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Trois personnalités françaises distinguées par le titre de Docteur Honoris Causa par des universités israéliennes

Chaque année, les universités israéliennes les plus prestigieuses décernent des prix d’excellence – dont le titre de Docteur honoris causa – à des personnalités universitaires ou scientifiques à la carrière remarquable dans leur domaine d’expertise. Trois français se sont distingués cette année et ont eu l’honneur de recevoir ce titre par des universités israéliennes.

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Bernard-Henri Lévy distingué du titre de Docteur Honoris Causa de l’Université de Bar-Ilan le 16 mai 2017, par Daniel Hershkowitz, Président de l’Université, et le Professeur Elise Brezis ©DR

Bernard-Henri Lévy est le premier des trois récipiendaires à avoir reçu ce titre cette année. Déjà récipiendaire des titres de Docteur honoris causa des universités de Tel Aviv (2000) et de l’Université hébraïque de Jérusalem (2001), le philosophe français a reçu pour la troisième fois cette distinction le 16 mai 2017 à l’Université de Bar Ilan. Tour à tour philosophe, écrivain, cinéaste, essayiste ou dramaturge, Bernard-Henri Lévy affectionne particulièrement de présenter son travail en Israël : en 2016, il avait lui-même introduit au Musée d’Art de Tel Aviv la première projection hors de France de son documentaire Peshmerga, traitant des combattants kurdes qui tiennent tête en Syrie à l’Etat Islamique. En 2015, il avait proposé une lecture publique de son dernier livre, L’Esprit du judaïsme, un essai philosophique, politique et personneldressant une histoire juive de l’humanité.

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Prof. Odile Eisenstein récompensé par le Technion le 12 juin 2017 ©DR

Prof. Odile Eisenstein a quant à elle été récompensée par le Technion, Institut de Technologie d’Israël, le 12 juin 2017. Chimiste théoricienne, Odile Eisenstein est directrice de recherche émérite au CNRS à l’Institut Charles Gerhardt Montpellier, professeur au centre de chimie théorique et computationnelle d’Oslo et membre de l’Académie des sciences depuis 2013. Ses travaux ont porté sur le comportement des métaux de transition, une classe d’éléments permettant des transformations chimiques uniques étudiées par de très nombreux groupes de recherche dans le monde et utilisées au quotidien par l’industrie chimique et pharmaceutique. Cette branche de la chimie théorique s’est révélée être un atout de choix dans la compréhension des processus chimiques ; ses pionniers – Martin Karplus, Michael Levitt et Arieh Warshel – se sont d’ailleurs vus remettre le prix Nobel de chimie en 2013.

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L’écrivaine et psychanalyste Julia Kristeva (au centre), reçoit le titre de Docteur Honoris Causa de l’Université Hébraïque de Jérusalem le 12 juin 2017 ©Institut français d’Israël 2017

Le 12 juin 2017, l’écrivaine et psychanalyste Julia Kristeva a reçu le titre de Docteur honoris causa de l’Université hébraïque de Jérusalem. Après une carrière universitaire dense, Julia Kristeva est devenue professeur émérite à l’Université Paris Diderot, membre honoraire de l’Institut universitaire de France et membre de la Société psychanalytique de Paris depuis 1987. Julia Kristeva est l’auteure d’une trentaine d’ouvrages ayant notamment eu une influence sur le féminisme international contemporain et a déjà reçu de nombreux prix (Hannah Arendt, Holberg, Vaclav Havel). Elle a en outre été faite Commandeur de la Légion d’honneur en 2015 et Commandeur de l’ordre national du Mérite en 2011.