Exposition – Mishmar HaNegev
REGARDS CROISES SUR L’EXPOSITION | « Mishmar HaNegev » – Exposition personnelle de l’artiste David Duvshani
Vendredi 23 octobre 2026, 11h
Espace d’accueil de l’Institut français d’Israël à Tel Aviv, 7 boulevard Rothschild
Mishmar HaNegev
Exposition de David Duvshani
Commissaire : Dr Ketzia Alon
Dates de l’exposition : du 10 septembre au 29 octobre 2026
Espace d’accueil de l’Institut français d’Israël à Tel Aviv, 7 boulevard Rothschild
À l’occasion de la clôture de l’exposition « Mishmar HaNegev » de David Duvshani, une rencontre se tiendra en présence de trois des principales figures intellectuelles israéliennes qui travaillent sur la notion de levantinité.
Dr Liat Arlette Sides est chercheuse en art et en culture. Ses travaux portent notamment sur le féminisme et la pensée levantine.
Dr Nathalie Baruch est chercheuse sur les questions de genre dans les zones de conflit. Militante pour la paix au sein de la gauche mizrahie, elle est également féministe et activiste.
Idan Zivoni est directeur éditorial des éditions Resling.
Ils dialogueront avec David Duvshani autour de son œuvre, du palmier comme symbole levantin, de la levantinité après Jacqueline Kahanoff ainsi que de la culture israélienne après le 7 octobre.
Extrait de la critique d’Alain Soriano publiée dans la revue Erev Rav :
« Fidèle à sa pensée levantine qui irrigue son travail, Duvshani évite l’oranger, associé à l’imaginaire sioniste, comme la pastèque, devenue emblème palestinien de substitution. Il retient le palmier : présent dans le texte biblique, répandu du Nil à l’Euphrate, cet arbre est un symbole ancien de la région, partagé par les cultures juive, chrétienne et musulmane. Il précède les récits nationaux et n’appartient en propre à aucun d’eux. D’ailleurs, personne ne le revendique.”
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L’Institut français d’Israël est heureux de présenter l’exposition Mishmar HaNegev de l’artiste David Duvshani, du 10 septembre au 29 octobre 2026 dans son espace d’accueil à Tel Aviv.
Dans ses dernières peintures, David Duvshani mêle l’utopie et le monumental à un imaginaire du Moyen-Orient.
À travers la figure du palmier, l’artiste explore les liens entre paysage, mémoire et symbolique culturelle, transformant cet élément familier du territoire en une présence universelle, à la fois protectrice et poétique.
Cette évolution artistique a commencé en 2021, lorsque David Duvshani a été invité, dans le cadre du projet « ZUMU-Lod », à réaliser une grande fresque murale dans un quartier de la ville qui venait de traverser une crise. En sortant du cadre traditionnel de la galerie et en investissant l’espace urbain, l’artiste s’est confronté à la vie réelle et foisonnante ainsi qu’aux besoins émotionnels et esthétiques des habitants du quartier. Cette expérience a profondément transformé son approche picturale, l’orientant vers des paysages oniriques et de grande échelle.
Le palmier, entre mélancolie et joie de vivre
Cette transformation est visible dans l’exposition à travers une série de représentations de cimes de palmiers géantes, bleues et violettes, qui semblent s’étirer comme si elles cherchaient à toucher l’infini.
Le palmier apparaît sous ses différents noms : dekel, tamar, tomer, tamara, comme pour tenter de nommer l’archétype mythique qu’il représente. David Duvshani s’en empare et l’imprègne de mélancolie, évoquant le « palmier à la cime humble » de la poétesse Rachel, à travers une multitude de nuances de bleu et d’imposants coups de pinceau.
Et pourtant, ces peintures dégagent également une joie de vivre intense et immanente. Le palmier devient une figure qui dépasse son ancrage géographique pour devenir un symbole culturel profond, traversant les époques et les territoires.
Une exposition en trois temps : mémoire, histoire et imaginaire
L’exposition se déploie en trois temps. Outre les peintures de palmiers qui constituent le cœur du parcours, David Duvshani présente plusieurs œuvres de plus petit format.
Deux d’entre elles sont issues d’une série réalisée sur des cartes militaires utilisées par son père pendant la guerre des Six Jours. Cette série, commencée il y a plusieurs années alors que l’artiste étudiait à l’École des Beaux-Arts de Paris, fait écho au reste de l’exposition, où les aspirations à la rédemption et à la paix se confrontent à la dure réalité extérieure.
Le troisième élément de l’exposition est une planche issue de l’ouvrage de David Duvshani, Les Croisades, publié en français aux Éditions Hoosh-Dânesh en 2019. On y découvre le récit d’un des nombreux combats pour Damas, qui s’acheva par la reddition de ses habitants face au risque de destruction de leurs somptueux jardins. La dernière case montre les habitants enlacés aux palmiers, heureux d’avoir évité un massacre. Ce récit illustré, dans lequel les palmiers sauvent la ville, tisse différentes strates de sens reliant les œuvres au titre de l’exposition. Mishmar HaNegev.
Mishmar HaNegev, les veilleurs du désert
Mishmar HaNegev (« Les Veilleurs du Néguev »), qui fait référence au kibboutz situé au cœur du désert dont il porte le nom, invite à voir dans les palmiers une présence protectrice : une sorte de sentinelle composée de figures fragiles qui protègent la terre par leur simple présence, tout en nous appelant à les préserver d’un désastre.
Le titre ancre ainsi le palmier dans nos contrées israéliennes, moyen-orientales, juives et musulmanes, tandis que l’exploration esthétique intense de David Duvshani l’arrache à un temps ou un espace déterminé pour en faire un symbole universel, proposant, par sa seule présence, une manière d’être-au-monde faite de beauté, de nature et de paix.
À propos de l’artiste
David Duvshani est un artiste qui travaille principalement le dessin, l’estampe et la bande dessinée. Issu d’une famille hassidique installée à Hébron en 1820, son œuvre explore la politique, la culture et l’histoire du judaïsme et de la Terre d’Israël, avec une vision d’un destin régional partagé.
Mêlant caricature politique, photographie de guerre, iconographie religieuse et littérature, ses dessins interrogent la diversité des récits qui façonnent la région et la société israélienne contemporaine.
Parmi ses projets récents figurent Pain de larmes, exposé à la galerie RawArt, Les Croisades, présenté au Palais de Tokyo à Paris, ainsi que Les Voyages du rabbin Mendelovitch, une série de bandes dessinées expérimentales publiée dans Tohu.
Informations
Mishmar HaNegev
Exposition de David Duvshani
Commissaire : Dr Ketzia Alon
REGARDS CROISES SUR L’EXPOSITION | « Mishmar HaNegev » – Exposition personnelle de l’artiste David Duvshani
Vendredi 23 octobre 2026, 11h
Espace d’accueil de l’Institut français d’Israël à Tel Aviv, 7 boulevard Rothschild
En hébreu avec une séance de questions/réponses en hébreu et en français
Entrée libre, inscription en ligne
Dates de l’exposition : du 10 septembre au 29 octobre 2026
Heures d’ouverture de la galerie :
Du dimanche au jeudi : 9h00-19h30
Vendredi : 10h00-12h30
Samedi : fermé