Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, s’est rendue sur le campus de l’Université Ben Gourion du Néguev lundi 20 février 2017, accompagnée des responsables de l’Ambassade pour l’innovation, la recherche et la coopération.

Reçue par le Professeur Zvi Hacohen, Recteur de l’université, le Professeur Steve Rosen, Vice-président pour les affaires extérieures, ainsi que par les représentants des relations internationales de l’université, Hélène Le Gal a insisté sur la volonté de l’Ambassade de France de contribuer au développement des coopérations universitaires franco-israéliennes et d’accroître la mobilité des étudiants entre les deux pays. L’Université Ben Gourion entretient des relations étroites avec Sciences Po Paris ou Sciences Po Bordeaux depuis plusieurs années et poursuit ses efforts pour renforcer son internationalisation. Des projets Erasmus+ ont été soumis cette année pour intégrer de nouveaux partenaires français tels que l’Université de Strasbourg.

L’ambassadrice a pu rencontrer des étudiants français en échange. Parmi eux, Camille, étudiante de Sciences Po Bordeaux en échange universitaire, qui a choisi de venir en Israël pour mieux comprendre, de l’intérieur, un pays très médiatisé et sujet à polémiques. Comment s’est passée son installation ? « Même si Israël est un pays occidentalisé, nous sommes quand même au Moyen-Orient et j’ai eu un choc culturel en arrivant !». Elle commence alors à voyager dans le pays, à découvrir son histoire et sa culture et débute l’hébreu en suivant des cours à l’université pour faciliter son intégration. L’échange académique se transforme alors en une très belle expérience humaine et culturelle.

L’étudiante revient aussi sur les différences observées par rapport aux études en France. « Ce qui m’a marqué en Israël, c’est l’âge auquel les israéliens commencent leurs études » explique Camille. « Ils finissent l’armée à 21 ans et ne commencent pas à étudier avant 22, 23 ou même 24 ans pour certains ». Ce début retardé des études explique aussi la faible mobilité des étudiants israéliens, soit parce qu’ils ont déjà constitué une famille en Israël, soit parce qu’ils souhaitent progresser de façon linéaire dans leurs études pour ne pas les allonger davantage. La maturité des étudiants israéliens et leur expérience dans l’armée modifient également leur rapport avec leurs professeurs. Geoffrey, diplômé de l’Ecole Centrale Nantes et actuellement en doctorat à l’Université Ben Gourion, explique que « la communication avec les membres de la faculté est beaucoup plus facile qu’en France, le formalisme est moins fort. Il y a une certaine horizontalité qui favorise la collaboration et l’apprentissage».

 

La journée s’est poursuivie avec une visite du parc technologique de l’université. En effet, l’université et la ville de Beer-Sheva ont inauguré en 2013 un parc technologique, Advanced Technologies Park, adjacent au campus. Il ambitionne de devenir l’un des principaux pôles israéliens pour les hautes technologies. Il a déjà attiré des entreprises comme Deutsche Telekom, Oracle ou Elbit Incubit. A terme, ce campus comprendra 16 bâtiments, dont une salle de conférences et un hôtel.