Un voyage d’études en Israël riche en découvertes pour les étudiants de la SKEMA Business School

/ VOYAGE D’ETUDES

Un voyage d’études en Israël riche en découvertes pour les étudiants de la SKEMA Business School

Du 23 février au 3 mars, pour la troisième édition du Global Young Leader Program (GYLP), 30 étudiants de SKEMA Business School (SKEMA BS) sont partis en Israël dans le but de vivre une “learning experience” sans précédent. Ce programme unique a été fondé il y a trois ans en partenariat avec l’Université Ben-Gourion du Néguev (BGU) située à Beer Sheva. Il a pour but de faire partager aux étudiants de SKEMA BS les bonnes pratiques israéliennes dans les domaines de l’innovation et de l’entreprenariat. Au programme, entre autres, des visites d’entreprises telles que le centre de R&D d’Intel à Jérusalem et la rencontre de startups israéliennes au sein de l’incubateur Incubit Ventures.

Ph. Juliette Chauveau

Ph. Juliette Chauveau

Le programme de cette édition 2019 fut riche en apprentissages et en découvertes. Dès leur arrivée les étudiants ont suivi une journée de séminaire sur le leadership social avec le Professeur Pierre Kletz de l’Université Ben-Gourion du Néguev et Momo Mahadav, PDG de Maala, entreprise spécialisée dans la Responsabilité sociale des entreprises. Ce séjour fut aussi marqué par la participation au hackathon international “Bridging Gaps in Local Development Processes”, organisé au sein de l’Institut Jack, Joseph et Morton Mandel pour le Leadership Social de BGU en présence de 140 participants, parmi lesquels des doctorants, des membres du MBA de BGU et de futurs fonctionnaires municipaux israéliens et avec l’intervention du Maire de Beer Sheva, Ruvik Danilovich. L’objectif de ce hackathon ? Identifier les problèmes dans le développement de la mobilité pour les municipalités.

A Tel-Aviv, les étudiants du GYLP ont pu rencontrer l’Ambassadrice de France en Israël, Hélène Le Gal, avec qui, ils ont eu un échange sur les relations franco-israéliennes en matière d’économie, d’entrepreneuriat, de culture. Cette rencontre s’est soldée par un cocktail et une photo de famille avec le staff de l’Institut français d’Israël et des alumni de SKEMA BS installés à Tel-Aviv, invités dans le cadre du réseau France Alumni Israël.

 

Rédaction : Evrard Beyela, étudiant de la SKEMA Business School


SKEMA BUSINESS SCHOOL

Née en 2009 de la fusion ESC Lille et CERAM Business School, SKEMA est une business school implantée sur trois campus français et trois campus à l’international. SKEMA compte à ce jour 8 000 étudiants, 160 professeurs chercheurs et 40 000 diplômés.

FRANCE ALUMNI ISRAEL

Le réseau France Alumni Israël est un réseau d’anciens étudiants de l’enseignement supérieur français. Il permet de garder contact avec ses camarades de cours et de multiplier les opportunités professionnelles. N’hésitez pas à nous rejoindre sur ce réseau en créant votre compte : vous pourrez alors participer à nos activités et profiter de réductions sur les évènements de l’Institut français d’Israël !

L’Institut français d’Israël reçoit de nombreuses délégations étudiantes et accompagne les établissements français et israéliens pour tous leurs projets de coopération. N’hésitez pas à faire appel à nous !

 

LORSQUE LA GASTRONOMIE FRANCAISE RENCONTRE LES SAVEURS ISRAELIENNES

/ ETUDES EN FRANCE

Lorsque la gastronomie française rencontre les saveurs israéliennes

Comme chaque année depuis 7 ans, la Semaine de la gastronomie française en Israël, SO FRENCH SO FOOD,  est l’occasion de valoriser les formations en France dans le domaine de l’hôtellerie et de la restauration auprès du public israélien. Une semaine ponctuée de rencontres, ateliers et master class entre professionnels israéliens et français et futurs apprentis a permis de constater au plus près, sur le terrain, l’engouement pour ces formations d’excellence.  

Photos : Danya Weiner et Gil Aviram

Ph. Danya Weiner et Gil Aviram

Dans le cadre de la semaine de la gastronomie SO FRENCH SO FOOD qui s’est tenue du 10 au 13 février 2019, la participation de l’Institut Le Cordon Bleu Paris était très attendue. Premier réseau mondial d’arts culinaires et de management hôtelier, cet établissement jouit d’une grande renommée en Israël. Ce fût l’occasion pour cet établissement d’excellence de rencontrer d’anciens étudiants, notamment le chef israélien Meir Danon qui a ouvert sa propre école de gastronomie, the Danon Culinary Center, il y a 4 ans, sur le port de Tel-Aviv. La collaboration entre l’Institut Le Cordon Bleu et l’école de Meir Danon a été un franc succès. Des démonstrations culinaires ont été réalisées par le Chef-enseignant Christian Moine (Institut Le Cordon Bleu) durant 3 jours où les spécialités du Sud de la France ont été mises en exergue.

Par ailleurs, un dîner à 4 mains a été organisé au sein du restaurant « Goni » à Ramat Hasharon. Ce restaurant est dirigé par le chef Goni Burstein, ancien élève de l’Institut Le Cordon Bleu dont il a reçu le Grand Diplôme (cuisine et pâtisserie).

Alexandre Marine, représentant international de l’Institut Le Cordon Bleu, présent lors de cette 7e édition de la Semaine de la gastronomie française en Israël, a également animé un atelier Campus France pour présenter les formations proposées aux étudiants israéliens au sein de son établissement. « Israël regorge de profils intéressants » a-t-il témoigné. Cet atelier des « arts culinaires et hôtellerie » qui s’est déroulé le 11 mars à l’Institut français de Tel Aviv, en présence du chef Meir Danon, a accueilli une douzaine d’étudiants intéressés par les formations proposées et la perspective d’un échange direct avec Christian Moine et Alexandre Marine.

SO FRENCH SO FOOD était aussi présent dans la ville de Tibériade, en haute Galilée. Cette année, le Chef Stephan Miso, fondateur et directeur de l’IEM (Institut d’Excellence Miso), situé sur la Côte d’Azur, à Fréjus, qui propose des formations d’excellence en hôtellerie, restauration, tourisme et commerce, avait fait le déplacement pour participer à des masters class organisés à l’école culinaire israélienne Rimonim. La découverte du pays, de la culture israélienne a apporté « un nouveau souffle à l’épanouissement de sa carrière de formateur » s’est enthousiasmé Stephan Miso. « Ce fût un moment de partage et de convivialité où les techniques culinaires françaises se sont adaptées à la culture culinaire israélienne ». De potentiels échanges d’étudiants entre les deux établissements pourraient se concrétiser à l’avenir.

La France bénéficie sans nulle doute d’une légitimité incontestable sur le plan des formations en management hôtelier et restauration en Israël. La qualité et la diversité des enseignements proposés dans ce secteur sont à la fois reconnues et recherchées par les israéliens souhaitant poursuivre une carrière dans ce domaine.

 

Missions de volontariat en France

/ MISSIONS DE VOLONTARIAT EN FRANCE

Que diriez-vous de partir en France afin d’y effectuer une mission de volontariat ?

L’Israeli Volunteer Association (IVA) et ses partenaires offrent aux jeunes israéliens la possibilité d’effectuer une mission de volontariat en France. Postulez dès à présent !

14305236_176613946078967_7705768509930599242_oL’Israeli Volunteer Association (IVA) est un organisme qui se propose d’envoyer des volontaires israéliens en France dans le cadre de l’Agence du Service Civique. L’association s’occupe du recrutement et suivi des volontaires avant le départ et les accompagne dans les démarches administratives, notamment l’obtention du visa.

12404550_10153750644572416_1303963952_nLes propositions de missions sont multiples et variées : Volontariat en milieu agricole, avec des adultes et enfants handicapés, des personnes âgées, des sans-abris, des réfugiés ou demandeurs d’asile, avec des survivants de la Shoah, ou avec des femmes ayant des difficultés sociales… Engagez-vous et soyez prêts à vivre une expérience en France inoubliable !

Durée : de 6 mois à un an.

Pré requis : avoir entre 18 et 30 ans, avoir des connaissances de base en français.

IVA pourvoit :

  • Au placement du volontaire dans l’organisme ou l’établissement où il effectuera sa mission
  • A une allocation mensuelle,
  • A l’octroi d’une assurance,
  • A une préparation au départ ainsi qu’un accompagnement pédagogique et social pendant la mission.
  • Pour certains projets, le logement et la nourriture sont inclus.

ORN_8226_eIVA organise également une journée de formation avant le départ. Dès l’arrivée en France, l’Agence du Service civique en France assure le suivi, l’accompagnement, la formation et l’évaluation des volontaires tout au long de la période de volontariat. A son retour en Israël, l’IVA organise une journée d’évaluation.

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Inauguration de l’exposition franco-israélienne “La mer Arc-en-ciel” à l’Université de Tel-Aviv

/ SCIENCES

Inauguration de l’exposition franco-israélienne “La mer Arc-en-ciel” à l’Université de Tel-Aviv

Dans le cadre de la Saison croisée France Israël 2018, l’exposition “La mer-arc-en ciel : une plongée au cœur des récifs coralliens d’Israël et de France”, a été inaugurée jeudi 1er novembre au Musée Steinhardt d’Histoire naturelle de l’Université de Tel-Aviv, en présence d’Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, du Prof. Yossi Loya, curateur de l´exposition à l’UTA et de Pascale Joannot, commissaire française de l´exposition. Réalisée en coopération avec le Musée d’Histoire naturelle de Paris à l’occasion de l’année internationale des récifs coralliens, elle présente plusieurs dizaines de fascinantes photographies de récifs des côtes israéliennes et françaises et sera ouverte gratuitement au public jusque fin novembre.

Inauguration exposition "La mer arc-en-ciel"

“Nous sommes enthousiasmés d’inaugurer cette exposition réalisée en collaboration avec l’un des plus grands musées d’histoire naturelle du monde, sur l’un écosystèmes les plus beaux et les plus fragiles de la planète”, a déclaré le Prof. Tamar Dayan, directrice du Musée Steinhardt.

“Le principal but de cette exposition est d’éveiller la conscience du public sur l’importance de cet écosystème en danger”, ajoute Alon Sapan, administrateur du Musée, qui rappelle qu’elle vient d’être présentée à Paris de juillet à septembre.

Inauguration exposition "La mer arc-en-ciel"

Un trésor de l’humanité

“Une centaine de pays dans le monde possèdent des récifs coralliens sur plus d’un million de kilomètres carrés”, explique Pascale Joannot, directrice adjointe des collections du Musée national d’Histoire naturelle de Paris, et commissaire française de l’exposition.” Grâce à ses collectivités d’Outre-Mer, la France a 55 000 kilomètres carrés de récifs et de lagons, qui la placent au 4e rang au monde sur ce plan. Aussi est-elle très active pour la préservation de ce trésor naturel et a même lancé en 1999 l’Initiative française pour les récifs coralliens (IFRECOR). Soyez très attentifs à ces coraux car ils peuvent aider l’humanité sur le plan scientifique et médical, et nous devons les protéger”.

D’après le Prof. Yossi Loya de l’Ecole de Zoologie de l’Université de Tel-Aviv, commissaire israélien de l’exposition: “Les coraux connaissent ces dernières années un phénomène de destruction massive dans le monde en raison du changement climatique. Un tiers de la Grande barrière de corail au large de l’Australie est morte au cours de ces dix dernières années. Le récif corallien d’Eilat est minuscule par rapport à elle: 1,5 kilomètre de long, soit 10 kilomètres carrés au total. Mais il renferme plus de 140 espèces différentes dont certaines sont endémiques et présente la plus grande biodiversité de coraux au kilomètre carré dans le monde “.

Les photographies remarquables, prises pour la plupart dans la réserve naturelle de Coral Beach à Eilat et au large des côtes de Nouvelle-Calédonie, présentent les principales caractéristiques de ces animaux particuliers comme la fluorescence, ainsi que la faune qui se réfugie dans l’habitat que constituent les récifs. Vous pourrez y voir des poissons-nettoyeurs, ou d’autres qui se font toiletter la gueule par des crevettes, des prédateurs embusqués, des poissons fantômes camouflés, des dauphins d’Eilat, une vache marine de Nouvelle-Calédonie et bien d’autres.

Inauguration exposition "La mer arc-en-ciel"

L’exposition est située sur l’esplanade du Musée Steinhardt. Elle est gratuite et ouverte au public jusqu’à fin novembre.

 

Cet article est rédigé par l’Association des Amis français de l’Université de Tel Aviv et était initialement publié sur leur site.

La coopération scientifique franco-israélienne mise à l’honneur au plus haut niveau lors d’une conférence organisée par les Académies des sciences des deux pays

/ COOPERATION SCIENTIFIQUE

La coopération scientifique franco-israélienne mise à l’honneur au plus haut niveau lors d’une conférence organisée par les Académies des sciences des deux pays

Une délégation de l’Académie des sciences de France était en visite en Israël du 24 au 28 novembre 2018, à l’occasion de la conférence « Science sans frontières » organisée par les Académies des sciences des deux pays le 26 novembre 2018 à Jérusalem, dans le cadre de la Saison croisée France Israël.

Photo 1. Les intervenants et participants français et israéliens à la conférence organisée à l’Académie israélienne des sciences et humanités (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 1. Les intervenants et participants français et israéliens à la conférence organisée à l’Académie israélienne des sciences et humanités (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

La conférence « Science sans frontières » s’est tenue le 26 novembre à l’Académie israélienne des sciences et humanités en partenariat avec l’Académie française des sciences, dans le cadre de la Saison croisée France Israël. L’objectif de cette conférence était de renforcer les liens scientifiques entre les deux pays et de promouvoir l’enseignement scientifique afin de faire naître et encourager chez les plus jeunes des vocations scientifiques.

La conférence a constitué le pendant à la journée des Prix Nobel, Médaillés Fields et Prix Abel qui s’est déroulée à l’Académie des sciences de France le 19 juin en partenariat avec l’Académie israélienne.

Reuven Rivlin, Président de l’Etat d’Israël a ouvert la conférence « Science sans frontières », accompagné de l’Ambassadrice de France en Israël Hélène Le Gal, de Nili Cohen, Présidente de l’Académie israélienne des sciences et humanités et de Catherine Bréchignac, Ambassadrice déléguée à la science, la technologie et l’innovation et Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences de France, qui a conduit une délégation française venue en Israël à cette occasion.

Encadré. Les personnalités scientifiques françaises et israéliennes participant à la conférenceMichael Sela, de l’Institut Weizmann, et Joshua Jortner, de l’Université de Tel Aviv ont dirigé les débats, avec Nili Cohen et Catherine Bréchignac. Ont participé aux conférences Avram Hershko du Technion, Prix Nobel de Chimie en 2004, Claude Cohen-Tannoudji du Collège de France et de l’Ecole Normale Supérieure, Prix Nobel de Physique en 1997, Ada Yonath de l’Institut Weizmann des Sciences, Prix Nobel de Chimie en 2009, Pascale Cossart, Secrétaire perpétuel à l’Académie des sciences en France et Professeur à l’Institut Pasteur, Ruth Arnon de l’Institut Weizmann, Robert J. Aumann, de l’Université Hébraïque de Jérusalem, Prix Nobel d’Economie en 2005, Thibault Damour, de l’Institut des Hautes Etudes Scientifiques en France, Odile Eisenstein du Centre national de la recherche scientifique, et Israel Finkelstein de l’Université de Tel Aviv.

La délégation française a également visité l’Institut Weizmann des Sciences et le Technion, avec lesquels l’Académie des sciences entretient des liens solides. Elle a rencontré les dirigeants de ces institutions, des professeurs et de jeunes chercheurs français.

Cette conférence a fait preuve d’un haut niveau scientifique, grâce notamment à la participation d’intervenants prestigieux parmi lesquels 4 lauréats du Prix Nobel.

A plusieurs titres, cet événement reflète parfaitement l’esprit de la Saison croisée France-Israël qui se résume en quelques mots :

  • Transmettre – ce fut le cas grâce à la présence de plusieurs classes de lycées et la volonté délibéré des organisateurs de s’adresser à un public jeune afin de susciter des vocations
  • Echanger – la conférence « Sciences sans frontière » en Israël s’est organisée dans le prolongement de l’évènement organisé à Paris en début de Saison,
  • Approfondir – ces deux événements croisés ont pour objectif également de renforcer les liens entre les deux Académies israélienne et française avec notamment des projets dans le cadre du programme inter-académies « Sciences et technologies au service du patrimoine » porté par l’Académie des sciences de France.

En assurant l’ouverture de cette exceptionnelle conférence, Reuven Rivlin a assuré un très beau rayonnement à cet événement de tout premier plan.

Photo 2. De gauche à droite : Reuven Rivlin (Président de l’Etat d’Israël), Catherine Bréchignac (Ambassadrice déléguée à la science, la technologie et l’innovation), Hélène Le Gal (Ambassadrice de France en Israël) (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 2. De gauche à droite : Reuven Rivlin (Président de l’Etat d’Israël), Catherine Bréchignac (Ambassadrice déléguée à la science, la technologie et l’innovation), Hélène Le Gal (Ambassadrice de France en Israël) (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Rédaction : Etienne Charbit

Qu’est ce qu’un animal ? L’évolution des Myxozoa : les plus petits animaux sur Terre

/ CAFÉ DES SCIENCES #6

« Qu’est ce qu’un animal ? L’évolution des Myxozoa : les plus petits animaux sur Terre »

Une discussion animée par Prof. Dorothée Huchon, Professeure de zoologie à l’Université de Tel Aviv

Jeudi 1er novembre, 18h

Bar Hahoog Hatzfoni

Rehov Chaim Levanon 54 (Antin Square), Tel Aviv

Entrée libre

Café des sciences_bandeauA l’occasion de la 6ème édition du Café des Sciences, l’Institut français d’Israël vous invite à mieux comprendre l’évolution des plus petits animaux sur Terre, les Myxozoa, lors d’une soirée en compagnie d’une spécialiste du sujet, Prof. Dorothée Huchon, du département de zoologie de l’Université de Tel Aviv. L’évènement se tiendra à l’occasion du salon des études en France CHOOSE FRANCE, organisé de 12h à 20h sur le campus de l’Université de Tel Aviv.

Le concept de l’évènement est simple : décortiquer un sujet scientifique dans un lieu convivial où passionnés de science, curieux ou profanes peuvent discuter de sujets scientifiques vulgarisés avec des chercheurs et universitaires experts du domaine. Pour sa 6ème édition, le Café des Sciences vous donnera un aperçu de l’évolution des Myxozoa : les plus petits animaux sur Terre !

MyxozoaAvec plus de 2,180 espèces décrites, les Myxozoa forment le plus grand groupe de parasites. Ils affectent les poissons et, dans une moindre mesure, les amphibiens, les reptiles, les mammifères, les oiseaux… Les infections de poissons peuvent dans certains cas se révéler très graves, causant des déformations par exemple.

La biologie des Myxozoa reste relativement peu connue. Ces espèces présentent un cycle de vie complexe, qui implique deux hôtes, généralement un poisson et un annélide (un ver). En décryptant leur information génétique, l’équipe du Prof. Huchon a montré que ces organismes étranges avaient des liens de parenté avec les méduses. Ce sont des espèces remarquables qui bouleversent notre compréhension du concept d’animal même car contrairement aux animaux, généralement considérés comme des organismes multicellulaires caractérisés par la présence de cellules nerveuses et musculaires, les Myxozoa en semblent dépourvues et ne respirent pas. L’équipe du Prof. Huchon a pu montrer que les Myxozoa sont passés par des simplifications remarquables lors de leur adaptation vers le parasitisme.

Comprendre la biologie des Myxozoa représente un enjeu économique puisque ces infections provoquent fréquemment d’importants décès et maladies chez les poissons dans les piscicultures, pouvant aller jusqu’à l’anéantissement de stocks entiers de poissons. Ce 6e Café des Sciences permettra de faire le point sur l’état actuel de notre connaissance de ces plus petits parasites au monde.

Le Café des Sciences est un événement proposé en anglais par l’Institut français d’Israël grâce à l’implication de cinq jeunes chercheurs français, intégrés dans des laboratoires israéliens. Les rencontres organisées dans le cadre du « Café des Sciences » sont proposées tous les deux mois environ, occasion pour un ou deux scientifiques de partager leurs travaux et rendre accessible la recherche française et israélienne à tous les publics, valorisant la coopération de nos deux communautés scientifiques.

Saison croisée France-Israël : prenez le risque de visiter l’exposition « Risque, Osez l’expo! » au Musée Bloomfield des Sciences de Jérusalem

/INAUGURATION

Saison croisée France-Israël : prenez le risque de visiter l’exposition « Risque, Osez l’expo! » au Musée Bloomfield des Sciences de Jérusalem

L’exposition « Risque, Osez l’expo! », produite par Universcience, a été inaugurée le 22 juin 2018 au Musée Bloomfield des Sciences de Jérusalem. Inscrite au programme de la Saison croisée France-Israël, elle sera proposée jusqu’au 10 décembre 2018.

Photo 1. Coupé de ruban de l’inauguration de l’exposition « Risque, Osez l’expo ! » (crédits photo : Avi Hayun)

Photo 1. Coupé de ruban de l’inauguration de l’exposition « Risque, Osez l’expo ! » (crédits photo : Avi Hayun)

Quelle est la dernière fois que vous avez pris un risque ? L’exposition « Risques ! Osez l’expo », actuellement au Musée des Sciences Bloomfield de Jérusalem jusqu’en décembre 2018, dans le cadre de la Saison Croisée France-Israël, vous invite à réfléchir à la thématique du risque, en suivant un parcours ludique et interactif pour enfants et adultes.

L’exposition répond à des questions qui touchent à notre quotidien, telles que la manière de concilier la nécessité du risque, la liberté de chacun et la sécurité de tous, dans une société devenue très sécurisée.

Vous vous demandez qui a les nerfs les plus solides parmi vos amis ou dans votre famille ? Venez tester votre flegme en vous asseyant avec trois autres intrépides autour d’une table envoyant de légères décharges électriques au hasard à l’un des protagonistes. Pas d’inquiétude toutefois, ça ne fait pas mal, c’est certifié par votre serviteur !

L’exposition aborde également l’aspect des risques pris au quotidien, en témoigne ce parcours en apparence simple à traverser, mais qui le devient beaucoup moins lorsqu’on enfile des lunettes qui imitent la vision d’une personne en état d’ébriété. Déséquilibre garanti !

Venez également dresser un bilan complet de votre appétence pour le risque, en vous testant parmi de nombreuses situations, telles que servir de cobaye lors d’expériences médicales, plonger avec des requins, tricher à un examen, jouer à des jeux de hasard…

Photo 2. La « table électrique », l’une des installations de l’exposition (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

Photo 2. La « table électrique », l’une des installations de l’exposition (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

L’inauguration de l’exposition a eu lieu le 22 juin, en présence d’Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, et de Bruno Maquart, Président d’Universcience, l’établissement regroupant le Palais de la découverte et la Cité des sciences et de l’industrie à Paris, qui a produit l’exposition.

M. Maquart explique qu’il s’agit « d’une exposition sur l’audace et la nécessité pour les humains et les sociétés de prendre des risques. Il faut toutefois prendre des risques en pensant à ce que l’on fait. L’objectif de cette exposition est ainsi de promouvoir une démarche raisonnée de la prise de risque au niveau individuel comme collectif ». Concernant le contenu de l’exposition, M. Maquart ajoute : « Nous avons la conviction que, pour mieux comprendre, il faut se mettre en situation. Il s’agit donc d’une exposition joyeuse, qui va solliciter le visiteur de mille manières possibles. Le risque est un sujet très sérieux que nous abordons de la manière la plus facile et ludique possible, tout en étant restant fidèle à la réalité, à une certaine exactitude. » Il conclut en précisant « qu’il s’agit de la première sortie de cette exposition hors d’Europe et nous sommes très fiers que cela soit en Israël ».

 

A noter que, dans le cadre de la Saison croisée France-Israël, Universcience accueillera l’exposition « Illusions » à partir de novembre 2018 au Palais de la Découverte à Paris, une exposition sur le cerveau qui a été présentée au Musée Bloomfield en 2014.

Photo 3. L’inauguration de l’exposition a eu lieu le 22 juin à Jérusalem De gauche à droite : Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, Maya Halevy, Directrice du Musée Bloomfield des Sciences de Jérusalem, Bruno Maquart, Président d’Universcience, Michele Seguev, Coordinatrice israélienne de la Saison croisée France-Israël (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

Photo 3. L’inauguration de l’exposition a eu lieu le 22 juin à Jérusalem
De gauche à droite : Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, Maya Halevy, Directrice du Musée Bloomfield des Sciences de Jérusalem, Bruno Maquart, Président d’Universcience, Michele Seguev, Coordinatrice israélienne de la Saison croisée France-Israël (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

Le Français Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, reçoit le grade de doctor honoris causa du Technion

/SPATIAL

Le Français Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, reçoit le grade de doctor honoris causa du Technion

Jean-Yves Le Gall, Président du Centre national d’études spatiales (CNES), était en visite en Israël du 10 au 12 juin 2018, afin de recevoir le grade de doctor honoris causa du Technion et de prendre part à une rencontre organisée dans le cadre de la Saison croisée France-Israël avec des lycéens, autour de l’Espace et du microsatellite franco-israélien Venµs.

Photo 1. De gauche à droite : Muriel Touaty (Directrice générale du Technion France), Jean-Yves Le Gall (Président du CNES), Hélène Le Gal (Ambassadrice de France en Israël) et Peretz Lavie (Président du Technion) (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

Photo 1. De gauche à droite : Muriel Touaty (Directrice générale du Technion France), Jean-Yves Le Gall (Président du CNES), Hélène Le Gal (Ambassadrice de France en Israël) et Peretz Lavie (Président du Technion) (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Amandine Desmousseaux)

Si l’on devait mettre en exergue un domaine de la coopération scientifique entre la France et Israël particulièrement intense et dynamique, la coopération spatiale ferait sans conteste partie des premiers cités.

Le lancement du satellite franco-israélien Venµs le 1er août 2017, dédié à l’étude de la végétation dans le contexte du changement climatique, est à ce titre emblématique. Les événements organisés autour de Venµs ont d’ailleurs été identifiés comme des temps forts de la Saison croisée France-Israël. Parmi ceux-ci, un colloque scientifique de présentation des résultats de Venμs aura lieu en Israël au mois de novembre à Beer-Sheva. Par ailleurs, une nouvelle mission conjointe, nommée C3IEL, vient d’être lancée en 2018 entre le CNES et l’Agence spatiale israélienne (ISA), consacrée à l’étude des nuages et à leur évolution liée au changement climatique.

Le Président la République française, Emmanuel Macron, et le Premier ministre d’Israël, Benyamin Netanyahou, ont d’ailleurs salué l’engagement du CNES et de l’ISA dans la lutte contre le changement climatique lors de l’inauguration de la Saison croisée début juin à Paris.

Jean-Yves Le Gall, Président du CNES depuis 2013, a largement contribué aux renforcements des liens entre les deux pays dans le domaine spatial. Il se rend ainsi régulièrement en Israël, à l’occasion de la Conférence spatiale internationale annuelle Ilan Ramon et de visites liées au projet Venµs, notamment dans le cadre de la Saison croisée France-Israël. Il est par ailleurs Président de la Fédération internationale d’Astronautique (IAF) depuis 2015 et, depuis mars 2017, Président du conseil de l’Agence Spatiale Européenne (ESA).

Afin de récompenser l’engagement de M. Le Gall dans la relation bilatérale, le Technion lui a décerné le grade de doctor honoris causa lors d’une cérémonie à Haïfa le 11 juin 2018.

Encadré. Présentation du Technion

Fondé en 1912 et ouvert en 1924 à Haïfa, le Technion est la plus ancienne université du pays. Le Technion propose des formations à tous les niveaux, de la licence aux recherches post-doctorales, en ingénierie, sciences naturelles, médecine et architecture. Au total, le Technion regroupe 18 départements et 52 centres de recherche dans lesquels se répartissent 14 000 étudiants dont 1 000 étudiants étrangers. En 2017, le classement de Shanghai place le Technion à la 93ème place des meilleures universités mondiales (1ère université israélienne).

M. Le Gall a déclaré à l’issue de la cérémonie : « L’honneur que vient de me faire le Technion rend hommage à la coopération spatiale exemplaire entre la France et Israël et à l’engagement extraordinaire des femmes et des hommes qui la mettent en œuvre. A titre plus personnel, 30 ans après ma première visite en Israël et trois ans après mon élection à Jérusalem comme Président de l’IAF, cette distinction, qui m’a été remise à Haïfa, suscite en moi reconnaissance et émotion. »

M. Le Gall a également rencontré 200 lycéens de Rishon LeZion le 11 juin, dont des élèves du collège-lycée franco-israélien Mikvé Israël, en présence de Peretz Vazan, Directeur général du ministère israélien de la Science, de la Technologie et de l’Espace, Avi Blasberger, Directeur de l’ISA, et Haim Rousso, Président de l’association Taasiyeda. M. Le Gall a donné une conférence sur l’Espace et Venµs et a participé à une remise de diplômes à des lycéens impliqués dans un projet de recherche axé sur l’identification de divers matériaux et phénomènes visant à optimiser l’utilisation des ressources naturelles.

Enfin, M. Le Gall a visité, en compagnie de M. Blasberger et Barbara Wolffer, Directrice de l’Institut français d’Israël, la galerie d’art Charlot à Jaffa, présentant les œuvres de Eduardo Kac, un artiste contemporain américano-brésilien ayant notamment travaillé avec le spationaute Thomas Pesquet (une performance poétique dans l’Espace intitulée « Télescope intérieur »).

Rédaction : Etienne Charbit

Physique des lasers et nanosciences appliquées à l’optique : de nouvelles coopérations franco-israéliennes engagées

/COOPERATION SCIENTIFIQUE

Physique des lasers et nanosciences appliquées à l’optique : de nouvelles coopérations franco-israéliennes engagées

Deux accords de recherche franco-israéliens, dans les domaines de la physique des lasers et des nanosciences appliquées à l’optique, ont été signés en juin 2018 en Israël entre plusieurs institutions de recherche françaises et israéliennes, à l’occasion d’une conférence sur la physique des lasers organisée dans le cadre de la Saison croisée France-Israël à l’Institut Weizmann des Sciences.

Photo 1. La Résidence de France en Israël a accueilli deux cérémonies de signature d’accords scientifiques (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 1. La Résidence de France en Israël a accueilli deux cérémonies de signature d’accords scientifiques (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Deux accords bilatéraux de coopération scientifique ont été signés entre des institutions de recherche françaises et israéliennes le 27 juin 2018 à la Résidence de France en Israël.

Le premier accord a été signé entre le Laboratoire d’Optique Appliquée (LOA), qui est sous triple tutelle du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), de l’ENSTA ParisTech et de l’Ecole polytechnique, et l’Institut Weizmann des Sciences.

Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS, précise que « l’accord va permettre de développer une nouvelle coopération dans le domaine de la physique de l’interaction laser-matière et des plasmas et des sources de rayonnement. Le projet pourrait déboucher sur des applications importantes en matière de santé, telles que de nouvelles thérapies contre le cancer ou des techniques d’imagerie permettant la détection précoce des tumeurs ». Patrick Massin, Directeur de la Formation et de la Recherche de l’ENSTA ParisTech, estime que « l’addition des expertises des équipes de recherche des différents partenaires permet de couvrir tous les aspects du projet ».

Photo 2. Signature de l’accord dans les domaines de la physique des lasers De gauche à droite : Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS ; Patrick Massin, Directeur de la Formation et de la Recherche de l’ENSTA ParisTech ; Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël ; Michal Neeman, Vice-présidente de l’Institut Weizmann ; Jacques Biot, Président de l’Ecole polytechnique (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 2. Signature de l’accord dans les domaines de la physique des lasers
De gauche à droite : Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS ; Patrick Massin, Directeur de la Formation et de la Recherche de l’ENSTA ParisTech ; Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël ; Michal Neeman, Vice-présidente de l’Institut Weizmann ; Jacques Biot, Président de l’Ecole polytechnique (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Le deuxième accord porte sur la création du Laboratoire International Associé* (LIA) ImagiNano, entre le CNRS, Aix-Marseille Université, Centrale Marseille, l’Institut Weizmann des Sciences, l’Université de Tel Aviv et l’Université hébraïque de Jérusalem.

M. Schuhl indique qu’il s’agit « d’un projet interdisciplinaire couvrant les domaines des nanosciences appliquées à l’optique, l’imagerie, l’endoscopie et la microscopie, pour des applications biomédicales ». « J’espère que ce projet ambitieux, impliquant nos trois principaux partenaires scientifiques en Israël, débouchera sur de belles réussites », a-t-il déclaré.

Ce laboratoire est une extension du LIA NaBi (Nano-Bio Science), qui était effectif depuis 2008 entre six laboratoires du CNRS et l’Institut Weizmann des Sciences, ayant conduit à 30 co-publications et au dépôt d’un brevet.

Photo 3. Signature de l'accord pour le LIA ImagiNano De gauche à droite : Re’em Sari, Vice-président Recherche et Développement de l'Université hébraïque de Jérusalem ; Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS ; Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël ; Michal Neeman, Vice-présidente de l’Institut Weizmann ; Ranaan Rein, Vice-président de l’Université de Tel Aviv (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 3. Signature de l’accord pour le LIA ImagiNano
De gauche à droite : Re’em Sari, Vice-président Recherche et Développement de l’Université hébraïque de Jérusalem ; Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS ; Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël ; Michal Neeman, Vice-présidente de l’Institut Weizmann ; Ranaan Rein, Vice-président de l’Université de Tel Aviv (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Des chercheurs français et israéliens ont assisté aux deux cérémonies de signature. Ils étaient rassemblés à l’occasion d’une conférence sur la physique des lasers, organisée dans le cadre de la Saison croisée France-Israël à l’Institut Weizmann des Sciences, en partenariat avec l’Ecole polytechnique, le CNRS et l’ENSTA ParisTech. La conférence se tenait à l’initiative de Victor Malka, également instigateur de l’accord entre le LOA et l’Institut Weizmann des Sciences.

Photo 4. Des chercheurs français et israéliens lors des cérémonies de signature, dont Victor Malka (au premier plan, deuxième en partant de la gauche) (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 4. Des chercheurs français et israéliens lors des cérémonies de signature, dont Victor Malka (au premier plan, deuxième en partant de la gauche) (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

En outre, une importante délégation de six représentants du CNRS était pour l’occasion en visite en Israël et a mis ce déplacement à profit pour rencontrer les responsables des principales universités partenaires du CNRS et du Centre de recherche français à Jérusalem (CRFJ). Le CNRS dispose en effet de forts liens scientifiques avec Israël, dans tous les domaines scientifiques. M. Schuhl indique que « 600 chercheurs du CNRS ont effectué une visite en Israël en 2017, en particulier dans les domaines des humanités, de la physique et de la biologie ». En outre, le CNRS, dispose de 3 LIA en Israël, dont FILOFOCS dans le domaine de l’informatique fondamentale, qui sera transformé cette année en Unité Mixte Internationale* (UMI), première structure de ce type entre la France et Israël.

Encadré. Présentation du CNRS

Le CNRS, créé en 1939, est un organisme public de recherche pluridisciplinaire, placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI). Cette institution de recherche fait partie des plus importantes au monde. Elle est dotée annuellement de 3,3 milliards d’euros de budget, emploie 33 000 personnes et dispose de 1 144 laboratoires de recherche en France et à l’étranger.

Photo 5. Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS, et Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

Photo 5. Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS, et Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël (crédits photo : Ambassade de France en Israël / Elodie Sauvage)

*Lexique :

  • Laboratoire International Associé (LIA) : « laboratoire sans murs » qui associe pour 4 ans un (ou plusieurs) laboratoire(s) français et d’un autre pays autour d’un projet défini conjointement. Ces laboratoires mettent en commun des ressources humaines et matérielles pour réaliser le projet ;
  • Unité Mixte Internationale (UMI) : laboratoire regroupant des chercheurs, des étudiants, des post-docs, des techniciens affectés par une institution française au sein d’une (ou plusieurs) institution(s) partenaire(s) étrangère(s).

Rédaction : Etienne Charbit

Une nouvelle impulsion pour le partenariat entre la faculté de droit Buchmann de l’Université de Tel-Aviv (UTA) et l’Ecole de droit de Sciences Po

/COOPERATION UNIVERSITAIRE

 Une nouvelle impulsion pour le partenariat entre la faculté de droit Buchmann de l’Université de Tel-Aviv (UTA) et l’Ecole de droit de Sciences Po 

 

François Heilbronn, Dominique Perben, Sharon Hannes, Jeremy Perelman, Yishai BlankCrédits image : Yael Zur

Lors d’une conférence sur « l’indépendance de la justice », les professeurs de l’Ecole de Droit de Sciences Po et de la faculté de droit Buchmann de l’Université de Tel-Aviv (UTA) ont formalisé leur coopération. Au programme de ce partenariat : pérenniser les échanges d’étudiants et de professeurs, étendre la coopération à l’organisation de colloques internationaux et aux cliniques juridiques.

Si la coopération entre l’Université de Tel Aviv et Sciences Po date d’une dizaine d’années, celle-ci a pris un nouvel élan récemment. Les prémices de la coopération remontent à la visite en Israël, en 2005, du directeur de Sciences Po. Ensuite, le partenariat s’est développé avec le séjour du Professeur Yishai Blank, de la faculté de droit Buchmann, à l’Ecole de droit de Sciences Po, ouvrant ainsi la voie aux mobilités de professeurs. Les échanges successifs de professeurs, confirmant les affinités d’approches entre les deux institutions, se sont traduits par le développement de mobilités étudiantes. En décembre 2017, symbole des liens forts qui unissent les deux institutions, Daphne Barak Erez, ancienne doyenne de la Faculté de droit de l’UTA, juge à la cour suprême d’Israël, a reçu le titre de Docteur honoris causa de Sciences Po.

Début mai, c’est à la Faculté de droit Buchmann de l’Université de Tel-Aviv que la coopération avec l’Ecole de droit de Sciences Po Paris s’est formalisée. A l’occasion d’une conférence sur  « l’indépendance de la justice » à laquelle participait Dominique Perben, avocat, ancien Ministre de la Justice français, l’ensemble des professeurs à l’initiative de cette coopération se sont retrouvés : le Professeur Sharon Hannes (doyen de la Faculté de droit de l’Université de Tel Aviv), le Professeur François Heilbronn (Président de l’Association française des amis de l’Université de Tel Aviv), le Professeur Yishai Blank (Université de Tel Aviv) et le Professeur Jérémy Perelman (Sciences Po) afin de travailler ensemble sur les contours d’un nouvel accord de partenariat.

« C’est une nouvelle impulsion pour le partenariat qui nous unit déjà » indique Dorit Koskas, Vice-Doyenne pour le développement et les relations avec les Alumni. « Ce nouvel accord formalise la coopération ; désormais chaque institution s’engage à envoyer et accueillir annuellement un professeur. Ensuite, il vise à pérenniser les mobilités étudiantes de niveau master et doctorat et à les développer pour les étudiants en premier cycle. Enfin et surtout, il étend la coopération à d’autres champs comme l’organisation de colloques internationaux et la mise en place de projets communs entre les cliniques juridiques ». Les cliniques juridiques dispensent une formation mêlant cours théoriques et stages pratiques. Elles sont articulées autour d’une mission d’intérêt public auprès des communautés locales ou nationales, et permettront aux étudiants des deux institutions de travailler sur des problématiques communes telles les mouvements migratoires, les droits de l’homme, l’environnement ou le droit des femmes.

 

 

 

Rédaction : Anaëlle Fer