/ JOURNEES CAMPUS FRANCE

Entretien avec Stefan Seiler, directeur du département international de l’EPF

IMG_7908

Stéphane Seiler durant la Journée Pays Campus France

 

Pouvez-vous présenter EPF en quelques lignes ?

Depuis 1925, l’EPF (l’ex-Ecole Polytechnique Féminine) forme des ingénieur-e-s généralistes innovants, responsables et de dimension internationale. Nos 2000 étudiants (dont 35 % de filles) suivent le même cursus pendant trois ans sur l’un de nos campus à Sceaux-Paris, Troyes ou Montpellier, avant de choisir parmi 6 filières professionnalisantes (Mécanique-Aéronautique-Espace, Environnement, Technologies numériques – E-Santé, Engineering Management – Logistique, Energie-Eau, Urbanisme). Nous offrons une formation polytechnique qui permet à nos élèves d’acquérir d’excellentes compétences scientifiques et techniques, et de développer une polyvalence et une capacité d’adaptation qui leur ouvrent les portes de très nombreux secteurs d’activités.

Depuis plus de 90 ans, l’EPF développe son réseau de 9.800 alumni et d’entreprises partenaires. L’ouverture et la mobilité internationale sont au cœur de notre projet pédagogique. De nombreuses opportunités permettent de partir à l’étranger pour y effectuer un stage, un séjour d’études et de recherche ou encore d’obtenir un double diplôme avec une université étrangère. Tous nos diplômes d’ingénieurs sont habilités par la Commission des Titres d’ingénieurs (CTI) française et ils confèrent le grade de Master reconnu au niveau international. Fondation Reconnue d’Utilité Publique, l’EPF bénéficie également du label Etablissement d’Enseignement Supérieur Privé d’Intérêt Général. L’EPF est une école réputée non seulement pour son excellence académique et son ouverture internationale, mais aussi pour la créativité et le dynamisme de sa communauté étudiante.

Quelles ont été vos motivations pour participer aux Journées Campus France qui se sont tenues en Israël à l’automne 2016 ?

Après avoir été informé de l’organisation des Journées Campus France, y participer a été pour nous une évidence. Nous avions seulement très peu de contacts avec des universités israéliennes qui se limitaient à quelques échanges individuels entre enseignants et chercheurs. Nous avions envie de changer cette situation pour de nombreuses raisons :

  • La complémentarité de nos enseignements et programmes avec les cursus proposés par certaines universités israéliennes
  • L’intérêt grandissant exprimé par nos étudiant(e)s et enseignants-chercheurs pour une mobilité d’études ou de recherche dans ce pays
  • Le dynamisme des universités israéliennes notamment dans le domaine de l’innovation et de l’entrepreneuriat
  • Des synergies fortes entre entreprises et start-up israéliennes et la French Tech installés notamment à Tel Aviv.

A cette liste, non exhaustive, s’ajoute bien sûr aussi l’attractivité culturelle, artistique et historique de ce beau pays et de son patrimoine.

Concernant les universités ciblées, il est vrai que le Technion et l’université de Tel Aviv étaient, pour leur excellence académique, leur réputation internationale et leur dynamisme,  tout en haut de notre liste d’établissements à rencontrer. Mais nous avions été également très agréablement surpris de découvrir, avec le Holon Institute of Technology, une institution en pleine internationalisation et avec laquelle nous allons pouvoir mener un certain nombre de projets.

Ces journées vous ont-elles permis de réaliser les objectifs qui vous ont poussé à y participer?

Absolument, la mise en contact avec des universités israéliennes a déjà débouché sur deux accords de coopération et d’échange et une réponse commune dans le cadre du programme ERASMUS+.

Suite au Forum Etudiant organisé à l’Institut français de Tel Aviv un certain nombre d’étudiants intéressés et rencontrés sur place nous ont contactés et envisagent de candidater pour une admission à la rentrée prochaine. J’ai aussi été impressionné par le professionnalisme et la qualité de l’accueil de la part notamment des équipes du Technion et de l’Université de Tel Aviv à l’occasion de notre visite sur leurs campus. C’était des formidables occasions de discussion et d’échanges de bonnes pratiques.

Quels sont vos projets actuels avec Israël ?

Pour l’instant nous sommes en train de finaliser les partenariats noués à l’occasion de ma visite. Dans les prochains mois il va surtout falloir les faire vivre. Cela passera certainement par la mobilité des étudiants, l’échange de professeurs et de chercheurs et d’autres petits projets communs. Nous devons maintenant approfondir nos partenariats et voir si de nouvelles opportunités émergent et si nous pouvons ensuite aller plus loin. A terme, des étudiants et collègues israéliens pourraient participer/intervenir dans le cadre de notre nouvelle école d’été qui, en juin prochain, traitera un sujet cher à la « Start-up Nation », les technologies liées aux Smart Cities et le Sustainable Building.