Israel Eliraz. Crédits : Droits réservés

Israel Eliraz. Crédits : Droits réservés

Il aurait eu 80 ans le 24 mars, issu de la septième génération né en Israël, Israël Eliraz, poète majeur, a plus que tout autre poète israélien, était le symbole de l’amitié franco-israélienne. Romancier, dramaturge, auteur de six opéras joués de par le monde, il décide de se consacrer exclusivement à la poésie à partir des années 80. Polyglotte, il vivra très tôt, après des études en français à l’Alliance israélite, une véritable histoire d’amour avec la langue française. Il est avec Yehouda Amihaï, le premier poète israélien à être publié aussi largement en France et très vite devient un poète de la prestigieuse maison José Corti. Pas moins d’une quinzaine de recueils publiés en France.

Fin connaisseur de la langue française, il supervisera toutes les traductions vers le français en s’entourant des meilleurs traducteurs.

Il obtient très vite la reconnaissance de ses pairs français. Il devient l’ambassadeur de la poésie israélienne en France et plus encore une voix puissante donnant à entendre au public français le meilleur de l’histoire de son peuple. Dès les premières publications en France, il se place en partenaire délicieux de l’ambassade de France en Israël. Ce sera grâce à ses amitiés, que nous recevrons ici et dans les moments les plus compliqués de l’histoire de ce pays, nombre de grands poètes français, comme Bernard Noël, Jean Michel Maulpoix, Michel Deguy ou encore André Velter.

Ancré dans le sol de son pays mais tourné vers l’universalité, ses mots sont ceux d’un résistant de la vie ayant fait le choix de l’amour et de l’espoir :

Agrippe toi à la parole, aux riens

Dis : je suis

Ici

Extrait de Laisse-moi te parler comme à un cheval, publié chez Corti en 2005