans ce domaine. Les thématiques de coopération portent par exemple sur la santé numérique, la gestion des attentats par les hôpitaux, les études de médecine, les partenariats de recherche (ex : Pasteur-Weizmann), etc.

Les nombreuses visites récentes d’officiels français en Israël soulignent le soutien des pouvoirs publics à cette coopération. Ainsi, Marisol Touraine, alors Ministre des Affaires sociales et de la Santé, est venue en mars 2016, tout comme Martin Hirsch, Directeur général de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), en novembre 2016. De plus, l’Ambassadrice de France en Israël, Hélène le Gal, a visité le plus grand centre médical d’Israël, l’hôpital Sheba, en juillet 2017.

Les nombreux congrès médicaux franco-israéliens organisés en Israël sont un autre axe fort de la coopération franco-israélienne dans le domaine. Ainsi, fin octobre / début novembre 2017, quatre villes d’Israël ont chacune accueilli un congrès franco-israélien portant sur des thématiques variées du domaine médical.

Le 2ème congrès franco-israélien sur le sommeil et l’apnée du sommeil, qui s’est tenu du 29 octobre au 1er novembre 2017 à Tel Aviv, a ainsi regroupé près de 300 médecins de France et d’Israël, ainsi que de nombreuses entreprises, start-ups et associations françaises et israéliennes. Quatre tables rondes ont notamment permis « de confronter des expériences entre les deux pays et de croiser les approches issues des différentes spécialités de la médecine : pneumologie, cardiologie, pédiatrie, oto-rhino-laryngologie, neurologie, psychiatrie, médecine du sommeil, médecine générale… », selon les responsables de Dafka Medical Events, l’organisateur du congrès.

De plus, les participants à la 2ème Rencontre franco-israélienne de psychiatrie-psychothérapie et psychanalyse, qui s’est tenue du 1er au 3 novembre 2017 à Jérusalem, ont apprécié « les nombreuses interventions sur des thèmes à la fois cliniques mais également culturels et éducatifs sur la problématique du religieux et des croyances », selon Patrick Bantman (coorganisateur de la rencontre et psychiatre au sein des Hôpitaux de Saint-Maurice dans le Val-de-Marne), qui estime également que « la collaboration engagée déjà depuis de nombreuses années entre les 2 pays, avec des jumelages et de nombreux colloques et rencontres, devraient continuer à s’épanouir ».

Notons enfin le 59ème congrès franco-israélien en médecine interne et en chirurgie dentaire organisé du 29 octobre au 5 novembre 2017 à Eilat et le 3ème congrès franco-arabo-israélien de gynécologie et obstétrique qui s’est tenu le 2 novembre 2017 à l’Hôpital français de Nazareth, et qui a accueilli cinq intervenants français venus spécialement pour ce congrès.

 

Encadré 1. L’Hôpital français de Nazareth 

Fondée en 1898 par les Filles de la Charité en terre Sainte, l’Hôpital Saint-Vincent de Paul de Nazareth a développé de forts liens avec la France, grâce à des coopérations avec des Hôpitaux français, notamment Cochin – Saint-Vincent de Paul et le Ministère des affaires étrangères, ainsi que l’appui d’une Association des amis français de l’hôpital. Plus connu sous le nom « d’hôpital français de Nazareth », il œuvre au rapprochement de toutes les communautés à Nazareth et dans la région.

Essentiellement centré sur la mère et l’enfant, l’hôpital dispose aussi de services d’ORL, d’ophtalmologie, de gériatrie et de chirurgie. Il a une capacité d’accueil de 160 lits.

Rédaction : Etienne Charbit

Un prix en hommage à Séphora Berrebi pour soutenir la participation des jeunes femmes dans la recherche scientifique

/PRIX

La bourse franco-israélienne Séphora Berrebi a été remise à quatre jeunes chercheuses lors d’une cérémonie à Paris en duplex à Tel Aviv le 20 décembre 2017, en présence de l’ambassadrice de France en Israël, Hélène le Gal.

Félicitations à Daphna Rothshild, Talya Eden, Flaviana Iurlano et Li Liu lauréates de la bourse Séphora Berrebi ! Créée en mémoire d’une jeune femme passionnée par les sujets scientifiques, décédée l’année dernière d’un cancer à l’âge de 23 ans, la bourse franco-israélienne Séphora Berrebi a pour objectif de promouvoir les carrières scientifiques des jeunes femmes en France et en Israël, en particulier dans les domaines des mathématiques avancées et de l’informatique.

La cérémonie de remise de la « Bourse Séphora Berrebi pour les femmes en mathématiques avancées et en informatique », organisée par l’association Séphora Berrebi, s’est déroulée à l’Institut Henri Poincaré à Paris le 20 décembre 2017 et en duplex à l’Université de Tel Aviv en présence de l’Ambassadrice de France en Israël, Hélène Le Gal. L’Ambassadrice a rappelé le soutien actif de la France à toutes les initiatives permettant de renforcer la participation des femmes dans tous les domaines de la société, et notamment la recherche scientifique.

Tous les participants – lauréates, professeurs de mathématiques français et israéliens, et notamment le Prof. Alain Connes, médaillé Fields présent lors de la cérémonie – ont encouragé les femmes à se lancer dans une carrière scientifique.

Image 1. L’Ambassadrice de France en Israël, Hélène le Gal, est intervenue à Tel Aviv lors de la cérémonie de remise de la bourse franco-israélienne Séphora Berrebi

Image 1. L’Ambassadrice de France en Israël, Hélène le Gal, est intervenue à Tel Aviv lors de la cérémonie de remise de la bourse franco-israélienne Séphora Berrebi

Rédaction : Etienne Charbit

« Mécanotransduction » et « Robotique médicale » au menu d’un séminaire scientifique franco-israélien organisé en novembre à Jérusalem

/COOPERATION SCIENTIFIQUE

Un séminaire scientifique franco-israélien de restitution des projets lauréats du Programme Hubert Curien-Maimonide s’est tenu à Jérusalem les 21 et 22 novembre 2017 sur les thématiques « Mécanotransduction » et « Robotique médicale ».

Le PHC-Maimonide finance chaque année six projets de recherche bilatéraux franco-israéliens de 2 ans à hauteur de 80 000 € par an et par projet. Deux thématiques sont sélectionnées au préalable par le Haut Conseil franco-israélien pour la Science et la Technologie (HCST) : en 2016, celles-ci portaient sur la « Mécanotransduction » et la « Robotique médicale ».

Un séminaire de restitution est co-organisé en Israël par l’Institut français d’Israël (IFI) et le Ministère israélien de la Science, de la Technologie et de l’Espace (MOST) en fin de deuxième année des projets, afin d’en présenter les résultats. Les chercheurs français des équipes lauréates ont ainsi fait le déplacement pour participer au séminaire en Israël.

Ce dernier s’est déroulé sur deux jours, avec une première journée consacrée à la restitution des projets et une deuxième journée à une visite de l’Université hébraïque de Jérusalem.

1er jour : restitution des projets

Une vingtaine de participants ont assisté à la journée de restitution des projets : les chercheurs français et israéliens lauréats (dont 3 jeunes chercheurs), des représentants du MOST, de l’IFI et du Ministère français de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) ainsi que des entreprises israéliennes.

Les chercheurs lauréats font partie de laboratoires du Technion, de l’Université de Ben Gourion du Néguev, de l’Institut Weizmann et de l’Université hébraïque de Jérusalem côté israélien et, côté français,  de l’Institut Curie, de l’INSERM, de l’Institut de Biologie Paris-Seine, de l’Université de Strasbourg et de l’Ecole Polytechnique.

Les discussions ont notamment porté sur l’imagerie médicale dans le traitement du cancer, la régulation du cycle cellulaire, la transduction d’un signal dans le tissu cardiaque, etc.

In fine, les résultats des projets et des coopérations ont été jugés très positifs. A noter que les différents projets ont engendré de nombreuses mobilités des chercheurs, en général de courte durée, entre les deux pays. L’accroissement des mobilités scientifiques représentent en effet l’un des objectifs importants du PHC-Maimonide

2ème jour : journée de visite

Les chercheurs français ont pris part à une visite de l’Université hébraïque de Jérusalem. Ils ont notamment assisté à une présentation sur la modélisation informatique de liaisons entre les protéines, avec des applications possibles dans le domaine pharmaceutique.

En conclusion, le séminaire de restitution a allié excellence scientifique et valorisation de la coopération scientifique bilatérale sur deux thématiques scientifiques porteuses. Ce type d’événement scientifique à vocation à renforcer et à pérenniser les coopérations scientifiques déjà existantes.

 

Rédaction : Etienne Charbit

Le Café des Sciences n°3 : « L’interaction entre les humains et les drones »

/ EVENEMENT

La troisième édition du Café des Sciences, organisée par l’Institut français d’Israël, s’est tenue le 27 novembre dernier au café Beit Kandinov sur la thématique : « L’interaction entre les humains et les drones ».

Lundi 27 novembre 2017, une trentaine de personnes ont assisté à la troisième édition du Café des Sciences de l’Institut français d’Israël au café Beit Kandinov à Jaffa. Un état des lieux des recherches en matière d’interactions entre les humains et les drones a été dressé par le docteur Jessica Cauchard, professeur à IDC Herzliya.

Les interactions avec des appareils électroniques (ordinateur, montres, smartphones, etc.) sont omniprésentes dans la vie de tous les jours et sont devenues naturelles pour la plupart d’entre nous.

Cependant, comment créer des interactions avec de nouveaux appareils, par exemple les drones, dont l’interface avec l’homme ne se limite plus à des écrans ou des télécommandes ? A l’heure où l’usage des drones se popularise, la question est primordiale pour pouvoir accompagner le développement de cette technologie, dont les applications sont nombreuses : photographie, livraison de biens, opérations de secours, etc.

Dans ce cadre, les recherches actuelles portent sur des interactions basées sur les mouvements humains pour communiquer avec les drones. La définition de ce type d’interactions doit prendre en compte de nombreux paramètres, par exemple :

  • la culture des individus. Le comportement et les gestes utilisés pour interagir avec les drones peuvent notamment varier suivant les cultures et les personnes ;
  • la sécurité. Toucher un drone en vol pouvant s’avérer dangereux (en raison des hélices notamment), il convient par exemple de définir une distance de sécurité optimale à l’utilisateur ;
  • la réponse du drone. Afin de donner l’impression d’une réelle « communication » entre les drones et les utilisateurs, les réponses du drone doivent être adaptées lors de l’interaction (ex : lumières, sons, etc.). Ainsi, certaines pistes de réflexion portent sur l’anthropomorphisation des drones (ex : présence d’« yeux »).

Si les recherches en sont encore à leur prémices, avec seulement quelques groupes de recherche travaillant sur le sujet à travers le monde, nul doute qu’il s’agit d’une thématique d’avenir au regard du développement attendu de l’usage des drones.

 

Le Café des Sciences est un événement proposé et organisé par l’Institut français d’Israël grâce à l’implication de jeunes chercheurs français travaillant dans des laboratoires israéliens. Le concept consiste à décortiquer un sujet scientifique dans un lieu convivial où les passionnés de science, simples curieux ou profanes, peuvent discuter de sujets scientifiques directement avec des chercheurs et universitaires experts dans leur domaine et selon une approche vulgarisée.

Le prochain Café des Sciences aura lieu le mardi 27 février 2018 au bar « The Prince » à Tel Aviv. La thématique sera la suivante : « Rythme circadien et horloge biologique: il est temps de remettre votre pendule à l’heure ! ».

Rédaction : Etienne Charbit

L’Université Paris-Saclay et le Technion-Israel Institute of Technology signent leur accord-cadre de partenariat

Accord Université Paris-Saclay et Technion-Israel Institute of Technology

Accord Université Paris-Saclay et Technion-Israel Institute of Technology

Lundi 11 décembre 2017, Gilles Bloch, Président de l’Université Paris-Saclay et Peretz Lavie, Président du Technion, ont officialisé leur accord-cadre de coopération qui façonne et renforce les activités communes des deux établissements. Cette signature s’est déroulée à l’occasion de #TechnionConnectedWorld – Vers la Révolution 4.0, l’événement annuel organisé par Muriel Touaty, Directrice Générale de Technion France, en présence de Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France.

Créé en 1924, le Technion – Israel Institute of Technology est la première université et école d’ingénieur en Israël. Elle compte plus de 14 000 étudiants, 60 centres de recherche et trois Prix Nobel de Chimie. Selon le classement de Shanghai 2017, le Technion se classe au 44ème rang mondial en Ingénierie, et au 69ème rang des meilleures universités du monde.

Cet accord UPSaclay -Technion s’inscrit dans une longue tradition de coopération scientifique entre la France et Israël. En termes de relations académiques, l’Université Paris-Saclay, parce qu’elle représente 15% de la recherche française, est l’un des principaux écosystèmes français impliqués dans ce partenariat, dont Technion est un acteur clé. Les conventions précédemment signées par Technion avec les membres de l’Université Paris-Saclay, en particulier l’Université Paris-Sud et CentraleSupélec, constituent le cadre actif de cette coopération.

Cet accord permettra à UPSaclay, comme au Technion, d’accélérer leurs activités conjointes en favorisant l’accroissement des mobilités et le renforcement des réseaux scientifiques, en premier lieu dans le domaine du numérique ainsi que celui de la santé et des sciences de la vie. Il sera bientôt suivi d’un accord de co-tutelle de thèse qui permettra de renforcer le travail mutuel des équipes et de lui donner un cadre durable.

La coopération en matière de recherche entre les deux institutions est bien établie. Par exemple, en mathématiques ou en sciences de la vie, pour lesquelles les chercheurs de nos deux institutions excellent ensemble : en témoigne ainsi le travail pionnier mené par Marc Humbert, professeur à l’Université Paris-Sud, qui a reçu un prix en 2016 de la Fondation de France pour son travail sur l’hypertension pulmonaire dans le cadre du Laboratoire International Associé au Technion, dirigé conjointement par le Professeur Sylvia Cohen-Kaminsky (CNRS/INSERM) avec le Professeur Hossan Haick (Technion). Ce prestigieux LIA a été officiellement reconduit lors de cet événement par Yves Lévy, président de l’Inserm et Sylvie Retailleau, présidente de l’Université Paris-Sud.

 

La dynamique exceptionnelle en Israël, et en particulier au Technion, est également remarquable en termes d’innovation et d’entrepreneuriat, deux dimensions qui sont tout autant au coeur du projet de l’Université Paris-Saclay. Cela se reflète dans ses nouveaux programmes académiques proposés par l’université ainsi que dans son approche novatrice pour soutenir l’entrepreneuriat étudiant et l’émergence de start-ups. Cet accord encouragera également les collaborations avec le Technion dans ce domaine.

Pour Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France, cet accord-cadre est « l’occasion de renforcer l’association entre nos deux pays, mais plus particulièrement entre deux territoires technologiques, entre deux grands Tech Hub, Israël et la Région Île-de-France. Cette association passe déjà par des partenariats que nous voudrions tous voir multipliés et renforcés. Notre Région présente actuellement des avantages inégalés et nous mettons toute notre énergie à valoriser encore son potentiel. »

Rédaction et crédits photo : Université Paris-Saclay