Saison croisée France-Israël : prenez le risque de visiter l’exposition « Risque, Osez l’expo! » au Musée Bloomfield des Sciences de Jérusalem

/INAUGURATION

Saison croisée France-Israël : prenez le risque de visiter l’exposition « Risque, Osez l’expo! » au Musée Bloomfield des Sciences de Jérusalem

L’exposition « Risque, Osez l’expo! », produite par Universcience, a été inaugurée le 22 juin 2018 au Musée Bloomfield des Sciences de Jérusalem. Inscrite au programme de la Saison croisée France-Israël, elle sera proposée jusqu’au 10 décembre 2018.

Photo 1. Coupé de ruban de l’inauguration de l’exposition « Risque, Osez l’expo ! » (crédits photo : Avi Hayun)

Photo 1. Coupé de ruban de l’inauguration de l’exposition « Risque, Osez l’expo ! » (crédits photo : Avi Hayun)

Quelle est la dernière fois que vous avez pris un risque ? L’exposition « Risques ! Osez l’expo », actuellement au Musée des Sciences Bloomfield de Jérusalem jusqu’en décembre 2018, dans le cadre de la Saison Croisée France-Israël, vous invite à réfléchir à la thématique du risque, en suivant un parcours ludique et interactif pour enfants et adultes.

L’exposition répond à des questions qui touchent à notre quotidien, telles que la manière de concilier la nécessité du risque, la liberté de chacun et la sécurité de tous, dans une société devenue très sécurisée.

Vous vous demandez qui a les nerfs les plus solides parmi vos amis ou dans votre famille ? Venez tester votre flegme en vous asseyant avec trois autres intrépides autour d’une table envoyant de légères décharges électriques au hasard à l’un des protagonistes. Pas d’inquiétude toutefois, ça ne fait pas mal, c’est certifié par votre serviteur !

L’exposition aborde également l’aspect des risques pris au quotidien, en témoigne ce parcours en apparence simple à traverser, mais qui le devient beaucoup moins lorsqu’on enfile des lunettes qui imitent la vision d’une personne en état d’ébriété. Déséquilibre garanti !

Venez également dresser un bilan complet de votre appétence pour le risque, en vous testant parmi de nombreuses situations, telles que servir de cobaye lors d’expériences médicales, plonger avec des requins, tricher à un examen, jouer à des jeux de hasard…

Photo 2. La « table électrique », l’une des installations de l’exposition (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

Photo 2. La « table électrique », l’une des installations de l’exposition (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

L’inauguration de l’exposition a eu lieu le 22 juin, en présence d’Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, et de Bruno Maquart, Président d’Universcience, l’établissement regroupant le Palais de la découverte et la Cité des sciences et de l’industrie à Paris, qui a produit l’exposition.

M. Maquart explique qu’il s’agit « d’une exposition sur l’audace et la nécessité pour les humains et les sociétés de prendre des risques. Il faut toutefois prendre des risques en pensant à ce que l’on fait. L’objectif de cette exposition est ainsi de promouvoir une démarche raisonnée de la prise de risque au niveau individuel comme collectif ». Concernant le contenu de l’exposition, M. Maquart ajoute : « Nous avons la conviction que, pour mieux comprendre, il faut se mettre en situation. Il s’agit donc d’une exposition joyeuse, qui va solliciter le visiteur de mille manières possibles. Le risque est un sujet très sérieux que nous abordons de la manière la plus facile et ludique possible, tout en étant restant fidèle à la réalité, à une certaine exactitude. » Il conclut en précisant « qu’il s’agit de la première sortie de cette exposition hors d’Europe et nous sommes très fiers que cela soit en Israël ».

 

A noter que, dans le cadre de la Saison croisée France-Israël, Universcience accueillera l’exposition « Illusions » à partir de novembre 2018 au Palais de la Découverte à Paris, une exposition sur le cerveau qui a été présentée au Musée Bloomfield en 2014.

Photo 3. L’inauguration de l’exposition a eu lieu le 22 juin à Jérusalem De gauche à droite : Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, Maya Halevy, Directrice du Musée Bloomfield des Sciences de Jérusalem, Bruno Maquart, Président d’Universcience, Michele Seguev, Coordinatrice israélienne de la Saison croisée France-Israël (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

Photo 3. L’inauguration de l’exposition a eu lieu le 22 juin à Jérusalem
De gauche à droite : Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, Maya Halevy, Directrice du Musée Bloomfield des Sciences de Jérusalem, Bruno Maquart, Président d’Universcience, Michele Seguev, Coordinatrice israélienne de la Saison croisée France-Israël (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

Le Français Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, reçoit le grade de doctor honoris causa du Technion

/SPATIAL

Le Français Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, reçoit le grade de doctor honoris causa du Technion

Jean-Yves Le Gall, Président du Centre national d’études spatiales (CNES), était en visite en Israël du 10 au 12 juin 2018, afin de recevoir le grade de doctor honoris causa du Technion et de prendre part à une rencontre organisée dans le cadre de la Saison croisée France-Israël avec des lycéens, autour de l’Espace et du microsatellite franco-israélien Venµs.

Photo 1. De gauche à droite : Muriel Touaty (Directrice générale du Technion France), Jean-Yves Le Gall (Président du CNES), Hélène Le Gal (Ambassadrice de France en Israël) et Peretz Lavie (Président du Technion) (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

Photo 1. De gauche à droite : Muriel Touaty (Directrice générale du Technion France), Jean-Yves Le Gall (Président du CNES), Hélène Le Gal (Ambassadrice de France en Israël) et Peretz Lavie (Président du Technion) (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

Si l’on devait mettre en exergue un domaine de la coopération scientifique entre la France et Israël particulièrement intense et dynamique, la coopération spatiale ferait sans conteste partie des premiers cités.

Le lancement du satellite franco-israélien Venµs le 1er août 2017, dédié à l’étude de la végétation dans le contexte du changement climatique, est à ce titre emblématique. Les événements organisés autour de Venµs ont d’ailleurs été identifiés comme des temps forts de la Saison croisée France-Israël. Parmi ceux-ci, un colloque scientifique de présentation des résultats de Venμs aura lieu en Israël au mois de novembre à Beer-Sheva. Par ailleurs, une nouvelle mission conjointe, nommée C3IEL, vient d’être lancée en 2018 entre le CNES et l’Agence spatiale israélienne (ISA), consacrée à l’étude des nuages et à leur évolution liée au changement climatique.

Le Président la République française, Emmanuel Macron, et le Premier ministre d’Israël, Benyamin Netanyahou, ont d’ailleurs salué l’engagement du CNES et de l’ISA dans la lutte contre le changement climatique lors de l’inauguration de la Saison croisée début juin à Paris.

Jean-Yves Le Gall, Président du CNES depuis 2013, a largement contribué aux renforcements des liens entre les deux pays dans le domaine spatial. Il se rend ainsi régulièrement en Israël, à l’occasion de la Conférence spatiale internationale annuelle Ilan Ramon et de visites liées au projet Venµs, notamment dans le cadre de la Saison croisée France-Israël. Il est par ailleurs Président de la Fédération internationale d’Astronautique (IAF) depuis 2015 et, depuis mars 2017, Président du conseil de l’Agence Spatiale Européenne (ESA).

Afin de récompenser l’engagement de M. Le Gall dans la relation bilatérale, le Technion lui a décerné le grade de doctor honoris causa lors d’une cérémonie à Haïfa le 11 juin 2018.

Encadré. Présentation du Technion

Fondé en 1912 et ouvert en 1924 à Haïfa, le Technion est la plus ancienne université du pays. Le Technion propose des formations à tous les niveaux, de la licence aux recherches post-doctorales, en ingénierie, sciences naturelles, médecine et architecture. Au total, le Technion regroupe 18 départements et 52 centres de recherche dans lesquels se répartissent 14 000 étudiants dont 1 000 étudiants étrangers. En 2017, le classement de Shanghai place le Technion à la 93ème place des meilleures universités mondiales (1ère université israélienne).

M. Le Gall a déclaré à l’issue de la cérémonie : « L’honneur que vient de me faire le Technion rend hommage à la coopération spatiale exemplaire entre la France et Israël et à l’engagement extraordinaire des femmes et des hommes qui la mettent en œuvre. A titre plus personnel, 30 ans après ma première visite en Israël et trois ans après mon élection à Jérusalem comme Président de l’IAF, cette distinction, qui m’a été remise à Haïfa, suscite en moi reconnaissance et émotion. »

M. Le Gall a également rencontré 200 lycéens de Rishon LeZion le 11 juin, dont des élèves du collège-lycée franco-israélien Mikvé Israël, en présence de Peretz Vazan, Directeur général du ministère israélien de la Science, de la Technologie et de l’Espace, Avi Blasberger, Directeur de l’ISA, et Haim Rousso, Président de l’association Taasiyeda. M. Le Gall a donné une conférence sur l’Espace et Venµs et a participé à une remise de diplômes à des lycéens impliqués dans un projet de recherche axé sur l’identification de divers matériaux et phénomènes visant à optimiser l’utilisation des ressources naturelles.

Enfin, M. Le Gall a visité, en compagnie de M. Blasberger et Barbara Wolffer, Directrice de l’Institut français d’Israël, la galerie d’art Charlot à Jaffa, présentant les œuvres de Eduardo Kac, un artiste contemporain américano-brésilien ayant notamment travaillé avec le spationaute Thomas Pesquet (une performance poétique dans l’Espace intitulée « Télescope intérieur »).

Rédaction : Etienne Charbit

Physique des lasers et nanosciences appliquées à l’optique : de nouvelles coopérations franco-israéliennes engagées

/COOPERATION SCIENTIFIQUE

Physique des lasers et nanosciences appliquées à l’optique : de nouvelles coopérations franco-israéliennes engagées

Deux accords de recherche franco-israéliens, dans les domaines de la physique des lasers et des nanosciences appliquées à l’optique, ont été signés en juin 2018 en Israël entre plusieurs institutions de recherche françaises et israéliennes, à l’occasion d’une conférence sur la physique des lasers organisée dans le cadre de la Saison croisée France-Israël à l’Institut Weizmann des Sciences.

Photo 1. La Résidence de France en Israël a accueilli deux cérémonies de signature d’accords scientifiques (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 1. La Résidence de France en Israël a accueilli deux cérémonies de signature d’accords scientifiques (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Deux accords bilatéraux de coopération scientifique ont été signés entre des institutions de recherche françaises et israéliennes le 27 juin 2018 à la Résidence de France en Israël.

Le premier accord a été signé entre le Laboratoire d’Optique Appliquée (LOA), qui est sous triple tutelle du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), de l’ENSTA ParisTech et de l’Ecole polytechnique, et l’Institut Weizmann des Sciences.

Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS, précise que « l’accord va permettre de développer une nouvelle coopération dans le domaine de la physique de l’interaction laser-matière et des plasmas et des sources de rayonnement. Le projet pourrait déboucher sur des applications importantes en matière de santé, telles que de nouvelles thérapies contre le cancer ou des techniques d’imagerie permettant la détection précoce des tumeurs ». Patrick Massin, Directeur de la Formation et de la Recherche de l’ENSTA ParisTech, estime que « l’addition des expertises des équipes de recherche des différents partenaires permet de couvrir tous les aspects du projet ».

Photo 2. Signature de l’accord dans les domaines de la physique des lasers De gauche à droite : Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS ; Patrick Massin, Directeur de la Formation et de la Recherche de l’ENSTA ParisTech ; Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël ; Michal Neeman, Vice-présidente de l’Institut Weizmann ; Jacques Biot, Président de l’Ecole polytechnique (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 2. Signature de l’accord dans les domaines de la physique des lasers
De gauche à droite : Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS ; Patrick Massin, Directeur de la Formation et de la Recherche de l’ENSTA ParisTech ; Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël ; Michal Neeman, Vice-présidente de l’Institut Weizmann ; Jacques Biot, Président de l’Ecole polytechnique (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Le deuxième accord porte sur la création du Laboratoire International Associé* (LIA) ImagiNano, entre le CNRS, Aix-Marseille Université, Centrale Marseille, l’Institut Weizmann des Sciences, l’Université de Tel Aviv et l’Université hébraïque de Jérusalem.

M. Schuhl indique qu’il s’agit « d’un projet interdisciplinaire couvrant les domaines des nanosciences appliquées à l’optique, l’imagerie, l’endoscopie et la microscopie, pour des applications biomédicales ». « J’espère que ce projet ambitieux, impliquant nos trois principaux partenaires scientifiques en Israël, débouchera sur de belles réussites », a-t-il déclaré.

Ce laboratoire est une extension du LIA NaBi (Nano-Bio Science), qui était effectif depuis 2008 entre six laboratoires du CNRS et l’Institut Weizmann des Sciences, ayant conduit à 30 co-publications et au dépôt d’un brevet.

Photo 3. Signature de l'accord pour le LIA ImagiNano De gauche à droite : Re’em Sari, Vice-président Recherche et Développement de l'Université hébraïque de Jérusalem ; Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS ; Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël ; Michal Neeman, Vice-présidente de l’Institut Weizmann ; Ranaan Rein, Vice-président de l’Université de Tel Aviv (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 3. Signature de l’accord pour le LIA ImagiNano
De gauche à droite : Re’em Sari, Vice-président Recherche et Développement de l’Université hébraïque de Jérusalem ; Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS ; Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël ; Michal Neeman, Vice-présidente de l’Institut Weizmann ; Ranaan Rein, Vice-président de l’Université de Tel Aviv (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Des chercheurs français et israéliens ont assisté aux deux cérémonies de signature. Ils étaient rassemblés à l’occasion d’une conférence sur la physique des lasers, organisée dans le cadre de la Saison croisée France-Israël à l’Institut Weizmann des Sciences, en partenariat avec l’Ecole polytechnique, le CNRS et l’ENSTA ParisTech. La conférence se tenait à l’initiative de Victor Malka, également instigateur de l’accord entre le LOA et l’Institut Weizmann des Sciences.

Photo 4. Des chercheurs français et israéliens lors des cérémonies de signature, dont Victor Malka (au premier plan, deuxième en partant de la gauche) (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 4. Des chercheurs français et israéliens lors des cérémonies de signature, dont Victor Malka (au premier plan, deuxième en partant de la gauche) (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

En outre, une importante délégation de six représentants du CNRS était pour l’occasion en visite en Israël et a mis ce déplacement à profit pour rencontrer les responsables des principales universités partenaires du CNRS et du Centre de recherche français à Jérusalem (CRFJ). Le CNRS dispose en effet de forts liens scientifiques avec Israël, dans tous les domaines scientifiques. M. Schuhl indique que « 600 chercheurs du CNRS ont effectué une visite en Israël en 2017, en particulier dans les domaines des humanités, de la physique et de la biologie ». En outre, le CNRS, dispose de 3 LIA en Israël, dont FILOFOCS dans le domaine de l’informatique fondamentale, qui sera transformé cette année en Unité Mixte Internationale* (UMI), première structure de ce type entre la France et Israël.

Encadré. Présentation du CNRS

Le CNRS, créé en 1939, est un organisme public de recherche pluridisciplinaire, placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI). Cette institution de recherche fait partie des plus importantes au monde. Elle est dotée annuellement de 3,3 milliards d’euros de budget, emploie 33 000 personnes et dispose de 1 144 laboratoires de recherche en France et à l’étranger.

Photo 5. Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS, et Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 5. Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS, et Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

*Lexique :

  • Laboratoire International Associé (LIA) : « laboratoire sans murs » qui associe pour 4 ans un (ou plusieurs) laboratoire(s) français et d’un autre pays autour d’un projet défini conjointement. Ces laboratoires mettent en commun des ressources humaines et matérielles pour réaliser le projet ;
  • Unité Mixte Internationale (UMI) : laboratoire regroupant des chercheurs, des étudiants, des post-docs, des techniciens affectés par une institution française au sein d’une (ou plusieurs) institution(s) partenaire(s) étrangère(s).

Rédaction : Etienne Charbit

Une nouvelle impulsion pour le partenariat entre la faculté de droit Buchmann de l’Université de Tel-Aviv (UTA) et l’Ecole de droit de Sciences Po

/COOPERATION UNIVERSITAIRE

 Une nouvelle impulsion pour le partenariat entre la faculté de droit Buchmann de l’Université de Tel-Aviv (UTA) et l’Ecole de droit de Sciences Po 

 

François Heilbronn, Dominique Perben, Sharon Hannes, Jeremy Perelman, Yishai BlankCrédits image : Yael Zur

Lors d’une conférence sur « l’indépendance de la justice », les professeurs de l’Ecole de Droit de Sciences Po et de la faculté de droit Buchmann de l’Université de Tel-Aviv (UTA) ont formalisé leur coopération. Au programme de ce partenariat : pérenniser les échanges d’étudiants et de professeurs, étendre la coopération à l’organisation de colloques internationaux et aux cliniques juridiques.

Si la coopération entre l’Université de Tel Aviv et Sciences Po date d’une dizaine d’années, celle-ci a pris un nouvel élan récemment. Les prémices de la coopération remontent à la visite en Israël, en 2005, du directeur de Sciences Po. Ensuite, le partenariat s’est développé avec le séjour du Professeur Yishai Blank, de la faculté de droit Buchmann, à l’Ecole de droit de Sciences Po, ouvrant ainsi la voie aux mobilités de professeurs. Les échanges successifs de professeurs, confirmant les affinités d’approches entre les deux institutions, se sont traduits par le développement de mobilités étudiantes. En décembre 2017, symbole des liens forts qui unissent les deux institutions, Daphne Barak Erez, ancienne doyenne de la Faculté de droit de l’UTA, juge à la cour suprême d’Israël, a reçu le titre de Docteur honoris causa de Sciences Po.

Début mai, c’est à la Faculté de droit Buchmann de l’Université de Tel-Aviv que la coopération avec l’Ecole de droit de Sciences Po Paris s’est formalisée. A l’occasion d’une conférence sur  « l’indépendance de la justice » à laquelle participait Dominique Perben, avocat, ancien Ministre de la Justice français, l’ensemble des professeurs à l’initiative de cette coopération se sont retrouvés : le Professeur Sharon Hannes (doyen de la Faculté de droit de l’Université de Tel Aviv), le Professeur François Heilbronn (Président de l’Association française des amis de l’Université de Tel Aviv), le Professeur Yishai Blank (Université de Tel Aviv) et le Professeur Jérémy Perelman (Sciences Po) afin de travailler ensemble sur les contours d’un nouvel accord de partenariat.

« C’est une nouvelle impulsion pour le partenariat qui nous unit déjà » indique Dorit Koskas, Vice-Doyenne pour le développement et les relations avec les Alumni. « Ce nouvel accord formalise la coopération ; désormais chaque institution s’engage à envoyer et accueillir annuellement un professeur. Ensuite, il vise à pérenniser les mobilités étudiantes de niveau master et doctorat et à les développer pour les étudiants en premier cycle. Enfin et surtout, il étend la coopération à d’autres champs comme l’organisation de colloques internationaux et la mise en place de projets communs entre les cliniques juridiques ». Les cliniques juridiques dispensent une formation mêlant cours théoriques et stages pratiques. Elles sont articulées autour d’une mission d’intérêt public auprès des communautés locales ou nationales, et permettront aux étudiants des deux institutions de travailler sur des problématiques communes telles les mouvements migratoires, les droits de l’homme, l’environnement ou le droit des femmes.

 

 

 

Rédaction : Anaëlle Fer

« L’éducation est à l’origine de tous les changements. »

/ EDUCATION

« L’éducation est à l’origine de tous les changements.» 

Deuxième conférence sur l’enseignement supérieur, ses opportunités et son accessibilité pour les étudiants arabes en Israël et à l’étranger

3 mai 2018

Nazareth

Raphaël Mercier, Directeur de l'Institut français de Nazareth sur le stand Campus France

Raphaël Mercier, Directeur de l’Institut français de Nazareth sur le stand Campus France

Le jeudi 3 mai 2018 se déroulait la deuxième conférence intitulée « Opportunités et accessibilité de l’enseignement supérieur pour les étudiants arabes dans le pays ou à l’étranger » organisée à Nazareth par le Follow-Up Committee on Arab Education en Israël. L’équipe Campus France Israël y était : une excellente occasion pour promouvoir les études en France et rencontrer les lycéens et étudiants arabes israéliens.

« L’éducation est au cœur des préoccupations et des intérêts de la population arabe israélienne car elle prépare nos futurs citoyens à la vie en société, leur permet de trouver leur identité personnelle et les insère dans le monde professionnel et social. » C’est par ces mots qu’a débuté la conférence organisée par le Follow-Up Committee on Arab Education, fondé en 1984 et ayant pour but d’assurer l’égalité d’accès à l’éducation à tous les niveaux pour la population arabe israélienne. Aux côtés des membres de ce comité, les représentants des Ambassades de Russie, des Etats-Unis, d’Italie, du Japon, d’Argentine, d’Allemagne, d’Espagne et de France ont pu y présenter les possibilités d’études en Israël et à l’étranger.

Il faut dire que, malgré les efforts du Gouvernement israélien[1] pour assurer l’accès des arabes israéliens à l’enseignement supérieur en Israël, la part des étudiants arabes dans les Universités israéliennes reste insuffisante : en 2017, seuls 16,1% des étudiants de premier cycle à l’Université étaient d’origine arabe (alors que la population arabe israélienne représente 26% de la population israélienne pour cette tranche d’âge). Cette fréquentation faible des Universités israéliennes s’explique en partie par le fait que la très grande majorité des cours est dispensée en hébreu, langue que les étudiants arabes ne maîtrisent pas toujours parfaitement. Par ailleurs, les intervenants ont déploré durant la conférence le manque de personnel d’origine arabe au sein des administrations et des corps enseignants des établissements d’enseignement supérieur israélien. La majorité de leurs collègues n’ont en effet pas « conscience du nombre et des particularités des étudiants arabes au sein de leurs établissements ». Ils affirment se sentir parfois « comme des étrangers dans [leur] propre pays » alors qu’ils sont « des citoyens de l’Etat d’Israël ».

Toutefois, les difficultés s’accompagnent d’espoir et de progrès : de nombreux programmes d’aides en faveur de l’éducation de la population arabe israélienne ont été mis en place (dons d’ordinateurs et accès internet, création de bourses, etc.) et les chiffres de fréquentation des universités israéliennes ne cessent d’augmenter (entre 2010 et 2017, augmentation de 78,5% selon le Conseil israélien pour l’enseignement supérieur).

Présentation des études en France par Sébastien Linden, Attaché de coopération scientifique et universitaire à l’Ambassade de France en Israël

Présentation des études en France par Sébastien Linden, Attaché de coopération scientifique et universitaire à l’Ambassade de France en Israël

D’après le Follow-up Committee, cela n’empêche pas la moitié des étudiants arabes israéliens de continuer à aller faire leurs études à l’étranger, notamment en Jordanie ou dans les pays d’Europe de l’Est. Quant à la France, elle leur propose un enseignement supérieur d’excellente qualité et financé (presque) entièrement par l’Etat français : ainsi l’étudiant, d’où qu’il vienne, déboursera seulement 184€ pour ses années de licence et 256€ pour ses années de master ; à moins qu’il ne bénéficie d’une bourse de couverture sociale qui couvrira également ces derniers ! Et si l’étudiant préfère étudier en anglais, il pourra choisir parmi les 1300 programmes proposés par les universités françaises. Il aura également la possibilité de se faire conseiller sur les études en France par l’équipe Campus France Israël : Raphaël Mercier à l’Institut français de Nazareth, Nathalie Khalifa à l’Institut français de Haïfa et Esther Lévy et Juliette Chauveau à l’Institut français de Tel Aviv.

« L’important c’est d’avoir le choix de faire ses études en Israël ou à l’étranger » comme le rappelle la dernière intervenante. Et de conclure : « Ayez confiance en vous ! ».

 

Rédaction : Juliette Chauveau

 

[1] Le Gouvernement israélien a financé un Programme de 300 millions de shekels (environ 69 millions d’euros) entre 2012 et 2016 pour combler le manque d’étudiants arabes israéliens au sein des Universités israéliennes.

Saison France-Israël 2018

/ EVENEMENT

Saison France Israël 2018 
120 évènements français en Israël !

A partir du 31 mai jusqu’à  fin novembre 2018

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Décidée au plus haut niveau des deux Etats, la Saison France-Israël 2018 se déroulera de manière simultanée dans les deux pays entre les mois de juin et de novembre 2018. Elle sera centrée sur l’innovation, la création et la jeunesse qui sont les axes majeurs d’un dialogue tourné vers l’avenir.

La Saison France-Israël 2018 a ainsi pour ambition de montrer la vitalité de la relation bilatérale dans les domaines culturels et scientifiques, de marquer une nouvelle étape dans les relations économiques et de renouveler le regard que portent les Français sur Israël et les Israéliens sur la France.

Mobilisée autour d’institutions, de savants, d’intellectuels et d’artistes engagés dans le dialogue franco-israélien depuis plusieurs années, la Saison France-Israël 2018 encourage aussi de nouvelles coopérations et promeut la rencontre entre la « Start-up nation » et la « French-Tech ».

A travers plus de 400 événements dans les deux pays, la Saison France-Israël 2018 résonnera dans une cinquantaine de villes en France et une vingtaine de villes en Israël autour de thèmes variés tels que l’innovation , les sciences, l’économie, le théâtre, la danse, l’art contemporain, la musique, l’éducation, le cinéma, le design, le livre et le débat d’idées.

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Sur le site officiel de la saisonwww.israelfranceseason.com

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Un Israélien élu à l’Académie française des Sciences

/COOPERATION SCIENTIFIQUE

Un Israélien élu à l’Académie française des Sciences

C’était le 5 décembre dernier, le professeur Ilan Marek, chercheur à la Faculté de chimie du Technion, a été élu membre de l’Académie française des sciences avec dix-sept autres nouveaux membres, lors de l’assemblée plénière de l’Académie.

Prof. Ilan Marek

Photo 1. Prof. Ilan Marek

Cette élection salue et récompense l’ensemble des travaux de recherche d’Ilan Marek qui porte sur la synthèse organique. Professeur invité dans de nombreuses universités dans le monde (l’Université de Montréal, l’Université de Strasbourg, l’Université Paris-Descartes ou encore CalTech), Ilan Marek connaît particulièrement bien la France puisqu’il a été chargé de recherche au Centre National de Recherche Scientifique (CNRS)  et à Université Pierre et Marie Curie de 1990 à 1997. C’est en 1997 qu’il revient en Israël pour enseigner au Technion.

Auteur de plus de 200 publications scientifiques, il est le lauréat de nombreux prix internationaux et de divers prix d’excellence en enseignement. Il est membre du bureau éditorial de plus de dix revues scientifiques.

Encadré 1. L’Académie des sciences française

L’Académie des sciences est une institution française créée en 1666. Elle se consacre au développement des sciences et conseille les autorités gouvernementales ou des fondations dans ce domaine.

Les missions de l’Académie sont d’encourager la vie scientifique, de promouvoir l’enseignement des sciences, de transmettre les connaissances, de favoriser les collaborations internationales et d’assurer un rôle d’expertise et de conseil.

Sources :

Rédacteurs : Guillaume Duret, post-doctorant au Technion, et Etienne Charbit

Mission Annuelle du Technion France : un intérêt français renouvelé

/INNOVATION

Mission Annuelle du Technion France : un intérêt français renouvelé

La 13ème Mission Annuelle du Technion France s’est déroulée du 12 au 14 mai 2018 en Israël. L’occasion pour 80 participants français, que ce soient des entreprises, des collectivités territoriales ou des établissements de recherche, de visiter ce fer de lance de l’innovation israélienne qu’est le Technion.

Photo 1. La délégation française de la Mission Annuelle du Technion France

Photo 1. La délégation française de la Mission Annuelle du Technion France (Crédits : Technion)

Le Technion contribue de manière importante au dynamisme de l’écosystème israélien de l’innovation, en formant des diplômés qualifiés et en contribuant à l’émergence de nombreuses startups, notamment par le biais de T3, la société de transfert de technologie du Technion.

Les relations du Technion avec la France sont intenses. Ainsi, le Technion a établi des liens avec de nombreux établissements d’enseignement supérieur français, avec 11 accords bilatéraux actifs actuellement. De plus, en matière de recherche, les relations bilatérales sont remarquables, à l’image des travaux du Laboratoire International Associé NA-NOSE, créé en 2013 en partenariat avec l’Inserm et qui vient d’être renouvelé en décembre dernier. Enfin, de nombreuses délégations françaises viennent visiter le Technion chaque année.

Encadré. Le Technion et son antenne Technion France

Fondé en 1912 et ouvert en 1924 à Haïfa, le Technion est la plus ancienne université du pays. Le Technion propose des formations à tous les niveaux du cycle d’enseignement supérieur (de la licence aux recherches post-doctorales) en ingénierie, sciences naturelles, médecine et architecture. Au total, le Technion regroupe 18 départements et 52 centres de recherche dans lesquels se répartissent 14 000 étudiants dont 1 000 étudiants étrangers. En 2017, le classement de Shanghai place le Technion à la 93ème place des meilleures universités mondiales (1ère université israélienne).

Le Technion France est la représentation du Technion dans l’hexagone et en Europe Francophone. Il a pour but de promouvoir le Technion en France dans les différents domaines scientifiques, technologiques, d’entrepreneuriat ou encore d’éducation et de développer des coopérations. Il organise des colloques, évènements et conférences et s’emploie à lever des fonds pour le Technion.

 S’intégrant pleinement dans les relations entre le Technion et la France, la Mission Annuelle du Technion France en Israël s’est tenue en mai 2018 sur le campus du Technion. Organisé chaque année par Muriel Touaty, Directrice générale du Technion France, ce rendez-vous scientifique et technologique a réuni 80 participants français en 2018, dont des représentants :

Au programme de la Mission : présentation générale du Technion, visites de laboratoires et d’entreprises, rencontres avec des chercheurs, présentations de projets de startup et soirée de gala, lors de laquelle l’Ambassadrice de France en Israël, Hélène Le Gal, a souligné la place très importante du Technion dans la relation économique et scientifique bilatérale.

Photo 2. Karien Hervé (Hervé Group), Muriel Touaty (Directrice générale du Technion France), Edith Cresson (ancienne Premier Ministre française), Hélène Le Gal (Ambassadrice de France en Israël)

Photo 2. Karien Hervé (Hervé Group), Muriel Touaty (Directrice générale du Technion France), Edith Cresson (ancienne Premier Ministre française), Hélène Le Gal (Ambassadrice de France en Israël) (Crédits : Technion)

Les attentes des participants français, qui pour la plupart prenaient part pour la première fois à cette Mission, étaient multiples.

De manière générale, la délégation, en particulier les primo-participants, a fait état d’une curiosité pour le modèle et l’écosystème du Technion, notamment dans l’objectif de s’en inspirer et de l’adapter à leur propre organisme. De même, la connexion particulière que parvient à maintenir le Technion entre sciences fondamentales / appliquées et développement d’entreprises a suscité une forte curiosité. On peut également noter la volonté de nombreux participants de développer leur réseau lors de cette Mission, que ce soit avec des contacts en Israël ou au sein même de la délégation française, ainsi que d’initier des projets concrets (ex : accélérateur franco-israélien) avec le Technion.

De manière plus spécifique, les attentes variaient selon les organismes d’appartenance des participants. Ainsi, les représentants des collectivités territoriales ont porté attention au rapport à l’investissement et au capital risque du Technion avec les startups, ainsi qu’aux questions d’organisation pratique de l’université (durée des études, financements, etc.) et à son investissement dans la société. Les entreprises étaient plus intéressées par les transferts de technologie, la durée de vie des startups et le maintien du contact avec les alumni. Les organismes de recherche ont montré un intérêt pour la valorisation de la recherche fondamentale et pour la création de startups à partir de celle-ci au sein du Technion.

La Mission a ainsi permis de dresser un large panorama des activités du Technion pour une délégation française nombreuse. A l’an prochain pour la 14ème édition !

Photo 3. La délégation française lors d'une visite au Technion

Photo 3. La délégation française lors d’une visite au Technion (Crédits : Technion)

Rédaction : Etienne Charbit

Biologie cellulaire et du développement : un domaine d’excellence partagé par l’Institut Weizman et l’Université Aix-Marseille

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Biologie cellulaire et du développement : un domaine d’excellence partagé par l’Institut Weizmann et l’Université Aix-Marseille

Des chercheurs d’Aix-Marseille Université (AMU) ont fait le déplacement en Israël en mars 2018 pour rencontrer leurs homologues de l’Institut Weizmann des Sciences (WIS) à l’occasion d’un symposium franco-israélien intitulé « Biologie Cellulaire et du Développement ». Au programme : échanges sur des projets de recherche et pistes de coopération éventuelles.

Image 1. Un symposium franco-israélien sur la « Biologie Cellulaire et du Développement » a été organisé au WIS, Crédits image : Institut Weizmann des Sciences

Image 1. Un symposium franco-israélien sur la « Biologie Cellulaire et du Développement » a été organisé au WIS (crédits image : Institut Weizmann des Sciences)

La Biologie Cellulaire et du Développement est un domaine d’excellence partagé par WIS et AMU. Par exemple, AMU a été la seule institution à être lauréate, à l’échelle nationale, de l’appel à projet « Instituts Convergences »* sur la thématique Biologie (projet CenTuri).

Un axe potentiel de coopération a ainsi été identifié entre WIS et AMU sur ce domaine en particulier, ce qui a débouché sur l’organisation d’une 1e rencontre scientifique bilatérale entre les deux institutions les 20 et 21 Mars 2018 à Rehovot (Israël).

A cette occasion, la délégation française d’AMU était constituée de 17 chercheurs affiliés à l’Institut de Biologie du Développement de Marseille Luminy (IBDM), à l’Institut de neurobiologie de la méditerranée (Inmed) et au Centre d’Immunologie de Marseille-Luminy (CIML).

Le symposium a notamment permis aux chercheurs d’échanger sur leurs projets de recherche et d’évoquer des pistes de coopération éventuelles. M. Jacques Baudier, Responsable Echanges Internationaux à l’IBDM, estime que « des interactions entre les équipes de recherche ne peuvent être que fructueuses en matière de participation commune aux grands appels à projets nationaux, européens et internationaux et génératrices de nouvelles connaissances et, donc, d’innovation ». De plus, il souligne que « cette initiative s’inscrit pleinement dans l’axe euro-méditerranéen de la stratégie internationale conduite par AMU qui ne peut que renforcer le lien entre les communautés scientifiques de part et d’autre de la Méditerranée ».

Image 2. Daniel Zajfman (Président du WIS) et Pierre Chiappetta (Vice-Président Recherche d’AMU) lors du symposium (crédits photo : Institut Weizmann des Sciences)

Image 2. Daniel Zajfman (Président du WIS) et Pierre Chiappetta (Vice-Président Recherche d’AMU) lors du symposium (crédits photo : Institut Weizmann des Sciences)

Enfin, Mme Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, a reçu les participants au colloque le 20 mars à la Résidence de France et s’est réjouie que cette initiative puisse renforcer les liens entre deux institutions scientifiques majeures en France et en Israël.

  Image 3. Avi Levy (Doyen de la Faculté de Biochimie du WIS), Hélène le Gal (Ambassadrice de France en Israël) et Pierre Chiappetta (Vice-Président Recherche d’AMU) lors de la réception à la Résidence de France (crédits photo : Elodie Sauvage / Ambassade de France en Israël)


Image 3. Avi Levy (Doyen de la Faculté de Biochimie du WIS), Hélène le Gal (Ambassadrice de France en Israël) et Pierre Chiappetta (Vice-Président Recherche d’AMU) lors de la réception à la Résidence de France (crédits photo : Elodie Sauvage / Ambassade de France en Israël)

* L’appel à projet « Instituts Convergences » a été lancé en 2016 par l’Agence nationale de la recherche (ANR) dans le cadre du Programme « Investissements d’avenir », afin de structurer des centres rassemblant des forces scientifiques pluridisciplinaires de grande ampleur et de forte visibilité.

Rédaction : Etienne Charbit

PHC-Maimonide 2019-2020 : l’Ambassade de France et le MOST ont choisi de financer 6 projets scientifiques dans les domaines de l’agriculture numérique et la sûreté de l’information

/COOPERATION SCIENTIFIQUE

PHC-Maimonide 2019-2020 : l’Ambassade de France et le MOST ont choisi de financer 6 projets scientifiques dans les domaines de l’agriculture numérique et la sûreté de l’information

Deux colloques scientifiques franco-israéliens portant sur les thématiques « Agriculture numérique » et « Sûreté de l’information : théorie, pratique et applications » ont été organisés le 7 mars 2018 à Tel Aviv, afin de lancer l’appel à projets PHC-Maimonide qui sera publié prochainement.

Ph. Les colloques portaient sur l’agriculture digitale et la sûreté de l’information

Ph. Les colloques portaient sur l’agriculture digitale et la sûreté de l’information

Chaque année, l’Ambassade de France en Israël cofinance, avec le Ministère israélien de la Science, de la Technologie et de l’Espace (MOST), six projets de recherche franco-israéliens d’une durée de deux ans à hauteur de 80 000 € par projet et par an. Ce financement s’inscrit dans le cadre du Programme Hubert Curien (PHC)-Maimonide, dont les orientations sont fixées par le Haut Conseil franco-israélien pour la Science et la Technologie (HCST). Ce dernier définit notamment les deux thématiques sur lesquelles porte l’appel à projets PHC-Maimonide chaque année.

Outre l’excellence scientifique des projets de recherche, l’un des objectifs importants du PHC-Maimonide réside dans l’accroissement des mobilités scientifiques entre les deux pays.

Les deux thèmes sélectionnés pour les projets qui démarreront en janvier 2019 sont « Agriculture numérique » et « Sûreté de l’information : théorie, pratique et applications ». Dans ce cadre, deux colloques scientifiques franco-israéliens de lancement de l’appel à projets ont été organisés simultanément en mars 2018 à Tel Aviv, en présence de chercheurs français et israéliens.

Les colloques ont notamment permis de présenter les dernières avancées en matière de recherche sur chacune des thématiques et en particulier de mettre en relation les chercheurs des deux pays et d’esquisser des pistes de coopération en vue de l’appel à projets PHC-Maimonide et au-delà.

Concernant le colloque sur l’agriculture, les chercheurs font partie, côté français, de laboratoires de l’INRA, de l’IRSTEA et d’Arvalis Institut du végétal et, côté israélien, de l’Université de Tel Aviv, du Centre Volcani (organisation de recherche sur l’agriculture qui dépend du Ministère israélien de l’Agriculture), du Technion et de l’Université de Ben Gourion du Néguev. Les thématiques abordées ont notamment porté sur l’élevage de précision, la robotique et l’utilisation de systèmes d’imagerie appliqués aux cultures. M. Christian Huyghe, Directeur Agriculture à l’INRA, relève que « la transition vers l’agriculture et les systèmes agro-alimentaires numériques va exiger une évolution profonde de l’accompagnement et du conseil auprès des acteurs économiques et une évolution de la formation initiale ».

Pour le colloque sur la sécurité de l’information, étaient représentés l’ENS Paris, de Sorbonne Université et Telecom Paris Tech côté français et, côté israélien, l’Université de Ben Gourion du Néguev, l’Institut Weizmann, l’Université de Tel Aviv et l’Université de Haïfa. M. Sylvain Guilley, professeur à Telecom Paris Tech, a « apprécié de trouver des synergies sur le plan scientifique avec Israël, et également des complémentarités d’un point de vue industriel ».

Outre les intervenants, une trentaine de participants ont assisté aux deux colloques organisés simultanément, tant des chercheurs, des représentants des gouvernements israéliens et français, des entreprises israéliennes que des étudiants.

Le lendemain des colloques, les chercheurs français ont formé deux groupes, qui ont visité d’une part l’entreprise de cyber-sécurité Verint (basée à Herzliya) et, d’autre part, le Centre Volcani (Rishon LeZion), et l’entreprise d’agro-technologie Netafim (Magal). M. Huyghe souligne que « les visites au Centre Volcani et sa rencontre avec le Directeur scientifique du Ministère de l’Agriculture ont permis de voir des réalisations originales et d’identifier des pistes de partenariats, dans le thème du numérique, mais également dans d’autres domaines ».

Enfin, M. Frédérik Rogge, Chargé d’affaires à l’Ambassade de France en Israël, a reçu les participants aux colloques le 7 mars à la Résidence de France, ainsi que des représentants des ministères israéliens concernés, des universités et des entreprises de ces secteurs. Lors de la réception, M. Ludovic Brossard, chercheur à l’INRA, a pu « établir concrètement le contact avec un chercheur israélien et échanger sur leurs travaux respectifs. Cet échange a conduit à l’idée d’une possible collaboration dans le cadre du PHC-Maimonide autour de l’application de méthodes de suivi des animaux ».

En conclusion, les deux journées ont permis de mettre en avant l’excellence scientifiques des deux pays en matière d’agriculture digitale et de sécurité de l’information et de lancer de manière idéale l’appel à projet PHC-Maimonide 2019-2020 qui portera sur ces deux thématiques.

Rédaction : Etienne Charbit