EXPOSITION / SAISON FRANCE ISRAEL 2018

Family Album & Papers

Une double exposition de l’artiste franco-israélien Joseph Dadoune

Lobby Art Space, Arlozorov, 6 Tel Aviv –  Du 5 juillet au 16 août 2018 – Les vendre dis et samedis de 11h à 14h

Consulat général de France, Ben Yehuda, 1 Tel Aviv – Du 6 juillet au 5 septembre – du lundi au vendredi de 11h à 13h

Apolonia 600 x 300

Joseph Dadoune s’est plongé dans les archives maternelles pour en faire le matériau de nouvelles expressions artistiques. Documents d’immigration et photographies familiales constituent ainsi le point de départ d’une série d’œuvres qui revisitent une enfance, en France et en Israël. 

Né à Nice, dans le Sud de la France, l’artiste s’est installé en Israël, à Ofakim, à l’âge de six ans, dans le cadre d’une alya effectuée avec sa mère. Joseph Dadoune n’a cessé, depuis, d’effectuer des allers et retours entre Israël et la France, où il s’est établi tout récemment. Déplacements physiques de part et d’autre de la Méditerranée, mais aussi va-et-vient mental entre les langues, les appartenances, les cultures.
Ces déplacements sont au cœur des deux nouvelles expositions d’un artiste dont l’œuvre, mêlant photographies, vidéos, dessins et installations, questionne, depuis ses débuts, l’identité, la différence, mais aussi les frontières et leur dépassement. Frontières qui séparent l’Orient de l’Occident, le pouvoir central de la périphérie, ou encore l’imaginaire du réel.

L’exposition proposée au Consulat général, Papiers, s’articule autour des documents d’immigration, en écho à la fonction du lieu. Joseph Dadoune effectue un travail plastique à même ces documents, pour en souligner la poésie mais aussi l’âpreté. Les papiers deviennent papiers à dessins, tandis que l’autorisation d’immigrer et de circuler ouvre la voie d’un voyage artistique. Le Consulat accueille ces séries de dessins, mais aussi une vidéo, dans ses espaces publics.

Family Album, présenté au Lobby Art Center, s’organise autour de photographies familiales, archives d’enfance qui témoignent des transformations induites par cette alya, sur les corps notamment. Montrés là-bas, cachés ici, voire effacés totalement, à l’instar du corps du père, annulé de l’image par la mère, mais dont l’absence est rendue visible par le vide laissé par la photographie déchirée. L’immigration se révèle ici dans sa dimension de nouveau départ, de volonté radicale de changement de vie, qui serait susceptible d’abolir une vie passée. Radicalité d’un geste, que l’artiste apaise par ses interventions.

InstitutFR_BlocInstit_ok FR